Aux anciens membres et aux membres actuels de RCG (Restored Church of God)
Examinez toutes choses, retenez ce qui est bon.
Par Christophe Binette | Publié le 26 juillet 2026 | Fondateur d’Examine All Things — Études bibliques fondées sur les Écritures
Examine All Things n’est pas une Église, une organisation religieuse, un ministère hiérarchique, ni un nouveau groupe issu de RCG, UCG, LCG, PCG, COGWA ou d’une autre branche de la Church of God.
Ce site a pour objectif d’encourager chacun à examiner les enseignements, les pratiques et les fruits spirituels à la lumière des Écritures, avec sérieux, humilité et prière. Il ne cherche pas à exercer une autorité spirituelle sur les consciences, ni à remplacer une organisation par une autre.
Il invite simplement à revenir à Dieu, à Jésus-Christ, à la vérité biblique, à la grâce, à la loi de Christ et à une relation vivante avec le Père.
Pendant quatorze ans, j’ai été membre de The Restored Church of God (RCG). Pendant sept de ces années, j’ai servi comme ministre auprès des frères et sœurs francophones en Europe et en Afrique — bénévolement, par amour pour vous et pour la vérité.
En mars 2024, après avoir appliqué le principe qui m’avait été enseigné dès le premier jour — « examinez toutes choses » (1 Thessaloniciens 5:21) — j’ai présenté ma démission à David C. Pack.
Cette lettre reflète mon expérience, ma compréhension et mes convictions au moment de mon départ, en mars 2024. Elle doit être lue comme un document personnel et historique lié à cette étape de mon parcours, et non comme une déclaration doctrinale complète ou définitive d’Examine All Things.
Vous pouvez lire cette lettre complète via le bouton ci-dessous.
Je n’ai pas quitté RCG par colère ou par amertume. Je vous aime, et je prie pour chacun d’entre vous chaque jour — y compris pour ceux qui me considèrent peut-être aujourd’hui comme un « ennemi ».
Mon désir n’est pas de vous éloigner de Dieu, mais de vous encourager à revenir directement à Lui, par Jésus-Christ, dans la vérité, la grâce, la paix et la liberté que donne l’Évangile.
Pourquoi cette page ?
Cette page rassemble plusieurs articles que j’ai écrits spécifiquement pour vous, mes frères et sœurs de RCG. Ils abordent des questions que je me suis moi-même posées pendant des années, et que je n’ai jamais osé poser ouvertement — par peur, par loyauté, ou par habitude.
Ces articles ne cherchent pas à conduire le lecteur vers une nouvelle organisation humaine. Ils cherchent à ramener chacun vers Christ, vers les Écritures, vers la grâce, vers la vérité, vers la loi de Christ et vers une relation directe avec Dieu.
Le message central de cette page est simple : le salut ne repose pas sur l’appartenance à une organisation, sur la loyauté envers un dirigeant, sur l’observation de la loi mosaïque, sur la dîme, sur le sabbat, ou sur des performances religieuses. Le salut est reçu par la grâce de Dieu, au moyen de la foi en Jésus-Christ.
Note sur l’héritage doctrinal de Herbert W. Armstrong
Herbert W. Armstrong a mis en avant plusieurs vérités bibliques importantes, notamment l’espérance du Royaume de Dieu, la résurrection, la vie éternelle comme don de Dieu, la nécessité de la repentance et l’importance d’obéir à Dieu.
Ces éléments méritent d’être reconnus avec honnêteté.
Toutefois, certains aspects de son enseignement doivent être réexaminés à la lumière du Nouveau Testament. En particulier, une partie de son système doctrinal pouvait tendre à replacer le croyant sous un cadre proche de l’alliance mosaïque, où les Dix Commandements, le sabbat, les fêtes, la dîme et l’appartenance organisationnelle devenaient des marqueurs centraux de fidélité spirituelle.
Or le Nouveau Testament présente le salut comme un don reçu par grâce, au moyen de la foi en Jésus-Christ. L’obéissance demeure importante, mais elle n’est pas la base du salut. Elle est le fruit d’une foi vivante, d’un cœur transformé par l’Esprit, et d’une vie placée sous la loi de Christ.
Il ne s’agit donc pas de rejeter tout ce qui a été enseigné dans le passé, mais d’examiner toutes choses, de retenir ce qui est bon, et de ramener chaque doctrine à Jésus-Christ, à la grâce, à la vérité biblique et à la nouvelle alliance.
Cela ne signifie pas que l’obéissance n’a aucune importance. Mais l’obéissance véritable est le fruit d’une foi vivante, d’un cœur transformé et d’une vie conduite par l’Esprit de Dieu. Elle ne doit jamais devenir un moyen de mériter le salut ou de prouver sa supériorité spirituelle.
C’est pourquoi cette page met particulièrement l’accent sur le Royaume de Dieu, Jésus-Christ, la repentance, le salut par la grâce, la loi de Christ, l’amour, la vérité, la liberté de conscience, la guérison spirituelle, la restauration, la transformation du cœur et la nouvelle vie en Christ.
Aujourd’hui, je vous invite à examiner ces sujets avec moi, dans un esprit de prière, à la lumière des Écritures.
Vous n’avez pas à être d’accord avec moi. Mais je crois que vous avez le droit — et la responsabilité — d’examiner ces choses par vous-mêmes.
« Examinez toutes choses ; retenez ce qui est bon. » (1 Thessaloniciens 5:21)
**Note personnelle **
Ce texte est un témoignage personnel et une réflexion biblique fondée sur mon expérience au sein de RCG. Il ne vise pas à attaquer des individus, mais à inviter chacun à examiner les enseignements, les pratiques et les fruits spirituels à la lumière des Écritures.
Je n’écris pas dans un esprit de vengeance, de polémique ou de condamnation. Mon désir est d’aider ceux qui ont été troublés, blessés, isolés ou culpabilisés à retrouver la paix, la grâce, la vérité biblique et une relation vivante avec le Père par Jésus-Christ.
Examine All Things ne revendique aucune autorité sur les consciences. Le but n’est pas de remplacer une dépendance organisationnelle par une autre, mais d’encourager chacun à revenir à Christ, à examiner toutes choses, et à retenir ce qui est bon.
I. La Loi de Christ : est-elle pratiquée dans RCG ?
Par Christophe Binette — ancien ministre de RCG (2017–2024)
Pendant quatorze ans dans The Restored Church of God, j’ai appris à « prouver toutes choses ». C’est précisément ce principe qui m’a conduit à tout réexaminer, puis finalement à partir en mars 2024.
Aujourd’hui, je souhaite vous inviter à considérer une question simple, mais profondément importante : la loi de Christ est-elle réellement pratiquée dans RCG ?
Avant même de répondre à cette question, il faut en poser une autre, plus fondamentale encore : comment la loi de Christ est-elle comprise et enseignée dans RCG ?
Bien sûr, certaines notions liées à l’amour, au service, à l’obéissance, à l’aide apportée aux frères et sœurs, ou au fait de porter les fardeaux peuvent être mentionnées dans RCG. Mais en quatorze ans comme membre, dont sept années de ministère, je n’ai pas souvenir d’avoir entendu la loi de Christ présentée comme un enseignement central de Jésus-Christ, ni expliquée comme une réalité distincte d’un simple renvoi aux Dix Commandements.
Et pourtant, l’apôtre Paul en parle clairement :
« Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté. » (Galates 6:1)
Puis il ajoute immédiatement :
« Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ. » (Galates 6:2)
Ce passage ne dit pas simplement : « Gardez les Dix Commandements. » Il décrit une manière concrète de traiter les autres : restaurer avec douceur, porter les fardeaux, soutenir les faibles, aimer les frères et agir selon l’esprit de Christ.
Christ Lui-même en donne le cœur lorsqu’Il dit :
« Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. » (Jean 13:34)
La loi de Christ ne s’oppose pas à la loi de Dieu. Mais elle ne peut pas non plus être réduite à une simple liste de commandements observés extérieurement. Elle révèle l’esprit dans lequel les disciples de Christ doivent vivre, corriger, servir, gouverner, pardonner et prendre soin des brebis.
La question n’est donc pas seulement : « RCG enseigne-t-elle l’obéissance aux commandements ? » La vraie question est plus profonde : RCG pratique-t-elle la loi de Christ ? Autrement dit, dans sa manière de corriger, de gouverner, d’exclure, de traiter les faibles, de répondre aux doutes, de porter les fardeaux et d’aimer les brebis, RCG reflète-t-elle réellement l’exemple de Jésus-Christ ?
C’est cette question que nous allons examiner.
1. Ce que j’ai personnellement observé durant mon ministère
Durant les sept années où j’ai servi comme ministre auprès des frères et sœurs francophones en Europe et en Afrique, j’ai progressivement été amené à réfléchir au climat spirituel et pastoral dans lequel certaines questions pouvaient être exprimées.
Je précise que ce qui suit relève de mon expérience personnelle et de ma perception des choses à l’époque. Je ne prétends pas connaître les intentions de chacun, ni juger toutes les décisions prises. D’autres personnes ont pu vivre ou comprendre certaines situations différemment.
Avec le recul, j’ai vécu des moments où exprimer une question, une réserve ou une inquiétude sincère me semblait difficile. Ce n’était pas nécessairement à cause d’une règle écrite, mais plutôt à cause d’un climat que je percevais comme peu favorable à l’expression de préoccupations profondes.
À plusieurs reprises, j’ai eu le sentiment qu’une question adressée au siège pouvait être reçue non comme une recherche sincère de clarification, mais comme un possible manque de soumission ou d’alignement. Cela m’a troublé, car il devenait alors difficile, dans certains cas, d’exercer une conscience personnelle devant Dieu avec liberté et paix.
Plus largement, il m’a semblé observer, au fil des années, que certains ministres exprimant des réserves, des désaccords ou des préoccupations face aux orientations du siège pouvaient ensuite voir leurs responsabilités évoluer. Dans certains cas, des ministres servant au siège ont été réaffectés à des fonctions de terrain. À ma connaissance, ces changements n’étaient pas toujours présentés officiellement comme des mesures disciplinaires. Ils pouvaient toutefois être expliqués, dans des échanges privés, comme une occasion d’être éprouvés, de grandir ou de développer davantage d’humilité. Certaines de ces évolutions semblaient aussi s’accompagner d’un changement de rang, de fonction ou de responsabilité.
Je ne vise ici aucune personne ou situation précise. Je ne connais pas toutes les raisons qui ont pu motiver chaque décision. Je rapporte simplement un schéma que j’ai perçu à l’époque, et qui a contribué à mon questionnement sur la place accordée aux réserves sincères, à la conscience personnelle et au dialogue fraternel.
Je peux aussi témoigner de ma propre expérience durant la période du Covid. À ce moment-là, j’ai ressenti une pression importante concernant la vaccination, notamment en lien avec la participation à la conférence ministérielle, alors que j’avais moi-même des réserves de conscience devant Dieu.
Ce qui m’a particulièrement marqué, c’est l’impression que la « conscience de l’Église » pouvait être présentée comme devant passer avant la conscience individuelle. Autrement dit, il m’a semblé qu’une réserve personnelle de conscience pouvait être considérée comme secondaire face à une orientation ou une attente collective.
Je formule cela comme une perception personnelle liée à cette période, et non comme une accusation contre les personnes concernées. Je reconnais aussi que cette période a été difficile pour tous, et que chacun a pu agir selon ce qu’il comprenait alors.
Cette expérience m’a conduit à une question importante : lorsqu’une conscience personnelle sincère entre en tension avec une attente collective, comment un croyant doit-il se positionner devant Dieu ?
Paul écrit :
« Que chacun ait en son esprit une pleine conviction. » (Romains 14:5)
Ce principe me paraît essentiel. Il rappelle que la conscience du croyant ne doit pas être traitée à la légère, surtout lorsqu’elle est exprimée avec respect, prière et crainte de Dieu.
Je ne prétends pas porter un jugement définitif sur toutes les décisions prises. Mais je crois que ces questions méritent d’être examinées honnêtement à la lumière des Écritures.
La question que je vous pose est donc la suivante : une culture où il devient difficile d’exprimer des questions sincères ou des réserves de conscience reflète-t-elle vraiment la loi de Christ ? Reflète-t-elle l’esprit de Galates 6:1-2, où ceux qui sont spirituels sont appelés à restaurer avec douceur et à porter les fardeaux les uns des autres ?
2. Ce que Christ enseigne vraiment
La loi de Christ n’est pas une liste de règles supplémentaires. Elle est une transformation du cœur, de l’intérieur vers l’extérieur. Elle produit la liberté, non la peur. Elle restaure, elle ne condamne pas. Elle conduit à la grâce, à la miséricorde, à la patience et à l’amour sacrificiel.
Paul écrit :
« Vous ne serez pas sous la loi, mais sous la grâce. » (Romains 6:14)
Cela ne signifie pas que le chrétien est libre de désobéir à Dieu. Mais cela signifie que la vie chrétienne ne doit pas être dominée par la condamnation, la peur, la pression humaine ou le contrôle spirituel. Elle doit être conduite par l’Esprit de Dieu et par l’exemple de Jésus-Christ.
La loi de Christ va encore plus loin. Christ enseigne :
« Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent. » (Matthieu 5:44)
Si je suis devenu, aux yeux de certains, un « ennemi » pour avoir quitté RCG et posé ces questions, alors la loi de Christ s’applique précisément ici. La vraie question devient alors : prie-t-on encore pour ceux qui sont partis ? Prie-t-on pour leur famille ? Prie-t-on pour ceux qui souffrent, qui doutent, qui sont dans l’erreur, ou même pour ceux qui nous ont blessés ?
Ne pas prier pour ses ennemis, ne pas porter les fardeaux des faibles, ne pas restaurer avec douceur, c’est aller directement à l’encontre de l’esprit de la loi de Christ.
La loi de Christ ne se mesure donc pas seulement dans les doctrines que l’on défend, mais dans la manière dont on traite concrètement les personnes. Elle se voit dans la façon de répondre aux questions, d’accompagner les faibles, de corriger ceux qui tombent, de parler de ceux qui partent, et de prier pour ceux que l’on ne comprend plus.
3. Peut-on être disciple sans pratiquer Ses enseignements ?
On ne peut pas être disciple — c’est-à-dire étudiant — de Christ si l’on ne met pas en pratique Ses enseignements. Un disciple ne se contente pas d’admirer son maître, ni de citer ses paroles. Il le suit, apprend de lui, se laisse corriger par lui, et cherche à appliquer concrètement ce qu’il a enseigné.
Jésus n’a jamais défini la vie de disciple par l’appartenance à une organisation humaine, par un titre, par une fonction ou par une loyauté institutionnelle. Il l’a définie par une relation vivante avec Sa parole.
Jésus a dit :
« Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples. » (Jean 8:31)
Le mot important ici est « demeurez ». Il ne s’agit pas simplement d’entendre la parole de Christ, ni de l’utiliser pour défendre une doctrine, mais d’y rester, d’y vivre, d’y revenir, et de laisser cette parole juger nos pensées, nos attitudes et nos pratiques.
C’est pourquoi la question devient très sérieuse. Peut-on vraiment se dire disciple de Christ si l’on enseigne l’obéissance, mais que l’on ne pratique pas la douceur ? Peut-on parler de vérité tout en étouffant les questions sincères ? Peut-on insister sur la soumission tout en négligeant de porter les fardeaux des faibles ? Peut-on prêcher l’amour si la peur devient le principal moteur de l’obéissance ?
Jésus a aussi donné un signe très clair permettant de reconnaître Ses disciples :
« À ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. » (Jean 13:35)
Il n’a pas dit que Ses disciples seraient reconnus principalement par leur appartenance à la bonne organisation, par leur défense parfaite d’une structure de gouvernement, ou par leur silence face aux questions difficiles. Il a dit que le signe distinctif de Ses disciples serait l’amour.
La loi de Christ n’est donc pas un sujet secondaire. Elle touche directement à l’identité même du disciple. Si la loi de Christ n’est ni clairement enseignée, ni réellement vécue, peut-on encore parler d’une véritable vie de disciple au sens où Christ l’entendait ?
La question devient alors personnelle. Ressentez-vous la paix, la liberté et l’amour de Christ dans votre congrégation, ou principalement la crainte ? Lorsqu’une personne est faible, est-elle portée ou soupçonnée ? Lorsqu’un frère doute, est-il écouté ou immédiatement considéré comme rebelle ? Lorsqu’une conscience personnelle est troublée, est-elle respectée devant Dieu ou écrasée au nom de la « conscience de l’Église » ? Lorsqu’une personne part, prie-t-on pour elle avec amour, ou devient-elle automatiquement un danger à éviter ?
Ces questions ne sont pas destinées à provoquer une rébellion contre Dieu. Elles sont destinées à ramener chacun à Christ. Car au final, ce n’est pas une organisation qui jugera nos cœurs. Ce n’est pas un siège administratif qui définira si nous avons été fidèles à Christ. C’est Christ Lui-même.
Et si nous sommes vraiment Ses disciples, alors nous devons revenir à Ses paroles, à Son exemple, à Sa douceur, à Sa miséricorde, à Sa vérité et à Sa loi.
L’Esprit de vérité vous guidera vers toute la vérité — si vous Le laissez faire. (Jean 16:13)
Pour en savoir plus:
Pour aller plus loin, vous pouvez lire l’étude : «** Loi mosaïque et loi de Christ : peut-on être sauvé par la loi ou par la grâce ? ****» **
Cette étude examine plus largement la relation entre la loi mosaïque, la loi de Christ, la grâce et le salut.
↑ Retour au sommaireII. "90 raisons pour suivre la vérité" — s'appliquent-elles à RCG aujourd'hui ?
Par Christophe Binette — ancien ministre de RCG (2017–2024)
En 1993, David C. Pack a donné une série de sermons intitulée 90 Reasons to Follow the Truth — « 90 raisons pour suivre la vérité ». Cette série était liée à son départ de la Global Church of God et à la formation de The Restored Church of God.
Je ne souhaite pas reproduire ici ces sermons, ni les utiliser comme une attaque personnelle. Je les mentionne simplement comme un élément historique important, car ils mettaient en avant un principe que beaucoup d’entre nous ont appris à prendre au sérieux : lorsqu’une personne pense voir la vérité altérée, elle doit examiner les choses devant Dieu, à la lumière des Écritures.
1. Un principe enseigné : suivre la vérité
Le principe d’« examiner toutes choses » ne devrait pas dépendre de l’organisation dans laquelle on se trouve. Il ne devrait pas être valable seulement lorsqu’il est appliqué aux autres. S’il est juste d’examiner une organisation lorsqu’elle semble s’éloigner de la vérité, alors ce même principe doit pouvoir être appliqué partout, y compris à RCG.
L’apôtre Jean écrit :
« N’ajoutez pas foi à tout esprit ; mais éprouvez les esprits, pour savoir s’ils sont de Dieu. » (1 Jean 4:1)
Et Paul nous exhorte :
« Examinez toutes choses ; retenez ce qui est bon. » (1 Thessaloniciens 5:21)
Ces passages montrent que l’examen spirituel n’est pas un acte de rébellion. C’est une responsabilité chrétienne. Examiner ce qui est enseigné, vérifier les fruits produits, comparer les paroles humaines avec les Écritures, tout cela fait partie d’une foi vivante devant Dieu.
Selon ma compréhension de ces sermons, David C. Pack y mettait notamment en avant le danger de l’erreur qui s’accumule dans une organisation. Il y développait aussi l’idée que l’Esprit de Dieu conduit vers la vérité, sans être limité par des frontières institutionnelles ou par une structure administrative.
Ces idées méritent d’être considérées avec sérieux, non parce qu’elles viennent d’un homme, mais parce qu’elles rejoignent un principe biblique : la vérité doit toujours être éprouvée par les Écritures.
2. Une question de cohérence
La question devient donc une question de cohérence. Si ce principe était valable en 1993, pourquoi ne le serait-il plus aujourd’hui ? Si l’on pouvait examiner Global Church of God à l’époque, pourquoi ne pourrait-on pas examiner RCG aujourd’hui ?
La vérité ne change pas selon l’organisation qui l’enseigne. Une question biblique sincère ne devient pas mauvaise simplement parce qu’elle est posée à l’intérieur de RCG. De même, un enseignement ne devient pas vrai simplement parce qu’il vient d’un siège, d’un dirigeant ou d’une structure religieuse. Il doit être examiné à la lumière de la Parole de Dieu.
Paul a averti qu’il est possible d’être :
« Toujours apprenant, et ne pouvant jamais arriver à la connaissance de la vérité. » (2 Timothée 3:7)
Ce verset devrait nous faire réfléchir. Lorsque des enseignements sont régulièrement modifiés, corrigés, développés puis corrigés à nouveau, il est légitime de se demander si cela conduit à une compréhension plus claire de la vérité, ou si cela maintient les croyants dans une attente permanente et une dépendance constante à de nouvelles explications.
Il ne s’agit pas ici de rejeter toute vérité reçue dans le passé. Il ne s’agit pas non plus d’encourager l’amertume, la division ou la rébellion. Il s’agit simplement de poser une question honnête devant Dieu : ce que nous recevons nous rapproche-t-il réellement de Christ, de la paix, de la grâce, de la vérité et de l’Évangile ?
3. Examiner sans peur, revenir à Christ
Lorsqu’un frère ou une sœur est troublé, la réponse biblique n’est pas de l’effrayer ou de le faire taire. La loi de Christ appelle plutôt à restaurer avec douceur et à porter les fardeaux les uns des autres.
Si des membres se sentent confus, fatigués ou spirituellement blessés, cela devrait nous pousser à examiner les fruits produits. Jésus a dit que l’on reconnaît un arbre à ses fruits. Une vérité venant de Dieu devrait conduire à davantage de clarté, de repentance, de foi, d’amour, de paix et d’attachement à Christ.
La question que je pose est donc simple : le principe d’« examiner toutes choses » doit-il s’appliquer seulement aux autres organisations, ou doit-il aussi s’appliquer à RCG ? Si nous avons appris à prouver toutes choses, alors nous devons accepter que ce principe s’applique aussi à nos propres croyances, à nos habitudes, à nos raisonnements et à toute structure humaine qui prétend parler au nom de Dieu.
Examiner ne signifie pas haïr, questionner ne signifie pas abandonner Dieu, et reconnaître une difficulté ne signifie pas rejeter toute vérité. Mais refuser d’examiner par peur, par habitude ou par loyauté institutionnelle peut devenir dangereux pour la conscience du croyant.
La vérité de Dieu n’a pas besoin d’être protégée par la peur. Elle peut être examinée. Elle peut supporter la lumière. Et si elle vient réellement de Dieu, elle nous ramènera toujours à Jésus-Christ.
L’Esprit de vérité conduit vers la vérité — si nous Le laissons faire. (Jean 16:13)
↑ Retour au sommaireIII. Peut-on connaître le jour du retour de Christ ?
Par Christophe Binette — ancien ministre de RCG (2017–2024)
La question du retour de Jésus-Christ est centrale dans la foi chrétienne. Christ a promis de revenir. Les prophéties bibliques annoncent Son retour. Les disciples sont appelés à veiller, à rester sobres, à discerner les temps et à se préparer spirituellement.
Mais une question importante demeure : peut-on connaître le jour précis du retour de Christ ?
Cette question n’est pas secondaire. Elle touche directement à notre rapport à l’autorité, à la prophétie, à la foi, à la peur, et à la manière dont nous recevons les paroles mêmes de Jésus-Christ.
Je me souviens notamment d’une occasion où une date avait été annoncée, ou du moins fortement présentée comme significative, par le pasteur général de RCG. Beaucoup d’entre nous l’avaient prise très au sérieux. Certains avaient veillé toute la nuit, parfois même en costume, dans l’attente de ce qui devait arriver, alors qu’ils devaient reprendre le travail le lendemain.
Ce souvenir m’a marqué. Non pas parce qu’il est mauvais de veiller spirituellement, mais parce qu’il existe une grande différence entre veiller comme Christ l’a commandé et rester éveillé toute une nuit à cause d’une date annoncée par un homme.
C’est pourquoi la question mérite d’être posée honnêtement : peut-on connaître le jour du retour de Christ ? Et si Christ a Lui-même déclaré que personne ne connaît le jour ni l’heure, que devons-nous penser des annonces répétées de dates, de périodes précises ou de calculs prophétiques présentés comme décisifs ?
1. Jésus a clairement dit que personne ne connaît le jour ni l’heure
Christ n’a pas laissé cette question dans l’ambiguïté. Il a déclaré :
« Pour ce qui est du jour et de l’heure, personne ne le sait, ni les anges des cieux, ni le Fils, mais le Père seul. » (Matthieu 24:36)
Il répète la même idée dans l’Évangile de Marc :
« Pour ce qui est du jour ou de l’heure, personne ne le sait, ni les anges dans le ciel, ni le Fils, mais le Père seul. » (Marc 13:32)
Ces paroles sont simples. Jésus ne dit pas : « Personne ne le sait pour l’instant, sauf un homme à la fin des temps. » Il ne dit pas non plus : « Personne ne le sait jusqu’à ce qu’un dirigeant reçoive le calcul final. » Il dit que ce jour et cette heure appartiennent au Père.
Les disciples de Christ doivent donc commencer par respecter cette limite. Si Jésus Lui-même a dit que personne ne connaît le jour ni l’heure, alors toute tentative de fixer une date précise devrait immédiatement nous rendre prudents.
La vraie foi ne consiste pas à aller au-delà de ce que Christ a révélé. La vraie foi consiste à croire ce qu’Il a dit.
2. Veiller ne signifie pas calculer une date
Certains pourraient répondre : « Oui, personne ne connaît le jour ni l’heure, mais nous pouvons peut-être connaître l’année, le mois, la saison, ou presque le moment exact. »
Mais Jésus n’a pas donné Son enseignement pour encourager Ses disciples à chercher une formule cachée. Il l’a donné pour les appeler à veiller en tout temps.
Il a dit :
« Veillez donc, puisque vous ne savez pas quel jour votre Seigneur viendra. » (Matthieu 24:42)
Et encore :
« Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l’heure. » (Matthieu 25:13)
Après Sa résurrection, les disciples ont voulu connaître le calendrier du Royaume. Jésus leur a répondu :
« Ce n’est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. » (Actes 1:7)
Cette réponse est très importante. Jésus ne leur a pas donné une méthode pour calculer la date. Il leur a rappelé que certains temps appartiennent à l’autorité du Père.
Veiller ne veut donc pas dire vivre dans une attente calculée autour d’une date annoncée. Veiller signifie être prêt spirituellement, chaque jour. Cela signifie demeurer fidèle, aimer les frères, pratiquer la justice, garder la foi, porter du fruit, et ne pas laisser notre relation avec Dieu dépendre d’un calendrier prophétique sans cesse révisé.
La vigilance chrétienne n’est pas une obsession de la date. C’est une vie de fidélité.
3. Le danger des dates répétées
Lorsqu’une organisation ou un dirigeant insiste régulièrement sur des dates, des périodes précises ou des calculs prophétiques qui changent ensuite, cela peut produire des fruits spirituellement dangereux.
Au lieu de conduire les membres à la paix, cela peut les maintenir dans une tension permanente. Au lieu de produire une foi stable, cela peut créer une dépendance aux annonces successives. Au lieu de fortifier la confiance en Christ, cela peut pousser les membres à placer leur confiance dans l’interprétation d’un homme.
Et lorsque les dates passent sans que l’événement attendu arrive, la responsabilité peut parfois être renvoyée aux membres : manque de foi, manque de zèle, manque d’unité, manque de prière ou manque de compréhension. Mais est-ce ainsi que Christ a enseigné à Ses disciples d’attendre Son retour ?
L’apôtre Paul a écrit :
« Vous savez bien vous-mêmes que le jour du Seigneur viendra comme un voleur dans la nuit. » (1 Thessaloniciens 5:2)
Un voleur dans la nuit ne vient pas sur rendez-vous annoncé à l’avance. L’image utilisée par Paul confirme l’enseignement de Christ : le retour du Seigneur doit être attendu avec sérieux, sobriété et vigilance, mais non avec la prétention de connaître le jour exact.
La question n’est donc pas : « Quelle est la prochaine date ? » La vraie question est plutôt : suis-je prêt aujourd’hui ? Suis-je en train de vivre selon les paroles de Christ ? Suis-je conduit par la foi, ou par la peur ? Suis-je attaché à Jésus-Christ, ou à des annonces prophétiques changeantes ?
Christ reviendra. C’est certain. Mais Il n’a pas demandé à Ses disciples de deviner le jour. Il leur a demandé de veiller, de persévérer, d’aimer, de servir, et de rester fidèles jusqu’à la fin.
Le danger n’est pas d’attendre le retour de Christ. Le danger est de remplacer l’attente fidèle par une obsession de la date.
Car si Jésus a dit : « Vous ne savez ni le jour ni l’heure », alors le disciple fidèle ne doit pas chercher à être plus précis que son Maître.
↑ Retour au sommaireIV. Pourquoi tout donner à l'Église si Jésus revient tout de suite ?
Par Christophe Binette — ancien ministre de RCG (2017–2024)
La question de l’argent est toujours sensible dans une communauté religieuse. Elle touche à la foi, au sacrifice, à la confiance, à l’obéissance, mais aussi à la conscience personnelle, à la responsabilité familiale et à la liberté devant Dieu.
Dans un contexte où le retour de Christ est présenté comme imminent, une pression particulière peut apparaître. Certains peuvent alors se demander pourquoi garder de l’argent si Jésus revient bientôt, pourquoi épargner, pourquoi penser à l’avenir, ou pourquoi conserver des biens matériels si l’œuvre de Dieu semble avoir besoin de tout maintenant.
Ces questions peuvent sembler spirituelles au premier abord. Mais elles méritent d’être examinées honnêtement à la lumière des Écritures. Car si l’attente du retour de Christ devient un argument pour pousser les membres à donner toujours plus, alors une question importante se pose : s’agit-il encore d’un don libre devant Dieu, ou d’une forme de pression spirituelle fondée sur l’urgence prophétique ?
1. Dieu aime celui qui donne librement, non sous pression
La Bible enseigne clairement la générosité. Donner peut être une expression sincère de foi, d’amour, de gratitude et de soutien à l’œuvre de Dieu. Mais le Nouveau Testament donne aussi un principe très clair :
« Que chacun donne comme il l’a résolu en son cœur, sans tristesse ni contrainte ; car Dieu aime celui qui donne avec joie. » (2 Corinthiens 9:7)
Ce verset est essentiel. Paul ne dit pas que chacun doit donner parce qu’il a peur, parce qu’une date approche, parce qu’il serait accusé de manquer de foi, ou parce qu’il se sentirait coupable de garder quelque chose. Il dit que chacun doit donner « comme il l’a résolu en son cœur ».
Le don chrétien doit donc être volontaire, réfléchi, libre et joyeux. Il ne doit pas être produit par la culpabilité, par la peur, par la pression humaine ou par l’impression que Dieu rejettera quelqu’un s’il ne donne pas assez.
Dans Actes 5, lorsque Pierre parle à Ananias au sujet de la vente d’un bien, il lui dit :
« S’il n’eût pas été vendu, ne te restait-il pas ? Et, après qu’il a été vendu, le prix n’était-il pas à ta disposition ? » (Actes 5:4)
Ce passage est souvent oublié. Le problème d’Ananias n’était pas qu’il n’avait pas tout donné. Le problème était le mensonge. Pierre reconnaît clairement que le bien lui appartenait, et que même après la vente, l’argent restait à sa disposition.
Cela montre un principe important : dans le Nouveau Testament, le don n’est pas présenté comme une confiscation spirituelle des biens personnels. Dieu regarde le cœur, la vérité, la sincérité et la liberté. Donner sous pression n’est pas la même chose que donner par amour.
2. L’urgence prophétique ne doit pas annuler la responsabilité personnelle et familiale
Christ nous demande de veiller. Mais veiller ne signifie pas abandonner toute prudence, toute responsabilité ou toute sagesse pratique. Jésus a dit :
« Lequel de vous, s’il veut bâtir une tour, ne s’assied d’abord pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi la terminer ? » (Luc 14:28)
Ce principe montre que la vie spirituelle n’exclut pas la réflexion, la prévoyance et la responsabilité. L’apôtre Paul va même plus loin lorsqu’il écrit :
« Si quelqu’un n’a pas soin des siens, et principalement de ceux de sa famille, il a renié la foi, et il est pire qu’un infidèle. » (1 Timothée 5:8)
Ce verset est très fort. Il montre que prendre soin de sa famille n’est pas un manque de foi, mais une responsabilité chrétienne.
Donc, si une personne donne au point de négliger ses obligations familiales, ses besoins essentiels, ses dettes, sa santé, son logement ou l’avenir de ses enfants, il faut poser une question sérieuse : est-ce vraiment ce que Dieu demande ?
Jésus a condamné les traditions religieuses qui permettaient à quelqu’un de déclarer ses biens « consacrés à Dieu » tout en négligeant ses parents :
« Vous annulez ainsi la parole de Dieu par votre tradition. » (Marc 7:13)
Cela devrait nous faire réfléchir. Une organisation religieuse ne devrait jamais encourager une forme de sacrifice qui conduit les personnes à négliger les responsabilités que Dieu Lui-même leur a données.
L’attente du retour de Christ ne supprime pas le devoir de sagesse. Elle devrait nous rendre plus fidèles, plus sobres, plus aimants et plus responsables, non plus vulnérables à la pression.
3. Une date imminente peut devenir une source de pression
Lorsque le retour de Christ est présenté comme extrêmement proche, presque immédiat, il devient facile de penser que l’argent ne servira bientôt plus, qu’il n’est plus nécessaire d’épargner, ou que garder une réserve pourrait être un signe de manque de foi. Une personne peut alors se demander si elle résiste à Dieu simplement parce qu’elle souhaite rester prudente ou protéger sa famille.
Ce raisonnement peut devenir dangereux lorsque l’urgence prophétique est utilisée pour encourager des sacrifices financiers toujours plus grands. Christ a certes enseigné le détachement des richesses, mais Il n’a jamais enseigné que Ses disciples devaient être poussés à donner par des dates, par la peur, ou par une pression constante autour de l’imminence de Son retour.
Jésus a dit :
« Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. » (Matthieu 6:33)
Chercher le Royaume d’abord ne signifie pas perdre toute sagesse. Cela signifie mettre Dieu au centre de nos décisions, y compris dans notre manière de donner.
Paul a aussi écrit :
« Ce n’est pas, en effet, pour que les autres soient soulagés et que vous soyez dans la gêne. » (2 Corinthiens 8:13)
Ce principe est important. Le don chrétien ne devrait pas créer une situation où certains sont soulagés pendant que d’autres sont écrasés.
Si une personne donne librement, avec joie, selon sa conscience, et sans négliger ses responsabilités, cela peut être un acte de foi sincère. Mais si elle donne parce qu’elle croit que Christ revient à une date proche, parce qu’elle a peur de ne pas être protégée, parce qu’elle craint d’être jugée comme tiède, ou parce qu’elle se sent spirituellement inférieure si elle garde une réserve, alors il faut se demander si ce don vient vraiment de la foi ou s’il vient de la peur.
La vraie générosité chrétienne naît de l’amour. Elle ne doit pas être arrachée par la pression prophétique. La vraie foi ne consiste pas à vider ses comptes parce qu’une date approche. Elle consiste à suivre Christ chaque jour, avec vérité, sagesse, amour et bonne conscience devant Dieu.
La question n’est donc pas : « Combien puis-je donner pour prouver ma foi ? » La vraie question est plutôt : est-ce que je donne librement, joyeusement, avec sagesse, et devant Dieu, ou est-ce que je donne sous pression, par peur, ou parce que l’on m’a fait croire que tout allait finir immédiatement ?
Christ reviendra. Mais en attendant Son retour, Il nous demande d’être fidèles, sobres, responsables, miséricordieux et conduits par l’amour.
Et Dieu aime celui qui donne avec joie, non celui qui donne parce qu’il a été mis sous pression.
↑ Retour au sommaireV. Y a-t-il une seule Église de Dieu ?
Par Christophe Binette — ancien ministre de RCG (2017–2024)
La question de l’Église est fondamentale. Beaucoup de groupes religieux affirment être « la seule vraie Église », « la seule organisation de Dieu », ou « le seul endroit où Dieu travaille réellement aujourd’hui ».
Mais avant d’accepter une telle affirmation, il faut revenir à une question plus simple : qu’est-ce que l’Église de Dieu selon la Bible ? Est-elle d’abord une organisation humaine, un siège administratif, une structure juridique ou une corporation enregistrée dans un pays ? Ou bien est-elle quelque chose de plus profond, de plus spirituel, et de plus directement lié à Jésus-Christ ?
Cette question est importante, car si nous confondons l’Église de Dieu avec une organisation humaine, alors quitter une organisation peut être présenté comme quitter Dieu Lui-même. Mais est-ce vraiment ce que la Bible enseigne ?
1. L’Église de Dieu n’est pas d’abord une organisation humaine
Dans le Nouveau Testament, le mot traduit par « Église » vient du grec ekklēsia. Il désigne une assemblée, un peuple appelé, une communauté de personnes convoquées ou mises à part.
L’Église n’est donc pas d’abord un bâtiment, une adresse, un siège administratif, une structure légale ou une organisation humaine. L’Église, ce sont les personnes que Dieu appelle, qui appartiennent à Christ, et qui sont conduites par Son Esprit.
Jésus a dit :
« Je bâtirai mon Église, et les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. » (Matthieu 16:18)
Remarquons bien que Jésus n’a pas dit qu’un homme bâtirait Son Église. Il n’a pas dit non plus qu’une corporation humaine serait automatiquement Son Église. Il a dit : « Je bâtirai mon Église. »
L’Église appartient donc à Christ. Elle n’appartient pas à un dirigeant humain, à un siège, à un conseil, à une organisation ou à une marque religieuse.
Paul écrit également :
« Vous êtes le corps de Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part. » (1 Corinthiens 12:27)
L’Église est le corps de Christ. Et un corps vivant ne peut pas être réduit à une structure administrative.
Une organisation peut servir l’Église. Elle peut aider à organiser des assemblées, des enseignements, des publications, des œuvres ou des services. Mais une organisation n’est pas automatiquement l’Église elle-même.
L’Église de Dieu, ce sont les croyants que Dieu a appelés, qui appartiennent à Christ, qui reçoivent Son Esprit, et qui cherchent à Lui obéir avec foi, amour et vérité.
2. Il y a un seul corps, mais cela ne signifie pas une seule organisation humaine
La Bible enseigne clairement qu’il y a un seul corps spirituel. Paul écrit :
« Il y a un seul corps et un seul Esprit, comme aussi vous avez été appelés à une seule espérance par votre vocation. » (Éphésiens 4:4)
Il écrit aussi :
« Nous avons tous, en effet, été baptisés dans un seul Esprit, pour former un seul corps. » (1 Corinthiens 12:13)
Oui, il y a un seul corps de Christ. Mais ce corps est spirituel. Il est formé par l’Esprit de Dieu, non par une inscription administrative dans une organisation humaine.
C’est ici que la confusion peut devenir dangereuse. Dire qu’il y a un seul corps de Christ est biblique. Mais dire que ce seul corps correspond obligatoirement à une seule organisation humaine précise est une conclusion qui doit être prouvée par les Écritures, et non simplement affirmée par une autorité religieuse.
Dans le Nouveau Testament, les croyants étaient répartis dans plusieurs villes : Jérusalem, Antioche, Corinthe, Éphèse, Rome, Galatie, Thessalonique, Philippes et Colosses. Ils formaient ensemble l’Église de Dieu, mais ils n’étaient pas décrits comme une corporation unique centralisée au sens moderne.
Paul parle de « l’Église de Dieu qui est à Corinthe » :
« À l’Église de Dieu qui est à Corinthe… » (1 Corinthiens 1:2)
Il parle aussi des « Églises de Dieu » :
« Car vous, frères, vous êtes devenus les imitateurs des Églises de Dieu qui sont en Jésus-Christ dans la Judée. » (1 Thessaloniciens 2:14)
Cela montre qu’il peut y avoir plusieurs assemblées locales, plusieurs groupes de croyants, plusieurs communautés, tout en appartenant au même Dieu et au même corps spirituel.
L’unité de l’Église n’est donc pas premièrement administrative. Elle est spirituelle. Elle est fondée sur Christ, sur l’Esprit de Dieu, sur la foi, sur la vérité, sur l’amour et sur l’obéissance à Dieu.
3. Nous sommes l’Église de Dieu si nous appartenons à Christ
La Bible ne présente pas l’Église comme une organisation extérieure à laquelle les croyants appartiennent simplement comme des membres d’un club. Elle présente les croyants eux-mêmes comme la maison, le temple et le corps de Dieu.
Paul écrit :
« Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? » (1 Corinthiens 3:16)
Pierre écrit également :
« Vous-mêmes, comme des pierres vivantes, édifiez-vous pour former une maison spirituelle. » (1 Pierre 2:5)
Ces passages sont très importants. Ils montrent que l’Église de Dieu n’est pas seulement un lieu où l’on va, une organisation que l’on rejoint, ou un nom que l’on porte. L’Église de Dieu, ce sont les personnes appelées par Dieu, habitées par Son Esprit, attachées à Christ, et édifiées ensemble comme une maison spirituelle.
Cela ne signifie pas que l’assemblée, l’ordre, le ministère, l’enseignement ou la communion fraternelle ne comptent pas. La Bible encourage clairement les croyants à s’assembler, à s’exhorter, à servir, à recevoir de l’enseignement et à marcher ensemble.
Mais il y a une différence immense entre dire que les chrétiens doivent chercher la communion fraternelle et l’ordre spirituel, et dire que quitter une organisation précise revient nécessairement à quitter l’Église de Dieu. Cette dernière affirmation est extrêmement grave, car elle place une organisation humaine à un niveau qui appartient à Christ seul.
Jésus est la tête de l’Église :
« Il est la tête du corps de l’Église. » (Colossiens 1:18)
Si Christ est la tête, alors aucune organisation humaine ne peut prendre Sa place dans la conscience du croyant. Quitter une organisation humaine n’est pas automatiquement quitter Dieu. Quitter un siège administratif n’est pas automatiquement quitter Christ. Quitter une structure religieuse n’est pas automatiquement quitter l’Église de Dieu.
La vraie question est plutôt de savoir si nous sommes encore attachés à Christ, si nous demeurons dans Sa parole, si nous cherchons la vérité, si nous pratiquons l’amour, si nous sommes conduits par l’Esprit de Dieu, et si nous désirons vivre comme des membres fidèles du corps de Christ.
L’Église de Dieu n’est pas simplement « là-bas », dans une structure extérieure. Si nous appartenons à Christ, si Son Esprit habite en nous, et si nous marchons dans la vérité et l’amour, alors nous faisons partie de Son Église.
Nous ne devons donc pas confondre fidélité à Dieu et fidélité inconditionnelle à une organisation humaine. Une organisation peut changer, un siège peut se tromper, et des dirigeants peuvent faillir. Mais Christ demeure la tête de Son Église, et Son Église, ce sont ceux qui Lui appartiennent.
La question n’est donc pas seulement : « Quelle organisation affirme être l’Église de Dieu ? » La vraie question est plus profonde : qui appartient réellement à Christ, marche selon Son Esprit, demeure dans Sa parole, et pratique Sa loi d’amour ?
Car l’Église de Dieu n’est pas une propriété humaine. Elle est le corps vivant de Christ.
↑ Retour au sommaireVI. L'amour fraternel : le signe distinctif des disciples de Christ
Par Christophe Binette — ancien ministre de RCG (2017–2024)
Jésus n’a pas dit que Ses disciples seraient principalement reconnus par leur connaissance prophétique, leur appartenance à une organisation, leur zèle apparent, leur structure de gouvernement, ou leur capacité à défendre une doctrine.
Il a donné un signe beaucoup plus simple, mais aussi beaucoup plus exigeant :
« À ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. » (Jean 13:35)
L’amour fraternel n’est donc pas un détail secondaire. Il est le signe visible d’une véritable vie de disciple.
Cela ne veut pas dire que la doctrine ne compte pas, que la vérité n’a pas d’importance, ou que l’obéissance peut être remplacée par des sentiments humains. Mais cela signifie que la vérité de Christ ne peut jamais être séparée de l’amour de Christ.
Si une Église parle beaucoup de vérité, mais produit principalement la peur, la méfiance, la dureté, l’isolement et le jugement, alors il faut poser une question sérieuse : est-ce vraiment le fruit de l’Esprit de Dieu ?
1. L’amour fraternel est le commandement central donné par Christ
Avant Sa mort, Jésus a donné à Ses disciples un commandement nouveau :
« Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. » (Jean 13:34)
Ce commandement est central parce qu’il révèle le cœur même de Christ. Jésus ne dit pas seulement : « Aimez-vous les uns les autres. » Il ajoute : « comme je vous ai aimés. » C’est cela qui rend ce commandement si profond.
Nous ne sommes pas appelés à aimer selon notre propre mesure, selon notre humeur, selon notre confort, ou selon les règles d’un groupe. Nous sommes appelés à aimer comme Christ a aimé.
Christ a porté les faibles, accueilli ceux qui étaient brisés, corrigé avec vérité mais aussi avec miséricorde, cherché les brebis perdues, lavé les pieds de Ses disciples, prié pour ceux qui Le crucifiaient, et donné Sa vie pour Ses amis. Voilà le modèle.
L’amour fraternel n’est donc pas simplement être cordial le sabbat, sourire dans une assemblée, ou appeler quelqu’un « frère » ou « sœur ». Il se voit surtout dans la manière dont nous traitons les personnes lorsqu’elles sont faibles, troublées, blessées, isolées, en désaccord, ou en train de partir. C’est souvent dans ces moments-là que le vrai fruit apparaît.
2. L’amour fraternel ne disparaît pas lorsqu’un frère pose des questions
Dans une communauté vraiment conduite par l’amour de Christ, une question sincère ne devrait pas être immédiatement perçue comme une menace. Un doute ne devrait pas être automatiquement interprété comme de la rébellion. Une conscience troublée ne devrait pas être écrasée au nom de l’unité. Une personne blessée ne devrait pas être traitée comme un danger simplement parce qu’elle exprime une souffrance.
La Bible dit :
« Supportez-vous les uns les autres, et, si l’un a sujet de se plaindre de l’autre, pardonnez-vous réciproquement. » (Colossiens 3:13)
Paul écrit aussi :
« Accueillez celui qui est faible dans la foi, et ne discutez pas sur les opinions. » (Romains 14:1)
Ces passages montrent une attitude très différente de la suspicion permanente. L’amour fraternel ne signifie pas accepter toutes les erreurs ni abandonner la vérité. Mais il signifie traiter les personnes avec patience, douceur et respect devant Dieu.
Si un frère pose une question, l’amour l’écoute. Si une sœur est troublée, l’amour cherche à comprendre. Si une personne est faible, l’amour la porte. Si quelqu’un s’éloigne, l’amour prie. Si quelqu’un souffre, l’amour ne l’accuse pas immédiatement.
C’est là que la loi de Christ rejoint directement l’amour fraternel :
« Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ. » (Galates 6:2)
Porter un fardeau, ce n’est pas ajouter du poids sur les épaules d’une personne déjà fatiguée. Ce n’est pas la faire sentir coupable d’être faible. Ce n’est pas l’isoler parce qu’elle ne comprend pas tout. Porter un fardeau, c’est s’approcher avec compassion, écouter, aider, prier, restaurer avec douceur, et aimer comme Christ a aimé.
3. Sans amour fraternel, la vérité devient dure et la religion devient peur
La Bible nous avertit clairement : on peut avoir de la connaissance, du zèle, des sacrifices, et même une apparence de foi, mais sans amour, tout cela perd sa valeur devant Dieu.
Paul écrit :
« Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas l’amour, je suis un airain qui résonne, ou une cymbale qui retentit. » (1 Corinthiens 13:1)
Il ajoute :
« Quand j’aurais le don de prophétie, la science de tous les mystères et toute la connaissance, quand j’aurais même toute la foi jusqu’à transporter des montagnes, si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien. » (1 Corinthiens 13:2)
Ces versets sont extrêmement forts. Paul ne dit pas que la connaissance est mauvaise, que la foi est inutile, ou que la prophétie n’a aucune valeur. Il dit que sans amour, même les choses les plus impressionnantes spirituellement deviennent vides.
Cela devrait nous faire réfléchir. Une Église peut parler de prophétie, de gouvernement, d’obéissance, de vérité et de zèle. Mais si l’amour fraternel n’est pas visible dans la manière dont les membres sont traités, alors quelque chose d’essentiel manque.
Paul décrit l’amour comme patient, plein de bonté, ne cherchant pas son intérêt, ne s’irritant pas facilement, ne soupçonnant pas le mal, se réjouissant de la vérité, supportant tout, croyant tout, espérant tout et endurant tout. C’est cela que 1 Corinthiens 13 place au cœur de la vie chrétienne.
La question devient donc personnelle : l’amour fraternel est-il réellement visible dans votre congrégation ? Les faibles sont-ils portés ou jugés ? Les personnes troublées sont-elles écoutées ou mises à distance ? Les membres qui partent sont-ils aimés, ou immédiatement considérés comme dangereux ? Les questions sincères sont-elles accueillies avec patience, ou traitées comme un manque de soumission ? Les responsables servent-ils comme Christ a servi, ou gouvernent-ils principalement par la peur ?
Jésus a dit que Ses disciples seraient reconnus à l’amour qu’ils ont les uns pour les autres. Pas simplement à leur nom, à leur organisation, à leurs publications ou à leur compréhension prophétique, mais à leur amour.
Et si l’amour fraternel disparaît, alors même la vérité peut être utilisée d’une manière qui ne reflète plus l’esprit de Christ.
La vraie question n’est donc pas seulement : « Sommes-nous dans la bonne Église ? » La vraie question est plus profonde : sommes-nous reconnaissables comme disciples de Christ par l’amour que nous avons les uns pour les autres ?
Car selon Jésus, c’est là le signe distinctif de Ses disciples.
↑ Retour au sommaireVII. La correction publique : ce que dit vraiment la Bible
Par Christophe Binette — ancien ministre de RCG (2017–2024)
La correction est un sujet important dans la vie chrétienne. Dieu corrige ceux qu’Il aime. Christ corrige Son Église. Les ministres peuvent parfois être amenés à avertir, reprendre, exhorter et protéger le troupeau.
Mais une question essentielle doit être posée : la Bible autorise-t-elle la correction publique comme moyen d’humilier, de faire peur, ou de briser quelqu’un devant les autres ?
La correction biblique a un but : restaurer, protéger, instruire et ramener à Dieu. Elle ne doit jamais devenir un spectacle, une démonstration d’autorité humaine, ou un moyen de faire taire des questions sincères.
C’est pourquoi il faut examiner ce que la Bible dit réellement.
1. La correction biblique commence par la douceur et la restauration
Paul écrit :
« Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté. » (Galates 6:1)
Ce verset est fondamental. Paul ne dit pas d’exposer publiquement une personne, de l’humilier devant les autres, ou de faire d’elle un exemple pour que les autres aient peur. Il dit de la redresser avec un esprit de douceur.
Le but de la correction chrétienne n’est donc pas d’écraser la personne, mais de la restaurer. Celui qui corrige doit aussi prendre garde à lui-même, car il pourrait tomber à son tour. Cela exige de l’humilité, de la prudence, de la compassion et une vraie crainte de Dieu.
Christ a donné le même principe dans Matthieu 18 :
« Si ton frère a péché, va et reprends-le entre toi et lui seul. » (Matthieu 18:15)
Remarquons l’ordre donné par Jésus : la première démarche se fait en privé. Elle n’est pas publique, elle n’est pas devant toute l’assemblée, et elle n’est pas destinée à créer une pression collective. Elle se fait « entre toi et lui seul ».
Pourquoi ? Parce que l’objectif est de gagner son frère, non de le perdre.
Jésus ajoute :
« S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. » (Matthieu 18:15)
Voilà le cœur de la correction biblique : gagner le frère. Une correction qui détruit, humilie ou fait peur n’est pas conforme à l’esprit de Christ. Même lorsqu’une correction est nécessaire, elle doit refléter la douceur, la patience et le désir sincère de restaurer.
2. La correction publique existe, mais elle répond à des cas précis
La Bible ne dit pas qu’aucune correction publique n’est jamais possible. Il existe des cas où une situation publique doit être traitée publiquement, surtout lorsqu’un péché est manifeste, persistant, scandaleux, ou qu’il met l’Église en danger.
Paul écrit à Timothée :
« Ceux qui pèchent, reprends-les devant tous, afin que les autres aussi éprouvent de la crainte. » (1 Timothée 5:20)
Mais ce verset doit être lu dans son contexte. Paul parle ici du traitement des anciens, après avoir donné cette instruction :
« Ne reçois point d’accusation contre un ancien, si ce n’est sur la déposition de deux ou trois témoins. » (1 Timothée 5:19)
Il ne s’agit donc pas d’un droit général d’exposer quelqu’un publiquement dès qu’il pose une question, exprime une réserve, ou ne comprend pas une décision. Paul parle d’un contexte sérieux, avec des accusations établies, des témoins, et une faute réelle.
La correction publique n’est pas un outil destiné à protéger une autorité humaine contre toute remise en question. Elle sert à traiter un péché réel et à protéger l’Église lorsque la situation l’exige.
Il y a donc une différence importante entre corriger publiquement un péché manifeste et humilier publiquement quelqu’un parce qu’il a posé une question sincère. Il y a aussi une différence entre protéger le troupeau et faire peur au troupeau. Même lorsqu’une correction publique devient nécessaire, elle doit rester juste, proportionnée, fondée sur des faits, et conduite dans l’esprit de Christ.
Paul donne aussi cette instruction :
« Prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, reprends, censure, exhorte, avec toute douceur et en instruisant. » (2 Timothée 4:2)
Même la réprimande doit donc être accompagnée de douceur, de patience et d’instruction.
3. Une correction qui produit principalement la peur doit être examinée
La correction biblique doit produire un fruit spirituel : repentance, restauration, humilité, guérison, paix avec Dieu, et retour à la vérité. Mais lorsqu’une correction est exercée de manière dure, publique ou humiliante, elle peut produire d’autres fruits : peur, silence, confusion, honte, méfiance, et obéissance extérieure sans transformation du cœur.
La Bible dit :
« La crainte n’est pas dans l’amour, mais l’amour parfait bannit la crainte ; car la crainte suppose un châtiment. » (1 Jean 4:18)
Si une assemblée apprend principalement à se taire par peur d’être exposée, il faut se demander si cela reflète vraiment l’amour parfait dont parle Jean. Si des ministres ou des membres n’osent plus poser de questions sincères par crainte d’être repris publiquement, il faut se demander si cela reflète vraiment l’esprit de Galates 6:1. Et si la correction devient un moyen de préserver une image d’autorité plutôt qu’un moyen de restaurer une âme, il faut se demander si elle reflète encore la correction de Christ.
Jésus a averti Ses disciples contre une forme d’autorité dure et dominatrice :
« Vous savez que les chefs des nations les tyrannisent, et que les grands les asservissent. Il n’en sera pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur. » (Matthieu 20:25-26)
L’autorité dans l’Église ne doit donc pas ressembler à une domination humaine. Elle doit ressembler au service de Christ.
La vraie correction chrétienne n’est pas destinée à humilier, à produire la peur, à écraser la conscience ou à détruire la personne. Elle doit unir la vérité avec l’amour, la fermeté avec la douceur, l’autorité avec l’humilité, et la justice avec la miséricorde.
La question devient donc personnelle : la correction que vous voyez autour de vous produit-elle la restauration ou la peur ? Produit-elle l’amour de la vérité ou le silence forcé ? Protège-t-elle réellement les brebis, ou protège-t-elle surtout l’image de l’autorité ? Cherche-t-elle à gagner le frère, comme Christ l’a enseigné, ou à faire un exemple devant les autres ?
La Bible enseigne bien la correction. Mais elle enseigne une correction conduite par l’Esprit de Christ. Or l’Esprit de Christ ne corrige pas pour humilier. Il corrige pour sauver, relever et restaurer.
↑ Retour au sommaireVIII. "Garder le silence" : la peur est-elle compatible avec l'Esprit de Dieu ?
Par Christophe Binette — ancien ministre de RCG (2017–2024)
Dans une communauté chrétienne, il peut exister des moments où le silence est sage. La Bible enseigne la prudence, la maîtrise de soi, le respect, l’humilité et le fait de ne pas parler à la légère.
Mais il y a une grande différence entre le silence choisi par sagesse et le silence imposé par la peur. Lorsqu’un membre garde le silence parce qu’il veut éviter les disputes inutiles, c’est une chose. Mais lorsqu’un membre garde le silence parce qu’il a peur d’être repris, humilié, étiqueté comme rebelle, suspecté de manquer de foi, ou séparé de ses frères et sœurs, c’est autre chose.
La question mérite donc d’être posée : la peur est-elle compatible avec l’Esprit de Dieu ? Et si une communauté produit un climat où les questions sincères sont étouffées, où les consciences sont retenues, et où beaucoup n’osent plus parler honnêtement, peut-on vraiment dire que cet esprit vient de Christ ?
1. Dieu ne donne pas un esprit de peur
L’apôtre Paul écrit :
« Car ce n’est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de sagesse. » (2 Timothée 1:7)
Ce verset est fondamental. L’Esprit de Dieu ne produit pas une peur paralysante. Il ne conduit pas les enfants de Dieu à vivre dans l’intimidation, la méfiance ou la crainte constante d’être exposés.
L’Esprit de Dieu produit la force, l’amour et la sagesse. Il donne la force de rester fidèle à Dieu, l’amour nécessaire pour parler avec humilité et patience, et la sagesse pour discerner quand parler, comment parler, et dans quel esprit parler.
La peur, elle, produit autre chose. Elle pousse à se taire même lorsque la conscience est troublée. Elle pousse à faire semblant d’être d’accord. Elle pousse à éviter les questions importantes. Elle pousse à protéger une apparence d’unité, même lorsque le cœur est inquiet.
Mais une unité fondée sur la peur n’est pas l’unité de l’Esprit. La vraie unité chrétienne ne repose pas sur le silence forcé. Elle repose sur la vérité, l’amour, la confiance, la patience et la présence de l’Esprit de Dieu.
2. La vérité ne craint pas les questions sincères
Jésus a dit :
« Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira. » (Jean 8:32)
La vérité libère. Elle n’a pas besoin d’être protégée par la peur. Elle n’a pas besoin d’interdire les questions honnêtes. Elle n’a pas besoin de faire taire les consciences sincères.
Si quelque chose est vrai, alors il doit pouvoir être examiné. Si une doctrine est biblique, alors elle doit pouvoir être éprouvée par les Écritures. Si une décision est juste, alors elle doit pouvoir être expliquée avec humilité. Et si une autorité vient réellement de Christ, alors elle ne devrait pas craindre la lumière.
Les Béréens sont loués dans la Bible parce qu’ils examinaient les Écritures pour vérifier ce qui leur était enseigné :
« Ils reçurent la parole avec beaucoup d’empressement, et ils examinaient chaque jour les Écritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact. » (Actes 17:11)
Ils n’ont pas été condamnés pour avoir vérifié. Ils n’ont pas été accusés de manquer de soumission. Ils n’ont pas été présentés comme dangereux parce qu’ils comparaient l’enseignement reçu avec les Écritures. Au contraire, leur attitude est présentée comme noble. Cela devrait nous faire réfléchir.
Si l’on enseigne aux membres à « prouver toutes choses », mais qu’en pratique certaines questions deviennent dangereuses, alors il y a une contradiction. Si l’on encourage l’examen biblique seulement tant que les conclusions soutiennent l’organisation, mais que les mêmes questions deviennent suspectes lorsqu’elles révèlent une difficulté réelle, alors il ne s’agit plus vraiment de prouver toutes choses. Il s’agit plutôt de prouver ce qui est autorisé.
Mais la vérité de Dieu n’a pas besoin de ce type de protection.
3. Le silence imposé peut devenir une forme de captivité spirituelle
Il existe un silence qui protège la paix. Mais il existe aussi un silence qui détruit l’âme.
Lorsque quelqu’un ne peut plus exprimer une inquiétude honnête sans craindre d’être jugé, il n’est plus libre. Lorsque quelqu’un ne peut plus poser une question biblique sans craindre d’être considéré comme rebelle, il n’est plus réellement encouragé à chercher la vérité. Et lorsque quelqu’un ne peut plus suivre sa conscience devant Dieu parce qu’il craint la réaction de l’organisation, sa conscience n’est plus respectée.
Paul écrit :
« C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude. » (Galates 5:1)
Cette liberté n’est pas une liberté de pécher. Ce n’est pas une liberté de mépriser l’ordre, l’enseignement ou la correction. C’est la liberté de servir Dieu avec une conscience droite. C’est la liberté d’obéir à Christ avant les hommes. C’est la liberté de marcher dans la vérité, sans être dominé par la peur humaine.
Les apôtres ont dit :
« Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. » (Actes 5:29)
Ce principe reste vrai. Aucune organisation humaine ne doit prendre la place de Dieu dans la conscience d’un croyant. Aucun dirigeant humain ne doit devenir la voix qui écrase toute réflexion personnelle devant Dieu. Aucune peur institutionnelle ne doit remplacer la paix que Christ donne à Ses disciples.
Jésus a dit :
« Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble point, et ne s’alarme point. » (Jean 14:27)
La paix de Christ n’est pas la paix apparente d’un groupe où personne n’ose parler. La paix de Christ est une paix profonde, fondée sur la vérité, l’amour et la confiance en Dieu.
La question devient donc personnelle : gardez-vous le silence par sagesse, ou par peur ? Êtes-vous libre de poser des questions bibliques sincères, de suivre votre conscience devant Dieu, et de dire qu’une chose vous trouble sans craindre d’être immédiatement suspecté ? Ressentez-vous l’Esprit de force, d’amour et de sagesse, ou principalement la peur de mal parler, de mal penser, ou d’être mal vu ?
Ces questions ne sont pas destinées à encourager la rébellion, le désordre ou l’amertume. Elles sont destinées à ramener chacun devant Dieu, devant Christ, devant les Écritures, et devant sa propre conscience.
Car le silence imposé par la peur n’est pas le fruit de l’Esprit de Dieu. L’Esprit de Dieu conduit à la vérité. Et la vérité rend libre.
↑ Retour au sommaireIX. Après RCG : comment retrouver la paix et la grâce ?
Par Christophe Binette — ancien ministre de RCG (2017–2024)
Quitter une organisation religieuse dans laquelle on a investi des années de sa vie n’est pas une chose légère. Ce n’est pas simplement changer d’assemblée ou tourner une page. Pour beaucoup, cela touche à l’identité, à la foi, aux amitiés, à la famille spirituelle, aux sacrifices faits, aux années données, aux décisions prises, et parfois même à la relation avec Dieu.
Après RCG, certains peuvent ressentir de la paix. D’autres peuvent ressentir de la peur, de la culpabilité, de la confusion, de la colère, de la tristesse, ou un profond sentiment de vide. Ces réactions ne signifient pas nécessairement que vous avez abandonné Dieu. Elles signifient peut-être simplement que vous avez besoin de guérir.
La vraie question n’est donc pas seulement : « Que dois-je faire maintenant ? » Elle est aussi plus profonde : comment retrouver Christ, Sa paix, Sa grâce et Sa voix, sans la peur, sans la pression, et sans la confusion ?
1. Quitter une organisation humaine ne signifie pas quitter Dieu
L’une des plus grandes peurs après avoir quitté RCG peut être celle-ci : ai-je quitté Dieu ? Ai-je quitté la seule vraie Église ? Ai-je perdu ma place dans le plan de Dieu ?
Mais il faut revenir à une vérité fondamentale : Christ n’est pas prisonnier d’une organisation humaine.
Jésus a dit :
« Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. » (Jean 10:11)
Il n’a pas dit que l’organisation était le bon berger. Il n’a pas dit que le siège administratif était le bon berger. Il n’a pas dit qu’un dirigeant humain était le bon berger. Il a dit : « Je suis le bon berger. »
Si vous appartenez à Christ, alors votre relation avec Dieu ne dépend pas d’abord d’une structure humaine. Elle dépend de Christ Lui-même.
Jésus a aussi dit :
« Mes brebis entendent ma voix ; je les connais, et elles me suivent. » (Jean 10:27)
Le cœur de la vie chrétienne est là : entendre la voix de Christ et Le suivre. Quitter une organisation humaine ne signifie donc pas automatiquement quitter Dieu. Cela peut, au contraire, devenir le début d’un retour plus profond vers Christ, vers Sa parole, vers Sa grâce, et vers une foi moins fondée sur la peur.
La vraie question n’est pas simplement de savoir si vous êtes encore dans une organisation. La vraie question est de savoir si vous êtes encore attaché à Christ, si vous cherchez Sa voix, si vous demeurez dans Sa parole, si vous voulez marcher dans la vérité, aimer Dieu et votre prochain, et être conduit par Son Esprit.
Si tel est votre désir, alors votre histoire avec Dieu n’est pas terminée.
2. Et si cette période était une épreuve permise par Dieu ?
Il faut aussi considérer une autre possibilité : et si cette période était une épreuve permise par Dieu ?
Dieu ne veut pas seulement que nous appartenions à un groupe. Il veut que nous grandissions, que nous mûrissions, que nous apprenions à discerner, et que nous mettions réellement la vérité au-dessus de tout.
Dans la vie chrétienne, Dieu peut permettre des situations difficiles pour révéler ce qui est réellement dans notre cœur. Il peut permettre que nous soyons testés, éprouvés ou secoués, afin de voir ce qui compte le plus pour nous. Sommes-nous attachés à Christ, ou seulement à une organisation ? Sommes-nous attachés à la vérité, ou seulement à notre confort spirituel ? Sommes-nous prêts à perdre une sécurité apparente, une réputation, ou même certaines relations, si cela devient nécessaire pour rester fidèles à Dieu ?
En entrant dans RCG, beaucoup d’entre nous ont déjà fait ce sacrifice une première fois. Nous avons parfois perdu des amis, créé des tensions avec notre famille, renoncé à certaines choses, parce que nous pensions suivre la vérité.
Mais une question difficile mérite d’être posée : et si, aujourd’hui, l’épreuve n’était pas de rester dans l’organisation à tout prix, mais de discerner devant Dieu s’il faut en sortir pour rester fidèle à Christ ? Et si cette nouvelle épreuve consistait précisément à choisir la vérité au-dessus de l’organisation, même lorsque cela coûte des relations, une sécurité spirituelle apparente, et une partie de notre ancienne identité ?
C’est une question difficile. Mais elle mérite d’être examinée honnêtement.
La Bible dit :
« Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées. » (Matthieu 26:31 ; Zacharie 13:7)
Ce passage s’accomplit d’abord dans le contexte de Christ et de Ses disciples. Il ne faut donc pas l’utiliser à la légère ni l’appliquer mécaniquement à toute situation moderne. Mais le principe spirituel reste sérieux : lorsqu’une autorité spirituelle est ébranlée, les brebis peuvent être dispersées, troublées, désorientées et mises à l’épreuve.
Dans ces moments-là, la vraie question n’est pas simplement : « Où sont les autres brebis ? » La vraie question est plutôt : est-ce que je continue à suivre le vrai Berger ?
Jésus-Christ est le bon Berger. Si une structure humaine est secouée, si des membres sont dispersés, si des relations changent, si des certitudes s’effondrent, Christ, Lui, demeure.
Cette épreuve peut donc devenir un moment de purification spirituelle. Non pas pour abandonner Dieu, mais pour revenir à Lui plus profondément. Non pas pour rejeter toute foi, mais pour distinguer la foi véritable de la dépendance à une organisation. Non pas pour devenir amer, mais pour apprendre à suivre Christ même lorsque cela coûte quelque chose.
Car au final, Dieu peut permettre que nous soyons éprouvés pour révéler ce qui est le plus important pour nous : la sécurité d’un groupe ou la vérité, l’approbation des hommes ou l’approbation de Dieu, la peur de perdre des relations ou la fidélité à Christ.
3. Retrouver la grâce après des années de pression spirituelle
Après avoir vécu longtemps dans un environnement religieux très exigeant, il peut être difficile de recevoir simplement la grâce de Dieu.
On peut avoir l’impression de ne jamais faire assez : ne jamais prier assez, ne jamais donner assez, ne jamais obéir assez, ne jamais comprendre assez, ne jamais être assez zélé, ne jamais être assez soumis. Mais l’Évangile ne commence pas par notre performance. Il commence par la grâce de Dieu.
Paul écrit :
« Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. » (Éphésiens 2:8)
La grâce ne signifie pas que l’obéissance n’a aucune importance. Elle ne signifie pas que la vérité n’a aucune importance. Elle ne signifie pas que le péché devient acceptable. Mais elle signifie que Dieu ne nous sauve pas parce que nous avons parfaitement réussi à vivre sous pression. Il nous sauve par Sa bonté, Sa miséricorde, Son amour et Son œuvre en Jésus-Christ.
Jésus a dit :
« Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. » (Matthieu 11:28)
Remarquons bien que Jésus n’a pas dit : « Venez à moi et je vous donnerai davantage de pression. » Il a dit : « Je vous donnerai du repos. »
Ce repos ne signifie pas l’inactivité spirituelle. Il signifie la fin d’une relation avec Dieu dominée par la peur, la culpabilité constante et l’impression de ne jamais être accepté. Christ n’appelle pas Ses brebis pour les écraser. Il les appelle pour les sauver, les relever, les conduire et les guérir.
Après RCG, il peut être nécessaire de réapprendre la grâce. Il peut être nécessaire de réapprendre que Dieu n’est pas seulement un Juge, mais aussi un Père ; que Christ n’est pas seulement Roi, mais aussi Berger ; que l’Esprit de Dieu ne produit pas la peur, mais la force, l’amour et la sagesse. Il peut aussi être nécessaire de réapprendre que poser des questions sincères n’est pas nécessairement de la rébellion, que se reposer n’est pas abandonner Dieu, et que guérir prend du temps.
4. Reconstruire une foi fondée sur Christ, non sur la peur
Après avoir quitté RCG, certains peuvent être tentés d’abandonner toute foi. D’autres peuvent chercher immédiatement une autre organisation qui donnera des réponses rapides, une structure claire et un sentiment de sécurité.
Mais il est important de ne pas reconstruire trop vite sur les mêmes fondations de peur, de pression ou de dépendance humaine.
Paul écrit :
« Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ. » (1 Corinthiens 3:11)
Le fondement de votre foi doit être Christ. Non la peur, non un homme, non une organisation, non une date prophétique, non une pression collective, non le regard des autres, mais Christ.
Cela ne signifie pas qu’il faut vivre isolé. La communion fraternelle est importante. L’encouragement est important. L’enseignement est important. La prière avec d’autres croyants est importante. Mais tout doit être reconstruit sur Christ.
Prenez le temps de revenir aux Évangiles. Relisez les paroles de Jésus. Observez Sa manière de traiter les faibles, Sa patience, Sa compassion, Sa fermeté, mais aussi Sa douceur. Observez comment Il corrige, comment Il accueille et comment Il restaure. Puis posez-vous cette question : l’image de Dieu que j’ai reçue ressemble-t-elle vraiment à Jésus-Christ ?
Car Jésus est l’image parfaite du Père. Il a dit :
« Celui qui m’a vu a vu le Père. » (Jean 14:9)
Si votre vision de Dieu est principalement faite de peur, de pression, de menace, de culpabilité et d’épuisement, alors il est peut-être temps de la laisser être corrigée par Christ Lui-même.
La paix de Dieu ne revient pas toujours immédiatement. Parfois, elle revient lentement : par la prière, par la lecture simple des Écritures, par des conversations honnêtes, par le repos, par la vérité, par le pardon, par la grâce, et par le fait de comprendre que Dieu ne vous a pas abandonné.
Jésus a dit :
« Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble point, et ne s’alarme point. » (Jean 14:27)
Après RCG, cette parole peut redevenir vivante. Votre cœur n’a pas besoin de rester dans la crainte. Votre foi n’a pas besoin de rester prisonnière de la culpabilité. Votre relation avec Dieu peut être reconstruite, non sur la peur, non sur la pression, non sur une loyauté institutionnelle, mais sur Jésus-Christ, Sa vérité, Sa grâce, Son amour et Sa paix.
La question n’est donc pas seulement : « Qu’ai-je quitté ? » La vraie question est : vers qui suis-je en train de revenir ?
Et si vous revenez à Christ, alors vous n’êtes pas perdu. Vous êtes peut-être, pour la première fois depuis longtemps, en train de retrouver le vrai repos que Lui seul peut donner.
↑ Retour au sommaireX. Vous n’êtes pas seul : la communion fraternelle après avoir quitté une organisation
Par Christophe Binette — ancien ministre de RCG (2017–2024)
Après avoir quitté une organisation religieuse, l’une des douleurs les plus profondes peut être la solitude. Pendant des années, vos amis, vos habitudes, vos fêtes, vos conversations, votre calendrier, votre identité spirituelle et parfois même votre sentiment d’appartenance étaient liés à une communauté précise. Puis, presque du jour au lendemain, tout peut changer.
Des personnes avec qui vous avez prié, ri, servi, voyagé et partagé des années de votre vie peuvent soudain prendre leurs distances. Certaines ne savent pas quoi dire, d’autres ont peur de vous parler, et d’autres vous considèrent peut-être déjà comme un danger spirituel. Vous pouvez alors vous retrouver avec cette question douloureuse : « Où est ma famille spirituelle maintenant ? »
Cette solitude est réelle et ne doit pas être minimisée. Mais il faut aussi rappeler une vérité essentielle : vous n’êtes pas seul. Christ n’abandonne pas Ses brebis, et la communion fraternelle ne disparaît pas simplement parce que vous avez quitté une organisation humaine.
1. La communion fraternelle appartient à Christ, pas à une organisation
La Bible enseigne clairement l’importance de la communion fraternelle. Les premiers chrétiens « persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières » (Actes 2:42).
La communion fraternelle fait donc partie de la vie chrétienne normale. Dieu ne nous appelle pas à vivre une foi froide, isolée et coupée des autres. Mais cette communion ne dépend pas d’abord d’un nom d’organisation, d’un siège administratif, d’une liste officielle de membres, ou d’une structure humaine. Elle dépend de Christ.
Jean écrit :
« Notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ. » (1 Jean 1:3)
La communion chrétienne commence là : avec le Père et avec Son Fils. Lorsque deux croyants cherchent sincèrement Christ, prient ensemble, lisent les Écritures, s’encouragent, se portent mutuellement et veulent marcher dans la vérité, il existe déjà une forme réelle de communion fraternelle.
Jésus a dit :
« Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux. » (Matthieu 18:20)
Il n’a pas dit que Sa présence dépendait d’une inscription dans la même organisation humaine. Il a dit : « en mon nom ».
Cela ne signifie pas que l’ordre, l’enseignement, le ministère ou l’assemblée n’ont aucune importance. Mais cela signifie que Christ peut être présent au milieu de Ses disciples, même lorsqu’ils sont peu nombreux, blessés, dispersés ou en reconstruction.
Vous pouvez avoir perdu une structure, un rythme, un cercle social, et même une partie de votre sentiment d’appartenance. Mais vous n’avez pas perdu Christ. Et si vous n’avez pas perdu Christ, alors vous n’avez pas perdu la possibilité d’une vraie communion fraternelle.
2. Après avoir quitté une organisation, il faut parfois réapprendre une communion saine
Après avoir vécu longtemps dans un environnement très contrôlé, la communion fraternelle peut devenir difficile à reconstruire. On peut avoir peur de faire confiance, peur d’être jugé, peur d’être manipulé à nouveau, ou peur de rejoindre un autre groupe et de revivre les mêmes mécanismes. On peut aussi avoir peur de rester seul. Ces réactions sont compréhensibles.
Il peut alors être nécessaire de réapprendre progressivement ce qu’est une communion saine. Une communion saine ne repose pas sur la peur, la surveillance, l’obligation de penser exactement la même chose sur chaque sujet, ou le contrôle de la conscience. Elle repose sur Christ, sur l’amour, sur la vérité, sur l’humilité, sur la patience et sur le respect devant Dieu.
Paul écrit :
« Accueillez-vous donc les uns les autres, comme Christ vous a accueillis, pour la gloire de Dieu. » (Romains 15:7)
L’accueil chrétien ne consiste pas à accepter n’importe quelle doctrine ou n’importe quel comportement. Mais il implique une attitude de patience, de douceur et de respect. Il signifie que l’on ne traite pas une personne blessée comme un danger, une personne troublée comme une rebelle, ou une conscience fragile comme un problème à corriger immédiatement.
Après RCG, il peut être bon de ne pas reconstruire trop vite. Prenez le temps de guérir, de prier, de relire les Évangiles, de discerner les fruits, et de reconnaître ce qui est sain ou non. Ne remplacez pas immédiatement une dépendance par une autre. Ne cherchez pas seulement un nouveau groupe qui vous donnera rapidement toutes les réponses. Cherchez d’abord Christ.
Ensuite, cherchez des frères et sœurs qui vous rapprochent de Lui, et non d’une nouvelle peur. Une vraie communion fraternelle devrait vous aider à aimer davantage Dieu, à suivre Christ plus librement, à marcher dans la vérité avec humilité, et à retrouver la paix. Elle ne devrait pas vous remettre sous un joug de crainte.
3. Les brebis dispersées peuvent être relevées par le vrai Berger
Lorsque des personnes quittent une organisation, elles peuvent avoir l’impression d’être dispersées, perdues, ou spirituellement sans maison. Ce sentiment est réel. Après des années passées dans une communauté structurée, avec des habitudes, des relations, des fêtes, des responsabilités et une identité commune, le départ peut créer un vide profond.
Mais dans la Bible, Dieu se présente souvent comme Celui qui cherche, rassemble et soigne Ses brebis. Le prophète Ézéchiel rapporte ces paroles de Dieu :
« Voici, j’aurai soin moi-même de mes brebis, et j’en ferai la revue. » (Ézéchiel 34:11)
Et encore :
« Je chercherai celle qui était perdue, je ramènerai celle qui était égarée, je panserai celle qui est blessée, et je fortifierai celle qui est malade. » (Ézéchiel 34:16)
Ces paroles sont profondément réconfortantes. Dieu voit les brebis blessées, dispersées, fatiguées, désorientées, et celles qui ne savent plus à qui faire confiance. Il voit celles qui ont peur, celles qui ont été épuisées par la pression, les attentes, les conflits ou la confusion. Et Dieu n’est pas indifférent. Christ est le bon Berger, et Il sait retrouver Ses brebis, même lorsqu’elles se sentent isolées.
Cela ne signifie pas que le chemin sera toujours simple. Il peut y avoir une période de vide, des amitiés perdues, des silences douloureux, et des questions sans réponse immédiate. Mais ce temps peut aussi devenir un temps de purification, de guérison et de reconstruction.
La communion fraternelle après avoir quitté une organisation ne sera peut-être pas identique à ce que vous avez connu auparavant. Elle sera peut-être plus simple, plus petite, plus humble et moins structurée. Mais elle peut aussi devenir plus vraie. Quelques frères et sœurs qui prient sincèrement ensemble peuvent être une grande bénédiction. Une conversation honnête peut relever une âme fatiguée. Un message d’encouragement peut briser une solitude profonde. Une lecture biblique partagée peut rallumer l’espérance. Une prière simple peut rappeler que Christ est encore présent.
La question n’est donc pas : « Comment retrouver exactement ce que j’ai perdu ? » La vraie question est plutôt : comment laisser Christ reconstruire une communion plus saine, plus libre, plus vraie et plus enracinée en Lui ?
Vous n’êtes pas seul. D’autres ont traversé les mêmes peurs, connu la même solitude, et dû réapprendre à prier sans pression, à lire sans peur, à aimer sans contrôle, et à chercher Dieu sans dépendre d’une organisation.
Et surtout, Christ n’a pas cessé d’être votre Berger. Il peut vous relever, vous conduire, vous redonner des frères et sœurs, et vous apprendre à aimer à nouveau. Il peut transformer la dispersion en guérison, et la solitude en vraie communion.
Car la communion fraternelle ne commence pas par une organisation. Elle commence par Christ. Et ceux qui appartiennent à Christ ne sont jamais vraiment seuls.
↑ Retour au sommaireXI. Conclusion générale — Revenir à Christ
Les articles réunis sur cette page abordent plusieurs sujets différents : la loi de Christ, la vérité, la prophétie, les offrandes, l’Église, l’amour fraternel, la correction, la peur, la grâce et la communion après une organisation. Mais au fond, tous ces sujets conduisent à une même question : sommes-nous réellement ramenés à Jésus-Christ ?
La loi de Christ doit être centrale dans la vie chrétienne. Elle se manifeste par l’amour, la douceur, le pardon, la miséricorde, le service, la vérité, la patience, la restauration, le soutien des faibles et le fait de porter les fardeaux les uns des autres. Elle ne peut pas être réduite à une simple liste de règles extérieures. Elle touche le cœur, les motivations, la manière de corriger, de servir, de pardonner, d’aimer et de traiter les frères et sœurs.
La loi mosaïque a eu un rôle réel dans le plan de Dieu, mais elle n’est pas le cadre légal du salut pour le croyant en Christ. Le salut ne vient pas par l’observation de la loi, par la dîme, par le sabbat, par les fêtes, par l’appartenance à une organisation, ou par la loyauté envers un homme. Le salut est reçu par la grâce, au moyen de la foi en Jésus-Christ.
Le sabbat peut être respecté par conviction personnelle devant Dieu. Mais il ne doit pas devenir une condition du salut, ni un critère absolu permettant de décider qui appartient véritablement à Dieu. De même, la générosité chrétienne doit être libre, volontaire, joyeuse et faite selon la conscience de chacun devant Dieu. Elle ne doit pas être produite par la peur, la pression, la culpabilité ou l’urgence prophétique.
La prophétie doit être examinée avec prudence, humilité et respect des limites données par Jésus-Christ. Elle doit conduire à la repentance, à la foi, à la vigilance spirituelle et à l’espérance, non à la peur, à la confusion, à la fixation de dates ou à la dépendance envers un dirigeant humain.
L’Église de Dieu ne doit pas être réduite à une seule organisation humaine. Elle est le corps spirituel de Christ, composé de ceux qui appartiennent à Dieu, sont conduits par Son Esprit, demeurent dans Sa parole et pratiquent l’amour.
Si vous avez quitté RCG, ou si vous êtes encore à l’intérieur et que vous vous posez des questions, mon désir n’est pas de vous pousser vers un autre système humain. Mon désir est de vous encourager à examiner sans peur, à revenir à Christ, à redécouvrir la grâce, à retrouver la paix, à guérir spirituellement, et à reconstruire une foi fondée sur Jésus-Christ.
Car au final, ce n’est pas une organisation qui sauve. Ce n’est pas un homme qui donne la vie. Ce n’est pas la peur qui transforme le cœur. C’est Dieu qui sauve, par grâce, au moyen de la foi en Jésus-Christ. C’est Christ qui appelle, qui relève, qui restaure et qui conduit Ses brebis.
Et c’est la loi de Christ — l’amour vécu dans la vérité — qui doit devenir le signe visible de ceux qui Lui appartiennent.
Note sur les citations bibliques
Les citations bibliques sont principalement issues de la Bible Louis Segond. Certaines formulations peuvent être légèrement adaptées pour la lisibilité. Dans les versions traduites, des traductions reconnues sont utilisées.
↑ Retour au sommaireTo former members and current members of The Restored Church of God (RCG)
Examine all things; hold fast what is good.
By Christophe Binette | Published on 26 July 2026 | Founder of Examine All Things — Biblical studies based on the Scriptures
Examine All Things is not a Church, a religious organisation, a hierarchical ministry, nor a new group arising from RCG, UCG, LCG, PCG, COGWA, or any other branch of the Church of God.
This site aims to encourage everyone to examine teachings, practices, and spiritual fruits in the light of the Scriptures, with seriousness, humility, and prayer. It does not seek to exercise spiritual authority over consciences, nor to replace one organisation with another.
It simply invites a return to God, to Jesus Christ, to biblical truth, to grace, to the law of Christ, and to a living relationship with the Father.
For fourteen years, I was a member of The Restored Church of God (RCG). For seven of those years, I served as a minister to French-speaking brothers and sisters in Europe and Africa — voluntarily, out of love for you and for the truth.
In March 2024, after applying the principle that had been taught to me from the first day — “examine all things” (1 Thessalonians 5:21) — I submitted my resignation to David C. Pack.
This letter reflects my experience, my understanding, and my convictions at the time of my departure in March 2024. It should be read as a personal and historical document connected with that stage of my journey, and not as a complete or definitive doctrinal statement of Examine All Things.
You can read the complete letter via the button below.
I did not leave RCG in anger or bitterness. I love you, and I pray for each of you every day — including those who may consider me an “enemy” today.
My desire is not to lead you away from God, but to encourage you to return directly to Him, through Jesus Christ, in the truth, grace, peace, and freedom given by the Gospel.
Why this page?
This page brings together several articles that I have written specifically for you, my brothers and sisters in RCG. They address questions that I asked myself for years and never dared to ask openly — out of fear, loyalty, or habit.
These articles do not seek to lead the reader toward a new human organisation. They seek to bring everyone back to Christ, to the Scriptures, to grace, to truth, to the law of Christ, and to a direct relationship with God.
The central message of this page is simple: salvation does not rest on belonging to an organisation, loyalty to a leader, observance of the Mosaic law, tithing, the Sabbath, or religious performance. Salvation is received by the grace of God, through faith in Jesus Christ.
Note on the doctrinal legacy of Herbert W. Armstrong
Herbert W. Armstrong highlighted several important biblical truths, including the hope of the Kingdom of God, the resurrection, eternal life as a gift from God, the need for repentance, and the importance of obeying God.
These elements deserve to be acknowledged honestly.
However, some aspects of his teaching need to be re-examined in the light of the New Testament. In particular, part of his doctrinal system could tend to place the believer within a framework close to the Mosaic covenant, in which the Ten Commandments, the Sabbath, the festivals, tithing, and organisational membership became central markers of spiritual faithfulness.
Yet the New Testament presents salvation as a gift received by grace, through faith in Jesus Christ. Obedience remains important, but it is not the basis of salvation. It is the fruit of a living faith, a heart transformed by the Spirit, and a life placed under the law of Christ.
The point, therefore, is not to reject everything that was taught in the past, but to examine all things, hold fast what is good, and bring every doctrine back to Jesus Christ, to grace, to biblical truth, and to the new covenant.
This does not mean that obedience is unimportant. But true obedience is the fruit of a living faith, a transformed heart, and a life led by the Spirit of God. It must never become a means of earning salvation or proving spiritual superiority.
That is why this page places particular emphasis on the Kingdom of God, Jesus Christ, repentance, salvation by grace, the law of Christ, love, truth, freedom of conscience, spiritual healing, restoration, transformation of the heart, and new life in Christ.
Today, I invite you to examine these subjects with me, prayerfully, in the light of the Scriptures.
You do not have to agree with me. But I believe you have the right — and the responsibility — to examine these things for yourselves.
“Examine all things; hold fast what is good.” (1 Thessalonians 5:21)
Personal note
This text is a personal testimony and a biblical reflection based on my experience within RCG. It does not aim to attack individuals, but to invite everyone to examine teachings, practices, and spiritual fruits in the light of the Scriptures.
I am not writing in a spirit of vengeance, controversy, or condemnation. My desire is to help those who have been troubled, hurt, isolated, or made to feel guilty to rediscover peace, grace, biblical truth, and a living relationship with the Father through Jesus Christ.
Examine All Things claims no authority over consciences. The aim is not to replace one organisational dependency with another, but to encourage everyone to return to Christ, examine all things, and hold fast what is good.
I. The Law of Christ: Is It Practiced in RCG?
By Christophe Binette — former minister of RCG (2017–2024)
For fourteen years in The Restored Church of God, I learned to “prove all things.” It is precisely this principle that led me to re-examine everything and, ultimately, to leave in March 2024.
Today, I would like to invite you to consider a simple but profoundly important question: is the law of Christ truly practiced in RCG?
Before even answering that question, another, more fundamental question must be asked: how is the law of Christ understood and taught in RCG?
Of course, certain ideas related to love, service, obedience, helping brothers and sisters, or bearing burdens may be mentioned in RCG. But in fourteen years as a member, including seven years in the ministry, I do not remember hearing the law of Christ presented as a central teaching of Jesus Christ, nor explained as a reality distinct from a simple reference back to the Ten Commandments.
And yet the apostle Paul speaks about it clearly:
“Brothers, if a man is overtaken in any trespass, you who are spiritual restore such a one in a spirit of gentleness. Take heed to yourself, lest you also be tempted.” (Galatians 6:1)
Then he immediately adds:
“Bear one another’s burdens, and so fulfill the law of Christ.” (Galatians 6:2)
This passage does not simply say, “Keep the Ten Commandments.” It describes a concrete way of treating others: restoring with gentleness, bearing burdens, supporting the weak, loving the brethren, and acting according to the spirit of Christ.
Christ Himself gives its heart when He says:
“Love one another as I have loved you.” (John 13:34)
The law of Christ does not oppose the law of God. But neither can it be reduced to a simple list of commandments observed outwardly. It reveals the spirit in which Christ’s disciples must live, correct, serve, govern, forgive, and care for the sheep.
The question, therefore, is not merely: “Does RCG teach obedience to the commandments?” The real question is deeper: does RCG practice the law of Christ? In other words, in the way it corrects, governs, excludes, treats the weak, responds to doubts, bears burdens, and loves the sheep, does RCG truly reflect the example of Jesus Christ?
That is the question we are going to examine.
1. What I personally observed during my ministry
During the seven years in which I served as a minister to French-speaking brothers and sisters in Europe and Africa, I was gradually led to reflect on the spiritual and pastoral climate in which certain questions could be expressed.
I want to make clear that what follows concerns my personal experience and my perception of things at the time. I do not claim to know everyone’s intentions, nor to judge every decision that was made. Other people may have experienced or understood certain situations differently.
Looking back, I experienced moments when expressing a sincere question, reservation, or concern seemed difficult. This was not necessarily because of a written rule, but rather because of a climate that I perceived as not very favourable to expressing deep concerns.
On several occasions, I had the feeling that a question addressed to headquarters could be received not as a sincere search for clarification, but as a possible lack of submission or alignment. This troubled me, because in some situations it then became difficult to exercise a personal conscience before God with freedom and peace.
More broadly, over the years I seemed to observe that some ministers who expressed reservations, disagreements, or concerns about directions from headquarters could subsequently see their responsibilities change. In some cases, ministers serving at headquarters were reassigned to field responsibilities. To my knowledge, these changes were not always officially presented as disciplinary measures. They could, however, be explained in private conversations as an opportunity to be tested, to grow, or to develop greater humility. Some of these changes also seemed to involve a change in rank, function, or responsibility.
I am not referring here to any particular person or situation. I do not know all the reasons that may have motivated each decision. I am simply reporting a pattern that I perceived at the time and that contributed to my questions about the place given to sincere reservations, personal conscience, and brotherly dialogue.
I can also testify to my own experience during the Covid period. At that time, I felt significant pressure concerning vaccination, particularly in connection with attendance at the ministerial conference, while I myself had reservations of conscience before God.
What particularly affected me was the impression that the “conscience of the Church” could be presented as something that should take precedence over individual conscience. In other words, it seemed to me that a personal reservation of conscience could be regarded as secondary to a collective direction or expectation.
I describe this as a personal perception connected with that period, not as an accusation against the people involved. I also recognise that this was a difficult time for everyone and that each person may have acted according to what they understood at the time.
This experience led me to an important question: when a sincere personal conscience comes into tension with a collective expectation, how should a believer position himself before God?
Paul writes:
“Let each one be fully convinced in his own mind.” (Romans 14:5)
This principle seems essential to me. It reminds us that a believer’s conscience should not be treated lightly, especially when it is expressed with respect, prayer, and fear of God.
I do not claim to make a final judgment on every decision that was made. But I believe these questions deserve to be examined honestly in the light of the Scriptures.
The question I therefore ask you is this: does a culture in which it becomes difficult to express sincere questions or reservations of conscience truly reflect the law of Christ? Does it reflect the spirit of Galatians 6:1–2, where those who are spiritual are called to restore with gentleness and to bear one another’s burdens?
2. What Christ really teaches
The law of Christ is not a list of additional rules. It is a transformation of the heart, from the inside out. It produces freedom, not fear. It restores; it does not condemn. It leads to grace, mercy, patience, and sacrificial love.
Paul writes:
“You are not under law, but under grace.” (Romans 6:14)
This does not mean that a Christian is free to disobey God. But it does mean that the Christian life should not be dominated by condemnation, fear, human pressure, or spiritual control. It should be led by the Spirit of God and by the example of Jesus Christ.
The law of Christ goes even further. Christ teaches:
“Love your enemies, bless those who curse you, do good to those who hate you, and pray for those who mistreat you and persecute you.” (Matthew 5:44)
If, in the eyes of some, I have become an “enemy” because I left RCG and asked these questions, then the law of Christ applies precisely here. The real question then becomes: do we still pray for those who have left? Do we pray for their families? Do we pray for those who suffer, who doubt, who are in error, or even for those who have hurt us?
Not praying for one’s enemies, not bearing the burdens of the weak, and not restoring with gentleness goes directly against the spirit of the law of Christ.
The law of Christ is therefore measured not only by the doctrines we defend, but by the way we actually treat people. It is seen in how we respond to questions, accompany the weak, correct those who fall, speak about those who leave, and pray for those whom we no longer understand.
3. Can one be a disciple without practicing His teachings?
One cannot be a disciple — that is, a student — of Christ without putting His teachings into practice. A disciple does not merely admire his master or quote his words. He follows him, learns from him, allows himself to be corrected by him, and seeks to put into practice what he taught.
Jesus never defined discipleship by membership in a human organisation, a title, a function, or institutional loyalty. He defined it by a living relationship with His word.
Jesus said:
“If you abide in my word, you are truly my disciples.” (John 8:31)
The important word here is “abide.” It is not simply a matter of hearing Christ’s word, nor of using it to defend a doctrine, but of remaining in it, living in it, returning to it, and allowing that word to judge our thoughts, attitudes, and practices.
That is why the question becomes very serious. Can we truly call ourselves disciples of Christ if we teach obedience but do not practice gentleness? Can we speak about truth while stifling sincere questions? Can we insist on submission while neglecting to bear the burdens of the weak? Can we preach love if fear becomes the principal motivation for obedience?
Jesus also gave a very clear sign by which His disciples would be recognised:
“By this everyone will know that you are my disciples, if you have love for one another.” (John 13:35)
He did not say that His disciples would be recognised primarily by membership in the right organisation, by a perfect defence of a government structure, or by silence in the face of difficult questions. He said that the distinguishing mark of His disciples would be love.
The law of Christ is therefore not a secondary subject. It touches directly on the very identity of a disciple. If the law of Christ is neither clearly taught nor genuinely lived, can we still speak of true discipleship in the sense Christ intended?
The question then becomes personal. Do you experience the peace, freedom, and love of Christ in your congregation, or mainly fear? When someone is weak, are they supported or suspected? When a brother doubts, is he listened to or immediately regarded as rebellious? When a personal conscience is troubled, is it respected before God or crushed in the name of the “conscience of the Church”? When someone leaves, do we pray for that person with love, or does he or she automatically become a danger to avoid?
These questions are not intended to provoke rebellion against God. They are intended to bring everyone back to Christ. In the end, it is not an organisation that will judge our hearts. It is not an administrative headquarters that will define whether we have been faithful to Christ. It is Christ Himself.
And if we truly are His disciples, then we must return to His words, His example, His gentleness, His mercy, His truth, and His law.
The Spirit of truth will guide you into all truth — if you let Him. (John 16:13)
To learn more:
To go further, you can read the study: “Mosaic Law and the Law of Christ: Can We Be Saved by the Law or by Grace?”
This study examines more broadly the relationship between the Mosaic law, the law of Christ, grace, and salvation.
↑ Back to contentsII. “90 Reasons to Follow the Truth” — Do They Apply to RCG Today?
By Christophe Binette — former minister of RCG (2017–2024)
In 1993, David C. Pack gave a series of sermons entitled 90 Reasons to Follow the Truth. This series was connected with his departure from the Global Church of God and the formation of The Restored Church of God.
I do not wish to reproduce those sermons here or use them as a personal attack. I mention them simply as an important historical element, because they emphasised a principle that many of us learned to take seriously: when a person believes that truth is being altered, he or she must examine the matter before God in the light of the Scriptures.
1. A principle that was taught: follow the truth
The principle of “examining all things” should not depend on the organisation in which one finds oneself. It should not be valid only when applied to others. If it is right to examine an organisation when it appears to be moving away from the truth, then the same principle must be applicable everywhere, including to RCG.
The apostle John writes:
“Do not believe every spirit, but test the spirits to see whether they are from God.” (1 John 4:1)
And Paul exhorts us:
“Examine all things; hold fast what is good.” (1 Thessalonians 5:21)
These passages show that spiritual examination is not an act of rebellion. It is a Christian responsibility. Examining what is taught, checking the fruits produced, and comparing human words with the Scriptures are all part of a living faith before God.
According to my understanding of these sermons, David C. Pack particularly emphasised the danger of error accumulating within an organisation. He also developed the idea that the Spirit of God leads toward truth without being limited by institutional boundaries or an administrative structure.
These ideas deserve to be taken seriously, not because they come from a man, but because they correspond to a biblical principle: truth must always be tested by the Scriptures.
2. A question of consistency
The question therefore becomes one of consistency. If this principle was valid in 1993, why would it no longer be valid today? If the Global Church of God could be examined then, why could RCG not be examined today?
Truth does not change according to the organisation that teaches it. A sincere biblical question does not become wrong simply because it is asked within RCG. Likewise, a teaching does not become true simply because it comes from headquarters, a leader, or a religious structure. It must be examined in the light of the Word of God.
Paul warned that it is possible to be:
“Always learning, and never able to come to the knowledge of the truth.” (2 Timothy 3:7)
This verse should make us reflect. When teachings are regularly modified, corrected, developed, and then corrected again, it is legitimate to ask whether this leads to a clearer understanding of the truth, or whether it keeps believers in permanent expectation and continual dependence on new explanations.
This is not about rejecting every truth received in the past. Nor is it about encouraging bitterness, division, or rebellion. It is simply about asking an honest question before God: does what we are receiving truly bring us closer to Christ, to peace, to grace, to truth, and to the Gospel?
3. Examine without fear, return to Christ
When a brother or sister is troubled, the biblical response is not to frighten or silence that person. The law of Christ calls instead for restoration with gentleness and for bearing one another’s burdens.
If members feel confused, tired, or spiritually wounded, that should lead us to examine the fruits being produced. Jesus said that a tree is known by its fruits. Truth that comes from God should lead to greater clarity, repentance, faith, love, peace, and attachment to Christ.
The question I ask is therefore simple: should the principle of “examining all things” apply only to other organisations, or should it also apply to RCG? If we have learned to prove all things, then we must accept that this principle also applies to our own beliefs, habits, reasoning, and to every human structure that claims to speak in the name of God.
Examining does not mean hating; questioning does not mean abandoning God; and recognising a difficulty does not mean rejecting all truth. But refusing to examine because of fear, habit, or institutional loyalty can become dangerous for a believer’s conscience.
God’s truth does not need to be protected by fear. It can be examined. It can withstand the light. And if it truly comes from God, it will always bring us back to Jesus Christ.
The Spirit of truth leads into truth — if we let Him. (John 16:13)
↑ Back to contentsIII. Can We Know the Day of Christ’s Return?
By Christophe Binette — former minister of RCG (2017–2024)
The return of Jesus Christ is central to the Christian faith. Christ promised to return. Biblical prophecies announce His return. His disciples are called to watch, remain sober, discern the times, and prepare spiritually.
But an important question remains: can we know the precise day of Christ’s return?
This question is not secondary. It directly concerns our relationship to authority, prophecy, faith, fear, and the way we receive the very words of Jesus Christ.
I particularly remember an occasion when a date was announced, or at least strongly presented as significant, by RCG’s Pastor General. Many of us took it very seriously. Some stayed awake all night, sometimes even wearing suits, waiting for what was expected to happen, even though they had to return to work the next day.
That memory stayed with me. Not because it is wrong to watch spiritually, but because there is a great difference between watching as Christ commanded and staying awake all night because of a date announced by a man.
That is why the question deserves to be asked honestly: can we know the day of Christ’s return? And if Christ Himself declared that no one knows the day or the hour, what should we think about repeated announcements of dates, precise periods, or prophetic calculations presented as decisive?
1. Jesus clearly said that no one knows the day or the hour
Christ did not leave this question ambiguous. He declared:
“But of that day and hour no one knows, not even the angels of heaven, nor the Son, but the Father alone.” (Matthew 24:36)
He repeats the same idea in the Gospel of Mark:
“But of that day or hour no one knows, not even the angels in heaven, nor the Son, but the Father alone.” (Mark 13:32)
These words are simple. Jesus does not say, “No one knows it for now, except one man at the end of the age.” Nor does He say, “No one knows it until a leader receives the final calculation.” He says that this day and hour belong to the Father.
Christ’s disciples must therefore begin by respecting that limit. If Jesus Himself said that no one knows the day or the hour, then every attempt to set a precise date should immediately make us cautious.
True faith does not consist in going beyond what Christ has revealed. True faith consists in believing what He said.
2. Watching does not mean calculating a date
Some may respond: “Yes, no one knows the day or the hour, but perhaps we can know the year, the month, the season, or almost the exact moment.”
But Jesus did not give His teaching in order to encourage His disciples to search for a hidden formula. He gave it to call them to watch at all times.
He said:
“Watch therefore, for you do not know what day your Lord is coming.” (Matthew 24:42)
And again:
“Watch therefore, for you know neither the day nor the hour.” (Matthew 25:13)
After His resurrection, the disciples wanted to know the timetable of the Kingdom. Jesus answered them:
“It is not for you to know times or seasons which the Father has fixed by His own authority.” (Acts 1:7)
This answer is very important. Jesus did not give them a method for calculating the date. He reminded them that certain times belong to the Father’s authority.
Watching, therefore, does not mean living in calculated expectation around an announced date. Watching means being spiritually ready every day. It means remaining faithful, loving the brethren, practicing righteousness, keeping the faith, bearing fruit, and not allowing our relationship with God to depend on a prophetic calendar that is continually revised.
Christian vigilance is not an obsession with a date. It is a life of faithfulness.
3. The danger of repeated dates
When an organisation or a leader repeatedly insists on dates, precise periods, or prophetic calculations that are later changed, this can produce spiritually dangerous fruits.
Instead of leading members to peace, it can keep them in permanent tension. Instead of producing stable faith, it can create dependence on successive announcements. Instead of strengthening confidence in Christ, it can lead members to place their confidence in one man’s interpretation.
And when dates pass without the expected event taking place, responsibility can sometimes be shifted back onto the members: lack of faith, lack of zeal, lack of unity, lack of prayer, or lack of understanding. But is this how Christ taught His disciples to await His return?
The apostle Paul wrote:
“For you yourselves know very well that the day of the Lord will come like a thief in the night.” (1 Thessalonians 5:2)
A thief in the night does not arrive by a pre-announced appointment. Paul’s image confirms Christ’s teaching: the Lord’s return must be awaited with seriousness, sobriety, and vigilance, but not with the claim of knowing the exact day.
The question, therefore, is not: “What is the next date?” The real question is: am I ready today? Am I living according to Christ’s words? Am I being led by faith or by fear? Am I attached to Jesus Christ, or to changing prophetic announcements?
Christ will return. That is certain. But He did not ask His disciples to guess the day. He asked them to watch, persevere, love, serve, and remain faithful to the end.
The danger is not in waiting for Christ’s return. The danger is in replacing faithful expectation with an obsession with dates.
For if Jesus said, “You know neither the day nor the hour,” then a faithful disciple should not seek to be more precise than his Master.
↑ Back to contentsIV. Why Give Everything to the Church if Jesus Is Coming Immediately?
By Christophe Binette — former minister of RCG (2017–2024)
The question of money is always sensitive in a religious community. It touches on faith, sacrifice, trust, obedience, but also on personal conscience, family responsibility, and freedom before God.
In a context where Christ’s return is presented as imminent, a particular kind of pressure can arise. Some may then ask why they should keep money if Jesus is coming soon, why save, why think about the future, or why retain material possessions if God’s work seems to need everything now.
These questions may appear spiritual at first. But they deserve to be examined honestly in the light of the Scriptures. If the expectation of Christ’s return becomes an argument for pushing members to give more and more, an important question arises: is this still a free gift before God, or has it become a form of spiritual pressure based on prophetic urgency?
1. God loves the one who gives freely, not under pressure
The Bible clearly teaches generosity. Giving can be a sincere expression of faith, love, gratitude, and support for God’s work. But the New Testament also gives a very clear principle:
“Let each one give as he has determined in his heart, not reluctantly or under compulsion; for God loves a cheerful giver.” (2 Corinthians 9:7)
This verse is essential. Paul does not say that everyone must give because they are afraid, because a date is approaching, because they might be accused of lacking faith, or because they would feel guilty for keeping something. He says that each person should give “as he has determined in his heart.”
Christian giving must therefore be voluntary, thoughtful, free, and joyful. It must not be produced by guilt, fear, human pressure, or the impression that God will reject someone who does not give enough.
In Acts 5, when Peter speaks to Ananias about the sale of property, he says:
“While it remained unsold, did it not remain your own? And after it was sold, was not the money at your disposal?” (Acts 5:4)
This passage is often overlooked. Ananias’s problem was not that he failed to give everything. The problem was lying. Peter clearly recognises that the property belonged to him and that, even after the sale, the money remained at his disposal.
This shows an important principle: in the New Testament, giving is not presented as a spiritual confiscation of personal property. God looks at the heart, truth, sincerity, and freedom. Giving under pressure is not the same thing as giving out of love.
2. Prophetic urgency must not cancel personal and family responsibility
Christ asks us to watch. But watching does not mean abandoning all prudence, responsibility, or practical wisdom. Jesus said:
“Which of you, intending to build a tower, does not sit down first and count the cost, to see whether he has enough to finish it?” (Luke 14:28)
This principle shows that spiritual life does not exclude reflection, foresight, and responsibility. The apostle Paul goes even further when he writes:
“If anyone does not provide for his own, and especially for those of his household, he has denied the faith and is worse than an unbeliever.” (1 Timothy 5:8)
This is a very strong statement. It shows that caring for one’s family is not a lack of faith but a Christian responsibility.
So if someone gives to the point of neglecting family obligations, essential needs, debts, health, housing, or the future of his or her children, a serious question must be asked: is this really what God requires?
Jesus condemned religious traditions that allowed someone to declare possessions “dedicated to God” while neglecting his parents:
“Thus you nullify the word of God by your tradition.” (Mark 7:13)
This should make us think. A religious organisation should never encourage a kind of sacrifice that leads people to neglect responsibilities that God Himself has given them.
Expecting Christ’s return does not remove the duty of wisdom. It should make us more faithful, sober, loving, and responsible — not more vulnerable to pressure.
3. An imminent date can become a source of pressure
When Christ’s return is presented as extremely close, almost immediate, it becomes easy to think that money will soon be useless, that saving is no longer necessary, or that keeping a reserve may be a sign of weak faith. Someone may then wonder whether he is resisting God simply because he wishes to remain prudent or protect his family.
This reasoning can become dangerous when prophetic urgency is used to encourage ever greater financial sacrifices. Christ certainly taught detachment from riches, but He never taught that His disciples should be pushed to give by dates, fear, or constant pressure surrounding the imminence of His return.
Jesus said:
“Seek first the kingdom of God and His righteousness, and all these things will be added to you.” (Matthew 6:33)
Seeking the Kingdom first does not mean abandoning wisdom. It means placing God at the centre of our decisions, including the way we give.
Paul also wrote:
“I do not mean that others should be eased and you burdened.” (2 Corinthians 8:13)
This principle matters. Christian giving should not create a situation in which some are relieved while others are crushed.
If someone gives freely, joyfully, according to conscience, and without neglecting responsibilities, that can be a sincere act of faith. But if a person gives because he believes Christ is returning on a near date, because he is afraid of not being protected, because he fears being judged lukewarm, or because he feels spiritually inferior if he keeps a reserve, then one must ask whether that giving truly comes from faith or from fear.
True Christian generosity is born of love. It must not be extracted by prophetic pressure. True faith does not consist in emptying one’s accounts because a date is approaching. It consists in following Christ every day, with truth, wisdom, love, and a good conscience before God.
The question is therefore not: “How much can I give to prove my faith?” The real question is: do I give freely, joyfully, wisely, and before God, or do I give under pressure, out of fear, or because I have been made to believe that everything is about to end immediately?
Christ will return. But until He does, He asks us to be faithful, sober, responsible, merciful, and led by love.
And God loves a cheerful giver, not a person who gives because he has been pressured.
↑ Back to contentsV. Is There Only One Church of God?
By Christophe Binette — former minister of RCG (2017–2024)
The question of the Church is fundamental. Many religious groups claim to be “the only true Church,” “God’s only organisation,” or “the only place where God is truly working today.”
But before accepting such a claim, we need to return to a simpler question: what is the Church of God according to the Bible? Is it first of all a human organisation, an administrative headquarters, a legal structure, or a corporation registered in a country? Or is it something deeper, more spiritual, and more directly connected with Jesus Christ?
This question is important because, if we confuse the Church of God with a human organisation, leaving an organisation can then be presented as leaving God Himself. But is that really what the Bible teaches?
1. The Church of God is not first of all a human organisation
In the New Testament, the word translated “Church” comes from the Greek ekklēsia. It refers to an assembly, a called people, a community of people summoned or set apart.
The Church, therefore, is not first of all a building, an address, an administrative headquarters, a legal structure, or a human organisation. The Church consists of the people whom God calls, who belong to Christ, and who are led by His Spirit.
Jesus said:
“I will build my Church, and the gates of Hades shall not prevail against it.” (Matthew 16:18)
Notice that Jesus did not say that a man would build His Church. Nor did He say that a human corporation would automatically be His Church. He said, “I will build my Church.”
The Church therefore belongs to Christ. It does not belong to a human leader, a headquarters, a council, an organisation, or a religious brand.
Paul also writes:
“You are the body of Christ, and individually members of it.” (1 Corinthians 12:27)
The Church is the body of Christ. And a living body cannot be reduced to an administrative structure.
An organisation can serve the Church. It can help organise assemblies, teaching, publications, works, or services. But an organisation is not automatically the Church itself.
The Church of God consists of believers whom God has called, who belong to Christ, receive His Spirit, and seek to obey Him with faith, love, and truth.
2. There is one body, but that does not mean one human organisation
The Bible clearly teaches that there is one spiritual body. Paul writes:
“There is one body and one Spirit, just as you were called to one hope when you were called.” (Ephesians 4:4)
He also writes:
“For by one Spirit we were all baptised into one body.” (1 Corinthians 12:13)
Yes, there is one body of Christ. But this body is spiritual. It is formed by the Spirit of God, not by administrative enrolment in a human organisation.
This is where confusion can become dangerous. Saying that there is one body of Christ is biblical. But saying that this one body must necessarily correspond to one particular human organisation is a conclusion that must be proven from the Scriptures, not merely asserted by religious authority.
In the New Testament, believers were distributed among many cities: Jerusalem, Antioch, Corinth, Ephesus, Rome, Galatia, Thessalonica, Philippi, and Colossae. Together they formed the Church of God, but they are not described as a single centralised corporation in the modern sense.
Paul speaks of “the church of God which is at Corinth”:
“To the church of God which is at Corinth…” (1 Corinthians 1:2)
He also speaks of “the churches of God”:
“For you, brothers, became imitators of the churches of God which are in Christ Jesus in Judea.” (1 Thessalonians 2:14)
This shows that there can be several local assemblies, several groups of believers, several communities, while all belong to the same God and the same spiritual body.
The unity of the Church is therefore not primarily administrative. It is spiritual. It is founded on Christ, the Spirit of God, faith, truth, love, and obedience to God.
3. We are the Church of God if we belong to Christ
The Bible does not present the Church as an external organisation to which believers simply belong like members of a club. It presents believers themselves as God’s house, temple, and body.
Paul writes:
“Do you not know that you are God’s temple and that the Spirit of God dwells in you?” (1 Corinthians 3:16)
Peter likewise writes:
“You yourselves, like living stones, are being built up as a spiritual house.” (1 Peter 2:5)
These passages are very important. They show that the Church of God is not merely a place we go, an organisation we join, or a name we carry. The Church of God consists of people called by God, inhabited by His Spirit, attached to Christ, and built together as a spiritual house.
This does not mean that assembly, order, ministry, teaching, or fellowship do not matter. The Bible clearly encourages believers to gather, exhort one another, serve, receive teaching, and walk together.
But there is an enormous difference between saying that Christians should seek fellowship and spiritual order and saying that leaving one particular organisation necessarily means leaving the Church of God. The latter claim is extremely serious because it places a human organisation at a level that belongs to Christ alone.
Jesus is the head of the Church:
“He is the head of the body, the Church.” (Colossians 1:18)
If Christ is the head, then no human organisation can take His place in a believer’s conscience. Leaving a human organisation is not automatically leaving God. Leaving an administrative headquarters is not automatically leaving Christ. Leaving a religious structure is not automatically leaving the Church of God.
The real question is rather whether we are still attached to Christ, whether we abide in His word, seek the truth, practice love, are led by the Spirit of God, and desire to live as faithful members of the body of Christ.
The Church of God is not simply “over there” in an external structure. If we belong to Christ, if His Spirit dwells in us, and if we walk in truth and love, then we are part of His Church.
We must therefore not confuse faithfulness to God with unconditional faithfulness to a human organisation. An organisation can change, headquarters can be wrong, and leaders can fail. But Christ remains the head of His Church, and His Church consists of those who belong to Him.
The question is therefore not simply: “Which organisation claims to be the Church of God?” The deeper question is: who truly belongs to Christ, walks according to His Spirit, abides in His word, and practices His law of love?
For the Church of God is not human property. It is the living body of Christ.
↑ Back to contentsVI. Brotherly Love: The Distinguishing Mark of Christ’s Disciples
By Christophe Binette — former minister of RCG (2017–2024)
Jesus did not say that His disciples would primarily be recognised by their prophetic knowledge, their membership in an organisation, their apparent zeal, their government structure, or their ability to defend a doctrine.
He gave a much simpler, but also much more demanding, sign:
“By this everyone will know that you are my disciples, if you have love for one another.” (John 13:35)
Brotherly love is therefore not a secondary detail. It is the visible sign of a genuine life of discipleship.
This does not mean that doctrine does not matter, that truth is unimportant, or that obedience can be replaced by human feelings. But it does mean that the truth of Christ can never be separated from the love of Christ.
If a Church speaks much about truth but produces mainly fear, mistrust, harshness, isolation, and judgment, then a serious question must be asked: is this really the fruit of the Spirit of God?
1. Brotherly love is the central command given by Christ
Before His death, Jesus gave His disciples a new commandment:
“A new commandment I give to you: love one another; as I have loved you, you also must love one another.” (John 13:34)
This command is central because it reveals the very heart of Christ. Jesus does not merely say, “Love one another.” He adds, “as I have loved you.” That is what makes the command so profound.
We are not called to love according to our own measure, our mood, our comfort, or the rules of a group. We are called to love as Christ loved.
Christ carried the weak, welcomed the broken, corrected with truth but also with mercy, sought lost sheep, washed His disciples’ feet, prayed for those who crucified Him, and gave His life for His friends. That is the model.
Brotherly love is therefore not simply being cordial on the Sabbath, smiling in an assembly, or calling someone “brother” or “sister.” It is seen above all in how we treat people when they are weak, troubled, wounded, isolated, in disagreement, or in the process of leaving. It is often in those moments that the true fruit appears.
2. Brotherly love does not disappear when a brother asks questions
In a community genuinely led by the love of Christ, a sincere question should not immediately be perceived as a threat. Doubt should not automatically be interpreted as rebellion. A troubled conscience should not be crushed in the name of unity. A wounded person should not be treated as a danger simply because he or she expresses pain.
The Bible says:
“Bear with one another and, if one has a complaint against another, forgive each other.” (Colossians 3:13)
Paul also writes:
“Receive the one who is weak in faith, but not for disputes over opinions.” (Romans 14:1)
These passages show an attitude very different from constant suspicion. Brotherly love does not mean accepting every error or abandoning truth. But it does mean treating people with patience, gentleness, and respect before God.
If a brother asks a question, love listens. If a sister is troubled, love seeks to understand. If someone is weak, love carries that person. If someone moves away, love prays. If someone suffers, love does not immediately accuse.
This is where the law of Christ directly meets brotherly love:
“Bear one another’s burdens, and so fulfill the law of Christ.” (Galatians 6:2)
Bearing a burden does not mean adding weight to the shoulders of someone already tired. It does not mean making that person feel guilty for being weak. It does not mean isolating someone because he or she does not understand everything. Bearing a burden means drawing near with compassion, listening, helping, praying, restoring with gentleness, and loving as Christ loved.
3. Without brotherly love, truth becomes harsh and religion becomes fear
The Bible warns us clearly: we can possess knowledge, zeal, sacrifice, and even an appearance of faith, but without love all of this loses its value before God.
Paul writes:
“Though I speak with the tongues of men and of angels, but have not love, I have become sounding brass or a clanging cymbal.” (1 Corinthians 13:1)
He adds:
“Though I have the gift of prophecy, and understand all mysteries and all knowledge, and though I have all faith so that I could remove mountains, but have not love, I am nothing.” (1 Corinthians 13:2)
These verses are extremely strong. Paul does not say that knowledge is bad, that faith is useless, or that prophecy has no value. He says that without love, even the most impressive spiritual things become empty.
That should make us reflect. A Church may speak about prophecy, government, obedience, truth, and zeal. But if brotherly love is not visible in the way members are treated, something essential is missing.
Paul describes love as patient and kind, not seeking its own interests, not easily irritated, not keeping a record of wrongs, rejoicing in truth, bearing all things, believing all things, hoping all things, and enduring all things. This is what 1 Corinthians 13 places at the heart of Christian life.
The question then becomes personal: is brotherly love truly visible in your congregation? Are the weak supported or judged? Are troubled people listened to or kept at a distance? Are members who leave still loved, or immediately regarded as dangerous? Are sincere questions received patiently, or treated as a lack of submission? Do leaders serve as Christ served, or do they govern mainly through fear?
Jesus said that His disciples would be known by the love they have for one another. Not simply by their name, organisation, publications, or prophetic understanding, but by their love.
And if brotherly love disappears, even truth can be used in a way that no longer reflects the spirit of Christ.
The real question is therefore not simply: “Are we in the right Church?” The deeper question is: are we recognisable as Christ’s disciples by the love we have for one another?
For according to Jesus, that is the distinguishing mark of His disciples.
↑ Back to contentsVII. Public Correction: What Does the Bible Really Say?
By Christophe Binette — former minister of RCG (2017–2024)
Correction is an important subject in Christian life. God corrects those He loves. Christ corrects His Church. Ministers may sometimes need to warn, reprove, exhort, and protect the flock.
But an essential question must be asked: does the Bible authorise public correction as a means of humiliating, frightening, or breaking someone in front of others?
Biblical correction has a purpose: to restore, protect, instruct, and bring a person back to God. It must never become a spectacle, a demonstration of human authority, or a means of silencing sincere questions.
That is why we need to examine what the Bible actually says.
1. Biblical correction begins with gentleness and restoration
Paul writes:
“Brothers, if a man is overtaken in any trespass, you who are spiritual restore such a one in a spirit of gentleness. Take heed to yourself, lest you also be tempted.” (Galatians 6:1)
This verse is fundamental. Paul does not say to expose a person publicly, humiliate him before others, or make an example of him so that others will be afraid. He says to restore him in a spirit of gentleness.
The purpose of Christian correction is therefore not to crush the person, but to restore him. The one who corrects must also watch himself, because he too could fall. This requires humility, prudence, compassion, and a genuine fear of God.
Christ gave the same principle in Matthew 18:
“If your brother sins, go and tell him his fault between you and him alone.” (Matthew 18:15)
Notice the order Jesus gives: the first step is private. It is not public, it is not before the whole assembly, and it is not intended to create collective pressure. It is “between you and him alone.”
Why? Because the objective is to gain the brother, not lose him.
Jesus adds:
“If he listens to you, you have gained your brother.” (Matthew 18:15)
That is the heart of biblical correction: gaining the brother. Correction that destroys, humiliates, or frightens does not reflect the spirit of Christ. Even when correction is necessary, it should reflect gentleness, patience, and a sincere desire to restore.
2. Public correction exists, but for specific situations
The Bible does not say that public correction can never be appropriate. There are cases in which a public situation must be dealt with publicly, especially when sin is manifest, persistent, scandalous, or puts the Church in danger.
Paul writes to Timothy:
“Those who persist in sin, rebuke in the presence of all, so that the rest also may fear.” (1 Timothy 5:20)
But this verse must be read in context. Paul is speaking about the handling of elders after first giving this instruction:
“Do not receive an accusation against an elder except on the evidence of two or three witnesses.” (1 Timothy 5:19)
This is therefore not a general right to expose someone publicly as soon as he asks a question, expresses a reservation, or does not understand a decision. Paul is speaking about a serious context involving established accusations, witnesses, and actual wrongdoing.
Public correction is not a tool intended to protect human authority from every challenge. It is used to address real sin and to protect the Church when the situation requires it.
There is therefore an important difference between publicly correcting manifest sin and publicly humiliating someone because he has asked a sincere question. There is also a difference between protecting the flock and frightening the flock. Even when public correction becomes necessary, it should remain fair, proportionate, fact-based, and conducted in the spirit of Christ.
Paul also gives this instruction:
“Preach the word; be ready in season and out of season; reprove, rebuke, exhort, with all patience and teaching.” (2 Timothy 4:2)
Even rebuke must therefore be accompanied by patience, gentleness, and instruction.
3. Correction that mainly produces fear should be examined
Biblical correction should produce spiritual fruit: repentance, restoration, humility, healing, peace with God, and a return to truth. But when correction is exercised harshly, publicly, or humiliatingly, it can produce other fruits: fear, silence, confusion, shame, mistrust, and outward obedience without transformation of the heart.
The Bible says:
“There is no fear in love, but perfect love casts out fear, because fear involves punishment.” (1 John 4:18)
If an assembly learns mainly to remain silent out of fear of being exposed, we must ask whether that truly reflects the perfect love John describes. If ministers or members no longer dare to ask sincere questions because they fear public rebuke, we must ask whether that truly reflects the spirit of Galatians 6:1. And if correction becomes a means of preserving an image of authority rather than restoring a soul, we must ask whether it still reflects Christ’s correction.
Jesus warned His disciples against a harsh and domineering form of authority:
“You know that the rulers of the Gentiles lord it over them, and their great ones exercise authority over them. It shall not be so among you. Whoever would be great among you must be your servant.” (Matthew 20:25–26)
Authority in the Church should therefore not resemble human domination. It should resemble Christ’s service.
True Christian correction is not meant to humiliate, produce fear, crush conscience, or destroy a person. It must unite truth with love, firmness with gentleness, authority with humility, and justice with mercy.
The question therefore becomes personal: does the correction you see around you produce restoration or fear? Does it produce love of truth or forced silence? Does it genuinely protect the sheep, or mainly protect the image of authority? Does it seek to gain the brother, as Christ taught, or to make an example of him before others?
The Bible does teach correction. But it teaches correction led by the Spirit of Christ. And the Spirit of Christ does not correct in order to humiliate. He corrects in order to save, lift up, and restore.
↑ Back to contentsVIII. “Keeping Silent”: Is Fear Compatible with the Spirit of God?
By Christophe Binette — former minister of RCG (2017–2024)
In a Christian community, there can be times when silence is wise. The Bible teaches prudence, self-control, respect, humility, and not speaking carelessly.
But there is a great difference between silence chosen out of wisdom and silence imposed by fear. When a member remains silent because he wants to avoid unnecessary disputes, that is one thing. But when a member remains silent because he is afraid of being corrected, humiliated, labelled rebellious, suspected of lacking faith, or separated from brothers and sisters, that is something else.
The question therefore deserves to be asked: is fear compatible with the Spirit of God? And if a community produces a climate in which sincere questions are suppressed, consciences are restrained, and many no longer dare to speak honestly, can we truly say that this spirit comes from Christ?
1. God does not give a spirit of fear
The apostle Paul writes:
“For God has not given us a spirit of fear, but of power and of love and of a sound mind.” (2 Timothy 1:7)
This verse is fundamental. The Spirit of God does not produce paralysing fear. He does not lead the children of God to live in intimidation, mistrust, or the constant fear of being exposed.
The Spirit of God produces power, love, and wisdom. He gives strength to remain faithful to God, the love needed to speak with humility and patience, and the wisdom to discern when to speak, how to speak, and in what spirit to speak.
Fear produces something else. It pushes us to remain silent even when conscience is troubled. It pushes us to pretend to agree. It pushes us to avoid important questions. It pushes us to preserve an appearance of unity even while the heart is anxious.
But unity founded on fear is not the unity of the Spirit. True Christian unity does not rest on enforced silence. It rests on truth, love, trust, patience, and the presence of the Spirit of God.
2. Truth is not afraid of sincere questions
Jesus said:
“You will know the truth, and the truth will make you free.” (John 8:32)
Truth sets free. It does not need to be protected by fear. It does not need to prohibit honest questions. It does not need to silence sincere consciences.
If something is true, it should be able to be examined. If a doctrine is biblical, it should be able to be tested by the Scriptures. If a decision is right, it should be able to be explained with humility. And if authority truly comes from Christ, it should not be afraid of the light.
The Bereans are praised in the Bible because they examined the Scriptures to verify what they were being taught:
“They received the word with all eagerness, examining the Scriptures daily to see whether these things were so.” (Acts 17:11)
They were not condemned for checking. They were not accused of lacking submission. They were not presented as dangerous because they compared teaching with the Scriptures. On the contrary, their attitude is presented as noble. That should make us reflect.
If members are taught to “prove all things,” but in practice certain questions become dangerous, there is a contradiction. If biblical examination is encouraged only as long as the conclusions support the organisation, while the same questions become suspect when they reveal a genuine difficulty, then this is no longer truly proving all things. It is proving only what is permitted.
But God’s truth does not need that kind of protection.
3. Imposed silence can become a form of spiritual captivity
There is a silence that protects peace. But there is also a silence that damages the soul.
When someone can no longer express an honest concern without fearing judgment, that person is no longer free. When someone can no longer ask a biblical question without fearing that he will be considered rebellious, he is no longer genuinely encouraged to seek truth. And when someone can no longer follow conscience before God because he fears the organisation’s reaction, his conscience is no longer being respected.
Paul writes:
“For freedom Christ has set us free. Stand firm, therefore, and do not submit again to a yoke of slavery.” (Galatians 5:1)
This freedom is not freedom to sin. It is not freedom to despise order, teaching, or correction. It is freedom to serve God with an upright conscience. It is freedom to obey Christ before men. It is freedom to walk in truth without being dominated by human fear.
The apostles said:
“We must obey God rather than men.” (Acts 5:29)
This principle remains true. No human organisation should take God’s place in a believer’s conscience. No human leader should become the voice that crushes all personal reflection before God. No institutional fear should replace the peace Christ gives His disciples.
Jesus said:
“Peace I leave with you; my peace I give to you. I do not give to you as the world gives. Let not your heart be troubled, neither let it be afraid.” (John 14:27)
Christ’s peace is not the apparent peace of a group in which no one dares to speak. Christ’s peace is a deep peace founded on truth, love, and trust in God.
The question therefore becomes personal: do you keep silent out of wisdom, or out of fear? Are you free to ask sincere biblical questions, follow your conscience before God, and say that something troubles you without fearing that you will immediately be suspected? Do you experience the Spirit of power, love, and wisdom, or mainly the fear of speaking wrongly, thinking wrongly, or being viewed negatively?
These questions are not intended to encourage rebellion, disorder, or bitterness. They are intended to bring each person back before God, before Christ, before the Scriptures, and before his or her own conscience.
For silence imposed by fear is not the fruit of the Spirit of God. The Spirit of God leads into truth. And truth makes us free.
↑ Back to contentsIX. After RCG: How Can We Find Peace and Grace Again?
By Christophe Binette — former minister of RCG (2017–2024)
Leaving a religious organisation in which you have invested years of your life is not a small matter. It is not simply changing assemblies or turning a page. For many people, it touches identity, faith, friendships, spiritual family, sacrifices made, years given, decisions taken, and sometimes even one’s relationship with God.
After RCG, some may feel peace. Others may experience fear, guilt, confusion, anger, sadness, or a deep sense of emptiness. These reactions do not necessarily mean that you have abandoned God. They may simply mean that you need healing.
The real question is therefore not only, “What should I do now?” It is also deeper: how can I find Christ again, His peace, His grace, and His voice, without fear, without pressure, and without confusion?
1. Leaving a human organisation does not mean leaving God
One of the greatest fears after leaving RCG may be this: have I left God? Have I left the only true Church? Have I lost my place in God’s plan?
But we must return to a fundamental truth: Christ is not imprisoned within a human organisation.
Jesus said:
“I am the good shepherd. The good shepherd gives his life for the sheep.” (John 10:11)
He did not say that the organisation was the good shepherd. He did not say that administrative headquarters was the good shepherd. He did not say that a human leader was the good shepherd. He said, “I am the good shepherd.”
If you belong to Christ, then your relationship with God does not depend first of all on a human structure. It depends on Christ Himself.
Jesus also said:
“My sheep hear my voice; I know them, and they follow me.” (John 10:27)
That is the heart of Christian life: hearing Christ’s voice and following Him. Leaving a human organisation does not therefore automatically mean leaving God. On the contrary, it can become the beginning of a deeper return to Christ, to His word, to His grace, and to a faith less founded on fear.
The real question is not simply whether you are still inside an organisation. The real question is whether you are still attached to Christ, whether you seek His voice, abide in His word, desire to walk in truth, love God and your neighbour, and be led by His Spirit.
If that is your desire, then your story with God is not over.
2. What if this period is a trial permitted by God?
We should also consider another possibility: what if this period is a trial permitted by God?
God does not merely want us to belong to a group. He wants us to grow, mature, learn discernment, and truly place truth above everything else.
In the Christian life, God may permit difficult situations to reveal what is really in our hearts. He may allow us to be tested, tried, or shaken so that what matters most to us becomes clear. Are we attached to Christ, or only to an organisation? Are we attached to truth, or only to spiritual comfort? Are we willing to lose an apparent security, a reputation, or even certain relationships if that becomes necessary in order to remain faithful to God?
When entering RCG, many of us already made this sacrifice once. We may have lost friends, created tensions with family, or given up certain things because we believed we were following the truth.
But a difficult question deserves to be asked: what if, today, the test is not to remain in the organisation at all costs, but to discern before God whether one must leave it in order to remain faithful to Christ? What if this new test consists precisely in choosing truth above the organisation, even when it costs relationships, an apparent spiritual security, and part of our former identity?
It is a difficult question. But it deserves honest examination.
The Bible says:
“I will strike the shepherd, and the sheep of the flock will be scattered.” (Matthew 26:31; Zechariah 13:7)
This passage is fulfilled first in the context of Christ and His disciples. It should therefore not be used lightly or mechanically applied to every modern situation. But the spiritual principle remains serious: when spiritual authority is shaken, sheep can be scattered, troubled, disoriented, and tested.
In those moments, the real question is not simply, “Where are the other sheep?” The real question is: am I continuing to follow the true Shepherd?
Jesus Christ is the good Shepherd. If a human structure is shaken, if members are scattered, if relationships change, if certainties collapse, Christ remains.
This trial can therefore become a time of spiritual purification. Not in order to abandon God, but to return to Him more deeply. Not in order to reject all faith, but to distinguish genuine faith from dependence on an organisation. Not in order to become bitter, but to learn to follow Christ even when that costs something.
For in the end, God may allow us to be tested in order to reveal what matters most to us: the security of a group or the truth, the approval of men or the approval of God, fear of losing relationships or faithfulness to Christ.
3. Rediscovering grace after years of spiritual pressure
After living for a long time in a very demanding religious environment, it can be difficult simply to receive God’s grace.
We can have the impression that we never do enough: never pray enough, never give enough, never obey enough, never understand enough, never show enough zeal, never submit enough. But the Gospel does not begin with our performance. It begins with the grace of God.
Paul writes:
“For by grace you have been saved through faith. And this is not from yourselves; it is the gift of God.” (Ephesians 2:8)
Grace does not mean that obedience is unimportant. It does not mean that truth is unimportant. It does not mean that sin becomes acceptable. But it does mean that God does not save us because we have perfectly succeeded in living under pressure. He saves us by His goodness, mercy, love, and His work in Jesus Christ.
Jesus said:
“Come to me, all you who are weary and burdened, and I will give you rest.” (Matthew 11:28)
Notice that Jesus did not say, “Come to me and I will give you more pressure.” He said, “I will give you rest.”
This rest does not mean spiritual inactivity. It means the end of a relationship with God dominated by fear, constant guilt, and the feeling that one is never accepted. Christ does not call His sheep in order to crush them. He calls them to save, lift, lead, and heal them.
After RCG, it may be necessary to relearn grace. It may be necessary to relearn that God is not only Judge but also Father; that Christ is not only King but also Shepherd; that the Spirit of God does not produce fear but power, love, and wisdom. It may also be necessary to relearn that asking sincere questions is not necessarily rebellion, that resting is not abandoning God, and that healing takes time.
4. Rebuilding a faith founded on Christ, not fear
After leaving RCG, some may be tempted to abandon all faith. Others may immediately seek another organisation that will provide quick answers, a clear structure, and a sense of security.
But it is important not to rebuild too quickly on the same foundations of fear, pressure, or human dependence.
Paul writes:
“For no one can lay any foundation other than the one already laid, which is Jesus Christ.” (1 Corinthians 3:11)
The foundation of your faith must be Christ. Not fear, not a man, not an organisation, not a prophetic date, not collective pressure, not the opinion of others, but Christ.
This does not mean that you should live in isolation. Fellowship is important. Encouragement is important. Teaching is important. Prayer with other believers is important. But everything must be rebuilt on Christ.
Take time to return to the Gospels. Read Jesus’ words again. Observe how He treated the weak, His patience, compassion, firmness, and also His gentleness. Observe how He corrects, welcomes, and restores. Then ask yourself this question: does the image of God I received truly resemble Jesus Christ?
For Jesus is the perfect image of the Father. He said:
“He who has seen me has seen the Father.” (John 14:9)
If your view of God is mainly made up of fear, pressure, threat, guilt, and exhaustion, then perhaps it is time to allow Christ Himself to correct it.
The peace of God does not always return immediately. Sometimes it returns slowly: through prayer, simple reading of Scripture, honest conversations, rest, truth, forgiveness, grace, and the understanding that God has not abandoned you.
Jesus said:
“Peace I leave with you; my peace I give to you. I do not give to you as the world gives. Let not your heart be troubled, neither let it be afraid.” (John 14:27)
After RCG, these words can become alive again. Your heart does not have to remain in fear. Your faith does not have to remain imprisoned by guilt. Your relationship with God can be rebuilt, not on fear, not on pressure, not on institutional loyalty, but on Jesus Christ, His truth, His grace, His love, and His peace.
The question is therefore not only, “What have I left?” The real question is: to whom am I returning?
And if you are returning to Christ, then you are not lost. Perhaps, for the first time in a long time, you are beginning to rediscover the true rest that He alone can give.
↑ Back to contentsX. You Are Not Alone: Fellowship After Leaving an Organisation
By Christophe Binette — former minister of RCG (2017–2024)
After leaving a religious organisation, one of the deepest pains can be loneliness. For years, your friends, habits, festivals, conversations, calendar, spiritual identity, and sometimes even your sense of belonging were connected with one particular community. Then, almost overnight, everything can change.
People with whom you prayed, laughed, served, travelled, and shared years of your life may suddenly distance themselves. Some do not know what to say, others are afraid to speak to you, and others may already regard you as a spiritual danger. You may then find yourself facing the painful question: “Where is my spiritual family now?”
This loneliness is real and should not be minimised. But an essential truth must also be remembered: you are not alone. Christ does not abandon His sheep, and fellowship does not disappear simply because you have left a human organisation.
1. Fellowship belongs to Christ, not to an organisation
The Bible clearly teaches the importance of fellowship. The first Christians “continued steadfastly in the apostles’ teaching and fellowship, in the breaking of bread, and in prayers” (Acts 2:42).
Fellowship is therefore part of normal Christian life. God does not call us to a cold, isolated faith cut off from others. But this fellowship does not depend first of all on the name of an organisation, an administrative headquarters, an official membership list, or a human structure. It depends on Christ.
John writes:
“Our fellowship is with the Father and with His Son Jesus Christ.” (1 John 1:3)
Christian fellowship begins there: with the Father and with His Son. When two believers sincerely seek Christ, pray together, read the Scriptures, encourage one another, carry one another, and desire to walk in truth, a real form of fellowship already exists.
Jesus said:
“Where two or three are gathered in my name, I am there in the midst of them.” (Matthew 18:20)
He did not say that His presence depended on enrolment in the same human organisation. He said, “in my name.”
This does not mean that order, teaching, ministry, or assembly have no importance. But it does mean that Christ can be present among His disciples even when they are few, wounded, scattered, or rebuilding.
You may have lost a structure, a rhythm, a social circle, and even part of your sense of belonging. But you have not lost Christ. And if you have not lost Christ, then you have not lost the possibility of genuine fellowship.
2. After leaving an organisation, we sometimes need to relearn healthy fellowship
After living for a long time in a highly controlled environment, fellowship can be difficult to rebuild. We may be afraid to trust, afraid of being judged, afraid of being manipulated again, or afraid of joining another group and reliving the same mechanisms. We may also be afraid of remaining alone. These reactions are understandable.
It may therefore be necessary gradually to relearn what healthy fellowship is. Healthy fellowship does not rest on fear, surveillance, the obligation to think exactly the same thing about every subject, or control of conscience. It rests on Christ, love, truth, humility, patience, and respect before God.
Paul writes:
“Receive one another, therefore, just as Christ received you, to the glory of God.” (Romans 15:7)
Christian welcome does not mean accepting every doctrine or behaviour. But it does involve an attitude of patience, gentleness, and respect. It means not treating a wounded person as a danger, a troubled person as a rebel, or a fragile conscience as a problem that must immediately be corrected.
After RCG, it may be wise not to rebuild too quickly. Take time to heal, pray, reread the Gospels, discern the fruits, and recognise what is healthy and what is not. Do not immediately replace one dependency with another. Do not simply look for a new group that will quickly provide all the answers. Seek Christ first.
Then seek brothers and sisters who bring you closer to Him, not closer to a new fear. Genuine fellowship should help you love God more, follow Christ more freely, walk in truth with humility, and rediscover peace. It should not place you again under a yoke of fear.
3. Scattered sheep can be restored by the true Shepherd
When people leave an organisation, they may feel scattered, lost, or spiritually homeless. That feeling is real. After years in a structured community with habits, relationships, festivals, responsibilities, and a common identity, departure can create a deep void.
But in the Bible, God often presents Himself as the One who seeks, gathers, and cares for His sheep. The prophet Ezekiel records these words of God:
“Behold, I myself will search for my sheep and seek them out.” (Ezekiel 34:11)
And again:
“I will seek the lost, bring back the strayed, bind up the injured, and strengthen the weak.” (Ezekiel 34:16)
These words are deeply comforting. God sees wounded, scattered, tired, disoriented sheep and those who no longer know whom to trust. He sees those who are afraid, those exhausted by pressure, expectations, conflicts, or confusion. And God is not indifferent. Christ is the good Shepherd, and He knows how to find His sheep even when they feel isolated.
This does not mean that the road will always be simple. There may be a period of emptiness, lost friendships, painful silences, and questions without immediate answers. But this time can also become a time of purification, healing, and rebuilding.
Fellowship after leaving an organisation may not look exactly like what you knew before. It may be simpler, smaller, humbler, and less structured. But it can also become more genuine. A few brothers and sisters praying sincerely together can be a great blessing. An honest conversation can lift a tired soul. A message of encouragement can break deep loneliness. A shared Bible reading can rekindle hope. A simple prayer can remind us that Christ is still present.
The question, therefore, is not: “How can I recover exactly what I lost?” The real question is: how can I allow Christ to rebuild a healthier, freer, truer fellowship rooted more deeply in Him?
You are not alone. Others have gone through the same fears, experienced the same loneliness, and had to relearn how to pray without pressure, read without fear, love without control, and seek God without depending on an organisation.
Above all, Christ has not ceased to be your Shepherd. He can lift you up, guide you, give you brothers and sisters again, and teach you to love again. He can transform scattering into healing and loneliness into genuine fellowship.
For fellowship does not begin with an organisation. It begins with Christ. And those who belong to Christ are never truly alone.
↑ Back to contentsXI. General Conclusion — Return to Christ
The articles gathered on this page address several different subjects: the law of Christ, truth, prophecy, offerings, the Church, brotherly love, correction, fear, grace, and fellowship after an organisation. But fundamentally, all of these subjects lead to the same question: are we truly being brought back to Jesus Christ?
The law of Christ must be central to Christian life. It is expressed through love, gentleness, forgiveness, mercy, service, truth, patience, restoration, support for the weak, and bearing one another’s burdens. It cannot be reduced to a simple list of external rules. It touches the heart, motives, and the way we correct, serve, forgive, love, and treat brothers and sisters.
The Mosaic law had a real role in God’s plan, but it is not the legal framework of salvation for the believer in Christ. Salvation does not come through observance of the law, tithing, the Sabbath, festivals, membership in an organisation, or loyalty to a man. Salvation is received by grace through faith in Jesus Christ.
The Sabbath may be observed as a personal conviction before God. But it must not become a condition of salvation or an absolute criterion for deciding who truly belongs to God. Likewise, Christian generosity must be free, voluntary, joyful, and practiced according to each person’s conscience before God. It must not be produced by fear, pressure, guilt, or prophetic urgency.
Prophecy must be examined with prudence, humility, and respect for the limits given by Jesus Christ. It should lead to repentance, faith, spiritual vigilance, and hope, not to fear, confusion, date-setting, or dependence on a human leader.
The Church of God must not be reduced to one human organisation. It is the spiritual body of Christ, made up of those who belong to God, are led by His Spirit, abide in His word, and practice love.
If you have left RCG, or if you are still inside and asking questions, my desire is not to push you toward another human system. My desire is to encourage you to examine without fear, return to Christ, rediscover grace, find peace again, heal spiritually, and rebuild a faith founded on Jesus Christ.
For in the end, it is not an organisation that saves. It is not a man who gives life. It is not fear that transforms the heart. God saves, by grace, through faith in Jesus Christ. Christ is the One who calls, lifts up, restores, and leads His sheep.
And it is the law of Christ — love lived in truth — that should become the visible sign of those who belong to Him.
Note on biblical quotations
Biblical quotations are mainly based on the Louis Segond Bible in the French source. Some wording may be slightly adapted for readability. In translated versions, standard biblical wording is used where possible.
↑ Back to contentsA los antiguos miembros y a los miembros actuales de The Restored Church of God (RCG)
Examinadlo todo; retened lo bueno.
Por Christophe Binette | Publicado el 26 de julio de 2026 | Fundador de Examine All Things — Estudios bíblicos basados en las Escrituras
Examine All Things no es una Iglesia, una organización religiosa, un ministerio jerárquico ni un nuevo grupo procedente de RCG, UCG, LCG, PCG, COGWA o de cualquier otra rama de la Church of God.
Este sitio tiene como objetivo animar a cada persona a examinar las enseñanzas, las prácticas y los frutos espirituales a la luz de las Escrituras, con seriedad, humildad y oración. No pretende ejercer autoridad espiritual sobre las conciencias ni sustituir una organización por otra.
Invita sencillamente a volver a Dios, a Jesucristo, a la verdad bíblica, a la gracia, a la ley de Cristo y a una relación viva con el Padre.
Durante catorce años fui miembro de The Restored Church of God (RCG). Durante siete de esos años serví como ministro a los hermanos y hermanas francófonos de Europa y África — de manera voluntaria, por amor a vosotros y a la verdad.
En marzo de 2024, después de aplicar el principio que se me había enseñado desde el primer día — «examinadlo todo» (1 Tesalonicenses 5:21) — presenté mi renuncia a David C. Pack.
Esta carta refleja mi experiencia, mi comprensión y mis convicciones en el momento de mi salida, en marzo de 2024. Debe leerse como un documento personal e histórico relacionado con esa etapa de mi camino, y no como una declaración doctrinal completa o definitiva de Examine All Things.
Puede leer la carta completa mediante el botón que aparece a continuación.
No dejé RCG por ira ni por amargura. Os amo y oro por cada uno de vosotros todos los días — incluso por quienes quizá hoy me consideren un «enemigo».
Mi deseo no es alejaros de Dios, sino animaros a volver directamente a Él, por medio de Jesucristo, en la verdad, la gracia, la paz y la libertad que ofrece el Evangelio.
¿Por qué esta página?
Esta página reúne varios artículos que he escrito específicamente para vosotros, mis hermanos y hermanas de RCG. Abordan preguntas que yo mismo me hice durante años y que nunca me atreví a plantear abiertamente — por miedo, lealtad o costumbre.
Estos artículos no pretenden conducir al lector hacia una nueva organización humana. Pretenden llevar a cada persona de vuelta a Cristo, a las Escrituras, a la gracia, a la verdad, a la ley de Cristo y a una relación directa con Dios.
El mensaje central de esta página es sencillo: la salvación no se basa en pertenecer a una organización, en la lealtad a un dirigente, en la observancia de la ley mosaica, en el diezmo, en el sábado ni en rendimientos religiosos. La salvación se recibe por la gracia de Dios, mediante la fe en Jesucristo.
Nota sobre el legado doctrinal de Herbert W. Armstrong
Herbert W. Armstrong destacó varias verdades bíblicas importantes, entre ellas la esperanza del Reino de Dios, la resurrección, la vida eterna como don de Dios, la necesidad del arrepentimiento y la importancia de obedecer a Dios.
Estos elementos merecen ser reconocidos con honestidad.
Sin embargo, ciertos aspectos de su enseñanza deben ser reexaminados a la luz del Nuevo Testamento. En particular, parte de su sistema doctrinal podía tender a situar al creyente dentro de un marco cercano al pacto mosaico, en el que los Diez Mandamientos, el sábado, las fiestas, el diezmo y la pertenencia organizativa se convertían en marcadores centrales de fidelidad espiritual.
Ahora bien, el Nuevo Testamento presenta la salvación como un don recibido por gracia, mediante la fe en Jesucristo. La obediencia sigue siendo importante, pero no es la base de la salvación. Es el fruto de una fe viva, de un corazón transformado por el Espíritu y de una vida puesta bajo la ley de Cristo.
Por tanto, no se trata de rechazar todo lo que se enseñó en el pasado, sino de examinarlo todo, retener lo bueno y volver a someter cada doctrina a Jesucristo, a la gracia, a la verdad bíblica y al nuevo pacto.
Esto no significa que la obediencia carezca de importancia. Pero la verdadera obediencia es el fruto de una fe viva, de un corazón transformado y de una vida guiada por el Espíritu de Dios. Nunca debe convertirse en un medio para merecer la salvación o demostrar una supuesta superioridad espiritual.
Por eso esta página pone un énfasis particular en el Reino de Dios, Jesucristo, el arrepentimiento, la salvación por gracia, la ley de Cristo, el amor, la verdad, la libertad de conciencia, la sanidad espiritual, la restauración, la transformación del corazón y la nueva vida en Cristo.
Hoy os invito a examinar estos temas conmigo, en oración y a la luz de las Escrituras.
No tenéis que estar de acuerdo conmigo. Pero creo que tenéis el derecho — y la responsabilidad — de examinar estas cosas por vosotros mismos.
«Examinadlo todo; retened lo bueno.» (1 Tesalonicenses 5:21)
Nota personal
Este texto es un testimonio personal y una reflexión bíblica basada en mi experiencia dentro de RCG. No pretende atacar a personas, sino invitar a cada uno a examinar las enseñanzas, las prácticas y los frutos espirituales a la luz de las Escrituras.
No escribo con espíritu de venganza, polémica o condenación. Mi deseo es ayudar a quienes han quedado turbados, heridos, aislados o culpabilizados a recuperar la paz, la gracia, la verdad bíblica y una relación viva con el Padre por medio de Jesucristo.
Examine All Things no reivindica ninguna autoridad sobre las conciencias. El objetivo no es sustituir una dependencia organizativa por otra, sino animar a cada persona a volver a Cristo, examinarlo todo y retener lo bueno.
I. La ley de Cristo: ¿se practica en RCG?
Por Christophe Binette — antiguo ministro de RCG (2017–2024)
Durante catorce años en The Restored Church of God aprendí a «probar todas las cosas». Fue precisamente este principio el que me llevó a reexaminarlo todo y, finalmente, a marcharme en marzo de 2024.
Hoy quiero invitaros a considerar una pregunta sencilla, pero profundamente importante: ¿se practica realmente la ley de Cristo en RCG?
Antes incluso de responder a esa pregunta, hay que plantear otra aún más fundamental: ¿cómo se entiende y se enseña la ley de Cristo en RCG?
Por supuesto, en RCG pueden mencionarse ciertas ideas relacionadas con el amor, el servicio, la obediencia, la ayuda a los hermanos y hermanas o el hecho de llevar las cargas de los demás. Pero en catorce años como miembro, incluidos siete años de ministerio, no recuerdo haber oído presentar la ley de Cristo como una enseñanza central de Jesucristo, ni explicarla como una realidad distinta de una simple referencia a los Diez Mandamientos.
Y, sin embargo, el apóstol Pablo habla de ella con claridad:
«Hermanos, si alguno fuere sorprendido en alguna falta, vosotros que sois espirituales, restauradle con espíritu de mansedumbre; considerándote a ti mismo, no sea que tú también seas tentado.» (Gálatas 6:1)
Y añade inmediatamente:
«Sobrellevad los unos las cargas de los otros, y cumplid así la ley de Cristo.» (Gálatas 6:2)
Este pasaje no dice simplemente: «Guardad los Diez Mandamientos». Describe una manera concreta de tratar a los demás: restaurar con mansedumbre, llevar sus cargas, sostener a los débiles, amar a los hermanos y actuar según el espíritu de Cristo.
Cristo mismo expresa su esencia cuando dice:
«Amaos los unos a los otros como yo os he amado.» (Juan 13:34)
La ley de Cristo no se opone a la ley de Dios. Pero tampoco puede reducirse a una simple lista de mandamientos observados exteriormente. Revela el espíritu con el que los discípulos de Cristo deben vivir, corregir, servir, gobernar, perdonar y cuidar de las ovejas.
Por tanto, la pregunta no es solamente: «¿Enseña RCG la obediencia a los mandamientos?» La verdadera pregunta es más profunda: ¿practica RCG la ley de Cristo? Dicho de otro modo, en su manera de corregir, gobernar, excluir, tratar a los débiles, responder a las dudas, llevar las cargas y amar a las ovejas, ¿refleja realmente RCG el ejemplo de Jesucristo?
Esta es la pregunta que vamos a examinar.
1. Lo que observé personalmente durante mi ministerio
Durante los siete años en los que serví como ministro a los hermanos y hermanas francófonos de Europa y África, fui reflexionando progresivamente sobre el clima espiritual y pastoral en el que podían expresarse determinadas preguntas.
Quiero precisar que lo que sigue corresponde a mi experiencia personal y a mi percepción de las cosas en aquel momento. No pretendo conocer las intenciones de cada persona ni juzgar todas las decisiones tomadas. Otras personas pudieron vivir o comprender ciertas situaciones de manera diferente.
Con el paso del tiempo viví momentos en los que expresar una pregunta, una reserva o una preocupación sincera me parecía difícil. No se debía necesariamente a una regla escrita, sino más bien a un clima que yo percibía como poco favorable a la expresión de inquietudes profundas.
En varias ocasiones tuve la impresión de que una pregunta dirigida a la sede podía ser recibida no como una búsqueda sincera de aclaración, sino como una posible falta de sumisión o alineamiento. Esto me perturbaba, porque en ciertos casos resultaba difícil ejercer una conciencia personal ante Dios con libertad y paz.
Más ampliamente, a lo largo de los años me pareció observar que algunos ministros que expresaban reservas, desacuerdos o preocupaciones ante las orientaciones de la sede podían ver luego modificadas sus responsabilidades. En algunos casos, ministros que servían en la sede fueron reasignados a funciones de campo. Hasta donde sé, estos cambios no siempre se presentaban oficialmente como medidas disciplinarias. Sin embargo, en conversaciones privadas podían explicarse como una oportunidad para ser probados, crecer o desarrollar mayor humildad. Algunos de estos cambios parecían ir acompañados también de un cambio de rango, función o responsabilidad.
No señalo aquí a ninguna persona ni situación concreta. No conozco todas las razones que pudieron motivar cada decisión. Simplemente relato un patrón que percibí entonces y que contribuyó a mis preguntas sobre el lugar concedido a las reservas sinceras, la conciencia personal y el diálogo fraternal.
También puedo dar testimonio de mi propia experiencia durante el período del Covid. En aquel momento sentí una presión importante respecto a la vacunación, especialmente en relación con la participación en la conferencia ministerial, mientras yo mismo tenía reservas de conciencia ante Dios.
Lo que más me marcó fue la impresión de que la «conciencia de la Iglesia» podía presentarse como algo que debía prevalecer sobre la conciencia individual. En otras palabras, me parecía que una reserva personal de conciencia podía considerarse secundaria frente a una orientación o expectativa colectiva.
Formulo esto como una percepción personal vinculada a aquel período, y no como una acusación contra las personas implicadas. También reconozco que fue un tiempo difícil para todos y que cada persona pudo actuar según lo que entendía entonces.
Esta experiencia me llevó a una pregunta importante: cuando una conciencia personal sincera entra en tensión con una expectativa colectiva, ¿cómo debe situarse un creyente ante Dios?
Pablo escribe:
«Cada uno esté plenamente convencido en su propia mente.» (Romanos 14:5)
Este principio me parece esencial. Nos recuerda que la conciencia del creyente no debe tratarse a la ligera, sobre todo cuando se expresa con respeto, oración y temor de Dios.
No pretendo emitir un juicio definitivo sobre todas las decisiones tomadas. Pero creo que estas preguntas merecen ser examinadas honestamente a la luz de las Escrituras.
Por tanto, la pregunta que os planteo es la siguiente: ¿refleja realmente la ley de Cristo una cultura en la que resulta difícil expresar preguntas sinceras o reservas de conciencia? ¿Refleja el espíritu de Gálatas 6:1-2, donde los espirituales están llamados a restaurar con mansedumbre y a llevar las cargas unos de otros?
2. Lo que Cristo enseña realmente
La ley de Cristo no es una lista de reglas adicionales. Es una transformación del corazón, desde dentro hacia fuera. Produce libertad, no miedo. Restaura; no condena. Conduce a la gracia, la misericordia, la paciencia y el amor sacrificial.
Pablo escribe:
«No estáis bajo la ley, sino bajo la gracia.» (Romanos 6:14)
Esto no significa que el cristiano sea libre para desobedecer a Dios. Pero sí significa que la vida cristiana no debe estar dominada por la condenación, el miedo, la presión humana o el control espiritual. Debe ser guiada por el Espíritu de Dios y por el ejemplo de Jesucristo.
La ley de Cristo va aún más lejos. Cristo enseña:
«Amad a vuestros enemigos, bendecid a los que os maldicen, haced bien a los que os aborrecen, y orad por los que os ultrajan y os persiguen.» (Mateo 5:44)
Si, a los ojos de algunos, me he convertido en un «enemigo» por haber dejado RCG y planteado estas preguntas, entonces la ley de Cristo se aplica precisamente aquí. La verdadera pregunta pasa a ser: ¿seguimos orando por quienes se han marchado? ¿Oramos por sus familias? ¿Oramos por quienes sufren, dudan, están equivocados o incluso por quienes nos han herido?
No orar por los enemigos, no llevar las cargas de los débiles y no restaurar con mansedumbre va directamente en contra del espíritu de la ley de Cristo.
La ley de Cristo, por tanto, no se mide únicamente por las doctrinas que defendemos, sino por la manera concreta en que tratamos a las personas. Se ve en cómo respondemos a las preguntas, acompañamos a los débiles, corregimos a quienes caen, hablamos de quienes se marchan y oramos por aquellos a quienes ya no comprendemos.
3. ¿Se puede ser discípulo sin practicar Sus enseñanzas?
No se puede ser discípulo — es decir, alumno — de Cristo sin poner en práctica Sus enseñanzas. Un discípulo no se limita a admirar a su maestro ni a citar sus palabras. Lo sigue, aprende de él, acepta ser corregido por él y procura aplicar concretamente lo que ha enseñado.
Jesús nunca definió la vida de discípulo por la pertenencia a una organización humana, por un título, por una función o por una lealtad institucional. La definió por una relación viva con Su palabra.
Jesús dijo:
«Si permanecéis en mi palabra, seréis verdaderamente mis discípulos.» (Juan 8:31)
La palabra importante aquí es «permanecer». No se trata simplemente de escuchar la palabra de Cristo ni de utilizarla para defender una doctrina, sino de permanecer en ella, vivir en ella, volver a ella y dejar que esa palabra juzgue nuestros pensamientos, actitudes y prácticas.
Por eso la pregunta se vuelve muy seria. ¿Podemos llamarnos verdaderamente discípulos de Cristo si enseñamos obediencia pero no practicamos la mansedumbre? ¿Podemos hablar de verdad mientras sofocamos preguntas sinceras? ¿Podemos insistir en la sumisión mientras descuidamos llevar las cargas de los débiles? ¿Podemos predicar el amor si el miedo se convierte en el principal motor de la obediencia?
Jesús dio también una señal muy clara por la que serían reconocidos Sus discípulos:
«En esto conocerán todos que sois mis discípulos, si tenéis amor los unos por los otros.» (Juan 13:35)
No dijo que Sus discípulos serían reconocidos principalmente por pertenecer a la organización correcta, por defender perfectamente una estructura de gobierno o por guardar silencio ante preguntas difíciles. Dijo que la señal distintiva sería el amor.
La ley de Cristo no es, por tanto, un tema secundario. Toca directamente la identidad misma del discípulo. Si la ley de Cristo no se enseña claramente ni se vive realmente, ¿podemos seguir hablando de una verdadera vida de discípulo en el sentido que Cristo pretendía?
La pregunta se vuelve entonces personal. ¿Sentís en vuestra congregación la paz, la libertad y el amor de Cristo, o principalmente miedo? Cuando alguien es débil, ¿se le sostiene o se sospecha de él? Cuando un hermano duda, ¿se le escucha o se le considera inmediatamente rebelde? Cuando una conciencia personal está turbada, ¿se la respeta ante Dios o se la aplasta en nombre de la «conciencia de la Iglesia»? Cuando alguien se marcha, ¿oramos por esa persona con amor o se convierte automáticamente en un peligro que hay que evitar?
Estas preguntas no pretenden provocar rebelión contra Dios. Pretenden llevar a cada uno de vuelta a Cristo. Porque, al final, no será una organización la que juzgue nuestros corazones. No será una sede administrativa la que determine si hemos sido fieles a Cristo. Será Cristo mismo.
Y si somos verdaderamente Sus discípulos, debemos volver a Sus palabras, Su ejemplo, Su mansedumbre, Su misericordia, Su verdad y Su ley.
El Espíritu de verdad os guiará a toda la verdad — si se lo permitís. (Juan 16:13)
Para saber más:
Para profundizar, podéis leer el estudio: «Ley mosaica y ley de Cristo: ¿se puede ser salvo por la ley o por la gracia?»
Este estudio examina más ampliamente la relación entre la ley mosaica, la ley de Cristo, la gracia y la salvación.
↑ Volver al índiceII. «90 razones para seguir la verdad» — ¿se aplican hoy a RCG?
Por Christophe Binette — antiguo ministro de RCG (2017–2024)
En 1993, David C. Pack pronunció una serie de sermones titulada 90 Reasons to Follow the Truth — «90 razones para seguir la verdad». Esta serie estuvo vinculada a su salida de la Global Church of God y a la formación de The Restored Church of God.
No deseo reproducir aquí esos sermones ni utilizarlos como un ataque personal. Los menciono sencillamente como un elemento histórico importante, porque destacaban un principio que muchos de nosotros aprendimos a tomar en serio: cuando una persona cree ver alterada la verdad, debe examinar las cosas ante Dios, a la luz de las Escrituras.
1. Un principio enseñado: seguir la verdad
El principio de «examinarlo todo» no debería depender de la organización en la que uno se encuentre. No debería ser válido únicamente cuando se aplica a otros. Si es correcto examinar una organización cuando parece alejarse de la verdad, ese mismo principio debe poder aplicarse en todas partes, incluida RCG.
El apóstol Juan escribe:
«No creáis a todo espíritu, sino probad los espíritus para ver si son de Dios.» (1 Juan 4:1)
Y Pablo nos exhorta:
«Examinadlo todo; retened lo bueno.» (1 Tesalonicenses 5:21)
Estos pasajes muestran que el examen espiritual no es un acto de rebelión. Es una responsabilidad cristiana. Examinar lo que se enseña, comprobar los frutos producidos y comparar las palabras humanas con las Escrituras forma parte de una fe viva ante Dios.
Según mi comprensión de estos sermones, David C. Pack destacaba especialmente el peligro de que el error se acumulara dentro de una organización. También desarrollaba la idea de que el Espíritu de Dios conduce hacia la verdad sin quedar limitado por fronteras institucionales o por una estructura administrativa.
Estas ideas merecen ser consideradas seriamente, no porque procedan de un hombre, sino porque coinciden con un principio bíblico: la verdad debe ser siempre probada por las Escrituras.
2. Una cuestión de coherencia
La cuestión se convierte entonces en una cuestión de coherencia. Si este principio era válido en 1993, ¿por qué dejaría de serlo hoy? Si entonces se podía examinar la Global Church of God, ¿por qué no se podría examinar RCG hoy?
La verdad no cambia según la organización que la enseña. Una pregunta bíblica sincera no se vuelve mala simplemente porque se formule dentro de RCG. Del mismo modo, una enseñanza no se vuelve verdadera simplemente porque proceda de una sede, de un dirigente o de una estructura religiosa. Debe examinarse a la luz de la Palabra de Dios.
Pablo advirtió que es posible estar:
«Siempre aprendiendo, y nunca pudiendo llegar al conocimiento de la verdad.» (2 Timoteo 3:7)
Este versículo debería hacernos reflexionar. Cuando las enseñanzas se modifican, corrigen, desarrollan y vuelven a corregirse regularmente, es legítimo preguntarse si esto conduce a una comprensión más clara de la verdad o si mantiene a los creyentes en una expectativa permanente y una dependencia continua de nuevas explicaciones.
No se trata de rechazar toda verdad recibida en el pasado. Tampoco se trata de fomentar amargura, división o rebelión. Se trata simplemente de plantear una pregunta honesta ante Dios: ¿lo que recibimos nos acerca realmente a Cristo, a la paz, a la gracia, a la verdad y al Evangelio?
3. Examinar sin miedo, volver a Cristo
Cuando un hermano o una hermana está turbado, la respuesta bíblica no consiste en asustarlo o hacerlo callar. La ley de Cristo llama más bien a restaurar con mansedumbre y a llevar las cargas unos de otros.
Si algunos miembros se sienten confusos, cansados o espiritualmente heridos, esto debería llevarnos a examinar los frutos producidos. Jesús dijo que el árbol se conoce por sus frutos. Una verdad que viene de Dios debería conducir a mayor claridad, arrepentimiento, fe, amor, paz y apego a Cristo.
La pregunta que planteo es sencilla: ¿debe el principio de «examinarlo todo» aplicarse solamente a otras organizaciones, o también a RCG? Si hemos aprendido a probar todas las cosas, debemos aceptar que este principio se aplique también a nuestras propias creencias, hábitos, razonamientos y a toda estructura humana que pretenda hablar en nombre de Dios.
Examinar no significa odiar; preguntar no significa abandonar a Dios; reconocer una dificultad no significa rechazar toda verdad. Pero negarse a examinar por miedo, costumbre o lealtad institucional puede llegar a ser peligroso para la conciencia del creyente.
La verdad de Dios no necesita ser protegida por el miedo. Puede ser examinada. Puede soportar la luz. Y si realmente viene de Dios, siempre nos llevará de vuelta a Jesucristo.
El Espíritu de verdad conduce a la verdad — si se lo permitimos. (Juan 16:13)
↑ Volver al índiceIII. ¿Podemos conocer el día del regreso de Cristo?
Por Christophe Binette — antiguo ministro de RCG (2017–2024)
El regreso de Jesucristo es central en la fe cristiana. Cristo prometió volver. Las profecías bíblicas anuncian Su regreso. Sus discípulos están llamados a velar, mantenerse sobrios, discernir los tiempos y prepararse espiritualmente.
Pero queda una pregunta importante: ¿podemos conocer el día exacto del regreso de Cristo?
Esta pregunta no es secundaria. Afecta directamente a nuestra relación con la autoridad, la profecía, la fe, el miedo y la manera en que recibimos las propias palabras de Jesucristo.
Recuerdo particularmente una ocasión en la que el Pastor General de RCG anunció una fecha, o al menos la presentó con mucha fuerza como significativa. Muchos de nosotros la tomamos muy en serio. Algunos permanecieron despiertos toda la noche, incluso vestidos con traje, esperando lo que debía suceder, aunque tenían que volver al trabajo al día siguiente.
Ese recuerdo me marcó. No porque esté mal velar espiritualmente, sino porque existe una gran diferencia entre velar como Cristo lo mandó y permanecer despierto toda una noche a causa de una fecha anunciada por un hombre.
Por eso la pregunta merece plantearse con honestidad: ¿podemos conocer el día del regreso de Cristo? Y si Cristo mismo declaró que nadie conoce el día ni la hora, ¿qué debemos pensar de los repetidos anuncios de fechas, períodos precisos o cálculos proféticos presentados como decisivos?
1. Jesús dijo claramente que nadie conoce el día ni la hora
Cristo no dejó esta cuestión en la ambigüedad. Declaró:
«Pero del día y la hora nadie sabe, ni aun los ángeles de los cielos, ni el Hijo, sino solo el Padre.» (Mateo 24:36)
Repite la misma idea en el Evangelio de Marcos:
«Pero de aquel día y de la hora nadie sabe, ni aun los ángeles que están en el cielo, ni el Hijo, sino el Padre.» (Marcos 13:32)
Estas palabras son sencillas. Jesús no dice: «Nadie lo sabe por ahora, salvo un hombre al final de los tiempos». Tampoco dice: «Nadie lo sabe hasta que un dirigente reciba el cálculo final». Dice que ese día y esa hora pertenecen al Padre.
Los discípulos de Cristo deben, por tanto, comenzar respetando este límite. Si Jesús mismo dijo que nadie conoce el día ni la hora, todo intento de fijar una fecha precisa debería hacernos inmediatamente prudentes.
La verdadera fe no consiste en ir más allá de lo que Cristo ha revelado. La verdadera fe consiste en creer lo que Él dijo.
2. Velar no significa calcular una fecha
Algunos podrían responder: «Sí, nadie conoce el día ni la hora, pero quizá podamos conocer el año, el mes, la estación o casi el momento exacto».
Pero Jesús no dio esta enseñanza para animar a Sus discípulos a buscar una fórmula escondida. La dio para llamarlos a velar en todo tiempo.
Dijo:
«Velad, pues, porque no sabéis a qué hora ha de venir vuestro Señor.» (Mateo 24:42)
Y también:
«Velad, pues, porque no sabéis el día ni la hora.» (Mateo 25:13)
Después de Su resurrección, los discípulos quisieron conocer el calendario del Reino. Jesús les respondió:
«No os toca a vosotros saber los tiempos o las sazones que el Padre puso en su sola potestad.» (Hechos 1:7)
Esta respuesta es muy importante. Jesús no les dio un método para calcular la fecha. Les recordó que ciertos tiempos pertenecen a la autoridad del Padre.
Velar, por tanto, no significa vivir en una expectativa calculada alrededor de una fecha anunciada. Velar significa estar espiritualmente preparado cada día. Significa permanecer fiel, amar a los hermanos, practicar la justicia, guardar la fe, llevar fruto y no permitir que nuestra relación con Dios dependa de un calendario profético constantemente revisado.
La vigilancia cristiana no es una obsesión por la fecha. Es una vida de fidelidad.
3. El peligro de las fechas repetidas
Cuando una organización o un dirigente insiste repetidamente en fechas, períodos precisos o cálculos proféticos que después se modifican, esto puede producir frutos espiritualmente peligrosos.
En lugar de conducir a los miembros a la paz, puede mantenerlos en una tensión permanente. En vez de producir una fe estable, puede crear dependencia de anuncios sucesivos. En vez de fortalecer la confianza en Cristo, puede empujar a los miembros a depositar su confianza en la interpretación de un hombre.
Y cuando las fechas pasan sin que ocurra el acontecimiento esperado, a veces la responsabilidad puede devolverse a los miembros: falta de fe, falta de celo, falta de unidad, falta de oración o falta de comprensión. Pero ¿es así como Cristo enseñó a Sus discípulos a esperar Su regreso?
El apóstol Pablo escribió:
«Vosotros sabéis perfectamente que el día del Señor vendrá así como ladrón en la noche.» (1 Tesalonicenses 5:2)
Un ladrón en la noche no llega con una cita anunciada de antemano. La imagen utilizada por Pablo confirma la enseñanza de Cristo: el regreso del Señor debe esperarse con seriedad, sobriedad y vigilancia, pero no con la pretensión de conocer el día exacto.
La pregunta, por tanto, no es: «¿Cuál es la próxima fecha?» La verdadera pregunta es: ¿estoy preparado hoy? ¿Estoy viviendo según las palabras de Cristo? ¿Me guía la fe o el miedo? ¿Estoy unido a Jesucristo o a anuncios proféticos cambiantes?
Cristo volverá. Eso es seguro. Pero no pidió a Sus discípulos que adivinaran el día. Les pidió velar, perseverar, amar, servir y permanecer fieles hasta el fin.
El peligro no está en esperar el regreso de Cristo. El peligro está en sustituir una espera fiel por una obsesión con las fechas.
Porque si Jesús dijo: «No sabéis el día ni la hora», el discípulo fiel no debe intentar ser más preciso que su Maestro.
↑ Volver al índiceIV. ¿Por qué darlo todo a la Iglesia si Jesús vuelve inmediatamente?
Por Christophe Binette — antiguo ministro de RCG (2017–2024)
La cuestión del dinero siempre es delicada en una comunidad religiosa. Toca la fe, el sacrificio, la confianza, la obediencia, pero también la conciencia personal, la responsabilidad familiar y la libertad ante Dios.
En un contexto en el que el regreso de Cristo se presenta como inminente, puede surgir una presión particular. Algunos pueden preguntarse entonces por qué conservar dinero si Jesús vuelve pronto, por qué ahorrar, por qué pensar en el futuro o por qué conservar bienes materiales si la obra de Dios parece necesitarlo todo ahora.
Estas preguntas pueden parecer espirituales a primera vista. Pero merecen ser examinadas honestamente a la luz de las Escrituras. Porque si la expectativa del regreso de Cristo se convierte en un argumento para empujar a los miembros a dar cada vez más, surge una pregunta importante: ¿sigue siendo una ofrenda libre ante Dios o se ha convertido en una forma de presión espiritual basada en la urgencia profética?
1. Dios ama al que da libremente, no bajo presión
La Biblia enseña claramente la generosidad. Dar puede ser una expresión sincera de fe, amor, gratitud y apoyo a la obra de Dios. Pero el Nuevo Testamento también establece un principio muy claro:
«Cada uno dé como propuso en su corazón: no con tristeza, ni por necesidad; porque Dios ama al dador alegre.» (2 Corintios 9:7)
Este versículo es esencial. Pablo no dice que cada uno deba dar porque tenga miedo, porque se acerque una fecha, porque pueda ser acusado de falta de fe o porque se sienta culpable por conservar algo. Dice que cada uno debe dar «como propuso en su corazón».
La ofrenda cristiana debe ser, por tanto, voluntaria, reflexionada, libre y gozosa. No debe surgir de la culpa, el miedo, la presión humana o la impresión de que Dios rechazará a alguien si no da lo suficiente.
En Hechos 5, cuando Pedro habla con Ananías sobre la venta de un bien, le dice:
«Reteniéndola, ¿no se te quedaba a ti? Y vendida, ¿no estaba en tu poder?» (Hechos 5:4)
Este pasaje se olvida a menudo. El problema de Ananías no era que no hubiera dado todo. El problema era la mentira. Pedro reconoce claramente que el bien le pertenecía y que, incluso después de venderlo, el dinero seguía estando a su disposición.
Esto muestra un principio importante: en el Nuevo Testamento, la ofrenda no se presenta como una confiscación espiritual de los bienes personales. Dios mira el corazón, la verdad, la sinceridad y la libertad. Dar bajo presión no es lo mismo que dar por amor.
2. La urgencia profética no debe anular la responsabilidad personal y familiar
Cristo nos pide velar. Pero velar no significa abandonar toda prudencia, responsabilidad o sabiduría práctica. Jesús dijo:
«¿Quién de vosotros, queriendo edificar una torre, no se sienta primero y calcula los gastos, a ver si tiene lo que necesita para acabarla?» (Lucas 14:28)
Este principio muestra que la vida espiritual no excluye la reflexión, la previsión y la responsabilidad. El apóstol Pablo va incluso más lejos cuando escribe:
«Si alguno no provee para los suyos, y mayormente para los de su casa, ha negado la fe, y es peor que un incrédulo.» (1 Timoteo 5:8)
Este versículo es muy fuerte. Muestra que cuidar de la propia familia no es una falta de fe, sino una responsabilidad cristiana.
Por tanto, si una persona da hasta el punto de descuidar sus obligaciones familiares, sus necesidades esenciales, sus deudas, su salud, su vivienda o el futuro de sus hijos, hay que plantear una pregunta seria: ¿es realmente esto lo que Dios pide?
Jesús condenó tradiciones religiosas que permitían declarar los bienes «consagrados a Dios» mientras se descuidaba a los padres:
«Invalidáis así la palabra de Dios por vuestra tradición.» (Marcos 7:13)
Esto debería hacernos reflexionar. Una organización religiosa nunca debería fomentar una forma de sacrificio que lleve a las personas a descuidar responsabilidades que Dios mismo les ha dado.
La espera del regreso de Cristo no elimina el deber de actuar con sabiduría. Debería hacernos más fieles, sobrios, amorosos y responsables, no más vulnerables a la presión.
3. Una fecha inminente puede convertirse en una fuente de presión
Cuando el regreso de Cristo se presenta como extremadamente próximo, casi inmediato, resulta fácil pensar que el dinero pronto dejará de servir, que ahorrar ya no es necesario o que conservar una reserva puede ser señal de falta de fe. Una persona puede llegar a preguntarse si está resistiendo a Dios simplemente porque desea actuar con prudencia o proteger a su familia.
Este razonamiento puede volverse peligroso cuando la urgencia profética se utiliza para fomentar sacrificios financieros cada vez mayores. Cristo enseñó ciertamente el desapego de las riquezas, pero nunca enseñó que Sus discípulos debieran ser empujados a dar mediante fechas, miedo o una presión constante en torno a la inminencia de Su regreso.
Jesús dijo:
«Buscad primeramente el reino de Dios y su justicia, y todas estas cosas os serán añadidas.» (Mateo 6:33)
Buscar primero el Reino no significa perder toda sabiduría. Significa poner a Dios en el centro de nuestras decisiones, incluida nuestra manera de dar.
Pablo también escribió:
«No digo esto para que haya para otros holgura y para vosotros estrechez.» (2 Corintios 8:13)
Este principio es importante. La generosidad cristiana no debería crear una situación en la que unos sean aliviados mientras otros quedan aplastados.
Si una persona da libremente, con alegría, según su conciencia y sin descuidar sus responsabilidades, esto puede ser un acto sincero de fe. Pero si da porque cree que Cristo volverá en una fecha cercana, porque teme no ser protegida, porque tiene miedo de ser juzgada como tibia o porque se siente espiritualmente inferior si conserva una reserva, entonces hay que preguntarse si ese don nace realmente de la fe o del miedo.
La verdadera generosidad cristiana nace del amor. No debe ser arrancada mediante presión profética. La verdadera fe no consiste en vaciar las cuentas porque se acerca una fecha. Consiste en seguir a Cristo cada día, con verdad, sabiduría, amor y buena conciencia ante Dios.
La pregunta, por tanto, no es: «¿Cuánto puedo dar para demostrar mi fe?» La verdadera pregunta es: ¿doy libremente, con alegría, sabiduría y ante Dios, o doy bajo presión, por miedo o porque me han hecho creer que todo terminará inmediatamente?
Cristo volverá. Pero mientras esperamos Su regreso, nos pide ser fieles, sobrios, responsables, misericordiosos y guiados por el amor.
Y Dios ama al que da con alegría, no al que da porque ha sido sometido a presión.
↑ Volver al índiceV. ¿Hay una sola Iglesia de Dios?
Por Christophe Binette — antiguo ministro de RCG (2017–2024)
La cuestión de la Iglesia es fundamental. Muchos grupos religiosos afirman ser «la única Iglesia verdadera», «la única organización de Dios» o «el único lugar donde Dios trabaja realmente hoy».
Pero antes de aceptar una afirmación semejante, debemos volver a una pregunta más sencilla: ¿qué es la Iglesia de Dios según la Biblia? ¿Es ante todo una organización humana, una sede administrativa, una estructura jurídica o una corporación registrada en un país? ¿O es algo más profundo, más espiritual y más directamente relacionado con Jesucristo?
Esta pregunta es importante porque, si confundimos la Iglesia de Dios con una organización humana, abandonar una organización puede presentarse como abandonar a Dios mismo. Pero ¿es realmente esto lo que enseña la Biblia?
1. La Iglesia de Dios no es ante todo una organización humana
En el Nuevo Testamento, la palabra traducida como «Iglesia» procede del griego ekklēsia. Designa una asamblea, un pueblo llamado, una comunidad de personas convocadas o apartadas.
La Iglesia, por tanto, no es ante todo un edificio, una dirección, una sede administrativa, una estructura jurídica o una organización humana. La Iglesia son las personas a las que Dios llama, que pertenecen a Cristo y son guiadas por Su Espíritu.
Jesús dijo:
«Edificaré mi Iglesia, y las puertas del Hades no prevalecerán contra ella.» (Mateo 16:18)
Observemos bien que Jesús no dijo que un hombre edificaría Su Iglesia. Tampoco dijo que una corporación humana sería automáticamente Su Iglesia. Dijo: «Edificaré mi Iglesia».
La Iglesia pertenece, por tanto, a Cristo. No pertenece a un dirigente humano, a una sede, a un consejo, a una organización ni a una marca religiosa.
Pablo escribe también:
«Vosotros sois el cuerpo de Cristo, y miembros cada uno en particular.» (1 Corintios 12:27)
La Iglesia es el cuerpo de Cristo. Y un cuerpo vivo no puede reducirse a una estructura administrativa.
Una organización puede servir a la Iglesia. Puede ayudar a organizar asambleas, enseñanza, publicaciones, obras o servicios. Pero una organización no es automáticamente la Iglesia misma.
La Iglesia de Dios está formada por los creyentes a quienes Dios ha llamado, que pertenecen a Cristo, reciben Su Espíritu y procuran obedecerle con fe, amor y verdad.
2. Hay un solo cuerpo, pero eso no significa una sola organización humana
La Biblia enseña claramente que hay un solo cuerpo espiritual. Pablo escribe:
«Un cuerpo y un Espíritu, como fuisteis también llamados en una misma esperanza de vuestra vocación.» (Efesios 4:4)
También escribe:
«Por un solo Espíritu fuimos todos bautizados en un cuerpo.» (1 Corintios 12:13)
Sí, hay un solo cuerpo de Cristo. Pero este cuerpo es espiritual. Está formado por el Espíritu de Dios, no por una inscripción administrativa dentro de una organización humana.
Aquí es donde la confusión puede volverse peligrosa. Decir que hay un solo cuerpo de Cristo es bíblico. Pero afirmar que ese único cuerpo corresponde obligatoriamente a una organización humana concreta es una conclusión que debe demostrarse con las Escrituras, no simplemente afirmarse por una autoridad religiosa.
En el Nuevo Testamento, los creyentes estaban repartidos por muchas ciudades: Jerusalén, Antioquía, Corinto, Éfeso, Roma, Galacia, Tesalónica, Filipos y Colosas. Juntos formaban la Iglesia de Dios, pero no se los describe como una única corporación centralizada en el sentido moderno.
Pablo habla de «la Iglesia de Dios que está en Corinto»:
«A la Iglesia de Dios que está en Corinto…» (1 Corintios 1:2)
También habla de las «Iglesias de Dios»:
«Vosotros, hermanos, vinisteis a ser imitadores de las Iglesias de Dios en Cristo Jesús que están en Judea.» (1 Tesalonicenses 2:14)
Esto demuestra que puede haber varias asambleas locales, varios grupos de creyentes y varias comunidades, perteneciendo todos al mismo Dios y al mismo cuerpo espiritual.
La unidad de la Iglesia no es, por tanto, ante todo administrativa. Es espiritual. Está fundada en Cristo, en el Espíritu de Dios, en la fe, la verdad, el amor y la obediencia a Dios.
3. Somos la Iglesia de Dios si pertenecemos a Cristo
La Biblia no presenta la Iglesia como una organización exterior a la que los creyentes pertenecen simplemente como miembros de un club. Presenta a los propios creyentes como la casa, el templo y el cuerpo de Dios.
Pablo escribe:
«¿No sabéis que sois templo de Dios, y que el Espíritu de Dios mora en vosotros?» (1 Corintios 3:16)
Pedro escribe igualmente:
«Vosotros también, como piedras vivas, sed edificados como casa espiritual.» (1 Pedro 2:5)
Estos pasajes son muy importantes. Muestran que la Iglesia de Dios no es únicamente un lugar al que vamos, una organización a la que nos unimos o un nombre que llevamos. La Iglesia de Dios son las personas llamadas por Dios, habitadas por Su Espíritu, unidas a Cristo y edificadas juntas como una casa espiritual.
Esto no significa que la asamblea, el orden, el ministerio, la enseñanza o la comunión fraternal carezcan de importancia. La Biblia anima claramente a los creyentes a reunirse, exhortarse, servir, recibir enseñanza y caminar juntos.
Pero existe una enorme diferencia entre decir que los cristianos deben buscar la comunión y el orden espiritual y afirmar que abandonar una organización concreta equivale necesariamente a abandonar la Iglesia de Dios. Esta última afirmación es extremadamente grave, porque coloca a una organización humana en un nivel que pertenece únicamente a Cristo.
Jesús es la cabeza de la Iglesia:
«Él es la cabeza del cuerpo que es la Iglesia.» (Colosenses 1:18)
Si Cristo es la cabeza, ninguna organización humana puede ocupar Su lugar en la conciencia del creyente. Abandonar una organización humana no significa automáticamente abandonar a Dios. Dejar una sede administrativa no significa automáticamente dejar a Cristo. Salir de una estructura religiosa no significa automáticamente abandonar la Iglesia de Dios.
La verdadera pregunta es si seguimos unidos a Cristo, si permanecemos en Su palabra, buscamos la verdad, practicamos el amor, somos guiados por el Espíritu de Dios y deseamos vivir como miembros fieles del cuerpo de Cristo.
La Iglesia de Dios no está simplemente «allí fuera», en una estructura externa. Si pertenecemos a Cristo, si Su Espíritu habita en nosotros y si caminamos en la verdad y el amor, formamos parte de Su Iglesia.
Por tanto, no debemos confundir la fidelidad a Dios con la fidelidad incondicional a una organización humana. Una organización puede cambiar, una sede puede equivocarse y los dirigentes pueden fallar. Pero Cristo sigue siendo la cabeza de Su Iglesia, y Su Iglesia está formada por quienes le pertenecen.
La pregunta no es solamente: «¿Qué organización afirma ser la Iglesia de Dios?» La pregunta más profunda es: ¿quién pertenece realmente a Cristo, camina según Su Espíritu, permanece en Su palabra y practica Su ley de amor?
Porque la Iglesia de Dios no es una propiedad humana. Es el cuerpo vivo de Cristo.
↑ Volver al índiceVI. El amor fraternal: la señal distintiva de los discípulos de Cristo
Por Christophe Binette — antiguo ministro de RCG (2017–2024)
Jesús no dijo que Sus discípulos serían reconocidos principalmente por su conocimiento profético, su pertenencia a una organización, su celo aparente, su estructura de gobierno o su capacidad para defender una doctrina.
Dio una señal mucho más sencilla, pero también mucho más exigente:
«En esto conocerán todos que sois mis discípulos, si tenéis amor los unos por los otros.» (Juan 13:35)
El amor fraternal no es, por tanto, un detalle secundario. Es la señal visible de una verdadera vida de discípulo.
Esto no significa que la doctrina no importe, que la verdad carezca de importancia o que la obediencia pueda sustituirse por sentimientos humanos. Pero sí significa que la verdad de Cristo nunca puede separarse del amor de Cristo.
Si una Iglesia habla mucho de verdad, pero produce sobre todo miedo, desconfianza, dureza, aislamiento y juicio, hay que plantear una pregunta seria: ¿es realmente este el fruto del Espíritu de Dios?
1. El amor fraternal es el mandamiento central dado por Cristo
Antes de Su muerte, Jesús dio a Sus discípulos un mandamiento nuevo:
«Un mandamiento nuevo os doy: que os améis unos a otros; como yo os he amado, que también os améis unos a otros.» (Juan 13:34)
Este mandamiento es central porque revela el corazón mismo de Cristo. Jesús no dice solamente: «Amaos unos a otros». Añade: «como yo os he amado». Eso es lo que hace que este mandamiento sea tan profundo.
No estamos llamados a amar según nuestra propia medida, nuestro estado de ánimo, nuestra comodidad o las reglas de un grupo. Estamos llamados a amar como Cristo amó.
Cristo sostuvo a los débiles, acogió a los quebrantados, corrigió con verdad pero también con misericordia, buscó a las ovejas perdidas, lavó los pies de Sus discípulos, oró por quienes lo crucificaban y dio Su vida por Sus amigos. Ese es el modelo.
El amor fraternal no consiste simplemente en ser cordial el sábado, sonreír en una asamblea o llamar a alguien «hermano» o «hermana». Se ve sobre todo en la manera en que tratamos a las personas cuando están débiles, turbadas, heridas, aisladas, en desacuerdo o a punto de marcharse. A menudo es en esos momentos cuando aparece el verdadero fruto.
2. El amor fraternal no desaparece cuando un hermano plantea preguntas
En una comunidad realmente guiada por el amor de Cristo, una pregunta sincera no debería percibirse inmediatamente como una amenaza. Una duda no debería interpretarse automáticamente como rebelión. Una conciencia turbada no debería ser aplastada en nombre de la unidad. Una persona herida no debería ser tratada como un peligro simplemente porque expresa su sufrimiento.
La Biblia dice:
«Soportaos unos a otros, y perdonaos unos a otros si alguno tuviere queja contra otro.» (Colosenses 3:13)
Pablo escribe también:
«Recibid al débil en la fe, pero no para contender sobre opiniones.» (Romanos 14:1)
Estos pasajes muestran una actitud muy diferente de la sospecha permanente. El amor fraternal no significa aceptar todos los errores ni abandonar la verdad. Pero sí significa tratar a las personas con paciencia, mansedumbre y respeto ante Dios.
Si un hermano hace una pregunta, el amor escucha. Si una hermana está turbada, el amor intenta comprender. Si alguien es débil, el amor lo sostiene. Si alguien se aleja, el amor ora. Si alguien sufre, el amor no lo acusa inmediatamente.
Aquí es donde la ley de Cristo se une directamente al amor fraternal:
«Sobrellevad los unos las cargas de los otros, y cumplid así la ley de Cristo.» (Gálatas 6:2)
Llevar una carga no significa añadir peso a los hombros de una persona que ya está cansada. No significa hacerla sentir culpable por ser débil. No significa aislarla porque no comprende todo. Llevar una carga significa acercarse con compasión, escuchar, ayudar, orar, restaurar con mansedumbre y amar como Cristo amó.
3. Sin amor fraternal, la verdad se vuelve dura y la religión se convierte en miedo
La Biblia nos advierte claramente: podemos tener conocimiento, celo, sacrificios e incluso apariencia de fe, pero sin amor todo ello pierde su valor ante Dios.
Pablo escribe:
«Si yo hablase lenguas humanas y angélicas, y no tengo amor, vengo a ser como metal que resuena o címbalo que retiñe.» (1 Corintios 13:1)
Añade:
«Si tuviese profecía, y entendiese todos los misterios y toda ciencia, y si tuviese toda la fe, de tal manera que trasladase los montes, y no tengo amor, nada soy.» (1 Corintios 13:2)
Estos versículos son extremadamente fuertes. Pablo no dice que el conocimiento sea malo, que la fe sea inútil o que la profecía no tenga valor. Dice que, sin amor, incluso las cosas espiritualmente más impresionantes quedan vacías.
Esto debería hacernos reflexionar. Una Iglesia puede hablar de profecía, gobierno, obediencia, verdad y celo. Pero si el amor fraternal no es visible en la manera en que se trata a los miembros, falta algo esencial.
Pablo describe el amor como paciente y bondadoso, que no busca lo suyo, no se irrita fácilmente, no lleva cuenta del mal, se goza con la verdad, todo lo soporta, todo lo cree, todo lo espera y todo lo persevera. Eso es lo que 1 Corintios 13 sitúa en el corazón de la vida cristiana.
La pregunta se vuelve entonces personal: ¿es realmente visible el amor fraternal en vuestra congregación? ¿Se sostiene a los débiles o se los juzga? ¿Se escucha a las personas turbadas o se las mantiene a distancia? ¿Se ama a los miembros que se marchan o se los considera inmediatamente peligrosos? ¿Se reciben las preguntas sinceras con paciencia o se tratan como falta de sumisión? ¿Sirven los responsables como sirvió Cristo o gobiernan principalmente mediante el miedo?
Jesús dijo que Sus discípulos serían reconocidos por el amor que tienen unos por otros. No simplemente por su nombre, su organización, sus publicaciones o su comprensión profética, sino por su amor.
Y si desaparece el amor fraternal, incluso la verdad puede utilizarse de una manera que ya no refleje el espíritu de Cristo.
La verdadera pregunta no es solamente: «¿Estamos en la Iglesia correcta?» La pregunta más profunda es: ¿somos reconocibles como discípulos de Cristo por el amor que tenemos unos por otros?
Porque, según Jesús, esa es la señal distintiva de Sus discípulos.
↑ Volver al índiceVII. La corrección pública: ¿qué dice realmente la Biblia?
Por Christophe Binette — antiguo ministro de RCG (2017–2024)
La corrección es un tema importante en la vida cristiana. Dios corrige a quienes ama. Cristo corrige a Su Iglesia. En ocasiones, los ministros pueden tener que advertir, reprender, exhortar y proteger al rebaño.
Pero debemos plantear una pregunta esencial: ¿autoriza la Biblia la corrección pública como medio para humillar, asustar o quebrantar a alguien delante de los demás?
La corrección bíblica tiene un propósito: restaurar, proteger, instruir y devolver a la persona a Dios. Nunca debe convertirse en un espectáculo, una demostración de autoridad humana o un medio para hacer callar preguntas sinceras.
Por eso debemos examinar lo que la Biblia dice realmente.
1. La corrección bíblica comienza con la mansedumbre y la restauración
Pablo escribe:
«Hermanos, si alguno fuere sorprendido en alguna falta, vosotros que sois espirituales, restauradle con espíritu de mansedumbre; considerándote a ti mismo, no sea que tú también seas tentado.» (Gálatas 6:1)
Este versículo es fundamental. Pablo no dice que haya que exponer públicamente a la persona, humillarla ante los demás o convertirla en un ejemplo para que otros tengan miedo. Dice que hay que restaurarla con espíritu de mansedumbre.
Por tanto, el objetivo de la corrección cristiana no es aplastar a la persona, sino restaurarla. Quien corrige también debe vigilarse a sí mismo, porque puede caer a su vez. Esto exige humildad, prudencia, compasión y verdadero temor de Dios.
Cristo dio el mismo principio en Mateo 18:
«Si tu hermano peca contra ti, ve y repréndele estando tú y él solos.» (Mateo 18:15)
Observemos el orden que da Jesús: el primer paso se hace en privado. No es público, no tiene lugar delante de toda la asamblea y no pretende crear una presión colectiva. Se hace «tú y él solos».
¿Por qué? Porque el objetivo es ganar al hermano, no perderlo.
Jesús añade:
«Si te oyere, has ganado a tu hermano.» (Mateo 18:15)
Ese es el corazón de la corrección bíblica: ganar al hermano. Una corrección que destruye, humilla o asusta no corresponde al espíritu de Cristo. Incluso cuando una corrección es necesaria, debe reflejar mansedumbre, paciencia y un deseo sincero de restaurar.
2. La corrección pública existe, pero responde a casos concretos
La Biblia no dice que nunca pueda haber una corrección pública. Hay situaciones en las que un problema público debe tratarse públicamente, especialmente cuando el pecado es manifiesto, persistente, escandaloso o pone en peligro a la Iglesia.
Pablo escribe a Timoteo:
«A los que persisten en pecar, repréndelos delante de todos, para que los demás también teman.» (1 Timoteo 5:20)
Pero este versículo debe leerse en su contexto. Pablo habla del trato a los ancianos después de haber dado esta instrucción:
«Contra un anciano no admitas acusación sino con dos o tres testigos.» (1 Timoteo 5:19)
No se trata, por tanto, de un derecho general a exponer públicamente a alguien en cuanto plantea una pregunta, expresa una reserva o no comprende una decisión. Pablo habla de un contexto serio, con acusaciones establecidas, testigos y una falta real.
La corrección pública no es una herramienta destinada a proteger a una autoridad humana frente a toda cuestionamiento. Sirve para tratar un pecado real y proteger a la Iglesia cuando la situación lo exige.
Existe, por tanto, una diferencia importante entre corregir públicamente un pecado manifiesto y humillar públicamente a alguien porque ha planteado una pregunta sincera. También existe una diferencia entre proteger al rebaño y asustarlo. Incluso cuando una corrección pública llega a ser necesaria, debe seguir siendo justa, proporcionada, basada en hechos y realizada en el espíritu de Cristo.
Pablo da también esta instrucción:
«Predica la palabra; insta a tiempo y fuera de tiempo; redarguye, reprende, exhorta con toda paciencia y doctrina.» (2 Timoteo 4:2)
Incluso la reprensión debe ir acompañada de paciencia, mansedumbre e instrucción.
3. Una corrección que produce principalmente miedo debe ser examinada
La corrección bíblica debería producir fruto espiritual: arrepentimiento, restauración, humildad, sanidad, paz con Dios y regreso a la verdad. Pero cuando se ejerce de manera dura, pública o humillante, puede producir otros frutos: miedo, silencio, confusión, vergüenza, desconfianza y obediencia exterior sin transformación del corazón.
La Biblia dice:
«En el amor no hay temor, sino que el perfecto amor echa fuera el temor; porque el temor lleva en sí castigo.» (1 Juan 4:18)
Si una asamblea aprende principalmente a callar por miedo a ser expuesta, debemos preguntarnos si eso refleja realmente el amor perfecto del que habla Juan. Si ministros o miembros ya no se atreven a formular preguntas sinceras por temor a ser reprendidos públicamente, debemos preguntarnos si eso refleja realmente el espíritu de Gálatas 6:1. Y si la corrección se convierte en un medio para preservar una imagen de autoridad en lugar de restaurar un alma, debemos preguntarnos si sigue reflejando la corrección de Cristo.
Jesús advirtió a Sus discípulos contra una forma dura y dominadora de autoridad:
«Sabéis que los gobernantes de las naciones se enseñorean de ellas, y los que son grandes ejercen sobre ellas potestad. Mas entre vosotros no será así; sino que el que quiera hacerse grande entre vosotros será vuestro servidor.» (Mateo 20:25-26)
La autoridad dentro de la Iglesia no debería parecerse a la dominación humana. Debería parecerse al servicio de Cristo.
La verdadera corrección cristiana no tiene por objeto humillar, producir miedo, aplastar la conciencia ni destruir a la persona. Debe unir la verdad con el amor, la firmeza con la mansedumbre, la autoridad con la humildad y la justicia con la misericordia.
La pregunta, por tanto, se vuelve personal: ¿la corrección que veis a vuestro alrededor produce restauración o miedo? ¿Produce amor a la verdad o silencio forzado? ¿Protege realmente a las ovejas o protege sobre todo la imagen de la autoridad? ¿Busca ganar al hermano, como enseñó Cristo, o convertirlo en un ejemplo delante de los demás?
La Biblia enseña la corrección. Pero enseña una corrección guiada por el Espíritu de Cristo. Y el Espíritu de Cristo no corrige para humillar. Corrige para salvar, levantar y restaurar.
↑ Volver al índiceVIII. «Guardar silencio»: ¿es el miedo compatible con el Espíritu de Dios?
Por Christophe Binette — antiguo ministro de RCG (2017–2024)
En una comunidad cristiana puede haber momentos en los que guardar silencio sea sabio. La Biblia enseña prudencia, dominio propio, respeto, humildad y no hablar a la ligera.
Pero existe una gran diferencia entre el silencio elegido por sabiduría y el silencio impuesto por miedo. Cuando un miembro guarda silencio porque quiere evitar disputas inútiles, eso es una cosa. Pero cuando guarda silencio porque teme ser corregido, humillado, etiquetado como rebelde, sospechoso de falta de fe o separado de sus hermanos y hermanas, eso es otra cosa.
La pregunta merece, por tanto, ser planteada: ¿es el miedo compatible con el Espíritu de Dios? Y si una comunidad produce un clima en el que se sofocan preguntas sinceras, se contienen las conciencias y muchos ya no se atreven a hablar con honestidad, ¿podemos decir realmente que ese espíritu viene de Cristo?
1. Dios no da un espíritu de miedo
El apóstol Pablo escribe:
«No nos ha dado Dios espíritu de cobardía, sino de poder, de amor y de dominio propio.» (2 Timoteo 1:7)
Este versículo es fundamental. El Espíritu de Dios no produce un miedo paralizante. No conduce a los hijos de Dios a vivir en la intimidación, la desconfianza o el temor constante de ser expuestos.
El Espíritu de Dios produce poder, amor y sabiduría. Da la fuerza para permanecer fieles a Dios, el amor necesario para hablar con humildad y paciencia y la sabiduría para discernir cuándo hablar, cómo hablar y con qué espíritu hacerlo.
El miedo produce otra cosa. Empuja a callar incluso cuando la conciencia está turbada. Empuja a fingir acuerdo. Empuja a evitar preguntas importantes. Empuja a proteger una apariencia de unidad incluso cuando el corazón está inquieto.
Pero una unidad fundada en el miedo no es la unidad del Espíritu. La verdadera unidad cristiana no descansa en un silencio forzado. Descansa en la verdad, el amor, la confianza, la paciencia y la presencia del Espíritu de Dios.
2. La verdad no teme las preguntas sinceras
Jesús dijo:
«Conoceréis la verdad, y la verdad os hará libres.» (Juan 8:32)
La verdad libera. No necesita ser protegida por el miedo. No necesita prohibir preguntas honestas. No necesita hacer callar conciencias sinceras.
Si algo es verdadero, debe poder ser examinado. Si una doctrina es bíblica, debe poder ser probada por las Escrituras. Si una decisión es justa, debe poder explicarse con humildad. Y si una autoridad viene realmente de Cristo, no debería temer la luz.
Los bereanos son elogiados en la Biblia porque examinaban las Escrituras para comprobar lo que se les enseñaba:
«Recibieron la palabra con toda solicitud, escudriñando cada día las Escrituras para ver si estas cosas eran así.» (Hechos 17:11)
No fueron condenados por verificar. No fueron acusados de falta de sumisión. No fueron presentados como peligrosos porque compararan la enseñanza recibida con las Escrituras. Al contrario, su actitud se presenta como noble. Esto debería hacernos reflexionar.
Si se enseña a los miembros a «probar todas las cosas», pero en la práctica ciertas preguntas se vuelven peligrosas, existe una contradicción. Si el examen bíblico solo se fomenta mientras las conclusiones apoyan a la organización, pero esas mismas preguntas se vuelven sospechosas cuando revelan una dificultad real, entonces ya no se trata verdaderamente de probar todas las cosas. Se trata de probar únicamente lo que está permitido.
Pero la verdad de Dios no necesita ese tipo de protección.
3. El silencio impuesto puede convertirse en una forma de cautividad espiritual
Existe un silencio que protege la paz. Pero existe también un silencio que daña el alma.
Cuando alguien ya no puede expresar una preocupación honesta sin temer ser juzgado, deja de ser libre. Cuando alguien ya no puede plantear una pregunta bíblica sin temer ser considerado rebelde, ya no se le anima realmente a buscar la verdad. Y cuando alguien ya no puede seguir su conciencia ante Dios porque teme la reacción de la organización, su conciencia deja de ser respetada.
Pablo escribe:
«Para libertad nos libertó Cristo. Estad, pues, firmes, y no estéis otra vez sujetos al yugo de esclavitud.» (Gálatas 5:1)
Esta libertad no es libertad para pecar. No es libertad para despreciar el orden, la enseñanza o la corrección. Es la libertad de servir a Dios con una conciencia recta. Es la libertad de obedecer a Cristo antes que a los hombres. Es la libertad de caminar en la verdad sin estar dominados por el miedo humano.
Los apóstoles dijeron:
«Es necesario obedecer a Dios antes que a los hombres.» (Hechos 5:29)
Este principio sigue siendo verdadero. Ninguna organización humana debe ocupar el lugar de Dios en la conciencia de un creyente. Ningún dirigente humano debe convertirse en la voz que aplasta toda reflexión personal ante Dios. Ningún miedo institucional debe sustituir la paz que Cristo da a Sus discípulos.
Jesús dijo:
«La paz os dejo, mi paz os doy; yo no os la doy como el mundo la da. No se turbe vuestro corazón, ni tenga miedo.» (Juan 14:27)
La paz de Cristo no es la paz aparente de un grupo en el que nadie se atreve a hablar. La paz de Cristo es una paz profunda, fundada en la verdad, el amor y la confianza en Dios.
La pregunta se vuelve entonces personal: ¿guardáis silencio por sabiduría o por miedo? ¿Sois libres de plantear preguntas bíblicas sinceras, seguir vuestra conciencia ante Dios y decir que algo os preocupa sin temer ser inmediatamente sospechosos? ¿Experimentáis el Espíritu de poder, amor y sabiduría, o principalmente el miedo de hablar mal, pensar mal o ser vistos negativamente?
Estas preguntas no pretenden fomentar rebelión, desorden o amargura. Pretenden llevar a cada persona de vuelta ante Dios, ante Cristo, ante las Escrituras y ante su propia conciencia.
Porque el silencio impuesto por el miedo no es fruto del Espíritu de Dios. El Espíritu de Dios conduce a la verdad. Y la verdad hace libres.
↑ Volver al índiceIX. Después de RCG: ¿cómo recuperar la paz y la gracia?
Por Christophe Binette — antiguo ministro de RCG (2017–2024)
Dejar una organización religiosa en la que se han invertido años de vida no es algo ligero. No es simplemente cambiar de asamblea o pasar página. Para muchos afecta a la identidad, la fe, las amistades, la familia espiritual, los sacrificios realizados, los años entregados, las decisiones tomadas y, a veces, incluso la relación con Dios.
Después de RCG, algunas personas pueden sentir paz. Otras pueden sentir miedo, culpa, confusión, ira, tristeza o una profunda sensación de vacío. Estas reacciones no significan necesariamente que hayáis abandonado a Dios. Quizá simplemente significan que necesitáis sanar.
La verdadera pregunta no es solamente: «¿Qué debo hacer ahora?» Es también más profunda: ¿cómo recuperar a Cristo, Su paz, Su gracia y Su voz, sin miedo, sin presión y sin confusión?
1. Dejar una organización humana no significa dejar a Dios
Uno de los mayores temores después de salir de RCG puede ser este: ¿he dejado a Dios? ¿He dejado la única Iglesia verdadera? ¿He perdido mi lugar en el plan de Dios?
Pero debemos volver a una verdad fundamental: Cristo no está prisionero dentro de una organización humana.
Jesús dijo:
«Yo soy el buen pastor; el buen pastor su vida da por las ovejas.» (Juan 10:11)
No dijo que la organización fuera el buen pastor. No dijo que la sede administrativa fuera el buen pastor. No dijo que un dirigente humano fuera el buen pastor. Dijo: «Yo soy el buen pastor».
Si pertenecéis a Cristo, vuestra relación con Dios no depende ante todo de una estructura humana. Depende de Cristo mismo.
Jesús dijo también:
«Mis ovejas oyen mi voz, y yo las conozco, y me siguen.» (Juan 10:27)
Ahí está el corazón de la vida cristiana: escuchar la voz de Cristo y seguirle. Dejar una organización humana no significa, por tanto, dejar automáticamente a Dios. Por el contrario, puede convertirse en el comienzo de un regreso más profundo a Cristo, a Su palabra, a Su gracia y a una fe menos fundada en el miedo.
La verdadera pregunta no es simplemente si seguís dentro de una organización. La verdadera pregunta es si seguís unidos a Cristo, si buscáis Su voz, permanecéis en Su palabra, queréis caminar en la verdad, amar a Dios y al prójimo y ser guiados por Su Espíritu.
Si ese es vuestro deseo, vuestra historia con Dios no ha terminado.
2. ¿Y si este período fuera una prueba permitida por Dios?
También debemos considerar otra posibilidad: ¿y si este período fuera una prueba permitida por Dios?
Dios no quiere únicamente que pertenezcamos a un grupo. Quiere que crezcamos, maduremos, aprendamos a discernir y pongamos realmente la verdad por encima de todo.
En la vida cristiana, Dios puede permitir situaciones difíciles para revelar lo que hay realmente en nuestro corazón. Puede permitir que seamos probados, examinados o sacudidos para mostrar qué es lo más importante para nosotros. ¿Estamos unidos a Cristo o solamente a una organización? ¿Estamos unidos a la verdad o solamente a nuestra comodidad espiritual? ¿Estamos dispuestos a perder una seguridad aparente, una reputación o incluso ciertas relaciones si fuera necesario para permanecer fieles a Dios?
Al entrar en RCG, muchos de nosotros ya hicimos este sacrificio una primera vez. Quizá perdimos amigos, creamos tensiones con la familia o renunciamos a ciertas cosas porque pensábamos que estábamos siguiendo la verdad.
Pero merece plantearse una pregunta difícil: ¿y si hoy la prueba no consistiera en permanecer en la organización a cualquier precio, sino en discernir ante Dios si debemos salir de ella para permanecer fieles a Cristo? ¿Y si esta nueva prueba consistiera precisamente en escoger la verdad por encima de la organización, incluso cuando ello cueste relaciones, una aparente seguridad espiritual y parte de nuestra antigua identidad?
Es una pregunta difícil. Pero merece ser examinada con honestidad.
La Biblia dice:
«Heriré al pastor, y las ovejas del rebaño serán dispersadas.» (Mateo 26:31; Zacarías 13:7)
Este pasaje se cumple en primer lugar en el contexto de Cristo y Sus discípulos. Por tanto, no debe utilizarse a la ligera ni aplicarse mecánicamente a toda situación moderna. Pero el principio espiritual sigue siendo serio: cuando una autoridad espiritual es sacudida, las ovejas pueden quedar dispersas, turbadas, desorientadas y puestas a prueba.
En esos momentos, la verdadera pregunta no es solamente: «¿Dónde están las otras ovejas?» La verdadera pregunta es: ¿sigo al verdadero Pastor?
Jesucristo es el buen Pastor. Si una estructura humana es sacudida, si los miembros se dispersan, si cambian las relaciones o si se derrumban certezas, Cristo permanece.
Esta prueba puede convertirse, por tanto, en un tiempo de purificación espiritual. No para abandonar a Dios, sino para volver a Él más profundamente. No para rechazar toda fe, sino para distinguir la fe verdadera de la dependencia de una organización. No para volverse amargo, sino para aprender a seguir a Cristo incluso cuando eso tiene un precio.
Porque, al final, Dios puede permitir que seamos probados para revelar qué es lo más importante para nosotros: la seguridad de un grupo o la verdad, la aprobación de los hombres o la aprobación de Dios, el miedo a perder relaciones o la fidelidad a Cristo.
3. Recuperar la gracia después de años de presión espiritual
Después de vivir mucho tiempo en un entorno religioso muy exigente, puede resultar difícil simplemente recibir la gracia de Dios.
Podemos tener la impresión de no hacer nunca lo suficiente: no orar bastante, no dar bastante, no obedecer bastante, no comprender bastante, no ser suficientemente celosos o suficientemente sumisos. Pero el Evangelio no comienza con nuestro rendimiento. Comienza con la gracia de Dios.
Pablo escribe:
«Por gracia sois salvos por medio de la fe; y esto no de vosotros, pues es don de Dios.» (Efesios 2:8)
La gracia no significa que la obediencia carezca de importancia. No significa que la verdad no importe. No significa que el pecado se vuelva aceptable. Pero significa que Dios no nos salva porque hayamos conseguido vivir perfectamente bajo presión. Nos salva por Su bondad, Su misericordia, Su amor y Su obra en Jesucristo.
Jesús dijo:
«Venid a mí todos los que estáis trabajados y cargados, y yo os haré descansar.» (Mateo 11:28)
Observemos que Jesús no dijo: «Venid a mí y os daré todavía más presión». Dijo: «Yo os haré descansar».
Este descanso no significa inactividad espiritual. Significa el fin de una relación con Dios dominada por el miedo, la culpa constante y la sensación de no ser nunca aceptado. Cristo no llama a Sus ovejas para aplastarlas. Las llama para salvarlas, levantarlas, guiarlas y sanarlas.
Después de RCG, puede ser necesario volver a aprender la gracia. Puede ser necesario volver a aprender que Dios no es solamente Juez, sino también Padre; que Cristo no es solamente Rey, sino también Pastor; que el Espíritu de Dios no produce miedo, sino poder, amor y sabiduría. También puede ser necesario volver a aprender que hacer preguntas sinceras no es necesariamente rebelión, que descansar no significa abandonar a Dios y que sanar lleva tiempo.
4. Reconstruir una fe fundada en Cristo, no en el miedo
Después de dejar RCG, algunos pueden sentirse tentados a abandonar toda fe. Otros pueden buscar inmediatamente otra organización que proporcione respuestas rápidas, una estructura clara y una sensación de seguridad.
Pero es importante no reconstruir demasiado rápido sobre los mismos fundamentos de miedo, presión o dependencia humana.
Pablo escribe:
«Nadie puede poner otro fundamento que el que está puesto, el cual es Jesucristo.» (1 Corintios 3:11)
El fundamento de vuestra fe debe ser Cristo. No el miedo, no un hombre, no una organización, no una fecha profética, no la presión colectiva, no la mirada de los demás, sino Cristo.
Esto no significa que debáis vivir aislados. La comunión fraternal es importante. El ánimo es importante. La enseñanza es importante. La oración con otros creyentes es importante. Pero todo debe reconstruirse sobre Cristo.
Tomad tiempo para volver a los Evangelios. Leed de nuevo las palabras de Jesús. Observad Su manera de tratar a los débiles, Su paciencia, Su compasión, Su firmeza y también Su mansedumbre. Observad cómo corrige, acoge y restaura. Después preguntaos: ¿se parece realmente a Jesucristo la imagen de Dios que he recibido?
Porque Jesús es la imagen perfecta del Padre. Dijo:
«El que me ha visto a mí, ha visto al Padre.» (Juan 14:9)
Si vuestra visión de Dios está formada principalmente por miedo, presión, amenaza, culpa y agotamiento, quizá haya llegado el momento de dejar que Cristo mismo la corrija.
La paz de Dios no siempre vuelve inmediatamente. A veces vuelve poco a poco: por la oración, la lectura sencilla de las Escrituras, conversaciones honestas, descanso, verdad, perdón, gracia y la comprensión de que Dios no os ha abandonado.
Jesús dijo:
«La paz os dejo, mi paz os doy; yo no os la doy como el mundo la da. No se turbe vuestro corazón, ni tenga miedo.» (Juan 14:27)
Después de RCG, esta palabra puede volver a cobrar vida. Vuestro corazón no tiene que permanecer en el miedo. Vuestra fe no tiene que seguir prisionera de la culpa. Vuestra relación con Dios puede reconstruirse, no sobre el miedo, no sobre la presión, no sobre una lealtad institucional, sino sobre Jesucristo, Su verdad, Su gracia, Su amor y Su paz.
La pregunta no es solamente: «¿Qué he dejado?» La verdadera pregunta es: ¿a quién estoy volviendo?
Y si estáis volviendo a Cristo, no estáis perdidos. Quizá, por primera vez en mucho tiempo, estáis empezando a recuperar el verdadero descanso que solo Él puede dar.
↑ Volver al índiceX. No estáis solos: la comunión fraternal después de dejar una organización
Por Christophe Binette — antiguo ministro de RCG (2017–2024)
Después de dejar una organización religiosa, uno de los dolores más profundos puede ser la soledad. Durante años, vuestros amigos, hábitos, fiestas, conversaciones, calendario, identidad espiritual y a veces incluso vuestro sentimiento de pertenencia estuvieron ligados a una comunidad concreta. Después, casi de un día para otro, todo puede cambiar.
Personas con las que habéis orado, reído, servido, viajado y compartido años de vuestra vida pueden de repente tomar distancia. Algunas no saben qué decir, otras tienen miedo de hablaros y otras quizá ya os consideren un peligro espiritual. Entonces podéis encontraros ante esta dolorosa pregunta: «¿Dónde está ahora mi familia espiritual?»
Esta soledad es real y no debe minimizarse. Pero también debemos recordar una verdad esencial: no estáis solos. Cristo no abandona a Sus ovejas y la comunión fraternal no desaparece simplemente porque hayáis dejado una organización humana.
1. La comunión fraternal pertenece a Cristo, no a una organización
La Biblia enseña claramente la importancia de la comunión fraternal. Los primeros cristianos «perseveraban en la doctrina de los apóstoles, en la comunión unos con otros, en el partimiento del pan y en las oraciones» (Hechos 2:42).
La comunión forma parte, por tanto, de la vida cristiana normal. Dios no nos llama a una fe fría, aislada y separada de los demás. Pero esta comunión no depende ante todo del nombre de una organización, de una sede administrativa, de una lista oficial de miembros o de una estructura humana. Depende de Cristo.
Juan escribe:
«Nuestra comunión verdaderamente es con el Padre, y con su Hijo Jesucristo.» (1 Juan 1:3)
La comunión cristiana comienza ahí: con el Padre y con Su Hijo. Cuando dos creyentes buscan sinceramente a Cristo, oran juntos, leen las Escrituras, se animan, se sostienen mutuamente y desean caminar en la verdad, ya existe una forma real de comunión fraternal.
Jesús dijo:
«Donde están dos o tres congregados en mi nombre, allí estoy yo en medio de ellos.» (Mateo 18:20)
No dijo que Su presencia dependiera de estar inscritos en la misma organización humana. Dijo: «en mi nombre».
Esto no significa que el orden, la enseñanza, el ministerio o la asamblea no tengan importancia. Pero significa que Cristo puede estar presente en medio de Sus discípulos incluso cuando son pocos, están heridos, dispersos o reconstruyéndose.
Quizá habéis perdido una estructura, un ritmo, un círculo social e incluso parte de vuestro sentimiento de pertenencia. Pero no habéis perdido a Cristo. Y si no habéis perdido a Cristo, no habéis perdido la posibilidad de una verdadera comunión fraternal.
2. Después de dejar una organización, a veces hay que volver a aprender una comunión sana
Después de vivir mucho tiempo en un entorno muy controlado, puede resultar difícil reconstruir la comunión. Podemos tener miedo de confiar, miedo de ser juzgados, miedo de ser manipulados de nuevo o miedo de unirnos a otro grupo y revivir los mismos mecanismos. También podemos temer quedarnos solos. Estas reacciones son comprensibles.
Puede ser necesario volver a aprender poco a poco qué es una comunión sana. Una comunión sana no descansa en el miedo, la vigilancia, la obligación de pensar exactamente lo mismo sobre cada tema o el control de la conciencia. Descansa en Cristo, el amor, la verdad, la humildad, la paciencia y el respeto ante Dios.
Pablo escribe:
«Recibíos los unos a los otros, como también Cristo nos recibió, para gloria de Dios.» (Romanos 15:7)
La acogida cristiana no significa aceptar cualquier doctrina o comportamiento. Pero implica una actitud de paciencia, mansedumbre y respeto. Significa no tratar a una persona herida como un peligro, a una persona turbada como rebelde ni a una conciencia frágil como un problema que hay que corregir inmediatamente.
Después de RCG, puede ser bueno no reconstruir demasiado deprisa. Tomad tiempo para sanar, orar, releer los Evangelios, discernir los frutos y reconocer lo que es sano y lo que no lo es. No sustituyáis inmediatamente una dependencia por otra. No busquéis solamente un nuevo grupo que os dé rápidamente todas las respuestas. Buscad primero a Cristo.
Después buscad hermanos y hermanas que os acerquen a Él y no a un nuevo miedo. Una verdadera comunión fraternal debería ayudaros a amar más a Dios, seguir a Cristo con mayor libertad, caminar en la verdad con humildad y recuperar la paz. No debería volver a colocaros bajo un yugo de temor.
3. Las ovejas dispersas pueden ser restauradas por el verdadero Pastor
Cuando las personas dejan una organización, pueden sentirse dispersas, perdidas o espiritualmente sin hogar. Ese sentimiento es real. Después de años dentro de una comunidad estructurada, con hábitos, relaciones, fiestas, responsabilidades y una identidad común, la salida puede crear un vacío profundo.
Pero en la Biblia, Dios se presenta muchas veces como Aquel que busca, reúne y cuida a Sus ovejas. El profeta Ezequiel recoge estas palabras de Dios:
«He aquí yo, yo mismo iré a buscar mis ovejas, y las reconoceré.» (Ezequiel 34:11)
Y también:
«Yo buscaré la perdida, y haré volver al redil la descarriada; vendaré la perniquebrada, y fortaleceré la débil.» (Ezequiel 34:16)
Estas palabras son profundamente reconfortantes. Dios ve a las ovejas heridas, dispersas, cansadas, desorientadas y a aquellas que ya no saben en quién confiar. Ve a quienes tienen miedo, a quienes están agotados por la presión, las expectativas, los conflictos o la confusión. Y Dios no es indiferente. Cristo es el buen Pastor y sabe encontrar a Sus ovejas incluso cuando se sienten aisladas.
Esto no significa que el camino vaya a ser siempre sencillo. Puede haber un período de vacío, amistades perdidas, silencios dolorosos y preguntas sin respuestas inmediatas. Pero este tiempo también puede convertirse en un tiempo de purificación, sanidad y reconstrucción.
La comunión fraternal después de dejar una organización quizá no sea idéntica a lo que conocíais antes. Quizá sea más sencilla, más pequeña, más humilde y menos estructurada. Pero también puede ser más verdadera. Unos pocos hermanos y hermanas que oran sinceramente juntos pueden ser una gran bendición. Una conversación honesta puede levantar un alma cansada. Un mensaje de ánimo puede romper una profunda soledad. Una lectura bíblica compartida puede reavivar la esperanza. Una oración sencilla puede recordar que Cristo sigue presente.
La pregunta no es, por tanto: «¿Cómo recuperar exactamente lo que he perdido?» La verdadera pregunta es: ¿cómo permitir que Cristo reconstruya una comunión más sana, más libre, más verdadera y más arraigada en Él?
No estáis solos. Otros han atravesado los mismos miedos, vivido la misma soledad y tenido que volver a aprender a orar sin presión, leer sin miedo, amar sin control y buscar a Dios sin depender de una organización.
Y, sobre todo, Cristo no ha dejado de ser vuestro Pastor. Puede levantaros, guiaros, volver a daros hermanos y hermanas y enseñaros a amar de nuevo. Puede transformar la dispersión en sanidad y la soledad en verdadera comunión.
Porque la comunión fraternal no comienza con una organización. Comienza con Cristo. Y quienes pertenecen a Cristo nunca están verdaderamente solos.
↑ Volver al índiceXI. Conclusión general — Volver a Cristo
Los artículos reunidos en esta página abordan varios temas distintos: la ley de Cristo, la verdad, la profecía, las ofrendas, la Iglesia, el amor fraternal, la corrección, el miedo, la gracia y la comunión después de una organización. Pero, en el fondo, todos estos temas conducen a una misma pregunta: ¿estamos siendo llevados realmente de vuelta a Jesucristo?
La ley de Cristo debe ser central en la vida cristiana. Se manifiesta mediante el amor, la mansedumbre, el perdón, la misericordia, el servicio, la verdad, la paciencia, la restauración, el apoyo a los débiles y el hecho de llevar las cargas unos de otros. No puede reducirse a una simple lista de reglas exteriores. Toca el corazón, las motivaciones y la manera de corregir, servir, perdonar, amar y tratar a los hermanos y hermanas.
La ley mosaica tuvo un papel real en el plan de Dios, pero no es el marco legal de la salvación para el creyente en Cristo. La salvación no viene por la observancia de la ley, por el diezmo, por el sábado, por las fiestas, por pertenecer a una organización o por la lealtad a un hombre. La salvación se recibe por gracia mediante la fe en Jesucristo.
El sábado puede observarse como convicción personal ante Dios. Pero no debe convertirse en una condición de salvación ni en un criterio absoluto para decidir quién pertenece realmente a Dios. Del mismo modo, la generosidad cristiana debe ser libre, voluntaria, gozosa y practicada según la conciencia de cada persona ante Dios. No debe ser producida por miedo, presión, culpa o urgencia profética.
La profecía debe examinarse con prudencia, humildad y respeto por los límites establecidos por Jesucristo. Debe conducir al arrepentimiento, la fe, la vigilancia espiritual y la esperanza, no al miedo, la confusión, la fijación de fechas o la dependencia de un dirigente humano.
La Iglesia de Dios no debe reducirse a una sola organización humana. Es el cuerpo espiritual de Cristo, formado por quienes pertenecen a Dios, son guiados por Su Espíritu, permanecen en Su palabra y practican el amor.
Si habéis dejado RCG, o si todavía estáis dentro y os planteáis preguntas, mi deseo no es empujaros hacia otro sistema humano. Mi deseo es animaros a examinar sin miedo, volver a Cristo, redescubrir la gracia, recuperar la paz, sanar espiritualmente y reconstruir una fe fundada en Jesucristo.
Porque, al final, no es una organización la que salva. No es un hombre quien da la vida. No es el miedo el que transforma el corazón. Dios salva, por gracia, mediante la fe en Jesucristo. Cristo es quien llama, levanta, restaura y guía a Sus ovejas.
Y es la ley de Cristo — el amor vivido en la verdad — la que debe convertirse en la señal visible de quienes le pertenecen.
Nota sobre las citas bíblicas
Las citas bíblicas proceden principalmente de la Biblia Louis Segond en el texto francés de referencia. Algunas formulaciones pueden adaptarse ligeramente para facilitar la lectura. En las versiones traducidas se utiliza, en la medida de lo posible, una formulación bíblica habitual en cada idioma.
↑ Volver al índiceAgli ex membri e agli attuali membri della Restored Church of God (RCG)
Esaminate ogni cosa; ritenete ciò che è buono.
Di Christophe Binette | Pubblicato il 26 luglio 2026 | Fondatore di Examine All Things — Studi biblici basati sulle Scritture
Examine All Things non è una Chiesa, un’organizzazione religiosa, un ministero gerarchico né un nuovo gruppo derivato da RCG, UCG, LCG, PCG, COGWA o da un’altra branca della Church of God.
Questo sito ha lo scopo di incoraggiare ciascuno a esaminare gli insegnamenti, le pratiche e i frutti spirituali alla luce delle Scritture, con serietà, umiltà e preghiera. Non cerca di esercitare un’autorità spirituale sulle coscienze né di sostituire un’organizzazione con un’altra.
Invita semplicemente a tornare a Dio, a Gesù Cristo, alla verità biblica, alla grazia, alla legge di Cristo e a una relazione viva con il Padre.
Per quattordici anni sono stato membro della Restored Church of God (RCG). Per sette di quegli anni ho servito come ministro dei fratelli e delle sorelle francofoni in Europa e in Africa — volontariamente, per amore vostro e della verità.
Nel marzo 2024, dopo aver applicato il principio che mi era stato insegnato fin dal primo giorno — «esaminate ogni cosa» (1 Tessalonicesi 5:21) — ho presentato le mie dimissioni a David C. Pack.
Questa lettera riflette la mia esperienza, la mia comprensione e le mie convinzioni al momento della mia partenza, nel marzo 2024. Deve essere letta come un documento personale e storico legato a quella fase del mio percorso, e non come una dichiarazione dottrinale completa o definitiva di Examine All Things.
Potete leggere la lettera completa tramite il pulsante qui sotto.
Non ho lasciato RCG per rabbia o amarezza. Vi amo e prego ogni giorno per ciascuno di voi — compresi coloro che oggi forse mi considerano un «nemico».
Il mio desiderio non è allontanarvi da Dio, ma incoraggiarvi a tornare direttamente a Lui, per mezzo di Gesù Cristo, nella verità, nella grazia, nella pace e nella libertà che il Vangelo dona.
Perché questa pagina?
Questa pagina raccoglie diversi articoli che ho scritto specificamente per voi, miei fratelli e sorelle di RCG. Affrontano domande che io stesso mi sono posto per anni e che non ho mai osato porre apertamente — per paura, lealtà o abitudine.
Questi articoli non cercano di condurre il lettore verso una nuova organizzazione umana. Cercano di riportare ciascuno a Cristo, alle Scritture, alla grazia, alla verità, alla legge di Cristo e a una relazione diretta con Dio.
Il messaggio centrale di questa pagina è semplice: la salvezza non si fonda sull’appartenenza a un’organizzazione, sulla lealtà verso un dirigente, sull’osservanza della legge mosaica, sulla decima, sul sabato o sulle prestazioni religiose. La salvezza si riceve per la grazia di Dio, mediante la fede in Gesù Cristo.
Nota sull’eredità dottrinale di Herbert W. Armstrong
Herbert W. Armstrong mise in evidenza diverse importanti verità bibliche, tra cui la speranza del Regno di Dio, la risurrezione, la vita eterna come dono di Dio, la necessità del ravvedimento e l’importanza di obbedire a Dio.
Questi elementi meritano di essere riconosciuti con onestà.
Tuttavia, alcuni aspetti del suo insegnamento devono essere riesaminati alla luce del Nuovo Testamento. In particolare, una parte del suo sistema dottrinale poteva tendere a ricollocare il credente in un quadro vicino all’alleanza mosaica, nel quale i Dieci Comandamenti, il sabato, le feste, la decima e l’appartenenza organizzativa diventavano indicatori centrali di fedeltà spirituale.
Il Nuovo Testamento, invece, presenta la salvezza come un dono ricevuto per grazia, mediante la fede in Gesù Cristo. L’obbedienza rimane importante, ma non è il fondamento della salvezza. È il frutto di una fede viva, di un cuore trasformato dallo Spirito e di una vita posta sotto la legge di Cristo.
Non si tratta quindi di respingere tutto ciò che è stato insegnato in passato, ma di esaminare ogni cosa, ritenere ciò che è buono e riportare ogni dottrina a Gesù Cristo, alla grazia, alla verità biblica e alla nuova alleanza.
Questo non significa che l’obbedienza non abbia importanza. Ma la vera obbedienza è il frutto di una fede viva, di un cuore trasformato e di una vita guidata dallo Spirito di Dio. Non deve mai diventare un mezzo per meritare la salvezza o dimostrare una presunta superiorità spirituale.
Per questo questa pagina pone un’enfasi particolare sul Regno di Dio, Gesù Cristo, il ravvedimento, la salvezza per grazia, la legge di Cristo, l’amore, la verità, la libertà di coscienza, la guarigione spirituale, la restaurazione, la trasformazione del cuore e la nuova vita in Cristo.
Oggi vi invito a esaminare con me questi temi, in preghiera e alla luce delle Scritture.
Non dovete essere d’accordo con me. Ma credo che abbiate il diritto — e la responsabilità — di esaminare personalmente queste cose.
«Esaminate ogni cosa; ritenete ciò che è buono.» (1 Tessalonicesi 5:21)
Nota personale
Questo testo è una testimonianza personale e una riflessione biblica fondata sulla mia esperienza all’interno di RCG. Non mira ad attaccare individui, ma a invitare ciascuno a esaminare insegnamenti, pratiche e frutti spirituali alla luce delle Scritture.
Non scrivo con spirito di vendetta, polemica o condanna. Il mio desiderio è aiutare coloro che sono stati turbati, feriti, isolati o fatti sentire in colpa a ritrovare la pace, la grazia, la verità biblica e una relazione viva con il Padre per mezzo di Gesù Cristo.
Examine All Things non rivendica alcuna autorità sulle coscienze. Lo scopo non è sostituire una dipendenza organizzativa con un’altra, ma incoraggiare ciascuno a tornare a Cristo, esaminare ogni cosa e ritenere ciò che è buono.
I. La legge di Cristo: viene praticata in RCG?
Di Christophe Binette — ex ministro di RCG (2017–2024)
Per quattordici anni nella Restored Church of God ho imparato a «provare ogni cosa». È proprio questo principio che mi ha portato a riesaminare tutto e, infine, a lasciare RCG nel marzo 2024.
Oggi vorrei invitarvi a considerare una domanda semplice ma profondamente importante: la legge di Cristo viene davvero praticata in RCG?
Prima ancora di rispondere a questa domanda, bisogna porne un’altra, ancora più fondamentale: come viene compresa e insegnata la legge di Cristo in RCG?
Naturalmente in RCG possono essere menzionati alcuni concetti legati all’amore, al servizio, all’obbedienza, all’aiuto ai fratelli e alle sorelle o al portare i pesi gli uni degli altri. Ma in quattordici anni come membro, di cui sette nel ministero, non ricordo di aver sentito presentare la legge di Cristo come un insegnamento centrale di Gesù Cristo, né di averla sentita spiegare come una realtà distinta da un semplice rimando ai Dieci Comandamenti.
Eppure l’apostolo Paolo ne parla chiaramente:
«Fratelli, se uno viene sorpreso in qualche colpa, voi che siete spirituali rialzatelo con spirito di mansuetudine; e bada bene a te stesso, affinché anche tu non sia tentato.» (Galati 6:1)
Poi aggiunge immediatamente:
«Portate i pesi gli uni degli altri e adempirete così la legge di Cristo.» (Galati 6:2)
Questo passo non dice semplicemente: «Osservate i Dieci Comandamenti». Descrive un modo concreto di trattare gli altri: restaurare con mansuetudine, portare i loro pesi, sostenere i deboli, amare i fratelli e agire secondo lo spirito di Cristo.
Cristo stesso ne esprime il cuore quando dice:
«Amatevi gli uni gli altri come io ho amato voi.» (Giovanni 13:34)
La legge di Cristo non si oppone alla legge di Dio. Ma non può nemmeno essere ridotta a un semplice elenco di comandamenti osservati esteriormente. Rivela lo spirito nel quale i discepoli di Cristo devono vivere, correggere, servire, governare, perdonare e prendersi cura delle pecore.
La domanda, dunque, non è soltanto: «RCG insegna l’obbedienza ai comandamenti?» La vera domanda è più profonda: RCG pratica la legge di Cristo? In altre parole, nel modo in cui corregge, governa, esclude, tratta i deboli, risponde ai dubbi, porta i pesi e ama le pecore, RCG riflette davvero l’esempio di Gesù Cristo?
È questa la domanda che esamineremo.
1. Ciò che ho osservato personalmente durante il mio ministero
Durante i sette anni in cui ho servito come ministro dei fratelli e delle sorelle francofoni in Europa e in Africa, sono stato gradualmente portato a riflettere sul clima spirituale e pastorale nel quale potevano essere espresse alcune domande.
Preciso che ciò che segue riguarda la mia esperienza personale e la mia percezione delle cose in quel periodo. Non pretendo di conoscere le intenzioni di tutti né di giudicare ogni decisione presa. Altre persone possono aver vissuto o compreso alcune situazioni in modo diverso.
Con il senno di poi, ho vissuto momenti nei quali esprimere una domanda, una riserva o una preoccupazione sincera mi sembrava difficile. Non necessariamente a causa di una regola scritta, ma piuttosto per un clima che percepivo come poco favorevole all’espressione di preoccupazioni profonde.
In diverse occasioni ho avuto l’impressione che una domanda rivolta alla sede potesse essere ricevuta non come una sincera ricerca di chiarimento, ma come un possibile segno di mancanza di sottomissione o di allineamento. Questo mi turbava, perché in alcuni casi diventava difficile esercitare una coscienza personale davanti a Dio con libertà e pace.
Più in generale, nel corso degli anni mi è sembrato di osservare che alcuni ministri che esprimevano riserve, disaccordi o preoccupazioni riguardo alle direttive della sede potevano poi vedere cambiare le proprie responsabilità. In alcuni casi, ministri che servivano alla sede furono riassegnati a incarichi sul territorio. Per quanto ne so, questi cambiamenti non venivano sempre presentati ufficialmente come misure disciplinari. Tuttavia, in conversazioni private potevano essere spiegati come un’occasione per essere messi alla prova, crescere o sviluppare maggiore umiltà. Alcuni di questi cambiamenti sembravano anche accompagnarsi a un cambiamento di rango, funzione o responsabilità.
Non mi riferisco qui a una persona o a una situazione precisa. Non conosco tutte le ragioni che possono aver motivato ogni decisione. Riporto semplicemente uno schema che percepivo allora e che ha contribuito alle mie domande sullo spazio concesso alle riserve sincere, alla coscienza personale e al dialogo fraterno.
Posso anche testimoniare la mia esperienza personale durante il periodo del Covid. In quel momento avvertii una forte pressione riguardo alla vaccinazione, in particolare in relazione alla partecipazione alla conferenza ministeriale, mentre io stesso avevo delle riserve di coscienza davanti a Dio.
Ciò che mi colpì maggiormente fu l’impressione che la «coscienza della Chiesa» potesse essere presentata come qualcosa che doveva prevalere sulla coscienza individuale. In altre parole, mi sembrava che una riserva personale di coscienza potesse essere considerata secondaria rispetto a un orientamento o a un’aspettativa collettiva.
Formulo questo come una percezione personale legata a quel periodo, e non come un’accusa nei confronti delle persone coinvolte. Riconosco anche che fu un periodo difficile per tutti e che ciascuno può aver agito secondo ciò che comprendeva allora.
Questa esperienza mi ha condotto a una domanda importante: quando una coscienza personale sincera entra in tensione con un’aspettativa collettiva, come dovrebbe porsi un credente davanti a Dio?
Paolo scrive:
«Ciascuno sia pienamente convinto nella propria mente.» (Romani 14:5)
Questo principio mi sembra essenziale. Ci ricorda che la coscienza del credente non deve essere trattata con leggerezza, soprattutto quando si esprime con rispetto, preghiera e timore di Dio.
Non pretendo di formulare un giudizio definitivo su tutte le decisioni prese. Ma credo che queste domande meritino di essere esaminate onestamente alla luce delle Scritture.
La domanda che vi pongo è dunque questa: una cultura nella quale diventa difficile esprimere domande sincere o riserve di coscienza riflette davvero la legge di Cristo? Riflette lo spirito di Galati 6:1-2, dove coloro che sono spirituali sono chiamati a restaurare con mansuetudine e a portare i pesi gli uni degli altri?
2. Ciò che Cristo insegna veramente
La legge di Cristo non è un elenco di regole aggiuntive. È una trasformazione del cuore, dall’interno verso l’esterno. Produce libertà, non paura. Restaura, non condanna. Conduce alla grazia, alla misericordia, alla pazienza e all’amore sacrificale.
Paolo scrive:
«Non siete sotto la legge, ma sotto la grazia.» (Romani 6:14)
Questo non significa che il cristiano sia libero di disobbedire a Dio. Significa però che la vita cristiana non dovrebbe essere dominata dalla condanna, dalla paura, dalla pressione umana o dal controllo spirituale. Dovrebbe essere guidata dallo Spirito di Dio e dall’esempio di Gesù Cristo.
La legge di Cristo va ancora oltre. Cristo insegna:
«Amate i vostri nemici, benedite quelli che vi maledicono, fate del bene a quelli che vi odiano e pregate per quelli che vi maltrattano e vi perseguitano.» (Matteo 5:44)
Se agli occhi di alcuni sono diventato un «nemico» per aver lasciato RCG e posto queste domande, allora la legge di Cristo si applica precisamente qui. La vera domanda diventa: preghiamo ancora per coloro che se ne sono andati? Preghiamo per le loro famiglie? Preghiamo per chi soffre, dubita, sbaglia o perfino per chi ci ha feriti?
Non pregare per i propri nemici, non portare i pesi dei deboli e non restaurare con mansuetudine significa andare direttamente contro lo spirito della legge di Cristo.
La legge di Cristo non si misura quindi soltanto dalle dottrine che difendiamo, ma dal modo concreto in cui trattiamo le persone. Si vede nel modo in cui rispondiamo alle domande, accompagniamo i deboli, correggiamo chi cade, parliamo di chi se ne va e preghiamo per coloro che non comprendiamo più.
3. Si può essere discepoli senza praticare i Suoi insegnamenti?
Non si può essere discepoli — cioè studenti — di Cristo senza mettere in pratica i Suoi insegnamenti. Un discepolo non si limita ad ammirare il proprio maestro o a citarne le parole. Lo segue, impara da lui, si lascia correggere da lui e cerca di applicare concretamente ciò che egli ha insegnato.
Gesù non definì mai la vita del discepolo attraverso l’appartenenza a un’organizzazione umana, un titolo, una funzione o una lealtà istituzionale. La definì attraverso una relazione viva con la Sua parola.
Gesù disse:
«Se perseverate nella mia parola, siete veramente miei discepoli.» (Giovanni 8:31)
La parola importante qui è «perseverate». Non si tratta semplicemente di ascoltare la parola di Cristo o di utilizzarla per difendere una dottrina, ma di rimanervi, viverla, tornarvi e lasciare che quella parola giudichi i nostri pensieri, atteggiamenti e pratiche.
Per questo la domanda diventa molto seria. Possiamo davvero definirci discepoli di Cristo se insegniamo l’obbedienza ma non pratichiamo la mansuetudine? Possiamo parlare di verità soffocando domande sincere? Possiamo insistere sulla sottomissione trascurando di portare i pesi dei deboli? Possiamo predicare l’amore se la paura diventa il principale motore dell’obbedienza?
Gesù diede anche un segno molto chiaro per riconoscere i Suoi discepoli:
«Da questo conosceranno tutti che siete miei discepoli, se avete amore gli uni per gli altri.» (Giovanni 13:35)
Non disse che i Suoi discepoli sarebbero stati riconosciuti soprattutto dall’appartenenza all’organizzazione giusta, dalla perfetta difesa di una struttura di governo o dal silenzio davanti alle domande difficili. Disse che il segno distintivo sarebbe stato l’amore.
La legge di Cristo non è quindi un argomento secondario. Tocca direttamente l’identità stessa del discepolo. Se la legge di Cristo non viene né insegnata chiaramente né vissuta realmente, possiamo ancora parlare di una vera vita di discepolato nel senso voluto da Cristo?
La domanda diventa allora personale. Sentite nella vostra congregazione la pace, la libertà e l’amore di Cristo, oppure soprattutto paura? Quando una persona è debole, viene sostenuta o sospettata? Quando un fratello dubita, viene ascoltato o immediatamente considerato ribelle? Quando una coscienza personale è turbata, viene rispettata davanti a Dio o schiacciata in nome della «coscienza della Chiesa»? Quando una persona se ne va, si prega per lei con amore o diventa automaticamente un pericolo da evitare?
Queste domande non hanno lo scopo di provocare ribellione contro Dio. Vogliono riportare ciascuno a Cristo. Perché alla fine non sarà un’organizzazione a giudicare i nostri cuori. Non sarà una sede amministrativa a definire se siamo stati fedeli a Cristo. Sarà Cristo stesso.
E se siamo veramente Suoi discepoli, dobbiamo tornare alle Sue parole, al Suo esempio, alla Sua mansuetudine, alla Sua misericordia, alla Sua verità e alla Sua legge.
Lo Spirito della verità vi guiderà in tutta la verità — se glielo permetterete. (Giovanni 16:13)
Per approfondire:
Per andare oltre, potete leggere lo studio: «Legge mosaica e legge di Cristo: si può essere salvati dalla legge o dalla grazia?»
Questo studio esamina più ampiamente la relazione tra la legge mosaica, la legge di Cristo, la grazia e la salvezza.
↑ Torna all’indiceII. «90 ragioni per seguire la verità» — si applicano oggi a RCG?
Di Christophe Binette — ex ministro di RCG (2017–2024)
Nel 1993 David C. Pack pronunciò una serie di sermoni intitolata 90 Reasons to Follow the Truth — «90 ragioni per seguire la verità». Questa serie era legata alla sua uscita dalla Global Church of God e alla formazione della Restored Church of God.
Non desidero riprodurre qui quei sermoni né utilizzarli come attacco personale. Li menziono semplicemente come un elemento storico importante, perché mettevano in evidenza un principio che molti di noi hanno imparato a prendere sul serio: quando una persona ritiene che la verità venga alterata, deve esaminare le cose davanti a Dio, alla luce delle Scritture.
1. Un principio insegnato: seguire la verità
Il principio di «esaminare ogni cosa» non dovrebbe dipendere dall’organizzazione nella quale ci si trova. Non dovrebbe essere valido soltanto quando viene applicato agli altri. Se è giusto esaminare un’organizzazione quando sembra allontanarsi dalla verità, lo stesso principio deve poter essere applicato ovunque, compresa RCG.
L’apostolo Giovanni scrive:
«Non credete a ogni spirito, ma provate gli spiriti per sapere se sono da Dio.» (1 Giovanni 4:1)
E Paolo ci esorta:
«Esaminate ogni cosa; ritenete ciò che è buono.» (1 Tessalonicesi 5:21)
Questi passi mostrano che l’esame spirituale non è un atto di ribellione. È una responsabilità cristiana. Esaminare ciò che viene insegnato, verificare i frutti prodotti e confrontare le parole umane con le Scritture fa parte di una fede viva davanti a Dio.
Secondo la mia comprensione di quei sermoni, David C. Pack sottolineava in particolare il pericolo dell’accumularsi dell’errore all’interno di un’organizzazione. Sviluppava anche l’idea che lo Spirito di Dio conduca verso la verità senza essere limitato da confini istituzionali o da una struttura amministrativa.
Queste idee meritano di essere considerate seriamente, non perché provengono da un uomo, ma perché corrispondono a un principio biblico: la verità deve sempre essere provata dalle Scritture.
2. Una questione di coerenza
La domanda diventa quindi una questione di coerenza. Se questo principio era valido nel 1993, perché non dovrebbe esserlo oggi? Se allora si poteva esaminare la Global Church of God, perché oggi non si potrebbe esaminare RCG?
La verità non cambia a seconda dell’organizzazione che la insegna. Una domanda biblica sincera non diventa sbagliata semplicemente perché viene posta all’interno di RCG. Allo stesso modo, un insegnamento non diventa vero semplicemente perché proviene da una sede, da un dirigente o da una struttura religiosa. Deve essere esaminato alla luce della Parola di Dio.
Paolo avvertì che è possibile essere:
«Sempre pronti a imparare e mai capaci di giungere alla conoscenza della verità.» (2 Timoteo 3:7)
Questo versetto dovrebbe farci riflettere. Quando gli insegnamenti vengono regolarmente modificati, corretti, sviluppati e poi nuovamente corretti, è legittimo chiedersi se ciò conduca a una comprensione più chiara della verità oppure mantenga i credenti in un’attesa permanente e in una dipendenza continua da nuove spiegazioni.
Non si tratta di respingere ogni verità ricevuta in passato. Né di incoraggiare amarezza, divisione o ribellione. Si tratta semplicemente di porre una domanda onesta davanti a Dio: ciò che riceviamo ci avvicina davvero a Cristo, alla pace, alla grazia, alla verità e al Vangelo?
3. Esaminare senza paura, tornare a Cristo
Quando un fratello o una sorella è turbato, la risposta biblica non è spaventarlo o farlo tacere. La legge di Cristo chiama piuttosto a restaurare con mansuetudine e a portare i pesi gli uni degli altri.
Se alcuni membri si sentono confusi, stanchi o spiritualmente feriti, questo dovrebbe spingerci a esaminare i frutti prodotti. Gesù disse che un albero si riconosce dai suoi frutti. Una verità che viene da Dio dovrebbe condurre a maggiore chiarezza, ravvedimento, fede, amore, pace e attaccamento a Cristo.
La domanda che pongo è quindi semplice: il principio di «esaminare ogni cosa» deve applicarsi soltanto alle altre organizzazioni, oppure anche a RCG? Se abbiamo imparato a provare ogni cosa, dobbiamo accettare che questo principio si applichi anche alle nostre convinzioni, abitudini, ragionamenti e a ogni struttura umana che pretenda di parlare nel nome di Dio.
Esaminare non significa odiare; porre domande non significa abbandonare Dio; riconoscere una difficoltà non significa respingere tutta la verità. Ma rifiutarsi di esaminare per paura, abitudine o lealtà istituzionale può diventare pericoloso per la coscienza del credente.
La verità di Dio non ha bisogno di essere protetta dalla paura. Può essere esaminata. Può sopportare la luce. E se viene veramente da Dio, ci riporterà sempre a Gesù Cristo.
Lo Spirito della verità conduce alla verità — se glielo permettiamo. (Giovanni 16:13)
↑ Torna all’indiceIII. Possiamo conoscere il giorno del ritorno di Cristo?
Di Christophe Binette — ex ministro di RCG (2017–2024)
Il ritorno di Gesù Cristo è centrale nella fede cristiana. Cristo ha promesso di ritornare. Le profezie bibliche annunciano il Suo ritorno. I discepoli sono chiamati a vegliare, rimanere sobri, discernere i tempi e prepararsi spiritualmente.
Ma rimane una domanda importante: possiamo conoscere il giorno preciso del ritorno di Cristo?
Questa domanda non è secondaria. Tocca direttamente il nostro rapporto con l’autorità, la profezia, la fede, la paura e il modo in cui riceviamo le parole stesse di Gesù Cristo.
Ricordo in particolare un’occasione in cui il Pastore Generale di RCG annunciò una data, o almeno la presentò con forza come significativa. Molti di noi la presero molto sul serio. Alcuni rimasero svegli tutta la notte, a volte perfino in abito, aspettando ciò che doveva accadere, nonostante dovessero tornare al lavoro il giorno seguente.
Quel ricordo mi ha segnato. Non perché sia sbagliato vegliare spiritualmente, ma perché esiste una grande differenza tra vegliare come Cristo ha comandato e rimanere svegli tutta la notte a causa di una data annunciata da un uomo.
Per questo la domanda merita di essere posta onestamente: possiamo conoscere il giorno del ritorno di Cristo? E se Cristo stesso ha dichiarato che nessuno conosce il giorno né l’ora, che cosa dobbiamo pensare dei ripetuti annunci di date, periodi precisi o calcoli profetici presentati come decisivi?
1. Gesù ha detto chiaramente che nessuno conosce il giorno né l’ora
Cristo non ha lasciato questa questione nell’ambiguità. Ha dichiarato:
«Quanto a quel giorno e a quell’ora, nessuno li sa, neppure gli angeli dei cieli, né il Figlio, ma il Padre solo.» (Matteo 24:36)
Ripete la stessa idea nel Vangelo di Marco:
«Quanto a quel giorno o a quell’ora, nessuno li sa, neppure gli angeli nel cielo, né il Figlio, ma il Padre solo.» (Marco 13:32)
Queste parole sono semplici. Gesù non dice: «Nessuno lo sa per ora, tranne un uomo alla fine dei tempi». Non dice neppure: «Nessuno lo sa finché un dirigente non riceverà il calcolo finale». Dice che quel giorno e quell’ora appartengono al Padre.
I discepoli di Cristo devono quindi cominciare rispettando questo limite. Se Gesù stesso ha detto che nessuno conosce il giorno né l’ora, ogni tentativo di fissare una data precisa dovrebbe renderci immediatamente prudenti.
La vera fede non consiste nell’andare oltre ciò che Cristo ha rivelato. La vera fede consiste nel credere a ciò che Egli ha detto.
2. Vegliare non significa calcolare una data
Qualcuno potrebbe rispondere: «Sì, nessuno conosce il giorno né l’ora, ma forse possiamo conoscere l’anno, il mese, la stagione o quasi il momento esatto».
Ma Gesù non diede questo insegnamento per incoraggiare i Suoi discepoli a cercare una formula nascosta. Lo diede per chiamarli a vegliare in ogni tempo.
Disse:
«Vegliate dunque, perché non sapete in quale giorno il vostro Signore verrà.» (Matteo 24:42)
E ancora:
«Vegliate dunque, perché non sapete né il giorno né l’ora.» (Matteo 25:13)
Dopo la Sua risurrezione, i discepoli volevano conoscere il calendario del Regno. Gesù rispose:
«Non spetta a voi sapere i tempi o i momenti che il Padre ha riservato alla propria autorità.» (Atti 1:7)
Questa risposta è molto importante. Gesù non diede loro un metodo per calcolare la data. Ricordò loro che alcuni tempi appartengono all’autorità del Padre.
Vegliare, dunque, non significa vivere in un’attesa calcolata attorno a una data annunciata. Vegliare significa essere spiritualmente pronti ogni giorno. Significa rimanere fedeli, amare i fratelli, praticare la giustizia, conservare la fede, portare frutto e non permettere che la nostra relazione con Dio dipenda da un calendario profetico continuamente rivisto.
La vigilanza cristiana non è un’ossessione per la data. È una vita di fedeltà.
3. Il pericolo delle date ripetute
Quando un’organizzazione o un dirigente insiste ripetutamente su date, periodi precisi o calcoli profetici che poi vengono modificati, questo può produrre frutti spiritualmente pericolosi.
Invece di condurre i membri alla pace, può mantenerli in una tensione permanente. Invece di produrre una fede stabile, può creare dipendenza dagli annunci successivi. Invece di rafforzare la fiducia in Cristo, può spingere i membri a riporre la propria fiducia nell’interpretazione di un uomo.
E quando le date passano senza che avvenga l’evento atteso, la responsabilità può talvolta essere rimandata ai membri: mancanza di fede, di zelo, di unità, di preghiera o di comprensione. Ma è così che Cristo ha insegnato ai Suoi discepoli ad attendere il Suo ritorno?
L’apostolo Paolo scrisse:
«Voi stessi sapete molto bene che il giorno del Signore verrà come un ladro nella notte.» (1 Tessalonicesi 5:2)
Un ladro nella notte non arriva con un appuntamento annunciato in anticipo. L’immagine usata da Paolo conferma l’insegnamento di Cristo: il ritorno del Signore deve essere atteso con serietà, sobrietà e vigilanza, ma non con la pretesa di conoscere il giorno esatto.
La domanda, quindi, non è: «Qual è la prossima data?» La vera domanda è: sono pronto oggi? Sto vivendo secondo le parole di Cristo? Sono guidato dalla fede o dalla paura? Sono legato a Gesù Cristo o ad annunci profetici mutevoli?
Cristo ritornerà. Questo è certo. Ma non ha chiesto ai Suoi discepoli di indovinare il giorno. Ha chiesto loro di vegliare, perseverare, amare, servire e rimanere fedeli fino alla fine.
Il pericolo non sta nell’attendere il ritorno di Cristo. Il pericolo sta nel sostituire un’attesa fedele con un’ossessione per le date.
Perché se Gesù ha detto: «Non sapete né il giorno né l’ora», il discepolo fedele non dovrebbe cercare di essere più preciso del suo Maestro.
↑ Torna all’indiceIV. Perché dare tutto alla Chiesa se Gesù ritorna immediatamente?
Di Christophe Binette — ex ministro di RCG (2017–2024)
La questione del denaro è sempre delicata in una comunità religiosa. Tocca la fede, il sacrificio, la fiducia, l’obbedienza, ma anche la coscienza personale, la responsabilità familiare e la libertà davanti a Dio.
In un contesto in cui il ritorno di Cristo viene presentato come imminente, può sorgere una pressione particolare. Alcuni possono allora chiedersi perché conservare del denaro se Gesù ritorna presto, perché risparmiare, perché pensare al futuro o perché mantenere dei beni materiali se l’opera di Dio sembra aver bisogno di tutto adesso.
Queste domande possono sembrare spirituali a prima vista. Ma meritano di essere esaminate onestamente alla luce delle Scritture. Perché se l’attesa del ritorno di Cristo diventa un argomento per spingere i membri a dare sempre di più, allora sorge una domanda importante: si tratta ancora di un dono libero davanti a Dio, oppure di una forma di pressione spirituale fondata sull’urgenza profetica?
1. Dio ama chi dona liberamente, non sotto pressione
La Bibbia insegna chiaramente la generosità. Donare può essere un’espressione sincera di fede, amore, gratitudine e sostegno all’opera di Dio. Ma il Nuovo Testamento dà anche un principio molto chiaro:
«Ciascuno dia come ha deliberato in cuor suo, non di malavoglia né per forza, perché Dio ama un donatore gioioso.» (2 Corinzi 9:7)
Questo versetto è essenziale. Paolo non dice che ciascuno debba dare perché ha paura, perché una data si avvicina, perché verrebbe accusato di mancare di fede o perché si sentirebbe colpevole di conservare qualcosa. Dice che ciascuno deve dare «come ha deliberato in cuor suo».
Il dono cristiano deve quindi essere volontario, ponderato, libero e gioioso. Non deve essere prodotto dalla colpa, dalla paura, dalla pressione umana o dall’impressione che Dio rifiuterà qualcuno se non dona abbastanza.
In Atti 5, quando Pietro parla ad Anania riguardo alla vendita di un bene, gli dice:
«Se restava invenduto, non rimaneva tuo? E, una volta venduto, il ricavato non era a tua disposizione?» (Atti 5:4)
Questo passaggio viene spesso dimenticato. Il problema di Anania non era che non avesse dato tutto. Il problema era la menzogna. Pietro riconosce chiaramente che il bene gli apparteneva e che, anche dopo la vendita, il denaro restava a sua disposizione.
Questo mostra un principio importante: nel Nuovo Testamento il dono non viene presentato come una confisca spirituale dei beni personali. Dio guarda il cuore, la verità, la sincerità e la libertà. Donare sotto pressione non è la stessa cosa che donare per amore.
2. L’urgenza profetica non deve annullare la responsabilità personale e familiare
Cristo ci chiede di vegliare. Ma vegliare non significa abbandonare ogni prudenza, ogni responsabilità o ogni saggezza pratica. Gesù disse:
«Chi di voi, volendo costruire una torre, non si siede prima a calcolarne la spesa, per vedere se ha abbastanza per portarla a termine?» (Luca 14:28)
Questo principio mostra che la vita spirituale non esclude la riflessione, la previdenza e la responsabilità. L’apostolo Paolo va persino oltre quando scrive:
«Se uno non provvede ai suoi, e soprattutto a quelli della sua famiglia, ha rinnegato la fede ed è peggiore di un incredulo.» (1 Timoteo 5:8)
Questo versetto è molto forte. Mostra che prendersi cura della propria famiglia non è una mancanza di fede, ma una responsabilità cristiana.
Quindi, se una persona dona fino al punto di trascurare i propri obblighi familiari, i bisogni essenziali, i debiti, la salute, l’alloggio o il futuro dei figli, bisogna porre una domanda seria: è davvero questo ciò che Dio chiede?
Gesù condannò le tradizioni religiose che permettevano a qualcuno di dichiarare i propri beni «consacrati a Dio» trascurando però i propri genitori:
«Annullate così la parola di Dio con la vostra tradizione.» (Marco 7:13)
Questo dovrebbe farci riflettere. Un’organizzazione religiosa non dovrebbe mai incoraggiare una forma di sacrificio che conduca le persone a trascurare le responsabilità che Dio stesso ha affidato loro.
L’attesa del ritorno di Cristo non elimina il dovere della saggezza. Dovrebbe renderci più fedeli, più sobri, più amorevoli e più responsabili, non più vulnerabili alla pressione.
3. Una data imminente può diventare una fonte di pressione
Quando il ritorno di Cristo viene presentato come estremamente vicino, quasi immediato, diventa facile pensare che il denaro presto non servirà più, che non sia più necessario risparmiare o che conservare una riserva possa essere un segno di mancanza di fede. Una persona può allora chiedersi se sta resistendo a Dio semplicemente perché desidera rimanere prudente o proteggere la propria famiglia.
Questo ragionamento può diventare pericoloso quando l’urgenza profetica viene usata per incoraggiare sacrifici finanziari sempre maggiori. Cristo ha certamente insegnato il distacco dalle ricchezze, ma non ha mai insegnato che i Suoi discepoli dovessero essere spinti a donare mediante date, paura o una pressione costante riguardo all’imminenza del Suo ritorno.
Gesù disse:
«Cercate prima il regno e la giustizia di Dio, e tutte queste cose vi saranno date in più.» (Matteo 6:33)
Cercare prima il Regno non significa perdere ogni saggezza. Significa mettere Dio al centro delle nostre decisioni, anche nel nostro modo di donare.
Paolo scrisse anche:
«Non si tratta infatti di mettere gli altri nell’abbondanza e voi nella ristrettezza.» (2 Corinzi 8:13)
Questo principio è importante. Il dono cristiano non dovrebbe creare una situazione in cui alcuni vengono sollevati mentre altri vengono schiacciati.
Se una persona dona liberamente, con gioia, secondo la propria coscienza e senza trascurare le proprie responsabilità, questo può essere un sincero atto di fede. Ma se dona perché crede che Cristo ritornerà a una data vicina, perché ha paura di non essere protetta, perché teme di essere giudicata tiepida o perché si sente spiritualmente inferiore se conserva una riserva, allora bisogna chiedersi se quel dono provenga davvero dalla fede o dalla paura.
La vera generosità cristiana nasce dall’amore. Non deve essere strappata dalla pressione profetica. La vera fede non consiste nello svuotare i propri conti perché una data si avvicina. Consiste nel seguire Cristo ogni giorno, con verità, saggezza, amore e una buona coscienza davanti a Dio.
La domanda, dunque, non è: «Quanto posso dare per dimostrare la mia fede?» La vera domanda è piuttosto: dono liberamente, con gioia, con saggezza e davanti a Dio, oppure dono sotto pressione, per paura o perché mi è stato fatto credere che tutto finirà immediatamente?
Cristo ritornerà. Ma nell’attesa del Suo ritorno, ci chiede di essere fedeli, sobri, responsabili, misericordiosi e guidati dall’amore.
E Dio ama chi dona con gioia, non chi dona perché è stato messo sotto pressione.
↑ Torna all’indiceV. Esiste una sola Chiesa di Dio?
Di Christophe Binette — ex ministro di RCG (2017–2024)
La questione della Chiesa è fondamentale. Molti gruppi religiosi affermano di essere «l’unica vera Chiesa», «l’unica organizzazione di Dio» o «l’unico luogo in cui Dio opera realmente oggi».
Ma prima di accettare una simile affermazione, bisogna tornare a una domanda più semplice: che cos’è la Chiesa di Dio secondo la Bibbia? È anzitutto un’organizzazione umana, una sede amministrativa, una struttura giuridica o una società registrata in un Paese? Oppure è qualcosa di più profondo, più spirituale e più direttamente legato a Gesù Cristo?
Questa domanda è importante, perché se confondiamo la Chiesa di Dio con un’organizzazione umana, allora lasciare un’organizzazione può essere presentato come lasciare Dio stesso. Ma è davvero questo ciò che insegna la Bibbia?
1. La Chiesa di Dio non è anzitutto un’organizzazione umana
Nel Nuovo Testamento, la parola tradotta «Chiesa» deriva dal greco ekklēsia. Indica un’assemblea, un popolo chiamato, una comunità di persone convocate o messe da parte.
La Chiesa non è quindi anzitutto un edificio, un indirizzo, una sede amministrativa, una struttura legale o un’organizzazione umana. La Chiesa sono le persone che Dio chiama, che appartengono a Cristo e che sono guidate dal Suo Spirito.
Gesù disse:
«Io edificherò la mia Chiesa, e le porte dell’Ades non la potranno vincere.» (Matteo 16:18)
Notiamo bene che Gesù non disse che un uomo avrebbe edificato la Sua Chiesa. Non disse neppure che una società umana sarebbe automaticamente la Sua Chiesa. Disse: «Io edificherò la mia Chiesa».
La Chiesa appartiene dunque a Cristo. Non appartiene a un dirigente umano, a una sede, a un consiglio, a un’organizzazione o a un marchio religioso.
Paolo scrive inoltre:
«Voi siete il corpo di Cristo e, individualmente, siete membra di esso.» (1 Corinzi 12:27)
La Chiesa è il corpo di Cristo. E un corpo vivente non può essere ridotto a una struttura amministrativa.
Un’organizzazione può servire la Chiesa. Può aiutare a organizzare assemblee, insegnamenti, pubblicazioni, opere o servizi. Ma un’organizzazione non è automaticamente la Chiesa stessa.
La Chiesa di Dio è composta dai credenti che Dio ha chiamato, che appartengono a Cristo, che ricevono il Suo Spirito e che cercano di obbedirGli con fede, amore e verità.
2. C’è un solo corpo, ma questo non significa una sola organizzazione umana
La Bibbia insegna chiaramente che c’è un solo corpo spirituale. Paolo scrive:
«Vi è un corpo solo e un solo Spirito, come pure siete stati chiamati a una sola speranza.» (Efesini 4:4)
Scrive anche:
«Noi tutti siamo stati battezzati in un unico Spirito per formare un unico corpo.» (1 Corinzi 12:13)
Sì, c’è un solo corpo di Cristo. Ma questo corpo è spirituale. È formato dallo Spirito di Dio, non da un’iscrizione amministrativa in un’organizzazione umana.
È qui che la confusione può diventare pericolosa. Dire che c’è un solo corpo di Cristo è biblico. Ma dire che questo unico corpo corrisponda necessariamente a una precisa organizzazione umana è una conclusione che deve essere dimostrata dalle Scritture, e non semplicemente affermata da un’autorità religiosa.
Nel Nuovo Testamento, i credenti erano distribuiti in diverse città: Gerusalemme, Antiochia, Corinto, Efeso, Roma, Galazia, Tessalonica, Filippi e Colosse. Insieme formavano la Chiesa di Dio, ma non venivano descritti come una sola società centralizzata nel senso moderno.
Paolo parla della «Chiesa di Dio che è in Corinto»:
«Alla Chiesa di Dio che è in Corinto…» (1 Corinzi 1:2)
Parla anche delle «Chiese di Dio»:
«Voi, fratelli, siete diventati imitatori delle Chiese di Dio che sono in Cristo Gesù nella Giudea.» (1 Tessalonicesi 2:14)
Questo mostra che possono esistere diverse assemblee locali, diversi gruppi di credenti e diverse comunità, pur appartenendo allo stesso Dio e allo stesso corpo spirituale.
L’unità della Chiesa non è quindi anzitutto amministrativa. È spirituale. È fondata su Cristo, sullo Spirito di Dio, sulla fede, sulla verità, sull’amore e sull’obbedienza a Dio.
3. Siamo la Chiesa di Dio se apparteniamo a Cristo
La Bibbia non presenta la Chiesa come un’organizzazione esterna alla quale i credenti appartengono semplicemente come membri di un club. Presenta i credenti stessi come la casa, il tempio e il corpo di Dio.
Paolo scrive:
«Non sapete che siete il tempio di Dio e che lo Spirito di Dio abita in voi?» (1 Corinzi 3:16)
Pietro scrive inoltre:
«Anche voi, come pietre viventi, siete edificati per formare una casa spirituale.» (1 Pietro 2:5)
Questi passi sono molto importanti. Mostrano che la Chiesa di Dio non è soltanto un luogo in cui si va, un’organizzazione a cui ci si unisce o un nome che si porta. La Chiesa di Dio sono le persone chiamate da Dio, abitate dal Suo Spirito, legate a Cristo ed edificate insieme come una casa spirituale.
Questo non significa che l’assemblea, l’ordine, il ministero, l’insegnamento o la comunione fraterna non abbiano importanza. La Bibbia incoraggia chiaramente i credenti a riunirsi, esortarsi, servire, ricevere insegnamento e camminare insieme.
Ma c’è una differenza enorme tra dire che i cristiani devono cercare la comunione fraterna e l’ordine spirituale, e dire che lasciare una determinata organizzazione equivale necessariamente a lasciare la Chiesa di Dio. Quest’ultima affermazione è estremamente grave, perché pone un’organizzazione umana a un livello che appartiene soltanto a Cristo.
Gesù è il capo della Chiesa:
«Egli è il capo del corpo, cioè della Chiesa.» (Colossesi 1:18)
Se Cristo è il capo, nessuna organizzazione umana può prendere il Suo posto nella coscienza del credente. Lasciare un’organizzazione umana non significa automaticamente lasciare Dio. Lasciare una sede amministrativa non significa automaticamente lasciare Cristo. Lasciare una struttura religiosa non significa automaticamente lasciare la Chiesa di Dio.
La vera domanda è piuttosto se siamo ancora legati a Cristo, se dimoriamo nella Sua parola, se cerchiamo la verità, se pratichiamo l’amore, se siamo guidati dallo Spirito di Dio e se desideriamo vivere come membri fedeli del corpo di Cristo.
La Chiesa di Dio non è semplicemente «là fuori», in una struttura esterna. Se apparteniamo a Cristo, se il Suo Spirito abita in noi e se camminiamo nella verità e nell’amore, allora facciamo parte della Sua Chiesa.
Non dobbiamo quindi confondere la fedeltà a Dio con la fedeltà incondizionata a un’organizzazione umana. Un’organizzazione può cambiare, una sede può sbagliare e dei dirigenti possono fallire. Ma Cristo rimane il capo della Sua Chiesa, e la Sua Chiesa sono coloro che Gli appartengono.
La domanda, dunque, non è soltanto: «Quale organizzazione afferma di essere la Chiesa di Dio?» La vera domanda è più profonda: chi appartiene realmente a Cristo, cammina secondo il Suo Spirito, dimora nella Sua parola e pratica la Sua legge d’amore?
Perché la Chiesa di Dio non è una proprietà umana. È il corpo vivente di Cristo.
↑ Torna all’indiceVI. L’amore fraterno: il segno distintivo dei discepoli di Cristo
Di Christophe Binette — ex ministro di RCG (2017–2024)
Gesù non disse che i Suoi discepoli sarebbero stati riconosciuti principalmente dalla loro conoscenza profetica, dalla loro appartenenza a un’organizzazione, dal loro zelo apparente, dalla loro struttura di governo o dalla loro capacità di difendere una dottrina.
Diede un segno molto più semplice, ma anche molto più esigente:
«Da questo conosceranno tutti che siete miei discepoli, se avete amore gli uni per gli altri.» (Giovanni 13:35)
L’amore fraterno non è dunque un dettaglio secondario. È il segno visibile di una vera vita da discepolo.
Questo non significa che la dottrina non conti, che la verità non abbia importanza o che l’obbedienza possa essere sostituita da sentimenti umani. Significa però che la verità di Cristo non può mai essere separata dall’amore di Cristo.
Se una Chiesa parla molto di verità, ma produce soprattutto paura, diffidenza, durezza, isolamento e giudizio, bisogna porre una domanda seria: è davvero questo il frutto dello Spirito di Dio?
1. L’amore fraterno è il comandamento centrale dato da Cristo
Prima della Sua morte, Gesù diede ai Suoi discepoli un comandamento nuovo:
«Vi do un comandamento nuovo: che vi amiate gli uni gli altri; come io vi ho amati, anche voi amatevi gli uni gli altri.» (Giovanni 13:34)
Questo comandamento è centrale perché rivela il cuore stesso di Cristo. Gesù non dice soltanto: «Amatevi gli uni gli altri». Aggiunge: «come io vi ho amati». È questo che rende il comandamento così profondo.
Non siamo chiamati ad amare secondo la nostra misura, secondo il nostro umore, secondo la nostra comodità o secondo le regole di un gruppo. Siamo chiamati ad amare come Cristo ha amato.
Cristo ha sostenuto i deboli, accolto chi era spezzato, corretto con verità ma anche con misericordia, cercato le pecore perdute, lavato i piedi ai Suoi discepoli, pregato per coloro che Lo crocifiggevano e dato la Sua vita per i Suoi amici. Questo è il modello.
L’amore fraterno non è quindi soltanto essere cordiali il sabato, sorridere in un’assemblea o chiamare qualcuno «fratello» o «sorella». Si vede soprattutto nel modo in cui trattiamo le persone quando sono deboli, turbate, ferite, isolate, in disaccordo o in procinto di andarsene. Spesso è proprio in quei momenti che appare il vero frutto.
2. L’amore fraterno non scompare quando un fratello pone domande
In una comunità realmente guidata dall’amore di Cristo, una domanda sincera non dovrebbe essere percepita immediatamente come una minaccia. Un dubbio non dovrebbe essere interpretato automaticamente come ribellione. Una coscienza turbata non dovrebbe essere schiacciata in nome dell’unità. Una persona ferita non dovrebbe essere trattata come un pericolo semplicemente perché esprime sofferenza.
La Bibbia dice:
«Sopportatevi gli uni gli altri e, se uno ha motivo di lamentarsi dell’altro, perdonatevi a vicenda.» (Colossesi 3:13)
Paolo scrive anche:
«Accogliete chi è debole nella fede, senza discutere sulle opinioni.» (Romani 14:1)
Questi passi mostrano un atteggiamento molto diverso dal sospetto permanente. L’amore fraterno non significa accettare ogni errore né abbandonare la verità. Significa però trattare le persone con pazienza, dolcezza e rispetto davanti a Dio.
Se un fratello pone una domanda, l’amore ascolta. Se una sorella è turbata, l’amore cerca di comprendere. Se una persona è debole, l’amore la sostiene. Se qualcuno si allontana, l’amore prega. Se qualcuno soffre, l’amore non lo accusa immediatamente.
È qui che la legge di Cristo incontra direttamente l’amore fraterno:
«Portate i pesi gli uni degli altri e adempirete così la legge di Cristo.» (Galati 6:2)
Portare un peso non significa aggiungere altro peso sulle spalle di una persona già stanca. Non significa farla sentire colpevole perché è debole. Non significa isolarla perché non comprende tutto. Portare un peso significa avvicinarsi con compassione, ascoltare, aiutare, pregare, restaurare con dolcezza e amare come Cristo ha amato.
3. Senza amore fraterno, la verità diventa dura e la religione diventa paura
La Bibbia ci avverte chiaramente: si può avere conoscenza, zelo, sacrifici e perfino un’apparenza di fede, ma senza amore tutto questo perde valore davanti a Dio.
Paolo scrive:
«Quand’anche parlassi le lingue degli uomini e degli angeli, ma non avessi amore, sarei un rame risonante o uno squillante cembalo.» (1 Corinzi 13:1)
Aggiunge:
«E se avessi il dono di profezia e conoscessi tutti i misteri e tutta la scienza, e avessi tutta la fede da trasportare i monti, ma non avessi amore, non sarei nulla.» (1 Corinzi 13:2)
Questi versetti sono estremamente forti. Paolo non dice che la conoscenza sia cattiva, che la fede sia inutile o che la profezia non abbia alcun valore. Dice che senza amore anche le cose spiritualmente più impressionanti diventano vuote.
Questo dovrebbe farci riflettere. Una Chiesa può parlare di profezia, governo, obbedienza, verità e zelo. Ma se l’amore fraterno non è visibile nel modo in cui i membri vengono trattati, allora manca qualcosa di essenziale.
Paolo descrive l’amore come paziente, pieno di bontà, non interessato a sé stesso, non facilmente irritabile, non sospettoso del male, gioioso della verità, capace di sopportare, credere, sperare e perseverare. Questo è ciò che 1 Corinzi 13 pone al centro della vita cristiana.
La domanda diventa dunque personale: l’amore fraterno è realmente visibile nella vostra congregazione? I deboli vengono sostenuti o giudicati? Le persone turbate vengono ascoltate o messe a distanza? I membri che se ne vanno vengono amati oppure considerati immediatamente pericolosi? Le domande sincere vengono accolte con pazienza o trattate come una mancanza di sottomissione? I responsabili servono come Cristo ha servito oppure governano soprattutto mediante la paura?
Gesù disse che i Suoi discepoli sarebbero stati riconosciuti dall’amore che hanno gli uni per gli altri. Non semplicemente dal loro nome, dalla loro organizzazione, dalle loro pubblicazioni o dalla loro comprensione profetica, ma dal loro amore.
E se l’amore fraterno scompare, perfino la verità può essere usata in un modo che non riflette più lo spirito di Cristo.
La vera domanda non è quindi soltanto: «Siamo nella Chiesa giusta?» La vera domanda è più profonda: siamo riconoscibili come discepoli di Cristo per l’amore che abbiamo gli uni per gli altri?
Perché secondo Gesù, questo è il segno distintivo dei Suoi discepoli.
↑ Torna all’indiceVII. La correzione pubblica: che cosa dice davvero la Bibbia?
Di Christophe Binette — ex ministro di RCG (2017–2024)
La correzione è un tema importante nella vita cristiana. Dio corregge coloro che ama. Cristo corregge la Sua Chiesa. I ministri possono talvolta essere chiamati ad avvertire, riprendere, esortare e proteggere il gregge.
Ma bisogna porre una domanda essenziale: la Bibbia autorizza la correzione pubblica come mezzo per umiliare, intimidire o spezzare qualcuno davanti agli altri?
La correzione biblica ha uno scopo: restaurare, proteggere, istruire e ricondurre a Dio. Non deve mai diventare uno spettacolo, una dimostrazione di autorità umana o un mezzo per mettere a tacere domande sincere.
Per questo bisogna esaminare ciò che la Bibbia dice realmente.
1. La correzione biblica comincia con la dolcezza e la restaurazione
Paolo scrive:
«Fratelli, se uno viene sorpreso in qualche colpa, voi che siete spirituali rialzatelo con spirito di mansuetudine. Bada a te stesso, affinché anche tu non sia tentato.» (Galati 6:1)
Questo versetto è fondamentale. Paolo non dice di esporre pubblicamente una persona, umiliarla davanti agli altri o farne un esempio perché gli altri abbiano paura. Dice di rialzarla con spirito di dolcezza.
Lo scopo della correzione cristiana non è quindi schiacciare la persona, ma restaurarla. Chi corregge deve anche badare a sé stesso, perché potrebbe cadere a sua volta. Ciò richiede umiltà, prudenza, compassione e un vero timore di Dio.
Cristo diede lo stesso principio in Matteo 18:
«Se tuo fratello ha peccato, va’ e riprendilo fra te e lui solo.» (Matteo 18:15)
Notiamo l’ordine dato da Gesù: il primo passo avviene in privato. Non è pubblico, non è davanti a tutta l’assemblea e non è destinato a creare una pressione collettiva. Avviene «fra te e lui solo».
Perché? Perché l’obiettivo è guadagnare il fratello, non perderlo.
Gesù aggiunge:
«Se ti ascolta, hai guadagnato tuo fratello.» (Matteo 18:15)
Ecco il cuore della correzione biblica: guadagnare il fratello. Una correzione che distrugge, umilia o spaventa non è conforme allo spirito di Cristo. Anche quando una correzione è necessaria, deve riflettere la dolcezza, la pazienza e il sincero desiderio di restaurare.
2. La correzione pubblica esiste, ma riguarda casi precisi
La Bibbia non dice che nessuna correzione pubblica sia mai possibile. Esistono casi in cui una situazione pubblica deve essere trattata pubblicamente, soprattutto quando un peccato è manifesto, persistente, scandaloso o mette in pericolo la Chiesa.
Paolo scrive a Timoteo:
«Quelli che peccano, riprendili in presenza di tutti, affinché anche gli altri abbiano timore.» (1 Timoteo 5:20)
Ma questo versetto deve essere letto nel suo contesto. Paolo parla qui del modo di trattare gli anziani, dopo aver dato questa istruzione:
«Non ricevere accusa contro un anziano se non sulla deposizione di due o tre testimoni.» (1 Timoteo 5:19)
Non si tratta quindi di un diritto generale di esporre pubblicamente qualcuno appena pone una domanda, esprime una riserva o non comprende una decisione. Paolo parla di un contesto serio, con accuse stabilite, testimoni e una colpa reale.
La correzione pubblica non è uno strumento destinato a proteggere un’autorità umana da ogni contestazione. Serve a trattare un peccato reale e a proteggere la Chiesa quando la situazione lo richiede.
C’è dunque una differenza importante tra correggere pubblicamente un peccato manifesto e umiliare pubblicamente qualcuno perché ha posto una domanda sincera. C’è anche una differenza tra proteggere il gregge e incutere paura al gregge. Anche quando una correzione pubblica diventa necessaria, deve restare giusta, proporzionata, fondata sui fatti e condotta nello spirito di Cristo.
Paolo dà anche questa istruzione:
«Predica la parola, insisti in ogni occasione, opportuna e non opportuna, riprendi, sgrida, esorta con ogni pazienza e insegnamento.» (2 Timoteo 4:2)
Anche la riprensione deve dunque essere accompagnata da dolcezza, pazienza e istruzione.
3. Una correzione che produce soprattutto paura deve essere esaminata
La correzione biblica deve produrre un frutto spirituale: pentimento, restaurazione, umiltà, guarigione, pace con Dio e ritorno alla verità. Ma quando viene esercitata in modo duro, pubblico o umiliante, può produrre altri frutti: paura, silenzio, confusione, vergogna, diffidenza e obbedienza esteriore senza trasformazione del cuore.
La Bibbia dice:
«Nell’amore non c’è paura; anzi, l’amore perfetto caccia via la paura, perché la paura implica castigo.» (1 Giovanni 4:18)
Se un’assemblea impara soprattutto a tacere per paura di essere esposta, bisogna chiedersi se ciò rifletta davvero l’amore perfetto di cui parla Giovanni. Se ministri o membri non osano più porre domande sincere per paura di essere ripresi pubblicamente, bisogna chiedersi se ciò rifletta davvero lo spirito di Galati 6:1. E se la correzione diventa un mezzo per preservare un’immagine di autorità piuttosto che per restaurare un’anima, bisogna chiedersi se rifletta ancora la correzione di Cristo.
Gesù mise in guardia i Suoi discepoli contro una forma di autorità dura e dominatrice:
«Voi sapete che i capi delle nazioni le dominano e che i grandi esercitano autorità su di esse. Non sarà così tra voi; ma chiunque vorrà essere grande tra voi sarà vostro servitore.» (Matteo 20:25-26)
L’autorità nella Chiesa non deve dunque assomigliare a una dominazione umana. Deve assomigliare al servizio di Cristo.
La vera correzione cristiana non è destinata a umiliare, produrre paura, schiacciare la coscienza o distruggere la persona. Deve unire la verità all’amore, la fermezza alla dolcezza, l’autorità all’umiltà e la giustizia alla misericordia.
La domanda diventa dunque personale: la correzione che vedete intorno a voi produce restaurazione o paura? Produce amore per la verità o silenzio forzato? Protegge realmente le pecore o protegge soprattutto l’immagine dell’autorità? Cerca di guadagnare il fratello, come Cristo ha insegnato, oppure di farne un esempio davanti agli altri?
La Bibbia insegna certamente la correzione. Ma insegna una correzione guidata dallo Spirito di Cristo. E lo Spirito di Cristo non corregge per umiliare. Corregge per salvare, rialzare e restaurare.
↑ Torna all’indiceVIII. «Tacere»: la paura è compatibile con lo Spirito di Dio?
Di Christophe Binette — ex ministro di RCG (2017–2024)
In una comunità cristiana possono esserci momenti in cui il silenzio è saggio. La Bibbia insegna la prudenza, l’autocontrollo, il rispetto, l’umiltà e il non parlare con leggerezza.
Ma c’è una grande differenza tra il silenzio scelto per saggezza e il silenzio imposto dalla paura. Quando un membro tace perché vuole evitare dispute inutili, è una cosa. Ma quando tace perché ha paura di essere ripreso, umiliato, etichettato come ribelle, sospettato di mancare di fede o separato dai propri fratelli e sorelle, è un’altra cosa.
La domanda merita quindi di essere posta: la paura è compatibile con lo Spirito di Dio? E se una comunità produce un clima in cui le domande sincere vengono soffocate, le coscienze trattenute e molti non osano più parlare onestamente, possiamo davvero dire che questo spirito viene da Cristo?
1. Dio non ci dà uno spirito di paura
L’apostolo Paolo scrive:
«Dio infatti non ci ha dato uno spirito di timidezza, ma di forza, d’amore e di saggezza.» (2 Timoteo 1:7)
Questo versetto è fondamentale. Lo Spirito di Dio non produce una paura paralizzante. Non conduce i figli di Dio a vivere nell’intimidazione, nella diffidenza o nel timore costante di essere esposti.
Lo Spirito di Dio produce forza, amore e saggezza. Dà la forza di rimanere fedeli a Dio, l’amore necessario per parlare con umiltà e pazienza e la saggezza per discernere quando parlare, come parlare e con quale spirito parlare.
La paura produce altro. Spinge a tacere anche quando la coscienza è turbata. Spinge a fingere di essere d’accordo. Spinge a evitare le domande importanti. Spinge a proteggere un’apparenza di unità anche quando il cuore è inquieto.
Ma un’unità fondata sulla paura non è l’unità dello Spirito. La vera unità cristiana non si fonda sul silenzio forzato. Si fonda sulla verità, sull’amore, sulla fiducia, sulla pazienza e sulla presenza dello Spirito di Dio.
2. La verità non teme le domande sincere
Gesù disse:
«Conoscerete la verità e la verità vi farà liberi.» (Giovanni 8:32)
La verità libera. Non ha bisogno di essere protetta dalla paura. Non ha bisogno di vietare le domande oneste. Non ha bisogno di mettere a tacere le coscienze sincere.
Se qualcosa è vero, deve poter essere esaminato. Se una dottrina è biblica, deve poter essere provata mediante le Scritture. Se una decisione è giusta, deve poter essere spiegata con umiltà. E se un’autorità viene realmente da Cristo, non dovrebbe temere la luce.
I Bereani sono lodati nella Bibbia perché esaminavano le Scritture per verificare ciò che veniva loro insegnato:
«Ricevettero la parola con grande premura, esaminando ogni giorno le Scritture per vedere se le cose stavano così.» (Atti 17:11)
Non furono condannati per aver verificato. Non furono accusati di mancare di sottomissione. Non furono presentati come pericolosi perché confrontavano l’insegnamento ricevuto con le Scritture. Al contrario, il loro atteggiamento viene presentato come nobile. Questo dovrebbe farci riflettere.
Se si insegna ai membri a «provare ogni cosa», ma in pratica alcune domande diventano pericolose, c’è una contraddizione. Se l’esame biblico viene incoraggiato solo finché le conclusioni sostengono l’organizzazione, mentre le stesse domande diventano sospette quando rivelano una difficoltà reale, allora non si tratta più davvero di provare ogni cosa. Si tratta piuttosto di provare ciò che è consentito.
Ma la verità di Dio non ha bisogno di questo tipo di protezione.
3. Il silenzio imposto può diventare una forma di prigionia spirituale
Esiste un silenzio che protegge la pace. Ma esiste anche un silenzio che distrugge l’anima.
Quando qualcuno non può più esprimere una preoccupazione onesta senza temere di essere giudicato, non è più libero. Quando qualcuno non può più porre una domanda biblica senza temere di essere considerato ribelle, non è più realmente incoraggiato a cercare la verità. E quando qualcuno non può più seguire la propria coscienza davanti a Dio perché teme la reazione dell’organizzazione, la sua coscienza non viene più rispettata.
Paolo scrive:
«Cristo ci ha liberati perché fossimo liberi. State dunque saldi e non lasciatevi porre di nuovo sotto il giogo della schiavitù.» (Galati 5:1)
Questa libertà non è libertà di peccare. Non è libertà di disprezzare l’ordine, l’insegnamento o la correzione. È la libertà di servire Dio con una coscienza retta. È la libertà di obbedire a Cristo prima che agli uomini. È la libertà di camminare nella verità senza essere dominati dalla paura umana.
Gli apostoli dissero:
«Bisogna obbedire a Dio anziché agli uomini.» (Atti 5:29)
Questo principio rimane vero. Nessuna organizzazione umana deve prendere il posto di Dio nella coscienza di un credente. Nessun dirigente umano deve diventare la voce che schiaccia ogni riflessione personale davanti a Dio. Nessuna paura istituzionale deve sostituire la pace che Cristo dà ai Suoi discepoli.
Gesù disse:
«Vi lascio pace; vi do la mia pace. Io non vi do come il mondo dà. Il vostro cuore non sia turbato e non abbia paura.» (Giovanni 14:27)
La pace di Cristo non è la pace apparente di un gruppo in cui nessuno osa parlare. La pace di Cristo è una pace profonda, fondata sulla verità, sull’amore e sulla fiducia in Dio.
La domanda diventa dunque personale: tacete per saggezza o per paura? Siete liberi di porre domande bibliche sincere, di seguire la vostra coscienza davanti a Dio e di dire che qualcosa vi turba senza temere di essere immediatamente sospettati? Sentite lo Spirito di forza, d’amore e di saggezza, oppure soprattutto la paura di parlare male, pensare male o essere visti male?
Queste domande non sono destinate a incoraggiare la ribellione, il disordine o l’amarezza. Sono destinate a riportare ciascuno davanti a Dio, davanti a Cristo, davanti alle Scritture e davanti alla propria coscienza.
Perché il silenzio imposto dalla paura non è il frutto dello Spirito di Dio. Lo Spirito di Dio conduce alla verità. E la verità rende liberi.
↑ Torna all’indiceIX. Dopo RCG: come ritrovare la pace e la grazia?
Di Christophe Binette — ex ministro di RCG (2017–2024)
Lasciare un’organizzazione religiosa nella quale si sono investiti anni della propria vita non è una cosa leggera. Non significa semplicemente cambiare assemblea o voltare pagina. Per molti tocca l’identità, la fede, le amicizie, la famiglia spirituale, i sacrifici compiuti, gli anni donati, le decisioni prese e talvolta perfino la relazione con Dio.
Dopo RCG, alcuni possono provare pace. Altri possono provare paura, colpa, confusione, rabbia, tristezza o un profondo senso di vuoto. Queste reazioni non significano necessariamente che avete abbandonato Dio. Possono semplicemente significare che avete bisogno di guarire.
La vera domanda non è quindi soltanto: «Che cosa devo fare adesso?» È anche più profonda: come ritrovare Cristo, la Sua pace, la Sua grazia e la Sua voce, senza paura, senza pressione e senza confusione?
1. Lasciare un’organizzazione umana non significa lasciare Dio
Una delle paure più grandi dopo aver lasciato RCG può essere questa: ho lasciato Dio? Ho lasciato l’unica vera Chiesa? Ho perso il mio posto nel piano di Dio?
Ma bisogna tornare a una verità fondamentale: Cristo non è prigioniero di un’organizzazione umana.
Gesù disse:
«Io sono il buon pastore. Il buon pastore dà la sua vita per le pecore.» (Giovanni 10:11)
Non disse che l’organizzazione era il buon pastore. Non disse che la sede amministrativa era il buon pastore. Non disse che un dirigente umano era il buon pastore. Disse: «Io sono il buon pastore».
Se appartenete a Cristo, la vostra relazione con Dio non dipende anzitutto da una struttura umana. Dipende da Cristo stesso.
Gesù disse anche:
«Le mie pecore ascoltano la mia voce; io le conosco ed esse mi seguono.» (Giovanni 10:27)
Il cuore della vita cristiana è qui: ascoltare la voce di Cristo e seguirLo. Lasciare un’organizzazione umana non significa dunque automaticamente lasciare Dio. Può, al contrario, diventare l’inizio di un ritorno più profondo a Cristo, alla Sua parola, alla Sua grazia e a una fede meno fondata sulla paura.
La vera domanda non è semplicemente se siete ancora in un’organizzazione. La vera domanda è se siete ancora legati a Cristo, se cercate la Sua voce, se dimorate nella Sua parola, se desiderate camminare nella verità, amare Dio e il prossimo ed essere guidati dal Suo Spirito.
Se questo è il vostro desiderio, la vostra storia con Dio non è finita.
2. E se questo periodo fosse una prova permessa da Dio?
Bisogna anche considerare un’altra possibilità: e se questo periodo fosse una prova permessa da Dio?
Dio non vuole semplicemente che apparteniamo a un gruppo. Vuole che cresciamo, maturiamo, impariamo a discernere e mettiamo realmente la verità al di sopra di ogni cosa.
Nella vita cristiana, Dio può permettere situazioni difficili per rivelare ciò che è realmente nel nostro cuore. Può permettere che siamo messi alla prova, provati o scossi, per vedere ciò che conta di più per noi. Siamo legati a Cristo o soltanto a un’organizzazione? Siamo legati alla verità o soltanto al nostro conforto spirituale? Siamo disposti a perdere una sicurezza apparente, una reputazione o perfino alcune relazioni, se ciò diventa necessario per restare fedeli a Dio?
Entrando in RCG, molti di noi hanno già fatto questo sacrificio una prima volta. Abbiamo talvolta perso amici, creato tensioni con la famiglia, rinunciato a certe cose, perché pensavamo di seguire la verità.
Ma una domanda difficile merita di essere posta: e se, oggi, la prova non fosse restare nell’organizzazione a ogni costo, ma discernere davanti a Dio se sia necessario uscirne per restare fedeli a Cristo? E se questa nuova prova consistesse proprio nello scegliere la verità al di sopra dell’organizzazione, anche quando ciò costa relazioni, una sicurezza spirituale apparente e una parte della nostra vecchia identità?
È una domanda difficile. Ma merita di essere esaminata onestamente.
La Bibbia dice:
«Percuoterò il pastore e le pecore del gregge saranno disperse.» (Matteo 26:31; Zaccaria 13:7)
Questo passo si compie anzitutto nel contesto di Cristo e dei Suoi discepoli. Non deve quindi essere usato con leggerezza né applicato meccanicamente a ogni situazione moderna. Ma il principio spirituale rimane serio: quando un’autorità spirituale viene scossa, le pecore possono essere disperse, turbate, disorientate e messe alla prova.
In quei momenti, la vera domanda non è semplicemente: «Dove sono le altre pecore?» La vera domanda è piuttosto: continuo a seguire il vero Pastore?
Gesù Cristo è il buon Pastore. Se una struttura umana viene scossa, se i membri vengono dispersi, se le relazioni cambiano, se le certezze crollano, Cristo rimane.
Questa prova può quindi diventare un momento di purificazione spirituale. Non per abbandonare Dio, ma per ritornare a Lui più profondamente. Non per respingere ogni fede, ma per distinguere la fede autentica dalla dipendenza da un’organizzazione. Non per diventare amareggiati, ma per imparare a seguire Cristo anche quando costa qualcosa.
Perché alla fine Dio può permettere che siamo provati per rivelare ciò che è più importante per noi: la sicurezza di un gruppo o la verità, l’approvazione degli uomini o l’approvazione di Dio, la paura di perdere relazioni o la fedeltà a Cristo.
3. Ritrovare la grazia dopo anni di pressione spirituale
Dopo aver vissuto a lungo in un ambiente religioso molto esigente, può essere difficile ricevere semplicemente la grazia di Dio.
Si può avere l’impressione di non fare mai abbastanza: non pregare abbastanza, non donare abbastanza, non obbedire abbastanza, non comprendere abbastanza, non essere abbastanza zelanti, non essere abbastanza sottomessi. Ma il Vangelo non comincia con la nostra prestazione. Comincia con la grazia di Dio.
Paolo scrive:
«È per grazia che siete stati salvati, mediante la fede. E ciò non viene da voi: è il dono di Dio.» (Efesini 2:8)
La grazia non significa che l’obbedienza non abbia importanza. Non significa che la verità non abbia importanza. Non significa che il peccato diventi accettabile. Significa però che Dio non ci salva perché siamo riusciti perfettamente a vivere sotto pressione. Ci salva per la Sua bontà, la Sua misericordia, il Suo amore e la Sua opera in Gesù Cristo.
Gesù disse:
«Venite a me, voi tutti che siete affaticati e oppressi, e io vi darò riposo.» (Matteo 11:28)
Notiamo bene che Gesù non disse: «Venite a me e vi darò ancora più pressione». Disse: «Io vi darò riposo».
Questo riposo non significa inattività spirituale. Significa la fine di una relazione con Dio dominata dalla paura, dalla colpa costante e dall’impressione di non essere mai accettati. Cristo non chiama le Sue pecore per schiacciarle. Le chiama per salvarle, rialzarle, guidarle e guarirle.
Dopo RCG, può essere necessario reimparare la grazia. Può essere necessario reimparare che Dio non è soltanto un Giudice, ma anche un Padre; che Cristo non è soltanto Re, ma anche Pastore; che lo Spirito di Dio non produce paura, ma forza, amore e saggezza. Può anche essere necessario reimparare che porre domande sincere non è necessariamente ribellione, che riposare non significa abbandonare Dio e che guarire richiede tempo.
4. Ricostruire una fede fondata su Cristo, non sulla paura
Dopo aver lasciato RCG, alcuni possono essere tentati di abbandonare ogni fede. Altri possono cercare immediatamente un’altra organizzazione che dia risposte rapide, una struttura chiara e un senso di sicurezza.
Ma è importante non ricostruire troppo in fretta sulle stesse fondamenta di paura, pressione o dipendenza umana.
Paolo scrive:
«Nessuno può porre altro fondamento oltre a quello già posto, cioè Gesù Cristo.» (1 Corinzi 3:11)
Il fondamento della vostra fede deve essere Cristo. Non la paura, non un uomo, non un’organizzazione, non una data profetica, non una pressione collettiva, non lo sguardo degli altri, ma Cristo.
Questo non significa che si debba vivere isolati. La comunione fraterna è importante. L’incoraggiamento è importante. L’insegnamento è importante. La preghiera con altri credenti è importante. Ma tutto deve essere ricostruito su Cristo.
Prendetevi il tempo di tornare ai Vangeli. Rileggete le parole di Gesù. Osservate il Suo modo di trattare i deboli, la Sua pazienza, la Sua compassione, la Sua fermezza, ma anche la Sua dolcezza. Osservate come corregge, come accoglie e come restaura. Poi ponetevi questa domanda: l’immagine di Dio che ho ricevuto assomiglia davvero a Gesù Cristo?
Perché Gesù è l’immagine perfetta del Padre. Disse:
«Chi ha visto me ha visto il Padre.» (Giovanni 14:9)
Se la vostra visione di Dio è fatta soprattutto di paura, pressione, minaccia, colpa ed esaurimento, forse è tempo di lasciarla correggere da Cristo stesso.
La pace di Dio non ritorna sempre immediatamente. Talvolta ritorna lentamente: attraverso la preghiera, una lettura semplice delle Scritture, conversazioni oneste, il riposo, la verità, il perdono, la grazia e la comprensione che Dio non vi ha abbandonati.
Gesù disse:
«Vi lascio pace; vi do la mia pace. Io non vi do come il mondo dà. Il vostro cuore non sia turbato e non abbia paura.» (Giovanni 14:27)
Dopo RCG, questa parola può tornare viva. Il vostro cuore non deve rimanere nella paura. La vostra fede non deve restare prigioniera della colpa. La vostra relazione con Dio può essere ricostruita, non sulla paura, non sulla pressione, non sulla lealtà istituzionale, ma su Gesù Cristo, sulla Sua verità, sulla Sua grazia, sul Suo amore e sulla Sua pace.
La domanda non è dunque soltanto: «Che cosa ho lasciato?» La vera domanda è: verso chi sto tornando?
E se state tornando a Cristo, allora non siete perduti. Forse, per la prima volta da molto tempo, state ritrovando il vero riposo che Lui solo può dare.
↑ Torna all’indiceX. Non siete soli: la comunione fraterna dopo aver lasciato un’organizzazione
Di Christophe Binette — ex ministro di RCG (2017–2024)
Dopo aver lasciato un’organizzazione religiosa, uno dei dolori più profondi può essere la solitudine. Per anni, i vostri amici, le vostre abitudini, le vostre feste, le vostre conversazioni, il vostro calendario, la vostra identità spirituale e talvolta perfino il vostro senso di appartenenza erano legati a una comunità precisa. Poi, quasi da un giorno all’altro, tutto può cambiare.
Persone con cui avete pregato, riso, servito, viaggiato e condiviso anni della vostra vita possono improvvisamente prendere le distanze. Alcune non sanno cosa dire, altre hanno paura di parlarvi e altre forse vi considerano già un pericolo spirituale. Potete allora ritrovarvi con questa domanda dolorosa: «Dov’è adesso la mia famiglia spirituale?»
Questa solitudine è reale e non deve essere minimizzata. Ma bisogna anche ricordare una verità essenziale: non siete soli. Cristo non abbandona le Sue pecore, e la comunione fraterna non scompare semplicemente perché avete lasciato un’organizzazione umana.
1. La comunione fraterna appartiene a Cristo, non a un’organizzazione
La Bibbia insegna chiaramente l’importanza della comunione fraterna. I primi cristiani «perseveravano nell’insegnamento degli apostoli, nella comunione fraterna, nel rompere il pane e nelle preghiere» (Atti 2:42).
La comunione fraterna fa dunque parte della vita cristiana normale. Dio non ci chiama a vivere una fede fredda, isolata e separata dagli altri. Ma questa comunione non dipende anzitutto da un nome di organizzazione, da una sede amministrativa, da un elenco ufficiale di membri o da una struttura umana. Dipende da Cristo.
Giovanni scrive:
«La nostra comunione è con il Padre e con il Figlio suo, Gesù Cristo.» (1 Giovanni 1:3)
La comunione cristiana comincia lì: con il Padre e con Suo Figlio. Quando due credenti cercano sinceramente Cristo, pregano insieme, leggono le Scritture, si incoraggiano, si sostengono reciprocamente e desiderano camminare nella verità, esiste già una forma reale di comunione fraterna.
Gesù disse:
«Dove due o tre sono riuniti nel mio nome, lì sono io in mezzo a loro.» (Matteo 18:20)
Non disse che la Sua presenza dipendesse dall’iscrizione nella stessa organizzazione umana. Disse: «nel mio nome».
Questo non significa che l’ordine, l’insegnamento, il ministero o l’assemblea non abbiano importanza. Significa però che Cristo può essere presente in mezzo ai Suoi discepoli anche quando sono pochi, feriti, dispersi o in fase di ricostruzione.
Potreste aver perso una struttura, un ritmo, una cerchia sociale e perfino una parte del vostro senso di appartenenza. Ma non avete perso Cristo. E se non avete perso Cristo, non avete perso la possibilità di una vera comunione fraterna.
2. Dopo aver lasciato un’organizzazione, a volte bisogna reimparare una comunione sana
Dopo aver vissuto a lungo in un ambiente molto controllato, la comunione fraterna può diventare difficile da ricostruire. Si può avere paura di fidarsi, paura di essere giudicati, paura di essere manipolati di nuovo o paura di entrare in un altro gruppo e rivivere gli stessi meccanismi. Si può anche avere paura di restare soli. Queste reazioni sono comprensibili.
Può allora essere necessario reimparare gradualmente che cos’è una comunione sana. Una comunione sana non si fonda sulla paura, sulla sorveglianza, sull’obbligo di pensare esattamente allo stesso modo su ogni argomento o sul controllo della coscienza. Si fonda su Cristo, sull’amore, sulla verità, sull’umiltà, sulla pazienza e sul rispetto davanti a Dio.
Paolo scrive:
«Accoglietevi dunque gli uni gli altri, come anche Cristo ha accolto voi, per la gloria di Dio.» (Romani 15:7)
L’accoglienza cristiana non consiste nell’accettare qualsiasi dottrina o qualsiasi comportamento. Ma implica un atteggiamento di pazienza, dolcezza e rispetto. Significa non trattare una persona ferita come un pericolo, una persona turbata come una ribelle o una coscienza fragile come un problema da correggere immediatamente.
Dopo RCG, può essere bene non ricostruire troppo in fretta. Prendetevi il tempo di guarire, pregare, rileggere i Vangeli, discernere i frutti e riconoscere ciò che è sano e ciò che non lo è. Non sostituite immediatamente una dipendenza con un’altra. Non cercate soltanto un nuovo gruppo che vi dia rapidamente tutte le risposte. Cercate prima Cristo.
Poi cercate fratelli e sorelle che vi avvicinino a Lui, non a una nuova paura. Una vera comunione fraterna dovrebbe aiutarvi ad amare di più Dio, a seguire Cristo più liberamente, a camminare nella verità con umiltà e a ritrovare la pace. Non dovrebbe rimettervi sotto un giogo di timore.
3. Le pecore disperse possono essere rialzate dal vero Pastore
Quando le persone lasciano un’organizzazione, possono avere l’impressione di essere disperse, perdute o spiritualmente senza casa. Questo sentimento è reale. Dopo anni trascorsi in una comunità strutturata, con abitudini, relazioni, feste, responsabilità e un’identità comune, la partenza può creare un vuoto profondo.
Ma nella Bibbia, Dio si presenta spesso come Colui che cerca, raduna e cura le Sue pecore. Il profeta Ezechiele riporta queste parole di Dio:
«Ecco, io stesso avrò cura delle mie pecore e ne farò la rassegna.» (Ezechiele 34:11)
E ancora:
«Cercherò la perduta, ricondurrò la smarrita, fascerò la ferita e fortificherò la malata.» (Ezechiele 34:16)
Queste parole sono profondamente consolanti. Dio vede le pecore ferite, disperse, stanche, disorientate e quelle che non sanno più di chi fidarsi. Vede quelle che hanno paura, quelle che sono state esaurite dalla pressione, dalle aspettative, dai conflitti o dalla confusione. E Dio non è indifferente. Cristo è il buon Pastore e sa ritrovare le Sue pecore anche quando si sentono isolate.
Questo non significa che il cammino sarà sempre semplice. Potrà esserci un periodo di vuoto, amicizie perdute, silenzi dolorosi e domande senza risposta immediata. Ma questo tempo può anche diventare un tempo di purificazione, guarigione e ricostruzione.
La comunione fraterna dopo aver lasciato un’organizzazione forse non sarà identica a ciò che avete conosciuto prima. Potrà essere più semplice, più piccola, più umile e meno strutturata. Ma potrà anche diventare più vera. Alcuni fratelli e sorelle che pregano sinceramente insieme possono essere una grande benedizione. Una conversazione onesta può rialzare un’anima stanca. Un messaggio d’incoraggiamento può spezzare una profonda solitudine. Una lettura biblica condivisa può riaccendere la speranza. Una semplice preghiera può ricordare che Cristo è ancora presente.
La domanda non è dunque: «Come posso ritrovare esattamente ciò che ho perso?» La vera domanda è piuttosto: come lasciare che Cristo ricostruisca una comunione più sana, più libera, più vera e più radicata in Lui?
Non siete soli. Altri hanno attraversato le stesse paure, conosciuto la stessa solitudine e dovuto reimparare a pregare senza pressione, a leggere senza paura, ad amare senza controllo e a cercare Dio senza dipendere da un’organizzazione.
E soprattutto, Cristo non ha cessato di essere il vostro Pastore. Può rialzarvi, guidarvi, ridarvi fratelli e sorelle e insegnarvi ad amare di nuovo. Può trasformare la dispersione in guarigione e la solitudine in vera comunione.
Perché la comunione fraterna non comincia con un’organizzazione. Comincia con Cristo. E coloro che appartengono a Cristo non sono mai veramente soli.
↑ Torna all’indiceXI. Conclusione generale — Ritornare a Cristo
Gli articoli raccolti in questa pagina affrontano diversi temi: la legge di Cristo, la verità, la profezia, le offerte, la Chiesa, l’amore fraterno, la correzione, la paura, la grazia e la comunione dopo un’organizzazione. Ma in fondo tutti questi temi conducono alla stessa domanda: siamo realmente ricondotti a Gesù Cristo?
La legge di Cristo deve essere centrale nella vita cristiana. Si manifesta attraverso l’amore, la dolcezza, il perdono, la misericordia, il servizio, la verità, la pazienza, la restaurazione, il sostegno dei deboli e il portare i pesi gli uni degli altri. Non può essere ridotta a una semplice lista di regole esteriori. Tocca il cuore, le motivazioni, il modo di correggere, servire, perdonare, amare e trattare i fratelli e le sorelle.
La legge mosaica ha avuto un ruolo reale nel piano di Dio, ma non è il quadro giuridico della salvezza per il credente in Cristo. La salvezza non viene dall’osservanza della legge, dalla decima, dal sabato, dalle feste, dall’appartenenza a un’organizzazione o dalla lealtà verso un uomo. La salvezza si riceve per grazia, mediante la fede in Gesù Cristo.
Il sabato può essere osservato per convinzione personale davanti a Dio. Ma non deve diventare una condizione della salvezza né un criterio assoluto per decidere chi appartiene veramente a Dio. Allo stesso modo, la generosità cristiana deve essere libera, volontaria, gioiosa e secondo la coscienza di ciascuno davanti a Dio. Non deve essere prodotta dalla paura, dalla pressione, dalla colpa o dall’urgenza profetica.
La profezia deve essere esaminata con prudenza, umiltà e rispetto dei limiti dati da Gesù Cristo. Deve condurre al pentimento, alla fede, alla vigilanza spirituale e alla speranza, non alla paura, alla confusione, alla fissazione di date o alla dipendenza da un dirigente umano.
La Chiesa di Dio non deve essere ridotta a una sola organizzazione umana. È il corpo spirituale di Cristo, composto da coloro che appartengono a Dio, sono guidati dal Suo Spirito, dimorano nella Sua parola e praticano l’amore.
Se avete lasciato RCG, o se siete ancora al suo interno e vi ponete domande, il mio desiderio non è spingervi verso un altro sistema umano. Il mio desiderio è incoraggiarvi a esaminare senza paura, a ritornare a Cristo, a riscoprire la grazia, a ritrovare la pace, a guarire spiritualmente e a ricostruire una fede fondata su Gesù Cristo.
Perché alla fine non è un’organizzazione che salva. Non è un uomo che dà la vita. Non è la paura che trasforma il cuore. È Dio che salva, per grazia, mediante la fede in Gesù Cristo. È Cristo che chiama, rialza, restaura e guida le Sue pecore.
Ed è la legge di Cristo — l’amore vissuto nella verità — che deve diventare il segno visibile di coloro che Gli appartengono.
Nota sulle citazioni bibliche
Le citazioni bibliche sono principalmente tratte da traduzioni italiane riconosciute. Alcune formulazioni possono essere leggermente adattate per la leggibilità.
↑ Torna all’indiceAos antigos membros e aos membros atuais da Restored Church of God (RCG)
Examinai tudo; retende o que é bom.
Por Christophe Binette | Publicado em 26 de julho de 2026 | Fundador do Examine All Things — Estudos bíblicos baseados nas Escrituras
Examine All Things não é uma Igreja, uma organização religiosa, um ministério hierárquico, nem um novo grupo proveniente da RCG, UCG, LCG, PCG, COGWA ou de qualquer outro ramo da Church of God.
Este site tem como objetivo encorajar cada pessoa a examinar os ensinamentos, as práticas e os frutos espirituais à luz das Escrituras, com seriedade, humildade e oração. Não procura exercer autoridade espiritual sobre as consciências, nem substituir uma organização por outra.
Convida simplesmente a voltar para Deus, para Jesus Cristo, para a verdade bíblica, para a graça, para a lei de Cristo e para uma relação viva com o Pai.
Durante catorze anos, fui membro da The Restored Church of God (RCG). Durante sete desses anos, servi como ministro junto dos irmãos e irmãs francófonos na Europa e em África — voluntariamente, por amor a vós e à verdade.
Em março de 2024, depois de aplicar o princípio que me tinha sido ensinado desde o primeiro dia — «examinai tudo» (1 Tessalonicenses 5:21) — apresentei a minha demissão a David C. Pack.
Esta carta reflete a minha experiência, a minha compreensão e as minhas convicções no momento da minha saída, em março de 2024. Deve ser lida como um documento pessoal e histórico ligado a essa etapa do meu percurso, e não como uma declaração doutrinal completa ou definitiva do Examine All Things.
Pode ler esta carta completa através do botão abaixo.
Não deixei a RCG por ira ou amargura. Amo-vos e oro por cada um de vós todos os dias — incluindo por aqueles que talvez hoje me considerem um «inimigo».
O meu desejo não é afastar-vos de Deus, mas encorajar-vos a voltar diretamente para Ele, por meio de Jesus Cristo, na verdade, na graça, na paz e na liberdade que o Evangelho oferece.
Porquê esta página?
Esta página reúne vários artigos que escrevi especificamente para vós, meus irmãos e irmãs da RCG. Abordam perguntas que eu próprio fiz durante anos e que nunca ousei colocar abertamente — por medo, lealdade ou hábito.
Estes artigos não procuram conduzir o leitor para uma nova organização humana. Procuram conduzir cada pessoa de volta a Cristo, às Escrituras, à graça, à verdade, à lei de Cristo e a uma relação direta com Deus.
A mensagem central desta página é simples: a salvação não se baseia na pertença a uma organização, na lealdade a um dirigente, na observância da lei mosaica, no dízimo, no sábado ou em desempenhos religiosos. A salvação é recebida pela graça de Deus, mediante a fé em Jesus Cristo.
Nota sobre o legado doutrinal de Herbert W. Armstrong
Herbert W. Armstrong destacou várias verdades bíblicas importantes, nomeadamente a esperança do Reino de Deus, a ressurreição, a vida eterna como dom de Deus, a necessidade do arrependimento e a importância de obedecer a Deus.
Estes elementos merecem ser reconhecidos com honestidade.
Contudo, alguns aspetos do seu ensino precisam de ser reexaminados à luz do Novo Testamento. Em particular, parte do seu sistema doutrinal podia tender a colocar o crente sob um quadro próximo da aliança mosaica, no qual os Dez Mandamentos, o sábado, as festas, o dízimo e a pertença organizacional se tornavam marcadores centrais de fidelidade espiritual.
Ora, o Novo Testamento apresenta a salvação como um dom recebido pela graça, mediante a fé em Jesus Cristo. A obediência continua a ser importante, mas não é a base da salvação. É o fruto de uma fé viva, de um coração transformado pelo Espírito e de uma vida colocada sob a lei de Cristo.
Não se trata, portanto, de rejeitar tudo o que foi ensinado no passado, mas de examinar tudo, reter o que é bom e reconduzir cada doutrina a Jesus Cristo, à graça, à verdade bíblica e à nova aliança.
Isto não significa que a obediência não tenha importância. Mas a verdadeira obediência é fruto de uma fé viva, de um coração transformado e de uma vida conduzida pelo Espírito de Deus. Nunca deve tornar-se um meio de merecer a salvação ou de provar superioridade espiritual.
É por isso que esta página coloca uma ênfase particular no Reino de Deus, em Jesus Cristo, no arrependimento, na salvação pela graça, na lei de Cristo, no amor, na verdade, na liberdade de consciência, na cura espiritual, na restauração, na transformação do coração e na nova vida em Cristo.
Hoje, convido-vos a examinar estes assuntos comigo, num espírito de oração, à luz das Escrituras.
Não tendes de concordar comigo. Mas creio que tendes o direito — e a responsabilidade — de examinar estas coisas por vós mesmos.
«Examinai tudo; retende o que é bom.» (1 Tessalonicenses 5:21)
Nota pessoal
Este texto é um testemunho pessoal e uma reflexão bíblica baseada na minha experiência dentro da RCG. Não pretende atacar indivíduos, mas convidar cada pessoa a examinar os ensinamentos, as práticas e os frutos espirituais à luz das Escrituras.
Não escrevo num espírito de vingança, polémica ou condenação. O meu desejo é ajudar aqueles que foram perturbados, feridos, isolados ou culpabilizados a reencontrar a paz, a graça, a verdade bíblica e uma relação viva com o Pai por meio de Jesus Cristo.
Examine All Things não reivindica qualquer autoridade sobre as consciências. O objetivo não é substituir uma dependência organizacional por outra, mas encorajar cada pessoa a voltar para Cristo, a examinar tudo e a reter o que é bom.
I. A lei de Cristo: é praticada na RCG?
Por Christophe Binette — antigo ministro da RCG (2017–2024)
Durante catorze anos na The Restored Church of God, aprendi a «provar todas as coisas». Foi precisamente este princípio que me levou a reexaminar tudo e, finalmente, a sair em março de 2024.
Hoje, desejo convidar-vos a considerar uma pergunta simples, mas profundamente importante: a lei de Cristo é realmente praticada na RCG?
Antes mesmo de responder a esta pergunta, é preciso colocar outra, ainda mais fundamental: como é compreendida e ensinada a lei de Cristo na RCG?
É claro que algumas noções relacionadas com o amor, o serviço, a obediência, a ajuda aos irmãos e irmãs ou o facto de levar os fardos podem ser mencionadas na RCG. Mas em catorze anos como membro, incluindo sete anos de ministério, não me recordo de ter ouvido a lei de Cristo apresentada como um ensinamento central de Jesus Cristo, nem explicada como uma realidade distinta de uma simples referência aos Dez Mandamentos.
E, no entanto, o apóstolo Paulo fala dela claramente:
«Irmãos, se alguém for surpreendido nalguma falta, vós que sois espirituais restaurai-o com espírito de mansidão. Olha por ti mesmo, para que não sejas também tentado.» (Gálatas 6:1)
Depois acrescenta imediatamente:
«Levai as cargas uns dos outros e assim cumprireis a lei de Cristo.» (Gálatas 6:2)
Esta passagem não diz simplesmente: «Guardai os Dez Mandamentos.» Descreve uma forma concreta de tratar os outros: restaurar com mansidão, levar os seus fardos, apoiar os fracos, amar os irmãos e agir segundo o espírito de Cristo.
O próprio Cristo dá o coração desse ensino quando diz:
«Amai-vos uns aos outros como eu vos amei.» (João 13:34)
A lei de Cristo não se opõe à lei de Deus. Mas também não pode ser reduzida a uma simples lista de mandamentos observados exteriormente. Revela o espírito no qual os discípulos de Cristo devem viver, corrigir, servir, governar, perdoar e cuidar das ovelhas.
A pergunta não é, portanto, apenas: «A RCG ensina a obediência aos mandamentos?» A verdadeira pergunta é mais profunda: a RCG pratica a lei de Cristo? Por outras palavras, na sua maneira de corrigir, governar, excluir, tratar os fracos, responder às dúvidas, levar os fardos e amar as ovelhas, reflete realmente a RCG o exemplo de Jesus Cristo?
É esta a pergunta que vamos examinar.
1. O que observei pessoalmente durante o meu ministério
Durante os sete anos em que servi como ministro junto dos irmãos e irmãs francófonos na Europa e em África, fui progressivamente levado a refletir sobre o clima espiritual e pastoral no qual certas perguntas podiam ser expressas.
Quero esclarecer que o que se segue diz respeito à minha experiência pessoal e à minha perceção das coisas naquela época. Não pretendo conhecer as intenções de cada pessoa, nem julgar todas as decisões tomadas. Outras pessoas podem ter vivido ou compreendido algumas situações de forma diferente.
Com o passar do tempo, vivi momentos em que me parecia difícil expressar uma pergunta, uma reserva ou uma preocupação sincera. Não era necessariamente por causa de uma regra escrita, mas antes por causa de um clima que eu percebia como pouco favorável à expressão de preocupações profundas.
Em várias ocasiões, tive a impressão de que uma pergunta dirigida à sede podia ser recebida não como uma busca sincera de esclarecimento, mas como uma possível falta de submissão ou de alinhamento. Isso perturbou-me, porque se tornava difícil, em certos casos, exercer uma consciência pessoal diante de Deus com liberdade e paz.
De forma mais ampla, pareceu-me observar, ao longo dos anos, que alguns ministros que exprimiam reservas, desacordos ou preocupações em relação às orientações da sede podiam depois ver as suas responsabilidades mudar. Em alguns casos, ministros que serviam na sede foram transferidos para funções no terreno. Tanto quanto sei, essas mudanças nem sempre eram apresentadas oficialmente como medidas disciplinares. No entanto, podiam ser explicadas, em conversas privadas, como uma oportunidade de serem provados, de crescer ou de desenvolver maior humildade. Algumas dessas mudanças pareciam também ser acompanhadas de alteração de categoria, função ou responsabilidade.
Não viso aqui nenhuma pessoa ou situação específica. Não conheço todas as razões que podem ter motivado cada decisão. Relato simplesmente um padrão que percebi na época e que contribuiu para o meu questionamento sobre o lugar dado às reservas sinceras, à consciência pessoal e ao diálogo fraternal.
Também posso testemunhar a minha própria experiência durante o período da Covid. Naquela altura, senti uma pressão importante em relação à vacinação, especialmente ligada à participação na conferência ministerial, embora eu próprio tivesse reservas de consciência diante de Deus.
O que mais me marcou foi a impressão de que a «consciência da Igreja» podia ser apresentada como devendo ter prioridade sobre a consciência individual. Por outras palavras, pareceu-me que uma reserva pessoal de consciência podia ser considerada secundária perante uma orientação ou expectativa coletiva.
Mais uma vez, apresento isto como uma perceção pessoal ligada àquele período, e não como uma acusação contra as pessoas envolvidas. Reconheço também que aquele período foi difícil para todos e que cada pessoa pode ter agido segundo o que então compreendia.
Esta experiência levou-me a uma pergunta importante: quando uma consciência pessoal sincera entra em tensão com uma expectativa coletiva, como deve um crente posicionar-se diante de Deus?
Paulo escreve:
«Cada um esteja plenamente convicto na sua própria mente.» (Romanos 14:5)
Este princípio parece-me essencial. Lembra-nos que a consciência do crente não deve ser tratada de ânimo leve, sobretudo quando é expressa com respeito, oração e temor de Deus.
Não pretendo, portanto, emitir um julgamento definitivo sobre todas as decisões tomadas. Mas creio que estas questões merecem ser examinadas honestamente à luz das Escrituras.
A pergunta que vos faço é a seguinte: uma cultura na qual se torna difícil expressar perguntas sinceras ou reservas de consciência reflete realmente a lei de Cristo? Reflete o espírito de Gálatas 6:1-2, onde os que são espirituais são chamados a restaurar com mansidão e a levar as cargas uns dos outros?
2. O que Cristo realmente ensina
A lei de Cristo não é uma lista de regras adicionais. É uma transformação do coração, de dentro para fora. Produz liberdade, não medo. Restaura, não condena. Conduz à graça, à misericórdia, à paciência e ao amor sacrificial.
Paulo escreve:
«Não estais debaixo da lei, mas debaixo da graça.» (Romanos 6:14)
Isto não significa que o cristão seja livre para desobedecer a Deus. Significa, porém, que a vida cristã não deve ser dominada pela condenação, pelo medo, pela pressão humana ou pelo controlo espiritual. Deve ser conduzida pelo Espírito de Deus e pelo exemplo de Jesus Cristo.
A lei de Cristo vai ainda mais longe. Cristo ensina:
«Amai os vossos inimigos, bendizei os que vos amaldiçoam, fazei bem aos que vos odeiam e orai pelos que vos maltratam e perseguem.» (Mateus 5:44)
Se me tornei, aos olhos de alguns, um «inimigo» por ter deixado a RCG e colocado estas perguntas, então a lei de Cristo aplica-se precisamente aqui. A verdadeira pergunta torna-se então: ainda oramos por aqueles que saíram? Oramos pelas suas famílias? Oramos por aqueles que sofrem, que duvidam, que estão em erro ou mesmo por aqueles que nos feriram?
Não orar pelos inimigos, não levar os fardos dos fracos, não restaurar com mansidão, é ir diretamente contra o espírito da lei de Cristo.
A lei de Cristo não se mede, portanto, apenas pelas doutrinas que defendemos, mas pela forma concreta como tratamos as pessoas. Vê-se na maneira como respondemos às perguntas, acompanhamos os fracos, corrigimos os que caem, falamos dos que saem e oramos por aqueles que já não compreendemos.
3. Pode alguém ser discípulo sem praticar os Seus ensinamentos?
Não se pode ser discípulo — isto é, aluno — de Cristo sem pôr em prática os Seus ensinamentos. Um discípulo não se limita a admirar o seu mestre nem a citar as suas palavras. Segue-o, aprende com ele, deixa-se corrigir por ele e procura aplicar concretamente o que ele ensinou.
Jesus nunca definiu a vida de discípulo pela pertença a uma organização humana, por um título, por uma função ou por lealdade institucional. Definiu-a por uma relação viva com a Sua palavra.
Jesus disse:
«Se permanecerdes na minha palavra, sois verdadeiramente meus discípulos.» (João 8:31)
A palavra importante aqui é «permanecerdes». Não se trata simplesmente de ouvir a palavra de Cristo, nem de a usar para defender uma doutrina, mas de permanecer nela, viver nela, voltar a ela e deixar que essa palavra julgue os nossos pensamentos, atitudes e práticas.
É por isso que a pergunta se torna muito séria. Pode alguém realmente chamar-se discípulo de Cristo se ensina obediência, mas não pratica mansidão? Pode falar de verdade enquanto sufoca perguntas sinceras? Pode insistir na submissão enquanto negligencia levar os fardos dos fracos? Pode pregar o amor se o medo se torna o principal motor da obediência?
Jesus deu também um sinal muito claro para reconhecer os Seus discípulos:
«Nisto conhecerão todos que sois meus discípulos: se tiverdes amor uns pelos outros.» (João 13:35)
Não disse que os Seus discípulos seriam reconhecidos principalmente pela pertença à organização certa, pela defesa perfeita de uma estrutura de governo ou pelo silêncio perante perguntas difíceis. Disse que o sinal distintivo dos Seus discípulos seria o amor.
A lei de Cristo não é, portanto, uma questão secundária. Toca diretamente a própria identidade do discípulo. Se a lei de Cristo não é claramente ensinada nem realmente vivida, podemos ainda falar de verdadeira vida de discípulo no sentido em que Cristo a entendia?
A pergunta torna-se então pessoal. Sentis a paz, a liberdade e o amor de Cristo na vossa congregação, ou principalmente medo? Quando alguém é fraco, é apoiado ou suspeitado? Quando um irmão duvida, é ouvido ou imediatamente considerado rebelde? Quando uma consciência pessoal está perturbada, é respeitada diante de Deus ou esmagada em nome da «consciência da Igreja»? Quando alguém sai, oramos por essa pessoa com amor ou ela torna-se automaticamente um perigo a evitar?
Estas perguntas não pretendem provocar rebelião contra Deus. Pretendem reconduzir cada pessoa a Cristo. Porque, no fim, não é uma organização que julgará os nossos corações. Não é uma sede administrativa que definirá se fomos fiéis a Cristo. É o próprio Cristo.
E se somos verdadeiramente Seus discípulos, devemos voltar às Suas palavras, ao Seu exemplo, à Sua mansidão, à Sua misericórdia, à Sua verdade e à Sua lei.
O Espírito da verdade guiar-vos-á em toda a verdade — se O deixardes fazê-lo. (João 16:13)
Para saber mais:
Para aprofundar, pode ler o estudo: «Lei mosaica e lei de Cristo: podemos ser salvos pela lei ou pela graça?»
Este estudo examina de forma mais ampla a relação entre a lei mosaica, a lei de Cristo, a graça e a salvação.
↑ Voltar ao índiceII. «90 razões para seguir a verdade» — aplicam-se hoje à RCG?
Por Christophe Binette — antigo ministro da RCG (2017–2024)
Em 1993, David C. Pack apresentou uma série de sermões intitulada 90 Reasons to Follow the Truth — «90 razões para seguir a verdade». Esta série estava ligada à sua saída da Global Church of God e à formação da The Restored Church of God.
Não desejo reproduzir aqui esses sermões nem usá-los como um ataque pessoal. Menciono-os simplesmente como um elemento histórico importante, porque destacavam um princípio que muitos de nós aprendemos a levar a sério: quando uma pessoa pensa ver a verdade alterada, deve examinar as coisas diante de Deus, à luz das Escrituras.
1. Um princípio ensinado: seguir a verdade
O princípio de «examinar tudo» não deveria depender da organização em que alguém se encontra. Não deveria ser válido apenas quando aplicado aos outros. Se é correto examinar uma organização quando ela parece afastar-se da verdade, então o mesmo princípio deve poder ser aplicado em todo o lado, incluindo à RCG.
O apóstolo João escreve:
«Não creiais em todo espírito, mas provai os espíritos para ver se procedem de Deus.» (1 João 4:1)
E Paulo exorta-nos:
«Examinai tudo; retende o que é bom.» (1 Tessalonicenses 5:21)
Estas passagens mostram que o exame espiritual não é um ato de rebelião. É uma responsabilidade cristã. Examinar o que é ensinado, verificar os frutos produzidos, comparar palavras humanas com as Escrituras — tudo isso faz parte de uma fé viva diante de Deus.
Segundo a minha compreensão desses sermões, David C. Pack destacava especialmente o perigo de o erro se acumular dentro de uma organização. Desenvolvia também a ideia de que o Espírito de Deus conduz à verdade sem estar limitado por fronteiras institucionais ou por uma estrutura administrativa.
Estas ideias merecem ser consideradas seriamente, não porque venham de um homem, mas porque correspondem a um princípio bíblico: a verdade deve sempre ser provada pelas Escrituras.
2. Uma questão de coerência
A questão torna-se, portanto, uma questão de coerência. Se este princípio era válido em 1993, porque não seria válido hoje? Se era possível examinar a Global Church of God naquela época, porque não seria possível examinar a RCG hoje?
A verdade não muda conforme a organização que a ensina. Uma pergunta bíblica sincera não se torna má simplesmente porque é feita dentro da RCG. Da mesma forma, um ensino não se torna verdadeiro simplesmente porque vem de uma sede, de um dirigente ou de uma estrutura religiosa. Deve ser examinado à luz da Palavra de Deus.
Paulo advertiu que é possível estar:
«Sempre aprendendo e nunca podendo chegar ao conhecimento da verdade.» (2 Timóteo 3:7)
Este versículo deveria fazer-nos refletir. Quando os ensinamentos são regularmente modificados, corrigidos, desenvolvidos e depois novamente corrigidos, é legítimo perguntar se isso conduz a uma compreensão mais clara da verdade ou se mantém os crentes numa expectativa permanente e numa dependência constante de novas explicações.
Não se trata aqui de rejeitar toda a verdade recebida no passado. Também não se trata de encorajar amargura, divisão ou rebelião. Trata-se simplesmente de colocar uma pergunta honesta diante de Deus: aquilo que recebemos aproxima-nos realmente de Cristo, da paz, da graça, da verdade e do Evangelho?
3. Examinar sem medo, voltar para Cristo
Quando um irmão ou uma irmã está perturbado, a resposta bíblica não é assustá-lo nem silenciá-lo. A lei de Cristo chama antes a restaurar com mansidão e a levar as cargas uns dos outros.
Se alguns membros se sentem confusos, cansados ou espiritualmente feridos, isso deveria levar-nos a examinar os frutos produzidos. Jesus disse que uma árvore é conhecida pelos seus frutos. Uma verdade que vem de Deus deveria conduzir a maior clareza, arrependimento, fé, amor, paz e apego a Cristo.
A pergunta que coloco é, portanto, simples: o princípio de «examinar tudo» deve aplicar-se apenas às outras organizações ou também deve aplicar-se à RCG? Se aprendemos a provar todas as coisas, então devemos aceitar que este princípio também se aplica às nossas próprias crenças, aos nossos hábitos, aos nossos raciocínios e a qualquer estrutura humana que pretenda falar em nome de Deus.
Examinar não significa odiar, questionar não significa abandonar Deus e reconhecer uma dificuldade não significa rejeitar toda a verdade. Mas recusar examinar por medo, hábito ou lealdade institucional pode tornar-se perigoso para a consciência do crente.
A verdade de Deus não precisa de ser protegida pelo medo. Pode ser examinada. Pode suportar a luz. E, se vem realmente de Deus, conduzir-nos-á sempre de volta a Jesus Cristo.
O Espírito da verdade conduz à verdade — se O deixarmos fazê-lo. (João 16:13)
↑ Voltar ao índiceIII. Podemos conhecer o dia do regresso de Cristo?
Por Christophe Binette — antigo ministro da RCG (2017–2024)
A questão do regresso de Jesus Cristo é central na fé cristã. Cristo prometeu regressar. As profecias bíblicas anunciam o Seu regresso. Os discípulos são chamados a vigiar, permanecer sóbrios, discernir os tempos e preparar-se espiritualmente.
Mas permanece uma pergunta importante: podemos conhecer o dia exato do regresso de Cristo?
Esta pergunta não é secundária. Toca diretamente a nossa relação com a autoridade, a profecia, a fé, o medo e a forma como recebemos as próprias palavras de Jesus Cristo.
Recordo-me especialmente de uma ocasião em que uma data foi anunciada, ou pelo menos fortemente apresentada como significativa, pelo Pastor Geral da RCG. Muitos de nós levámo-la muito a sério. Alguns ficaram acordados toda a noite, por vezes até de fato, à espera do que deveria acontecer, embora tivessem de voltar ao trabalho no dia seguinte.
Essa lembrança marcou-me. Não porque seja errado vigiar espiritualmente, mas porque existe uma grande diferença entre vigiar como Cristo ordenou e permanecer acordado toda a noite por causa de uma data anunciada por um homem.
É por isso que a pergunta merece ser colocada honestamente: podemos conhecer o dia do regresso de Cristo? E se o próprio Cristo declarou que ninguém conhece o dia nem a hora, que devemos pensar dos anúncios repetidos de datas, períodos precisos ou cálculos proféticos apresentados como decisivos?
1. Jesus disse claramente que ninguém conhece o dia nem a hora
Cristo não deixou esta questão ambígua. Declarou:
«Quanto ao dia e à hora, ninguém sabe, nem os anjos dos céus, nem o Filho, mas unicamente o Pai.» (Mateus 24:36)
Repete a mesma ideia no Evangelho de Marcos:
«Quanto ao dia ou à hora, ninguém sabe, nem os anjos no céu, nem o Filho, mas unicamente o Pai.» (Marcos 13:32)
Estas palavras são simples. Jesus não diz: «Ninguém sabe por enquanto, exceto um homem no fim dos tempos.» Também não diz: «Ninguém sabe até que um dirigente receba o cálculo final.» Diz que esse dia e essa hora pertencem ao Pai.
Os discípulos de Cristo devem, portanto, começar por respeitar este limite. Se o próprio Jesus disse que ninguém conhece o dia nem a hora, qualquer tentativa de fixar uma data precisa deveria imediatamente tornar-nos prudentes.
A verdadeira fé não consiste em ir além do que Cristo revelou. A verdadeira fé consiste em acreditar no que Ele disse.
2. Vigiar não significa calcular uma data
Alguns poderiam responder: «Sim, ninguém conhece o dia nem a hora, mas talvez possamos conhecer o ano, o mês, a estação ou quase o momento exato.»
Mas Jesus não deu este ensinamento para encorajar os Seus discípulos a procurar uma fórmula escondida. Deu-o para os chamar a vigiar em todo o tempo.
Disse:
«Vigiai, pois, porque não sabeis em que dia virá o vosso Senhor.» (Mateus 24:42)
E ainda:
«Vigiai, pois, porque não sabeis nem o dia nem a hora.» (Mateus 25:13)
Depois da Sua ressurreição, os discípulos quiseram conhecer o calendário do Reino. Jesus respondeu-lhes:
«Não vos compete conhecer os tempos ou as épocas que o Pai fixou pela sua própria autoridade.» (Atos 1:7)
Esta resposta é muito importante. Jesus não lhes deu um método para calcular a data. Lembrou-lhes que certos tempos pertencem à autoridade do Pai.
Vigiar não significa, portanto, viver numa expectativa calculada em torno de uma data anunciada. Vigiar significa estar espiritualmente preparado todos os dias. Significa permanecer fiel, amar os irmãos, praticar a justiça, conservar a fé, dar fruto e não deixar que a nossa relação com Deus dependa de um calendário profético constantemente revisto.
A vigilância cristã não é uma obsessão por datas. É uma vida de fidelidade.
3. O perigo das datas repetidas
Quando uma organização ou um dirigente insiste regularmente em datas, períodos precisos ou cálculos proféticos que depois mudam, isso pode produzir frutos espiritualmente perigosos.
Em vez de conduzir os membros à paz, pode mantê-los numa tensão permanente. Em vez de produzir uma fé estável, pode criar dependência de anúncios sucessivos. Em vez de fortalecer a confiança em Cristo, pode levar os membros a colocar a sua confiança na interpretação de um homem.
E quando as datas passam sem que o acontecimento esperado ocorra, a responsabilidade pode por vezes ser devolvida aos membros: falta de fé, falta de zelo, falta de unidade, falta de oração ou falta de compreensão. Mas foi assim que Cristo ensinou os Seus discípulos a esperar o Seu regresso?
O apóstolo Paulo escreveu:
«Vós mesmos sabeis perfeitamente que o dia do Senhor virá como um ladrão de noite.» (1 Tessalonicenses 5:2)
Um ladrão de noite não vem com um encontro previamente anunciado. A imagem usada por Paulo confirma o ensino de Cristo: o regresso do Senhor deve ser aguardado com seriedade, sobriedade e vigilância, mas não com a pretensão de conhecer o dia exato.
A pergunta não é, portanto: «Qual é a próxima data?» A verdadeira pergunta é: estou preparado hoje? Estou a viver segundo as palavras de Cristo? Sou conduzido pela fé ou pelo medo? Estou ligado a Jesus Cristo ou a anúncios proféticos que mudam?
Cristo regressará. Isso é certo. Mas não pediu aos Seus discípulos que adivinhassem o dia. Pediu-lhes que vigiassem, perseverassem, amassem, servissem e permanecessem fiéis até ao fim.
O perigo não está em esperar o regresso de Cristo. O perigo está em substituir uma espera fiel por uma obsessão com a data.
Porque, se Jesus disse: «Não sabeis nem o dia nem a hora», o discípulo fiel não deve procurar ser mais preciso do que o seu Mestre.
↑ Voltar ao índiceIV. Porquê dar tudo à Igreja se Jesus regressa imediatamente?
Por Christophe Binette — antigo ministro da RCG (2017–2024)
A questão do dinheiro é sempre delicada numa comunidade religiosa. Toca a fé, o sacrifício, a confiança, a obediência, mas também a consciência pessoal, a responsabilidade familiar e a liberdade diante de Deus.
Num contexto em que o regresso de Cristo é apresentado como iminente, pode surgir uma pressão particular. Alguns podem então perguntar-se por que razão guardar dinheiro se Jesus regressa em breve, por que poupar, por que pensar no futuro ou por que conservar bens materiais se a obra de Deus parece precisar de tudo agora.
Estas perguntas podem parecer espirituais à primeira vista. Mas merecem ser examinadas honestamente à luz das Escrituras. Porque, se a expectativa do regresso de Cristo se torna um argumento para pressionar os membros a dar sempre mais, surge uma pergunta importante: trata-se ainda de uma oferta livre diante de Deus ou de uma forma de pressão espiritual baseada na urgência profética?
1. Deus ama quem dá livremente, não sob pressão
A Bíblia ensina claramente a generosidade. Dar pode ser uma expressão sincera de fé, amor, gratidão e apoio à obra de Deus. Mas o Novo Testamento também apresenta um princípio muito claro:
«Cada um contribua segundo propôs no coração, não com tristeza nem por constrangimento; porque Deus ama quem dá com alegria.» (2 Coríntios 9:7)
Este versículo é essencial. Paulo não diz que cada pessoa deve dar porque tem medo, porque uma data se aproxima, porque seria acusada de falta de fé ou porque se sentiria culpada por conservar alguma coisa. Diz que cada um deve dar «segundo propôs no coração».
A oferta cristã deve, portanto, ser voluntária, refletida, livre e alegre. Não deve ser produzida pela culpa, pelo medo, pela pressão humana ou pela impressão de que Deus rejeitará alguém se essa pessoa não der o suficiente.
Em Atos 5, quando Pedro fala com Ananias sobre a venda de um bem, diz-lhe:
«Se não fosse vendido, não continuava teu? E, depois de vendido, o dinheiro não estava à tua disposição?» (Atos 5:4)
Esta passagem é frequentemente esquecida. O problema de Ananias não era não ter dado tudo. O problema era a mentira. Pedro reconhece claramente que o bem lhe pertencia e que, mesmo depois da venda, o dinheiro permanecia à sua disposição.
Isto mostra um princípio importante: no Novo Testamento, a oferta não é apresentada como uma confiscação espiritual dos bens pessoais. Deus olha para o coração, para a verdade, para a sinceridade e para a liberdade. Dar sob pressão não é o mesmo que dar por amor.
2. A urgência profética não deve anular a responsabilidade pessoal e familiar
Cristo pede-nos que vigiemos. Mas vigiar não significa abandonar toda a prudência, toda a responsabilidade ou toda a sabedoria prática. Jesus disse:
«Qual de vós, querendo construir uma torre, não se senta primeiro para calcular a despesa e ver se tem com que a acabar?» (Lucas 14:28)
Este princípio mostra que a vida espiritual não exclui a reflexão, a previsão e a responsabilidade. O apóstolo Paulo vai ainda mais longe quando escreve:
«Se alguém não cuida dos seus, especialmente dos da sua própria casa, negou a fé e é pior do que um incrédulo.» (1 Timóteo 5:8)
Este versículo é muito forte. Mostra que cuidar da família não é falta de fé, mas uma responsabilidade cristã.
Assim, se uma pessoa dá ao ponto de negligenciar as suas obrigações familiares, necessidades essenciais, dívidas, saúde, habitação ou o futuro dos filhos, é necessário colocar uma pergunta séria: é realmente isso que Deus pede?
Jesus condenou tradições religiosas que permitiam a alguém declarar os seus bens «consagrados a Deus» enquanto negligenciava os próprios pais:
«Anulais assim a palavra de Deus pela vossa tradição.» (Marcos 7:13)
Isto deveria fazer-nos refletir. Uma organização religiosa nunca deveria encorajar uma forma de sacrifício que leve as pessoas a negligenciar as responsabilidades que o próprio Deus lhes deu.
A espera do regresso de Cristo não elimina o dever de sabedoria. Deveria tornar-nos mais fiéis, mais sóbrios, mais amorosos e mais responsáveis, não mais vulneráveis à pressão.
3. Uma data iminente pode tornar-se uma fonte de pressão
Quando o regresso de Cristo é apresentado como extremamente próximo, quase imediato, torna-se fácil pensar que o dinheiro em breve deixará de servir, que já não é necessário poupar ou que manter uma reserva pode ser sinal de falta de fé. Uma pessoa pode então perguntar-se se está a resistir a Deus simplesmente porque deseja permanecer prudente ou proteger a sua família.
Este raciocínio pode tornar-se perigoso quando a urgência profética é usada para encorajar sacrifícios financeiros cada vez maiores. Cristo ensinou certamente o desapego das riquezas, mas nunca ensinou que os Seus discípulos devessem ser pressionados a dar através de datas, do medo ou de uma pressão constante sobre a iminência do Seu regresso.
Jesus disse:
«Buscai primeiro o reino de Deus e a sua justiça, e todas estas coisas vos serão acrescentadas.» (Mateus 6:33)
Buscar primeiro o Reino não significa perder toda a sabedoria. Significa colocar Deus no centro das nossas decisões, incluindo na forma como damos.
Paulo também escreveu:
«Não digo isto para que os outros tenham alívio e vós fiqueis sobrecarregados.» (2 Coríntios 8:13)
Este princípio é importante. A oferta cristã não deveria criar uma situação em que alguns são aliviados enquanto outros são esmagados.
Se uma pessoa dá livremente, com alegria, segundo a sua consciência e sem negligenciar as suas responsabilidades, isso pode ser um ato sincero de fé. Mas se dá porque acredita que Cristo regressará numa data próxima, porque tem medo de não ser protegida, porque teme ser julgada morna ou porque se sente espiritualmente inferior se conservar uma reserva, então é preciso perguntar se essa oferta vem realmente da fé ou do medo.
A verdadeira generosidade cristã nasce do amor. Não deve ser arrancada pela pressão profética. A verdadeira fé não consiste em esvaziar as contas porque uma data se aproxima. Consiste em seguir Cristo todos os dias, com verdade, sabedoria, amor e boa consciência diante de Deus.
A pergunta não é, portanto: «Quanto posso dar para provar a minha fé?» A verdadeira pergunta é antes: dou livremente, com alegria, com sabedoria e diante de Deus, ou dou sob pressão, por medo ou porque me fizeram acreditar que tudo vai acabar imediatamente?
Cristo regressará. Mas, enquanto esperamos o Seu regresso, Ele pede-nos que sejamos fiéis, sóbrios, responsáveis, misericordiosos e conduzidos pelo amor.
E Deus ama quem dá com alegria, não quem dá porque foi colocado sob pressão.
↑ Voltar ao índiceV. Existe apenas uma Igreja de Deus?
Por Christophe Binette — antigo ministro da RCG (2017–2024)
A questão da Igreja é fundamental. Muitos grupos religiosos afirmam ser «a única Igreja verdadeira», «a única organização de Deus» ou «o único lugar onde Deus realmente trabalha hoje».
Mas, antes de aceitar uma afirmação assim, é necessário voltar a uma pergunta mais simples: o que é a Igreja de Deus segundo a Bíblia? É, antes de tudo, uma organização humana, uma sede administrativa, uma estrutura jurídica ou uma corporação registada num país? Ou é algo mais profundo, mais espiritual e mais diretamente ligado a Jesus Cristo?
Esta pergunta é importante, porque se confundirmos a Igreja de Deus com uma organização humana, então deixar uma organização pode ser apresentado como deixar o próprio Deus. Mas é realmente isso que a Bíblia ensina?
1. A Igreja de Deus não é, antes de tudo, uma organização humana
No Novo Testamento, a palavra traduzida por «Igreja» vem do grego ekklēsia. Designa uma assembleia, um povo chamado, uma comunidade de pessoas convocadas ou separadas.
A Igreja não é, portanto, antes de tudo, um edifício, um endereço, uma sede administrativa, uma estrutura legal ou uma organização humana. A Igreja são as pessoas que Deus chama, que pertencem a Cristo e que são conduzidas pelo Seu Espírito.
Jesus disse:
«Eu edificarei a minha Igreja, e as portas do Hades não prevalecerão contra ela.» (Mateus 16:18)
Reparemos bem que Jesus não disse que um homem edificaria a Sua Igreja. Também não disse que uma corporação humana seria automaticamente a Sua Igreja. Disse: «Eu edificarei a minha Igreja.»
A Igreja pertence, portanto, a Cristo. Não pertence a um dirigente humano, a uma sede, a um conselho, a uma organização ou a uma marca religiosa.
Paulo escreve também:
«Vós sois o corpo de Cristo e, individualmente, membros desse corpo.» (1 Coríntios 12:27)
A Igreja é o corpo de Cristo. E um corpo vivo não pode ser reduzido a uma estrutura administrativa.
Uma organização pode servir a Igreja. Pode ajudar a organizar assembleias, ensinamentos, publicações, obras ou serviços. Mas uma organização não é automaticamente a própria Igreja.
A Igreja de Deus é formada pelos crentes que Deus chamou, que pertencem a Cristo, que recebem o Seu Espírito e que procuram obedecer-Lhe com fé, amor e verdade.
2. Há um só corpo, mas isso não significa uma única organização humana
A Bíblia ensina claramente que há um só corpo espiritual. Paulo escreve:
«Há um só corpo e um só Espírito, como também fostes chamados numa só esperança da vossa vocação.» (Efésios 4:4)
Também escreve:
«Todos nós fomos batizados num só Espírito, para formar um só corpo.» (1 Coríntios 12:13)
Sim, há um só corpo de Cristo. Mas esse corpo é espiritual. É formado pelo Espírito de Deus, não por uma inscrição administrativa numa organização humana.
É aqui que a confusão pode tornar-se perigosa. Dizer que há um só corpo de Cristo é bíblico. Mas dizer que esse único corpo corresponde obrigatoriamente a uma organização humana específica é uma conclusão que deve ser provada pelas Escrituras, e não simplesmente afirmada por uma autoridade religiosa.
No Novo Testamento, os crentes estavam distribuídos por várias cidades: Jerusalém, Antioquia, Corinto, Éfeso, Roma, Galácia, Tessalónica, Filipos e Colossos. Juntos formavam a Igreja de Deus, mas não eram descritos como uma única corporação centralizada no sentido moderno.
Paulo fala da «Igreja de Deus que está em Corinto»:
«À Igreja de Deus que está em Corinto…» (1 Coríntios 1:2)
Também fala das «Igrejas de Deus»:
«Vós, irmãos, tornastes-vos imitadores das Igrejas de Deus que estão em Cristo Jesus na Judeia.» (1 Tessalonicenses 2:14)
Isto mostra que pode haver várias assembleias locais, vários grupos de crentes e várias comunidades, pertencendo todos ao mesmo Deus e ao mesmo corpo espiritual.
A unidade da Igreja não é, portanto, em primeiro lugar administrativa. É espiritual. Está fundada em Cristo, no Espírito de Deus, na fé, na verdade, no amor e na obediência a Deus.
3. Somos a Igreja de Deus se pertencemos a Cristo
A Bíblia não apresenta a Igreja como uma organização exterior à qual os crentes simplesmente pertencem como membros de um clube. Apresenta os próprios crentes como a casa, o templo e o corpo de Deus.
Paulo escreve:
«Não sabeis que sois o templo de Deus e que o Espírito de Deus habita em vós?» (1 Coríntios 3:16)
Pedro escreve também:
«Vós mesmos, como pedras vivas, sois edificados para formar uma casa espiritual.» (1 Pedro 2:5)
Estas passagens são muito importantes. Mostram que a Igreja de Deus não é apenas um lugar aonde se vai, uma organização a que se adere ou um nome que se usa. A Igreja de Deus são as pessoas chamadas por Deus, habitadas pelo Seu Espírito, ligadas a Cristo e edificadas juntas como uma casa espiritual.
Isto não significa que a assembleia, a ordem, o ministério, o ensino ou a comunhão fraternal não tenham importância. A Bíblia encoraja claramente os crentes a reunirem-se, a exortarem-se, a servirem, a receberem ensino e a caminharem juntos.
Mas existe uma diferença enorme entre dizer que os cristãos devem procurar a comunhão fraternal e a ordem espiritual e dizer que deixar uma organização específica equivale necessariamente a deixar a Igreja de Deus. Esta última afirmação é extremamente séria, porque coloca uma organização humana num nível que pertence apenas a Cristo.
Jesus é a cabeça da Igreja:
«Ele é a cabeça do corpo, da Igreja.» (Colossenses 1:18)
Se Cristo é a cabeça, nenhuma organização humana pode tomar o Seu lugar na consciência do crente. Deixar uma organização humana não significa automaticamente deixar Deus. Deixar uma sede administrativa não significa automaticamente deixar Cristo. Deixar uma estrutura religiosa não significa automaticamente deixar a Igreja de Deus.
A verdadeira pergunta é antes saber se continuamos ligados a Cristo, se permanecemos na Sua palavra, se procuramos a verdade, se praticamos o amor, se somos conduzidos pelo Espírito de Deus e se desejamos viver como membros fiéis do corpo de Cristo.
A Igreja de Deus não está simplesmente «lá fora», numa estrutura externa. Se pertencemos a Cristo, se o Seu Espírito habita em nós e se caminhamos na verdade e no amor, então fazemos parte da Sua Igreja.
Não devemos, portanto, confundir fidelidade a Deus com fidelidade incondicional a uma organização humana. Uma organização pode mudar, uma sede pode errar e dirigentes podem falhar. Mas Cristo continua a ser a cabeça da Sua Igreja, e a Sua Igreja são aqueles que Lhe pertencem.
A pergunta não é, portanto, apenas: «Que organização afirma ser a Igreja de Deus?» A verdadeira pergunta é mais profunda: quem pertence realmente a Cristo, caminha segundo o Seu Espírito, permanece na Sua palavra e pratica a Sua lei de amor?
Porque a Igreja de Deus não é propriedade humana. É o corpo vivo de Cristo.
↑ Voltar ao índiceVI. O amor fraternal: o sinal distintivo dos discípulos de Cristo
Por Christophe Binette — antigo ministro da RCG (2017–2024)
Jesus não disse que os Seus discípulos seriam reconhecidos principalmente pelo conhecimento profético, pela pertença a uma organização, pelo zelo aparente, pela estrutura de governo ou pela capacidade de defender uma doutrina.
Deu um sinal muito mais simples, mas também muito mais exigente:
«Nisto conhecerão todos que sois meus discípulos: se tiverdes amor uns pelos outros.» (João 13:35)
O amor fraternal não é, portanto, um detalhe secundário. É o sinal visível de uma verdadeira vida de discípulo.
Isto não significa que a doutrina não conte, que a verdade não tenha importância ou que a obediência possa ser substituída por sentimentos humanos. Significa, porém, que a verdade de Cristo nunca pode ser separada do amor de Cristo.
Se uma Igreja fala muito de verdade, mas produz principalmente medo, desconfiança, dureza, isolamento e julgamento, então é preciso colocar uma pergunta séria: é realmente este o fruto do Espírito de Deus?
1. O amor fraternal é o mandamento central dado por Cristo
Antes da Sua morte, Jesus deu aos Seus discípulos um novo mandamento:
«Dou-vos um novo mandamento: que vos ameis uns aos outros; assim como eu vos amei, que também vos ameis uns aos outros.» (João 13:34)
Este mandamento é central porque revela o próprio coração de Cristo. Jesus não diz apenas: «Amai-vos uns aos outros.» Acrescenta: «como eu vos amei.» É isso que torna este mandamento tão profundo.
Não somos chamados a amar segundo a nossa própria medida, segundo o nosso humor, segundo o nosso conforto ou segundo as regras de um grupo. Somos chamados a amar como Cristo amou.
Cristo levou os fracos, acolheu os quebrantados, corrigiu com verdade mas também com misericórdia, procurou as ovelhas perdidas, lavou os pés dos Seus discípulos, orou por aqueles que O crucificavam e deu a Sua vida pelos Seus amigos. Esse é o modelo.
O amor fraternal não é, portanto, apenas ser cordial ao sábado, sorrir numa assembleia ou chamar alguém «irmão» ou «irmã». Vê-se sobretudo na forma como tratamos as pessoas quando estão fracas, perturbadas, feridas, isoladas, em desacordo ou a sair. É muitas vezes nesses momentos que o verdadeiro fruto aparece.
2. O amor fraternal não desaparece quando um irmão faz perguntas
Numa comunidade realmente conduzida pelo amor de Cristo, uma pergunta sincera não deveria ser imediatamente percebida como uma ameaça. Uma dúvida não deveria ser automaticamente interpretada como rebelião. Uma consciência perturbada não deveria ser esmagada em nome da unidade. Uma pessoa ferida não deveria ser tratada como um perigo simplesmente porque exprime sofrimento.
A Bíblia diz:
«Suportai-vos uns aos outros e, se alguém tiver motivo de queixa contra outro, perdoai-vos mutuamente.» (Colossenses 3:13)
Paulo também escreve:
«Acolhei aquele que é fraco na fé, sem discutir opiniões.» (Romanos 14:1)
Estas passagens mostram uma atitude muito diferente da suspeita permanente. O amor fraternal não significa aceitar todos os erros nem abandonar a verdade. Mas significa tratar as pessoas com paciência, mansidão e respeito diante de Deus.
Se um irmão faz uma pergunta, o amor escuta. Se uma irmã está perturbada, o amor procura compreender. Se uma pessoa é fraca, o amor apoia-a. Se alguém se afasta, o amor ora. Se alguém sofre, o amor não o acusa imediatamente.
É aqui que a lei de Cristo encontra diretamente o amor fraternal:
«Levai as cargas uns dos outros e assim cumprireis a lei de Cristo.» (Gálatas 6:2)
Levar um fardo não significa acrescentar peso aos ombros de uma pessoa já cansada. Não significa fazê-la sentir-se culpada por ser fraca. Não significa isolá-la porque não compreende tudo. Levar um fardo significa aproximar-se com compaixão, ouvir, ajudar, orar, restaurar com mansidão e amar como Cristo amou.
3. Sem amor fraternal, a verdade torna-se dura e a religião torna-se medo
A Bíblia adverte-nos claramente: podemos ter conhecimento, zelo, sacrifícios e até uma aparência de fé, mas sem amor tudo isso perde o seu valor diante de Deus.
Paulo escreve:
«Ainda que eu falasse as línguas dos homens e dos anjos, se não tivesse amor, seria como metal que soa ou címbalo que retine.» (1 Coríntios 13:1)
Acrescenta:
«Ainda que tivesse o dom de profecia, conhecesse todos os mistérios e toda a ciência, e tivesse toda a fé, a ponto de transportar montanhas, se não tivesse amor, nada seria.» (1 Coríntios 13:2)
Estes versículos são extremamente fortes. Paulo não diz que o conhecimento é mau, que a fé é inútil ou que a profecia não tem valor. Diz que, sem amor, até as coisas espiritualmente mais impressionantes se tornam vazias.
Isto deveria fazer-nos refletir. Uma Igreja pode falar de profecia, governo, obediência, verdade e zelo. Mas, se o amor fraternal não é visível na forma como os membros são tratados, então falta algo essencial.
Paulo descreve o amor como paciente, cheio de bondade, não procurando o próprio interesse, não se irritando facilmente, não suspeitando o mal, alegrando-se com a verdade, suportando tudo, crendo tudo, esperando tudo e perseverando em tudo. É isso que 1 Coríntios 13 coloca no coração da vida cristã.
A pergunta torna-se, portanto, pessoal: o amor fraternal é realmente visível na vossa congregação? Os fracos são apoiados ou julgados? As pessoas perturbadas são ouvidas ou afastadas? Os membros que saem são amados ou imediatamente considerados perigosos? As perguntas sinceras são acolhidas com paciência ou tratadas como falta de submissão? Os responsáveis servem como Cristo serviu ou governam principalmente pelo medo?
Jesus disse que os Seus discípulos seriam reconhecidos pelo amor que têm uns pelos outros. Não simplesmente pelo nome, pela organização, pelas publicações ou pela compreensão profética, mas pelo amor.
E, se o amor fraternal desaparece, até a verdade pode ser usada de uma maneira que já não reflete o espírito de Cristo.
A verdadeira pergunta não é, portanto, apenas: «Estamos na Igreja certa?» A verdadeira pergunta é mais profunda: somos reconhecíveis como discípulos de Cristo pelo amor que temos uns pelos outros?
Porque, segundo Jesus, esse é o sinal distintivo dos Seus discípulos.
↑ Voltar ao índiceVII. A correção pública: o que diz realmente a Bíblia?
Por Christophe Binette — antigo ministro da RCG (2017–2024)
A correção é um assunto importante na vida cristã. Deus corrige aqueles que ama. Cristo corrige a Sua Igreja. Os ministros podem, por vezes, ser chamados a advertir, repreender, exortar e proteger o rebanho.
Mas é preciso colocar uma pergunta essencial: a Bíblia autoriza a correção pública como meio de humilhar, intimidar ou quebrar alguém diante dos outros?
A correção bíblica tem um objetivo: restaurar, proteger, instruir e reconduzir a Deus. Nunca deve tornar-se um espetáculo, uma demonstração de autoridade humana ou um meio de silenciar perguntas sinceras.
É por isso que devemos examinar o que a Bíblia realmente diz.
1. A correção bíblica começa pela mansidão e pela restauração
Paulo escreve:
«Irmãos, se alguém for surpreendido nalguma falta, vós que sois espirituais restaurai-o com espírito de mansidão. Olha por ti mesmo, para que não sejas também tentado.» (Gálatas 6:1)
Este versículo é fundamental. Paulo não diz para expor publicamente uma pessoa, humilhá-la diante dos outros ou fazer dela um exemplo para que os outros tenham medo. Diz para a restaurar com espírito de mansidão.
O objetivo da correção cristã não é, portanto, esmagar a pessoa, mas restaurá-la. Aquele que corrige deve também vigiar-se a si próprio, porque pode cair por sua vez. Isto exige humildade, prudência, compaixão e verdadeiro temor de Deus.
Cristo deu o mesmo princípio em Mateus 18:
«Se o teu irmão pecar, vai e repreende-o entre ti e ele só.» (Mateus 18:15)
Reparemos na ordem dada por Jesus: o primeiro passo é privado. Não é público, não é diante de toda a assembleia e não se destina a criar uma pressão coletiva. É «entre ti e ele só».
Porquê? Porque o objetivo é ganhar o irmão, não perdê-lo.
Jesus acrescenta:
«Se te ouvir, ganhaste o teu irmão.» (Mateus 18:15)
Eis o coração da correção bíblica: ganhar o irmão. Uma correção que destrói, humilha ou assusta não está de acordo com o espírito de Cristo. Mesmo quando uma correção é necessária, deve refletir mansidão, paciência e um desejo sincero de restaurar.
2. A correção pública existe, mas corresponde a casos específicos
A Bíblia não diz que nenhuma correção pública seja alguma vez possível. Há casos em que uma situação pública deve ser tratada publicamente, sobretudo quando um pecado é manifesto, persistente, escandaloso ou coloca a Igreja em perigo.
Paulo escreve a Timóteo:
«Aos que pecam, repreende-os diante de todos, para que também os outros tenham temor.» (1 Timóteo 5:20)
Mas este versículo deve ser lido no seu contexto. Paulo fala aqui do tratamento dos anciãos, depois de ter dado esta instrução:
«Não aceites acusação contra um ancião, senão com duas ou três testemunhas.» (1 Timóteo 5:19)
Não se trata, portanto, de um direito geral de expor alguém publicamente assim que essa pessoa faz uma pergunta, exprime uma reserva ou não compreende uma decisão. Paulo fala de um contexto sério, com acusações estabelecidas, testemunhas e uma falta real.
A correção pública não é uma ferramenta destinada a proteger uma autoridade humana de qualquer questionamento. Serve para tratar um pecado real e proteger a Igreja quando a situação o exige.
Existe, portanto, uma diferença importante entre corrigir publicamente um pecado manifesto e humilhar publicamente alguém porque fez uma pergunta sincera. Existe também uma diferença entre proteger o rebanho e assustar o rebanho. Mesmo quando uma correção pública se torna necessária, deve permanecer justa, proporcional, baseada em factos e conduzida no espírito de Cristo.
Paulo dá também esta instrução:
«Prega a palavra, insiste a tempo e fora de tempo, repreende, censura, exorta, com toda a paciência e ensino.» (2 Timóteo 4:2)
Mesmo a repreensão deve, portanto, ser acompanhada de mansidão, paciência e ensino.
3. Uma correção que produz principalmente medo deve ser examinada
A correção bíblica deve produzir fruto espiritual: arrependimento, restauração, humildade, cura, paz com Deus e regresso à verdade. Mas, quando é exercida de forma dura, pública ou humilhante, pode produzir outros frutos: medo, silêncio, confusão, vergonha, desconfiança e obediência exterior sem transformação do coração.
A Bíblia diz:
«No amor não há medo; antes, o perfeito amor lança fora o medo, porque o medo envolve castigo.» (1 João 4:18)
Se uma assembleia aprende principalmente a calar-se por medo de ser exposta, é preciso perguntar se isso reflete realmente o amor perfeito de que João fala. Se ministros ou membros já não se atrevem a fazer perguntas sinceras por receio de serem repreendidos publicamente, é preciso perguntar se isso reflete realmente o espírito de Gálatas 6:1. E, se a correção se torna um meio de preservar uma imagem de autoridade em vez de um meio de restaurar uma alma, é preciso perguntar se ainda reflete a correção de Cristo.
Jesus advertiu os Seus discípulos contra uma forma de autoridade dura e dominadora:
«Sabeis que os governadores das nações as dominam e que os grandes exercem autoridade sobre elas. Não será assim entre vós; mas quem quiser ser grande entre vós será vosso servo.» (Mateus 20:25-26)
A autoridade na Igreja não deve, portanto, parecer-se com uma dominação humana. Deve parecer-se com o serviço de Cristo.
A verdadeira correção cristã não se destina a humilhar, produzir medo, esmagar a consciência ou destruir a pessoa. Deve unir a verdade ao amor, a firmeza à mansidão, a autoridade à humildade e a justiça à misericórdia.
A pergunta torna-se, portanto, pessoal: a correção que vedes à vossa volta produz restauração ou medo? Produz amor pela verdade ou silêncio forçado? Protege realmente as ovelhas ou protege sobretudo a imagem da autoridade? Procura ganhar o irmão, como Cristo ensinou, ou fazer dele um exemplo diante dos outros?
A Bíblia ensina realmente a correção. Mas ensina uma correção conduzida pelo Espírito de Cristo. E o Espírito de Cristo não corrige para humilhar. Corrige para salvar, levantar e restaurar.
↑ Voltar ao índiceVIII. «Guardar silêncio»: o medo é compatível com o Espírito de Deus?
Por Christophe Binette — antigo ministro da RCG (2017–2024)
Numa comunidade cristã, pode haver momentos em que o silêncio é sábio. A Bíblia ensina prudência, domínio próprio, respeito, humildade e a não falar levianamente.
Mas existe uma grande diferença entre o silêncio escolhido por sabedoria e o silêncio imposto pelo medo. Quando um membro guarda silêncio porque quer evitar discussões inúteis, isso é uma coisa. Mas quando guarda silêncio porque tem medo de ser repreendido, humilhado, rotulado de rebelde, suspeito de falta de fé ou separado dos seus irmãos e irmãs, isso é outra coisa.
A pergunta merece, portanto, ser colocada: o medo é compatível com o Espírito de Deus? E, se uma comunidade produz um clima em que perguntas sinceras são sufocadas, consciências são contidas e muitos já não se atrevem a falar honestamente, podemos realmente dizer que esse espírito vem de Cristo?
1. Deus não nos dá um espírito de medo
O apóstolo Paulo escreve:
«Deus não nos deu um espírito de timidez, mas de poder, de amor e de moderação.» (2 Timóteo 1:7)
Este versículo é fundamental. O Espírito de Deus não produz um medo paralisante. Não conduz os filhos de Deus a viver na intimidação, na desconfiança ou no receio constante de serem expostos.
O Espírito de Deus produz força, amor e sabedoria. Dá força para permanecer fiel a Deus, amor para falar com humildade e paciência, e sabedoria para discernir quando falar, como falar e com que espírito falar.
O medo produz outra coisa. Leva a calar mesmo quando a consciência está perturbada. Leva a fingir concordância. Leva a evitar perguntas importantes. Leva a proteger uma aparência de unidade, mesmo quando o coração está inquieto.
Mas uma unidade fundada no medo não é a unidade do Espírito. A verdadeira unidade cristã não se baseia no silêncio forçado. Baseia-se na verdade, no amor, na confiança, na paciência e na presença do Espírito de Deus.
2. A verdade não teme perguntas sinceras
Jesus disse:
«Conhecereis a verdade, e a verdade vos libertará.» (João 8:32)
A verdade liberta. Não precisa de ser protegida pelo medo. Não precisa de proibir perguntas honestas. Não precisa de silenciar consciências sinceras.
Se algo é verdadeiro, deve poder ser examinado. Se uma doutrina é bíblica, deve poder ser provada pelas Escrituras. Se uma decisão é justa, deve poder ser explicada com humildade. E, se uma autoridade vem realmente de Cristo, não deveria temer a luz.
Os bereanos são elogiados na Bíblia porque examinavam as Escrituras para verificar o que lhes era ensinado:
«Receberam a palavra com toda a prontidão, examinando diariamente as Escrituras para ver se estas coisas eram assim.» (Atos 17:11)
Não foram condenados por verificar. Não foram acusados de falta de submissão. Não foram apresentados como perigosos porque comparavam o ensino recebido com as Escrituras. Pelo contrário, a sua atitude é apresentada como nobre. Isto deveria fazer-nos refletir.
Se se ensina aos membros a «provar todas as coisas», mas na prática certas perguntas se tornam perigosas, existe uma contradição. Se o exame bíblico é encorajado apenas enquanto as conclusões apoiam a organização, mas as mesmas perguntas se tornam suspeitas quando revelam uma dificuldade real, então já não se trata verdadeiramente de provar todas as coisas. Trata-se antes de provar aquilo que é permitido.
Mas a verdade de Deus não precisa desse tipo de proteção.
3. O silêncio imposto pode tornar-se uma forma de cativeiro espiritual
Existe um silêncio que protege a paz. Mas existe também um silêncio que destrói a alma.
Quando alguém já não pode expressar uma preocupação honesta sem medo de ser julgado, já não é livre. Quando alguém já não pode fazer uma pergunta bíblica sem medo de ser considerado rebelde, já não é realmente encorajado a procurar a verdade. E, quando alguém já não pode seguir a sua consciência diante de Deus porque teme a reação da organização, a sua consciência já não é respeitada.
Paulo escreve:
«Foi para a liberdade que Cristo nos libertou. Permanecei, pois, firmes e não vos submetais de novo a um jugo de escravidão.» (Gálatas 5:1)
Esta liberdade não é liberdade para pecar. Não é liberdade para desprezar a ordem, o ensino ou a correção. É a liberdade de servir a Deus com uma consciência reta. É a liberdade de obedecer a Cristo antes dos homens. É a liberdade de caminhar na verdade sem ser dominado pelo medo humano.
Os apóstolos disseram:
«Mais importa obedecer a Deus do que aos homens.» (Atos 5:29)
Este princípio continua verdadeiro. Nenhuma organização humana deve tomar o lugar de Deus na consciência de um crente. Nenhum dirigente humano deve tornar-se a voz que esmaga toda a reflexão pessoal diante de Deus. Nenhum medo institucional deve substituir a paz que Cristo dá aos Seus discípulos.
Jesus disse:
«Deixo-vos a paz, dou-vos a minha paz. Não vo-la dou como o mundo a dá. Não se turbe o vosso coração, nem se atemorize.» (João 14:27)
A paz de Cristo não é a paz aparente de um grupo onde ninguém se atreve a falar. A paz de Cristo é uma paz profunda, fundada na verdade, no amor e na confiança em Deus.
A pergunta torna-se, portanto, pessoal: guardais silêncio por sabedoria ou por medo? Sois livres para fazer perguntas bíblicas sinceras, seguir a vossa consciência diante de Deus e dizer que algo vos perturba sem medo de ser imediatamente suspeitos? Sentis o Espírito de poder, amor e sabedoria, ou principalmente o medo de falar mal, pensar mal ou ser mal vistos?
Estas perguntas não pretendem encorajar rebelião, desordem ou amargura. Pretendem reconduzir cada pessoa diante de Deus, de Cristo, das Escrituras e da própria consciência.
Porque o silêncio imposto pelo medo não é fruto do Espírito de Deus. O Espírito de Deus conduz à verdade. E a verdade liberta.
↑ Voltar ao índiceIX. Depois da RCG: como reencontrar a paz e a graça?
Por Christophe Binette — antigo ministro da RCG (2017–2024)
Deixar uma organização religiosa na qual se investiram anos da própria vida não é algo leve. Não é simplesmente mudar de assembleia ou virar uma página. Para muitos, toca a identidade, a fé, as amizades, a família espiritual, os sacrifícios feitos, os anos dados, as decisões tomadas e, por vezes, até a relação com Deus.
Depois da RCG, alguns podem sentir paz. Outros podem sentir medo, culpa, confusão, ira, tristeza ou um profundo sentimento de vazio. Estas reações não significam necessariamente que abandonastes Deus. Podem simplesmente significar que precisais de cura.
A verdadeira pergunta não é, portanto, apenas: «O que devo fazer agora?» É também mais profunda: como reencontrar Cristo, a Sua paz, a Sua graça e a Sua voz, sem medo, sem pressão e sem confusão?
1. Deixar uma organização humana não significa deixar Deus
Um dos maiores medos depois de deixar a RCG pode ser este: deixei Deus? Deixei a única Igreja verdadeira? Perdi o meu lugar no plano de Deus?
Mas é preciso voltar a uma verdade fundamental: Cristo não é prisioneiro de uma organização humana.
Jesus disse:
«Eu sou o bom pastor. O bom pastor dá a sua vida pelas ovelhas.» (João 10:11)
Não disse que a organização era o bom pastor. Não disse que a sede administrativa era o bom pastor. Não disse que um dirigente humano era o bom pastor. Disse: «Eu sou o bom pastor.»
Se pertenceis a Cristo, então a vossa relação com Deus não depende, em primeiro lugar, de uma estrutura humana. Depende do próprio Cristo.
Jesus também disse:
«As minhas ovelhas ouvem a minha voz; eu as conheço, e elas me seguem.» (João 10:27)
O coração da vida cristã está aqui: ouvir a voz de Cristo e segui-Lo. Deixar uma organização humana não significa, portanto, automaticamente deixar Deus. Pode, pelo contrário, tornar-se o início de um regresso mais profundo a Cristo, à Sua palavra, à Sua graça e a uma fé menos baseada no medo.
A verdadeira pergunta não é simplesmente saber se ainda estais numa organização. A verdadeira pergunta é saber se ainda estais ligados a Cristo, se procurais a Sua voz, se permaneceis na Sua palavra, se desejais caminhar na verdade, amar Deus e o próximo e ser conduzidos pelo Seu Espírito.
Se esse é o vosso desejo, então a vossa história com Deus não terminou.
2. E se este período fosse uma prova permitida por Deus?
Também é preciso considerar outra possibilidade: e se este período fosse uma prova permitida por Deus?
Deus não quer apenas que pertençamos a um grupo. Quer que cresçamos, amadureçamos, aprendamos a discernir e coloquemos realmente a verdade acima de tudo.
Na vida cristã, Deus pode permitir situações difíceis para revelar o que está realmente no nosso coração. Pode permitir que sejamos testados, provados ou abalados, para mostrar o que mais importa para nós. Estamos ligados a Cristo ou apenas a uma organização? Estamos ligados à verdade ou apenas ao nosso conforto espiritual? Estamos dispostos a perder uma segurança aparente, uma reputação ou até certas relações se isso se tornar necessário para permanecer fiéis a Deus?
Ao entrar na RCG, muitos de nós já fizemos este sacrifício uma primeira vez. Por vezes perdemos amigos, criámos tensões com a família, renunciámos a certas coisas, porque pensávamos seguir a verdade.
Mas uma pergunta difícil merece ser colocada: e se, hoje, a prova não fosse permanecer na organização a qualquer custo, mas discernir diante de Deus se é necessário sair para permanecer fiel a Cristo? E se esta nova prova consistisse precisamente em escolher a verdade acima da organização, mesmo quando isso custa relações, uma segurança espiritual aparente e uma parte da nossa antiga identidade?
É uma pergunta difícil. Mas merece ser examinada honestamente.
A Bíblia diz:
«Ferirei o pastor, e as ovelhas do rebanho serão dispersas.» (Mateus 26:31; Zacarias 13:7)
Esta passagem cumpre-se primeiro no contexto de Cristo e dos Seus discípulos. Não deve, portanto, ser usada levianamente nem aplicada mecanicamente a toda situação moderna. Mas o princípio espiritual continua sério: quando uma autoridade espiritual é abalada, as ovelhas podem ser dispersas, perturbadas, desorientadas e provadas.
Nesses momentos, a verdadeira pergunta não é simplesmente: «Onde estão as outras ovelhas?» A verdadeira pergunta é antes: continuo a seguir o verdadeiro Pastor?
Jesus Cristo é o bom Pastor. Se uma estrutura humana é abalada, se membros são dispersos, se relações mudam, se certezas desmoronam, Cristo permanece.
Esta prova pode, portanto, tornar-se um momento de purificação espiritual. Não para abandonar Deus, mas para voltar a Ele mais profundamente. Não para rejeitar toda a fé, mas para distinguir a fé verdadeira da dependência de uma organização. Não para se tornar amargo, mas para aprender a seguir Cristo mesmo quando isso custa alguma coisa.
Porque, no fim, Deus pode permitir que sejamos provados para revelar o que é mais importante para nós: a segurança de um grupo ou a verdade, a aprovação dos homens ou a aprovação de Deus, o medo de perder relações ou a fidelidade a Cristo.
3. Reencontrar a graça depois de anos de pressão espiritual
Depois de viver durante muito tempo num ambiente religioso muito exigente, pode ser difícil simplesmente receber a graça de Deus.
Podemos ter a impressão de nunca fazer o suficiente: nunca orar o suficiente, nunca dar o suficiente, nunca obedecer o suficiente, nunca compreender o suficiente, nunca ser suficientemente zelosos, nunca ser suficientemente submissos. Mas o Evangelho não começa pelo nosso desempenho. Começa pela graça de Deus.
Paulo escreve:
«Pela graça sois salvos, mediante a fé. E isto não vem de vós; é dom de Deus.» (Efésios 2:8)
A graça não significa que a obediência não tenha importância. Não significa que a verdade não tenha importância. Não significa que o pecado se torne aceitável. Mas significa que Deus não nos salva porque conseguimos viver perfeitamente sob pressão. Salva-nos pela Sua bondade, misericórdia, amor e obra em Jesus Cristo.
Jesus disse:
«Vinde a mim, todos os que estais cansados e sobrecarregados, e eu vos darei descanso.» (Mateus 11:28)
Reparemos bem que Jesus não disse: «Vinde a mim e eu vos darei mais pressão.» Disse: «Eu vos darei descanso.»
Este descanso não significa inatividade espiritual. Significa o fim de uma relação com Deus dominada pelo medo, pela culpa constante e pela impressão de nunca sermos aceites. Cristo não chama as Suas ovelhas para as esmagar. Chama-as para as salvar, levantar, conduzir e curar.
Depois da RCG, pode ser necessário reaprender a graça. Pode ser necessário reaprender que Deus não é apenas Juiz, mas também Pai; que Cristo não é apenas Rei, mas também Pastor; que o Espírito de Deus não produz medo, mas poder, amor e sabedoria. Pode também ser necessário reaprender que fazer perguntas sinceras não é necessariamente rebelião, que descansar não é abandonar Deus e que a cura leva tempo.
4. Reconstruir uma fé fundada em Cristo, não no medo
Depois de deixar a RCG, alguns podem ser tentados a abandonar toda a fé. Outros podem procurar imediatamente outra organização que ofereça respostas rápidas, uma estrutura clara e um sentimento de segurança.
Mas é importante não reconstruir demasiado depressa sobre as mesmas fundações de medo, pressão ou dependência humana.
Paulo escreve:
«Ninguém pode lançar outro fundamento além do que já foi posto, que é Jesus Cristo.» (1 Coríntios 3:11)
O fundamento da vossa fé deve ser Cristo. Não o medo, não um homem, não uma organização, não uma data profética, não uma pressão coletiva, não o olhar dos outros, mas Cristo.
Isto não significa que devamos viver isolados. A comunhão fraternal é importante. O encorajamento é importante. O ensino é importante. A oração com outros crentes é importante. Mas tudo deve ser reconstruído sobre Cristo.
Reservai tempo para voltar aos Evangelhos. Reler as palavras de Jesus. Observai a Sua maneira de tratar os fracos, a Sua paciência, a Sua compaixão, a Sua firmeza, mas também a Sua mansidão. Observai como corrige, como acolhe e como restaura. Depois colocai esta pergunta: a imagem de Deus que recebi parece-se realmente com Jesus Cristo?
Porque Jesus é a imagem perfeita do Pai. Ele disse:
«Quem me viu, viu o Pai.» (João 14:9)
Se a vossa visão de Deus é principalmente feita de medo, pressão, ameaça, culpa e esgotamento, talvez seja tempo de deixá-la ser corrigida pelo próprio Cristo.
A paz de Deus nem sempre regressa imediatamente. Por vezes regressa lentamente: através da oração, de uma leitura simples das Escrituras, de conversas honestas, do descanso, da verdade, do perdão, da graça e da compreensão de que Deus não vos abandonou.
Jesus disse:
«Deixo-vos a paz, dou-vos a minha paz. Não vo-la dou como o mundo a dá. Não se turbe o vosso coração, nem se atemorize.» (João 14:27)
Depois da RCG, esta palavra pode voltar a tornar-se viva. O vosso coração não precisa de permanecer no medo. A vossa fé não precisa de ficar prisioneira da culpa. A vossa relação com Deus pode ser reconstruída, não sobre o medo, não sobre a pressão, não sobre lealdade institucional, mas sobre Jesus Cristo, a Sua verdade, a Sua graça, o Seu amor e a Sua paz.
A pergunta não é, portanto, apenas: «O que deixei?» A verdadeira pergunta é: para quem estou a voltar?
E, se estais a voltar para Cristo, então não estais perdidos. Talvez, pela primeira vez em muito tempo, estejais a reencontrar o verdadeiro descanso que só Ele pode dar.
↑ Voltar ao índiceX. Não estais sozinhos: a comunhão fraternal depois de deixar uma organização
Por Christophe Binette — antigo ministro da RCG (2017–2024)
Depois de deixar uma organização religiosa, uma das dores mais profundas pode ser a solidão. Durante anos, os vossos amigos, hábitos, festas, conversas, calendário, identidade espiritual e, por vezes, até o sentimento de pertença estavam ligados a uma comunidade específica. Depois, quase de um dia para o outro, tudo pode mudar.
Pessoas com quem orastes, ristes, servistes, viajastes e partilhastes anos da vossa vida podem subitamente afastar-se. Algumas não sabem o que dizer, outras têm medo de falar convosco e outras talvez já vos considerem um perigo espiritual. Podeis então ficar com esta pergunta dolorosa: «Onde está agora a minha família espiritual?»
Esta solidão é real e não deve ser minimizada. Mas também é preciso recordar uma verdade essencial: não estais sozinhos. Cristo não abandona as Suas ovelhas, e a comunhão fraternal não desaparece simplesmente porque deixastes uma organização humana.
1. A comunhão fraternal pertence a Cristo, não a uma organização
A Bíblia ensina claramente a importância da comunhão fraternal. Os primeiros cristãos «perseveravam no ensino dos apóstolos, na comunhão, no partir do pão e nas orações» (Atos 2:42).
A comunhão fraternal faz, portanto, parte da vida cristã normal. Deus não nos chama a viver uma fé fria, isolada e cortada dos outros. Mas esta comunhão não depende, em primeiro lugar, do nome de uma organização, de uma sede administrativa, de uma lista oficial de membros ou de uma estrutura humana. Depende de Cristo.
João escreve:
«A nossa comunhão é com o Pai e com o seu Filho Jesus Cristo.» (1 João 1:3)
A comunhão cristã começa aí: com o Pai e com o Seu Filho. Quando dois crentes procuram sinceramente Cristo, oram juntos, leem as Escrituras, se encorajam, se apoiam mutuamente e desejam caminhar na verdade, já existe uma forma real de comunhão fraternal.
Jesus disse:
«Onde estiverem dois ou três reunidos em meu nome, aí estou eu no meio deles.» (Mateus 18:20)
Não disse que a Sua presença dependia de uma inscrição na mesma organização humana. Disse: «em meu nome».
Isto não significa que a ordem, o ensino, o ministério ou a assembleia não tenham importância. Significa, porém, que Cristo pode estar presente no meio dos Seus discípulos mesmo quando são poucos, feridos, dispersos ou em reconstrução.
Podeis ter perdido uma estrutura, um ritmo, um círculo social e até uma parte do vosso sentimento de pertença. Mas não perdestes Cristo. E, se não perdestes Cristo, não perdestes a possibilidade de uma verdadeira comunhão fraternal.
2. Depois de deixar uma organização, por vezes é preciso reaprender uma comunhão saudável
Depois de viver muito tempo num ambiente muito controlado, a comunhão fraternal pode tornar-se difícil de reconstruir. Pode haver medo de confiar, medo de ser julgado, medo de ser novamente manipulado ou medo de entrar noutro grupo e reviver os mesmos mecanismos. Pode também haver medo de ficar sozinho. Estas reações são compreensíveis.
Pode então ser necessário reaprender progressivamente o que é uma comunhão saudável. Uma comunhão saudável não se baseia no medo, na vigilância, na obrigação de pensar exatamente da mesma maneira sobre todos os assuntos ou no controlo da consciência. Baseia-se em Cristo, no amor, na verdade, na humildade, na paciência e no respeito diante de Deus.
Paulo escreve:
«Acolhei-vos uns aos outros, como também Cristo vos acolheu, para glória de Deus.» (Romanos 15:7)
O acolhimento cristão não consiste em aceitar qualquer doutrina ou qualquer comportamento. Mas implica uma atitude de paciência, mansidão e respeito. Significa não tratar uma pessoa ferida como um perigo, uma pessoa perturbada como rebelde ou uma consciência frágil como um problema a corrigir imediatamente.
Depois da RCG, pode ser bom não reconstruir demasiado depressa. Reservai tempo para curar, orar, reler os Evangelhos, discernir os frutos e reconhecer o que é saudável ou não. Não substituais imediatamente uma dependência por outra. Não procureis apenas um novo grupo que vos dê rapidamente todas as respostas. Procurai primeiro Cristo.
Depois, procurai irmãos e irmãs que vos aproximem d'Ele, e não de um novo medo. Uma verdadeira comunhão fraternal deveria ajudar-vos a amar mais a Deus, a seguir Cristo com mais liberdade, a caminhar na verdade com humildade e a reencontrar a paz. Não deveria voltar a colocar-vos sob um jugo de temor.
3. As ovelhas dispersas podem ser levantadas pelo verdadeiro Pastor
Quando as pessoas deixam uma organização, podem sentir-se dispersas, perdidas ou espiritualmente sem lar. Este sentimento é real. Depois de anos numa comunidade estruturada, com hábitos, relações, festas, responsabilidades e uma identidade comum, a saída pode criar um vazio profundo.
Mas na Bíblia, Deus apresenta-Se frequentemente como Aquele que procura, reúne e cuida das Suas ovelhas. O profeta Ezequiel relata estas palavras de Deus:
«Eis que eu mesmo cuidarei das minhas ovelhas e as procurarei.» (Ezequiel 34:11)
E ainda:
«Buscarei a perdida, tornarei a trazer a desgarrada, ligarei a quebrada e fortalecerei a enferma.» (Ezequiel 34:16)
Estas palavras são profundamente reconfortantes. Deus vê as ovelhas feridas, dispersas, cansadas, desorientadas e aquelas que já não sabem em quem confiar. Vê as que têm medo, as que foram esgotadas pela pressão, pelas expectativas, pelos conflitos ou pela confusão. E Deus não é indiferente. Cristo é o bom Pastor e sabe reencontrar as Suas ovelhas, mesmo quando elas se sentem isoladas.
Isto não significa que o caminho será sempre simples. Pode haver um período de vazio, amizades perdidas, silêncios dolorosos e perguntas sem resposta imediata. Mas esse tempo pode também tornar-se um tempo de purificação, cura e reconstrução.
A comunhão fraternal depois de deixar uma organização talvez não seja idêntica àquilo que conhecestes antes. Talvez seja mais simples, mais pequena, mais humilde e menos estruturada. Mas pode também tornar-se mais verdadeira. Alguns irmãos e irmãs que oram sinceramente juntos podem ser uma grande bênção. Uma conversa honesta pode levantar uma alma cansada. Uma mensagem de encorajamento pode quebrar uma solidão profunda. Uma leitura bíblica partilhada pode reacender a esperança. Uma oração simples pode recordar que Cristo ainda está presente.
A pergunta não é, portanto: «Como recuperar exatamente o que perdi?» A verdadeira pergunta é antes: como deixar Cristo reconstruir uma comunhão mais saudável, mais livre, mais verdadeira e mais enraizada n'Ele?
Não estais sozinhos. Outros passaram pelos mesmos medos, conheceram a mesma solidão e tiveram de reaprender a orar sem pressão, a ler sem medo, a amar sem controlo e a procurar Deus sem depender de uma organização.
E, sobretudo, Cristo não deixou de ser o vosso Pastor. Pode levantar-vos, conduzir-vos, devolver-vos irmãos e irmãs e ensinar-vos a amar novamente. Pode transformar a dispersão em cura e a solidão em verdadeira comunhão.
Porque a comunhão fraternal não começa com uma organização. Começa com Cristo. E aqueles que pertencem a Cristo nunca estão verdadeiramente sozinhos.
↑ Voltar ao índiceXI. Conclusão geral — Voltar para Cristo
Os artigos reunidos nesta página abordam vários assuntos diferentes: a lei de Cristo, a verdade, a profecia, as ofertas, a Igreja, o amor fraternal, a correção, o medo, a graça e a comunhão depois de uma organização. Mas, no fundo, todos estes assuntos conduzem à mesma pergunta: estamos realmente a ser reconduzidos a Jesus Cristo?
A lei de Cristo deve ser central na vida cristã. Manifesta-se pelo amor, pela mansidão, pelo perdão, pela misericórdia, pelo serviço, pela verdade, pela paciência, pela restauração, pelo apoio aos fracos e pelo facto de levarmos as cargas uns dos outros. Não pode ser reduzida a uma simples lista de regras exteriores. Toca o coração, as motivações, a maneira de corrigir, servir, perdoar, amar e tratar os irmãos e irmãs.
A lei mosaica teve um papel real no plano de Deus, mas não é o quadro legal da salvação para o crente em Cristo. A salvação não vem pela observância da lei, pelo dízimo, pelo sábado, pelas festas, pela pertença a uma organização ou pela lealdade a um homem. A salvação é recebida pela graça, mediante a fé em Jesus Cristo.
O sábado pode ser observado por convicção pessoal diante de Deus. Mas não deve tornar-se uma condição de salvação nem um critério absoluto para decidir quem pertence realmente a Deus. Do mesmo modo, a generosidade cristã deve ser livre, voluntária, alegre e feita segundo a consciência de cada um diante de Deus. Não deve ser produzida pelo medo, pela pressão, pela culpa ou pela urgência profética.
A profecia deve ser examinada com prudência, humildade e respeito pelos limites dados por Jesus Cristo. Deve conduzir ao arrependimento, à fé, à vigilância espiritual e à esperança, não ao medo, à confusão, à fixação de datas ou à dependência de um dirigente humano.
A Igreja de Deus não deve ser reduzida a uma única organização humana. É o corpo espiritual de Cristo, composto por aqueles que pertencem a Deus, são conduzidos pelo Seu Espírito, permanecem na Sua palavra e praticam o amor.
Se deixastes a RCG, ou se ainda estais dentro dela e tendes perguntas, o meu desejo não é empurrar-vos para outro sistema humano. O meu desejo é encorajar-vos a examinar sem medo, a voltar para Cristo, a redescobrir a graça, a reencontrar a paz, a curar espiritualmente e a reconstruir uma fé fundada em Jesus Cristo.
Porque, no fim, não é uma organização que salva. Não é um homem que dá a vida. Não é o medo que transforma o coração. É Deus que salva, pela graça, mediante a fé em Jesus Cristo. É Cristo que chama, levanta, restaura e conduz as Suas ovelhas.
E é a lei de Cristo — o amor vivido na verdade — que deve tornar-se o sinal visível daqueles que Lhe pertencem.
Nota sobre as citações bíblicas
As citações bíblicas são principalmente provenientes de traduções portuguesas reconhecidas. Algumas formulações podem ser ligeiramente adaptadas para facilitar a leitura.
↑ Voltar ao índiceAn ehemalige und derzeitige Mitglieder der Restored Church of God (RCG)
Prüft alles; das Gute behaltet.
Von Christophe Binette | Veröffentlicht am 26. Juli 2026 | Gründer von Examine All Things — Bibelstudien auf Grundlage der Heiligen Schrift
Examine All Things ist keine Kirche, keine religiöse Organisation, kein hierarchisches geistliches Amt und auch keine neue Gruppe, die aus RCG, UCG, LCG, PCG, COGWA oder einem anderen Zweig der Church of God hervorgegangen ist.
Diese Website möchte jeden dazu ermutigen, Lehren, Praktiken und geistliche Früchte im Licht der Heiligen Schrift ernsthaft, demütig und unter Gebet zu prüfen. Sie beansprucht keine geistliche Autorität über das Gewissen und will nicht eine Organisation durch eine andere ersetzen.
Sie lädt vielmehr einfach dazu ein, zu Gott, zu Jesus Christus, zur biblischen Wahrheit, zur Gnade, zum Gesetz Christi und zu einer lebendigen Beziehung mit dem Vater zurückzukehren.
Vierzehn Jahre lang war ich Mitglied der The Restored Church of God (RCG). Sieben dieser Jahre diente ich als Prediger den französischsprachigen Brüdern und Schwestern in Europa und Afrika — ehrenamtlich, aus Liebe zu euch und zur Wahrheit.
Im März 2024 reichte ich bei David C. Pack meinen Rücktritt ein, nachdem ich das Prinzip angewandt hatte, das mir vom ersten Tag an beigebracht worden war — „Prüft alles“ (1. Thessalonicher 5,21).
Dieser Brief spiegelt meine Erfahrung, mein Verständnis und meine Überzeugungen zum Zeitpunkt meines Austritts im März 2024 wider. Er sollte als persönliches und historisches Dokument gelesen werden, das zu dieser Etappe meines Weges gehört, und nicht als vollständige oder endgültige Lehrdarstellung von Examine All Things.
Den vollständigen Brief könnt ihr über die Schaltfläche unten lesen.
Ich habe RCG nicht aus Zorn oder Bitterkeit verlassen. Ich liebe euch und bete jeden Tag für jeden von euch — auch für diejenigen, die mich heute vielleicht als „Feind“ betrachten.
Mein Wunsch ist nicht, euch von Gott wegzuführen, sondern euch zu ermutigen, direkt zu Ihm zurückzukehren — durch Jesus Christus, in der Wahrheit, in der Gnade, im Frieden und in der Freiheit, die das Evangelium schenkt.
Warum diese Seite?
Diese Seite versammelt mehrere Artikel, die ich speziell für euch, meine Brüder und Schwestern in RCG, geschrieben habe. Sie behandeln Fragen, die ich mir selbst jahrelang gestellt habe und die ich aus Angst, Loyalität oder Gewohnheit nie offen zu stellen wagte.
Diese Artikel wollen den Leser nicht zu einer neuen menschlichen Organisation führen. Sie wollen jeden zu Christus, zur Heiligen Schrift, zur Gnade, zur Wahrheit, zum Gesetz Christi und zu einer direkten Beziehung mit Gott zurückführen.
Die zentrale Botschaft dieser Seite ist einfach: Das Heil beruht nicht auf der Zugehörigkeit zu einer Organisation, auf der Loyalität gegenüber einem Leiter, auf der Einhaltung des mosaischen Gesetzes, auf dem Zehnten, auf dem Sabbat oder auf religiösen Leistungen. Das Heil wird durch die Gnade Gottes mittels des Glaubens an Jesus Christus empfangen.
Hinweis zum lehrmäßigen Erbe Herbert W. Armstrongs
Herbert W. Armstrong hob mehrere wichtige biblische Wahrheiten hervor, darunter die Hoffnung auf das Reich Gottes, die Auferstehung, das ewige Leben als Gabe Gottes, die Notwendigkeit der Umkehr und die Bedeutung des Gehorsams gegenüber Gott.
Diese Elemente verdienen es, ehrlich anerkannt zu werden.
Einige Aspekte seiner Lehre müssen jedoch im Licht des Neuen Testaments neu geprüft werden. Insbesondere konnte ein Teil seines Lehrsystems dazu neigen, den Gläubigen unter einen Rahmen zu stellen, der dem mosaischen Bund ähnelte, wobei die Zehn Gebote, der Sabbat, die Feste, der Zehnte und die organisatorische Zugehörigkeit zu zentralen Kennzeichen geistlicher Treue wurden.
Das Neue Testament stellt das Heil jedoch als eine Gabe dar, die aus Gnade durch den Glauben an Jesus Christus empfangen wird. Gehorsam bleibt wichtig, aber er ist nicht die Grundlage des Heils. Er ist die Frucht eines lebendigen Glaubens, eines durch den Geist verwandelten Herzens und eines Lebens unter dem Gesetz Christi.
Es geht daher nicht darum, alles zu verwerfen, was in der Vergangenheit gelehrt wurde, sondern alles zu prüfen, das Gute zu behalten und jede Lehre wieder auf Jesus Christus, die Gnade, die biblische Wahrheit und den neuen Bund auszurichten.
Das bedeutet nicht, dass Gehorsam unwichtig wäre. Wahrer Gehorsam ist jedoch die Frucht eines lebendigen Glaubens, eines verwandelten Herzens und eines Lebens, das vom Geist Gottes geführt wird. Er darf niemals zu einem Mittel werden, das Heil zu verdienen oder geistliche Überlegenheit zu beweisen.
Deshalb legt diese Seite besonderen Wert auf das Reich Gottes, Jesus Christus, Umkehr, Heil aus Gnade, das Gesetz Christi, Liebe, Wahrheit, Gewissensfreiheit, geistliche Heilung, Wiederherstellung, die Verwandlung des Herzens und das neue Leben in Christus.
Heute lade ich euch ein, diese Themen gemeinsam mit mir unter Gebet und im Licht der Heiligen Schrift zu prüfen.
Ihr müsst mir nicht zustimmen. Aber ich glaube, dass ihr das Recht — und die Verantwortung — habt, diese Dinge selbst zu prüfen.
„Prüft alles; das Gute behaltet.“ (1. Thessalonicher 5,21)
Persönlicher Hinweis
Dieser Text ist ein persönliches Zeugnis und eine biblische Reflexion auf Grundlage meiner Erfahrung innerhalb von RCG. Er soll keine Einzelpersonen angreifen, sondern jeden dazu einladen, Lehren, Praktiken und geistliche Früchte im Licht der Heiligen Schrift zu prüfen.
Ich schreibe nicht aus Rache, Polemik oder Verurteilung. Mein Wunsch ist es, Menschen, die verunsichert, verletzt, isoliert oder mit Schuldgefühlen belastet wurden, zu helfen, Frieden, Gnade, biblische Wahrheit und eine lebendige Beziehung mit dem Vater durch Jesus Christus wiederzufinden.
Examine All Things beansprucht keine Autorität über das Gewissen. Das Ziel besteht nicht darin, eine organisatorische Abhängigkeit durch eine andere zu ersetzen, sondern jeden dazu zu ermutigen, zu Christus zurückzukehren, alles zu prüfen und das Gute zu behalten.
I. Das Gesetz Christi: Wird es in RCG praktiziert?
Von Christophe Binette — ehemaliger Prediger von RCG (2017–2024)
Vierzehn Jahre lang lernte ich in The Restored Church of God, „alles zu prüfen“. Genau dieses Prinzip führte mich dazu, alles erneut zu untersuchen und schließlich im März 2024 auszutreten.
Heute möchte ich euch einladen, eine einfache, aber zutiefst wichtige Frage zu betrachten: Wird das Gesetz Christi in RCG wirklich praktiziert?
Bevor wir diese Frage beantworten, müssen wir noch eine grundlegendere stellen: Wie wird das Gesetz Christi in RCG verstanden und gelehrt?
Natürlich können in RCG Begriffe wie Liebe, Dienst, Gehorsam, Hilfe für Brüder und Schwestern oder das Tragen von Lasten erwähnt werden. Aber in vierzehn Jahren als Mitglied, davon sieben Jahre im Predigtdienst, kann ich mich nicht daran erinnern, dass das Gesetz Christi als eine zentrale Lehre Jesu Christi dargestellt oder als etwas erklärt wurde, das sich von einem bloßen Verweis auf die Zehn Gebote unterscheidet.
Und doch spricht der Apostel Paulus klar davon:
„Brüder, wenn ein Mensch von einer Verfehlung ereilt wird, so helft ihr, die ihr geistlich seid, einem solchen im Geist der Sanftmut wieder zurecht. Und sieh auf dich selbst, dass du nicht auch versucht wirst.“ (Galater 6,1)
Unmittelbar danach fügt er hinzu:
„Einer trage des anderen Lasten, und so werdet ihr das Gesetz Christi erfüllen.“ (Galater 6,2)
Diese Stelle sagt nicht einfach: „Haltet die Zehn Gebote.“ Sie beschreibt eine konkrete Art, mit anderen umzugehen: mit Sanftmut wiederherstellen, ihre Lasten tragen, die Schwachen unterstützen, die Brüder lieben und im Geist Christi handeln.
Christus selbst zeigt den Kern davon, wenn Er sagt:
„Liebt einander, wie ich euch geliebt habe.“ (Johannes 13,34)
Das Gesetz Christi steht nicht im Gegensatz zum Gesetz Gottes. Es kann aber auch nicht auf eine einfache Liste äußerlich gehaltener Gebote reduziert werden. Es zeigt den Geist, in dem die Jünger Christi leben, korrigieren, dienen, führen, vergeben und für die Schafe sorgen sollen.
Die Frage lautet daher nicht nur: „Lehrt RCG Gehorsam gegenüber den Geboten?“ Die eigentliche Frage geht tiefer: Praktiziert RCG das Gesetz Christi? Mit anderen Worten: Spiegelt RCG in der Art, wie sie korrigiert, führt, ausschließt, mit Schwachen umgeht, auf Zweifel reagiert, Lasten trägt und die Schafe liebt, wirklich das Beispiel Jesu Christi wider?
Diese Frage wollen wir untersuchen.
1. Was ich während meines Dienstes persönlich beobachtet habe
Während der sieben Jahre, in denen ich als Prediger den französischsprachigen Brüdern und Schwestern in Europa und Afrika diente, begann ich zunehmend über das geistliche und pastorale Klima nachzudenken, in dem bestimmte Fragen geäußert werden konnten.
Ich möchte klarstellen, dass das Folgende meine persönliche Erfahrung und meine damalige Wahrnehmung wiedergibt. Ich behaupte nicht, die Absichten jedes Einzelnen zu kennen oder alle getroffenen Entscheidungen zu beurteilen. Andere Menschen können bestimmte Situationen anders erlebt oder verstanden haben.
Im Rückblick erlebte ich Momente, in denen es mir schwierig erschien, eine Frage, einen Vorbehalt oder eine aufrichtige Sorge zu äußern. Das lag nicht unbedingt an einer schriftlichen Regel, sondern eher an einem Klima, das ich als wenig offen für tiefergehende Bedenken empfand.
Mehrmals hatte ich den Eindruck, dass eine an die Zentrale gerichtete Frage nicht als aufrichtige Suche nach Klärung aufgenommen werden konnte, sondern möglicherweise als Mangel an Unterordnung oder Übereinstimmung. Das beunruhigte mich, weil es dadurch in manchen Fällen schwierig wurde, das eigene Gewissen vor Gott in Freiheit und Frieden auszuüben.
Im weiteren Sinn schien ich im Laufe der Jahre zu beobachten, dass manche Prediger, die Vorbehalte, Meinungsverschiedenheiten oder Bedenken gegenüber den Richtungen der Zentrale äußerten, anschließend Veränderungen ihrer Verantwortlichkeiten erleben konnten. In einigen Fällen wurden Prediger, die in der Zentrale dienten, in Außendienstaufgaben versetzt. Soweit ich weiß, wurden solche Veränderungen nicht immer offiziell als Disziplinarmaßnahmen dargestellt. In privaten Gesprächen konnten sie jedoch als Gelegenheit erklärt werden, geprüft zu werden, zu wachsen oder mehr Demut zu entwickeln. Manche dieser Veränderungen schienen auch mit einer Änderung des Rangs, der Funktion oder der Verantwortung einherzugehen.
Ich richte mich hier nicht gegen eine bestimmte Person oder Situation. Ich kenne nicht alle Gründe, die zu einzelnen Entscheidungen geführt haben mögen. Ich berichte lediglich ein Muster, das ich damals wahrnahm und das zu meinen Fragen darüber beitrug, welchen Raum aufrichtige Vorbehalte, das persönliche Gewissen und brüderlicher Dialog erhielten.
Ich kann auch von meiner eigenen Erfahrung während der Covid-Zeit berichten. Damals empfand ich erheblichen Druck bezüglich der Impfung, insbesondere im Zusammenhang mit der Teilnahme an der Predigerkonferenz, obwohl ich selbst Gewissensvorbehalte vor Gott hatte.
Was mich besonders prägte, war der Eindruck, dass das „Gewissen der Kirche“ als etwas dargestellt werden konnte, das Vorrang vor dem individuellen Gewissen haben sollte. Mit anderen Worten hatte ich den Eindruck, dass ein persönlicher Gewissensvorbehalt gegenüber einer kollektiven Ausrichtung oder Erwartung als zweitrangig angesehen werden konnte.
Auch dies formuliere ich als persönliche Wahrnehmung dieser Zeit und nicht als Anklage gegen die beteiligten Personen. Ich erkenne ebenfalls an, dass diese Zeit für alle schwierig war und jeder nach dem handeln konnte, was er damals verstand.
Diese Erfahrung führte mich zu einer wichtigen Frage: Wenn ein aufrichtiges persönliches Gewissen in Spannung zu einer kollektiven Erwartung gerät, wie soll sich ein Gläubiger vor Gott verhalten?
Paulus schreibt:
„Ein jeder sei seiner Meinung gewiss.“ (Römer 14,5)
Dieses Prinzip erscheint mir wesentlich. Es erinnert uns daran, dass das Gewissen eines Gläubigen nicht leichtfertig behandelt werden darf, besonders wenn es mit Respekt, Gebet und Gottesfurcht zum Ausdruck gebracht wird.
Ich behaupte daher nicht, ein endgültiges Urteil über alle getroffenen Entscheidungen zu fällen. Aber ich glaube, dass diese Fragen ehrlich im Licht der Heiligen Schrift untersucht werden sollten.
Die Frage, die ich euch stelle, lautet daher: Spiegelt eine Kultur, in der es schwierig wird, aufrichtige Fragen oder Gewissensvorbehalte zu äußern, wirklich das Gesetz Christi wider? Spiegelt sie den Geist von Galater 6,1-2 wider, wo die Geistlichen dazu aufgerufen werden, mit Sanftmut wiederherzustellen und die Lasten voneinander zu tragen?
2. Was Christus wirklich lehrt
Das Gesetz Christi ist keine Liste zusätzlicher Regeln. Es ist eine Verwandlung des Herzens von innen nach außen. Es bringt Freiheit hervor, nicht Angst. Es stellt wieder her, es verurteilt nicht. Es führt zu Gnade, Barmherzigkeit, Geduld und selbstaufopfernder Liebe.
Paulus schreibt:
„Ihr seid nicht unter dem Gesetz, sondern unter der Gnade.“ (Römer 6,14)
Das bedeutet nicht, dass ein Christ frei wäre, Gott ungehorsam zu sein. Es bedeutet aber, dass das christliche Leben nicht von Verurteilung, Angst, menschlichem Druck oder geistlicher Kontrolle beherrscht werden sollte. Es sollte vom Geist Gottes und vom Beispiel Jesu Christi geführt werden.
Das Gesetz Christi geht noch weiter. Christus lehrt:
„Liebt eure Feinde, segnet, die euch fluchen, tut wohl denen, die euch hassen, und betet für die, die euch beleidigen und verfolgen.“ (Matthäus 5,44)
Wenn ich in den Augen mancher zu einem „Feind“ geworden bin, weil ich RCG verlassen und diese Fragen gestellt habe, dann gilt das Gesetz Christi gerade hier. Die eigentliche Frage lautet dann: Beten wir noch für diejenigen, die gegangen sind? Beten wir für ihre Familien? Beten wir für diejenigen, die leiden, zweifeln, sich irren oder sogar für diejenigen, die uns verletzt haben?
Nicht für seine Feinde zu beten, die Lasten der Schwachen nicht zu tragen und nicht mit Sanftmut wiederherzustellen, widerspricht direkt dem Geist des Gesetzes Christi.
Das Gesetz Christi zeigt sich daher nicht nur in den Lehren, die wir verteidigen, sondern in der konkreten Art, wie wir Menschen behandeln. Es zeigt sich darin, wie wir auf Fragen reagieren, Schwache begleiten, Gefallene korrigieren, über diejenigen sprechen, die gehen, und für Menschen beten, die wir nicht mehr verstehen.
3. Kann man Jünger sein, ohne Seine Lehren zu praktizieren?
Man kann kein Jünger — also ein Schüler — Christi sein, wenn man Seine Lehren nicht in die Praxis umsetzt. Ein Jünger begnügt sich nicht damit, seinen Meister zu bewundern oder seine Worte zu zitieren. Er folgt ihm, lernt von ihm, lässt sich von ihm korrigieren und versucht konkret anzuwenden, was er gelehrt hat.
Jesus definierte das Leben eines Jüngers niemals durch die Zugehörigkeit zu einer menschlichen Organisation, durch einen Titel, eine Funktion oder institutionelle Loyalität. Er definierte es durch eine lebendige Beziehung zu Seinem Wort.
Jesus sagte:
„Wenn ihr in meinem Wort bleibt, seid ihr wahrhaftig meine Jünger.“ (Johannes 8,31)
Das wichtige Wort hier ist „bleibt“. Es geht nicht einfach darum, das Wort Christi zu hören oder es zu benutzen, um eine Lehre zu verteidigen, sondern darin zu bleiben, darin zu leben, immer wieder darauf zurückzukommen und dieses Wort unsere Gedanken, Haltungen und Praktiken beurteilen zu lassen.
Deshalb wird die Frage sehr ernst. Kann man sich wirklich Jünger Christi nennen, wenn man Gehorsam lehrt, aber Sanftmut nicht praktiziert? Kann man von Wahrheit sprechen und zugleich aufrichtige Fragen unterdrücken? Kann man auf Unterordnung bestehen und gleichzeitig versäumen, die Lasten der Schwachen zu tragen? Kann man Liebe predigen, wenn Angst zum wichtigsten Antrieb des Gehorsams wird?
Jesus gab auch ein sehr klares Kennzeichen, an dem Seine Jünger erkannt werden:
„Daran wird jedermann erkennen, dass ihr meine Jünger seid, wenn ihr Liebe untereinander habt.“ (Johannes 13,35)
Er sagte nicht, dass Seine Jünger hauptsächlich an ihrer Zugehörigkeit zur richtigen Organisation, an ihrer vollkommenen Verteidigung einer Regierungsstruktur oder an ihrem Schweigen angesichts schwieriger Fragen erkannt würden. Er sagte, das Erkennungszeichen Seiner Jünger sei die Liebe.
Das Gesetz Christi ist daher keine Nebensache. Es berührt unmittelbar die Identität des Jüngers selbst. Wenn das Gesetz Christi weder klar gelehrt noch wirklich gelebt wird, können wir dann noch von echter Jüngerschaft in dem Sinn sprechen, den Christus meinte?
Die Frage wird dann persönlich. Spürt ihr in eurer Gemeinde den Frieden, die Freiheit und die Liebe Christi oder hauptsächlich Angst? Wird ein Schwacher getragen oder verdächtigt? Wird ein Bruder, der zweifelt, angehört oder sofort als rebellisch betrachtet? Wird ein beunruhigtes persönliches Gewissen vor Gott respektiert oder im Namen des „Gewissens der Kirche“ unterdrückt? Wenn jemand geht, wird liebevoll für ihn gebetet oder wird er automatisch zu einer Gefahr, die gemieden werden muss?
Diese Fragen sollen keine Rebellion gegen Gott hervorrufen. Sie sollen jeden zu Christus zurückführen. Denn am Ende wird nicht eine Organisation unsere Herzen richten. Nicht eine Verwaltungszentrale wird bestimmen, ob wir Christus treu waren. Christus selbst wird es tun.
Und wenn wir wirklich Seine Jünger sind, müssen wir zu Seinen Worten, Seinem Beispiel, Seiner Sanftmut, Seiner Barmherzigkeit, Seiner Wahrheit und Seinem Gesetz zurückkehren.
Der Geist der Wahrheit wird euch in alle Wahrheit leiten — wenn ihr Ihn wirken lasst. (Johannes 16,13)
Mehr erfahren:
Zur Vertiefung könnt ihr die Studie lesen: „Mosaisches Gesetz und Gesetz Christi: Wird man durch das Gesetz oder durch Gnade gerettet?“
Diese Studie untersucht ausführlicher die Beziehung zwischen dem mosaischen Gesetz, dem Gesetz Christi, der Gnade und dem Heil.
↑ Zurück zum InhaltsverzeichnisII. „90 Gründe, der Wahrheit zu folgen“ — gelten sie heute für RCG?
Von Christophe Binette — ehemaliger Prediger von RCG (2017–2024)
1993 hielt David C. Pack eine Predigtreihe mit dem Titel 90 Reasons to Follow the Truth — „90 Gründe, der Wahrheit zu folgen“. Diese Reihe stand im Zusammenhang mit seinem Austritt aus der Global Church of God und der Gründung der The Restored Church of God.
Ich möchte diese Predigten hier weder wiedergeben noch als persönlichen Angriff verwenden. Ich erwähne sie lediglich als ein wichtiges historisches Element, weil sie ein Prinzip hervorhoben, das viele von uns ernst zu nehmen gelernt haben: Wenn jemand glaubt zu sehen, dass Wahrheit verändert wird, muss er die Dinge vor Gott im Licht der Heiligen Schrift prüfen.
1. Ein gelehrtes Prinzip: der Wahrheit folgen
Das Prinzip „alles zu prüfen“ sollte nicht davon abhängen, in welcher Organisation man sich befindet. Es sollte nicht nur dann gelten, wenn es auf andere angewandt wird. Wenn es richtig ist, eine Organisation zu prüfen, wenn sie von der Wahrheit abzuweichen scheint, dann muss dasselbe Prinzip überall anwendbar sein — auch auf RCG.
Der Apostel Johannes schreibt:
„Glaubt nicht jedem Geist, sondern prüft die Geister, ob sie aus Gott sind.“ (1. Johannes 4,1)
Und Paulus ermahnt uns:
„Prüft alles; das Gute behaltet.“ (1. Thessalonicher 5,21)
Diese Stellen zeigen, dass geistliches Prüfen kein Akt der Rebellion ist. Es ist eine christliche Verantwortung. Zu prüfen, was gelehrt wird, die hervorgebrachten Früchte zu untersuchen und menschliche Worte mit der Heiligen Schrift zu vergleichen, gehört zu einem lebendigen Glauben vor Gott.
Nach meinem Verständnis dieser Predigten hob David C. Pack besonders die Gefahr hervor, dass sich Irrtum in einer Organisation anhäufen kann. Er entwickelte auch den Gedanken, dass der Geist Gottes zur Wahrheit führt, ohne durch institutionelle Grenzen oder eine Verwaltungsstruktur beschränkt zu sein.
Diese Gedanken verdienen es, ernst genommen zu werden, nicht weil sie von einem Menschen kommen, sondern weil sie einem biblischen Prinzip entsprechen: Wahrheit muss immer an der Heiligen Schrift geprüft werden.
2. Eine Frage der Konsequenz
Die Frage wird somit zu einer Frage der Konsequenz. Wenn dieses Prinzip 1993 galt, warum sollte es heute nicht mehr gelten? Wenn man damals die Global Church of God prüfen durfte, warum sollte man RCG heute nicht prüfen dürfen?
Die Wahrheit ändert sich nicht je nach Organisation, die sie lehrt. Eine aufrichtige biblische Frage wird nicht dadurch falsch, dass sie innerhalb von RCG gestellt wird. Ebenso wird eine Lehre nicht allein dadurch wahr, dass sie aus einer Zentrale, von einem Leiter oder aus einer religiösen Struktur stammt. Sie muss im Licht des Wortes Gottes geprüft werden.
Paulus warnte davor, dass Menschen sein können:
„Die immer lernen und niemals zur Erkenntnis der Wahrheit kommen können.“ (2. Timotheus 3,7)
Dieser Vers sollte uns zum Nachdenken bringen. Wenn Lehren regelmäßig verändert, korrigiert, weiterentwickelt und anschließend erneut korrigiert werden, ist es berechtigt zu fragen, ob dies zu einem klareren Verständnis der Wahrheit führt oder ob Gläubige dadurch in ständiger Erwartung und fortwährender Abhängigkeit von neuen Erklärungen gehalten werden.
Es geht hier nicht darum, jede in der Vergangenheit empfangene Wahrheit zu verwerfen. Ebenso wenig geht es darum, Bitterkeit, Spaltung oder Rebellion zu fördern. Es geht einfach darum, vor Gott eine ehrliche Frage zu stellen: Bringt uns das, was wir empfangen, wirklich näher zu Christus, zum Frieden, zur Gnade, zur Wahrheit und zum Evangelium?
3. Ohne Angst prüfen und zu Christus zurückkehren
Wenn ein Bruder oder eine Schwester beunruhigt ist, besteht die biblische Antwort nicht darin, ihn zu erschrecken oder zum Schweigen zu bringen. Das Gesetz Christi ruft vielmehr dazu auf, mit Sanftmut wiederherzustellen und die Lasten voneinander zu tragen.
Wenn Mitglieder verwirrt, erschöpft oder geistlich verletzt sind, sollte uns das dazu bewegen, die hervorgebrachten Früchte zu prüfen. Jesus sagte, dass man einen Baum an seinen Früchten erkennt. Eine Wahrheit, die von Gott kommt, sollte zu mehr Klarheit, Umkehr, Glauben, Liebe, Frieden und Verbundenheit mit Christus führen.
Die Frage, die ich stelle, ist daher einfach: Soll das Prinzip „alles zu prüfen“ nur auf andere Organisationen angewandt werden oder auch auf RCG? Wenn wir gelernt haben, alles zu prüfen, dann müssen wir akzeptieren, dass dieses Prinzip auch auf unsere eigenen Überzeugungen, Gewohnheiten, Gedankengänge und jede menschliche Struktur angewandt wird, die beansprucht, im Namen Gottes zu sprechen.
Prüfen bedeutet nicht hassen, hinterfragen bedeutet nicht Gott verlassen, und eine Schwierigkeit anzuerkennen bedeutet nicht, jede Wahrheit zu verwerfen. Aber aus Angst, Gewohnheit oder institutioneller Loyalität nicht prüfen zu wollen, kann für das Gewissen eines Gläubigen gefährlich werden.
Gottes Wahrheit muss nicht durch Angst geschützt werden. Sie kann geprüft werden. Sie kann das Licht ertragen. Und wenn sie wirklich von Gott kommt, wird sie uns immer zu Jesus Christus zurückführen.
Der Geist der Wahrheit führt zur Wahrheit — wenn wir Ihn wirken lassen. (Johannes 16,13)
↑ Zurück zum InhaltsverzeichnisIII. Können wir den Tag der Wiederkunft Christi kennen?
Von Christophe Binette — ehemaliger Prediger von RCG (2017–2024)
Die Frage nach der Wiederkunft Jesu Christi steht im Zentrum des christlichen Glaubens. Christus hat versprochen zurückzukehren. Biblische Prophezeiungen kündigen Seine Wiederkunft an. Die Jünger sind aufgerufen zu wachen, nüchtern zu bleiben, die Zeiten zu erkennen und sich geistlich vorzubereiten.
Doch eine wichtige Frage bleibt: Können wir den genauen Tag der Wiederkunft Christi kennen?
Diese Frage ist nicht nebensächlich. Sie betrifft direkt unsere Beziehung zu Autorität, Prophetie, Glauben und Angst und die Art, wie wir die Worte Jesu Christi selbst aufnehmen.
Ich erinnere mich besonders an eine Gelegenheit, bei der vom Generalpastor von RCG ein Datum angekündigt oder zumindest stark als bedeutsam dargestellt wurde. Viele von uns nahmen es sehr ernst. Einige blieben die ganze Nacht wach, teilweise sogar im Anzug, und warteten auf das, was geschehen sollte, obwohl sie am nächsten Tag wieder arbeiten mussten.
Diese Erinnerung hat mich geprägt. Nicht weil es falsch wäre, geistlich wachsam zu sein, sondern weil es einen großen Unterschied gibt zwischen Wachen, wie Christus es geboten hat, und dem Wachbleiben die ganze Nacht aufgrund eines von einem Menschen angekündigten Datums.
Deshalb verdient die Frage eine ehrliche Betrachtung: Können wir den Tag der Wiederkunft Christi kennen? Und wenn Christus selbst erklärte, dass niemand Tag oder Stunde kennt, was sollen wir dann von wiederholten Datumsankündigungen, genau bestimmten Zeiträumen oder prophetischen Berechnungen halten, die als entscheidend dargestellt werden?
1. Jesus sagte klar, dass niemand Tag oder Stunde kennt
Christus ließ diese Frage nicht offen. Er erklärte:
„Von jenem Tag aber und der Stunde weiß niemand, auch die Engel im Himmel nicht, auch der Sohn nicht, sondern allein der Vater.“ (Matthäus 24,36)
Dieselbe Aussage wiederholt Er im Markusevangelium:
„Von jenem Tag oder der Stunde weiß niemand, weder die Engel im Himmel noch der Sohn, sondern nur der Vater.“ (Markus 13,32)
Diese Worte sind einfach. Jesus sagt nicht: „Niemand weiß es jetzt, außer einem Menschen am Ende der Zeit.“ Er sagt auch nicht: „Niemand weiß es, bis ein Leiter die endgültige Berechnung erhält.“ Er sagt, dass dieser Tag und diese Stunde dem Vater gehören.
Die Jünger Christi müssen daher zunächst diese Grenze respektieren. Wenn Jesus selbst sagte, dass niemand Tag oder Stunde kennt, sollte jeder Versuch, ein genaues Datum festzulegen, uns sofort vorsichtig machen.
Wahrer Glaube besteht nicht darin, über das hinauszugehen, was Christus offenbart hat. Wahrer Glaube besteht darin, zu glauben, was Er gesagt hat.
2. Wachen bedeutet nicht, ein Datum zu berechnen
Manche könnten antworten: „Ja, niemand kennt Tag oder Stunde, aber vielleicht können wir das Jahr, den Monat, die Jahreszeit oder beinahe den genauen Zeitpunkt kennen.“
Jesus gab diese Lehre jedoch nicht, um Seine Jünger zu ermutigen, nach einer verborgenen Formel zu suchen. Er gab sie, um sie aufzurufen, jederzeit wachsam zu sein.
Er sagte:
„Darum wacht, denn ihr wisst nicht, an welchem Tag euer Herr kommt.“ (Matthäus 24,42)
Und wiederum:
„Darum wacht, denn ihr wisst weder Tag noch Stunde.“ (Matthäus 25,13)
Nach Seiner Auferstehung wollten die Jünger den Zeitplan des Reiches kennen. Jesus antwortete ihnen:
„Es gebührt euch nicht, Zeit oder Stunde zu wissen, die der Vater seiner eigenen Macht vorbehalten hat.“ (Apostelgeschichte 1,7)
Diese Antwort ist sehr wichtig. Jesus gab ihnen keine Methode, das Datum zu berechnen. Er erinnerte sie daran, dass bestimmte Zeiten zur Autorität des Vaters gehören.
Wachen bedeutet daher nicht, in einer berechneten Erwartung rund um ein angekündigtes Datum zu leben. Wachen bedeutet, jeden Tag geistlich bereit zu sein. Es bedeutet, treu zu bleiben, die Brüder zu lieben, Gerechtigkeit zu üben, den Glauben zu bewahren, Frucht zu bringen und unsere Beziehung zu Gott nicht von einem ständig revidierten prophetischen Kalender abhängig zu machen.
Christliche Wachsamkeit ist keine Besessenheit von einem Datum. Sie ist ein Leben der Treue.
3. Die Gefahr wiederholter Datumsangaben
Wenn eine Organisation oder ein Leiter regelmäßig auf Daten, genaue Zeiträume oder prophetische Berechnungen besteht, die später wieder verändert werden, kann dies geistlich gefährliche Früchte hervorbringen.
Statt die Mitglieder zum Frieden zu führen, kann es sie in dauernder Anspannung halten. Statt einen stabilen Glauben hervorzubringen, kann es Abhängigkeit von aufeinanderfolgenden Ankündigungen schaffen. Statt das Vertrauen auf Christus zu stärken, kann es Mitglieder dazu bringen, ihr Vertrauen auf die Auslegung eines Menschen zu setzen.
Und wenn die Daten verstreichen, ohne dass das erwartete Ereignis eintritt, kann die Verantwortung manchmal den Mitgliedern zugeschoben werden: Mangel an Glauben, Mangel an Eifer, Mangel an Einheit, Mangel an Gebet oder Verständnis. Aber hat Christus Seine Jünger so gelehrt, auf Seine Wiederkunft zu warten?
Der Apostel Paulus schrieb:
„Ihr selbst wisst genau, dass der Tag des Herrn kommen wird wie ein Dieb in der Nacht.“ (1. Thessalonicher 5,2)
Ein Dieb in der Nacht kommt nicht zu einem vorher angekündigten Termin. Das Bild, das Paulus verwendet, bestätigt die Lehre Christi: Die Wiederkunft des Herrn soll mit Ernst, Nüchternheit und Wachsamkeit erwartet werden, aber nicht mit dem Anspruch, den genauen Tag zu kennen.
Die Frage lautet daher nicht: „Was ist das nächste Datum?“ Die eigentliche Frage lautet: Bin ich heute bereit? Lebe ich nach den Worten Christi? Werde ich vom Glauben oder von Angst geführt? Bin ich an Jesus Christus gebunden oder an wechselnde prophetische Ankündigungen?
Christus wird zurückkehren. Das ist gewiss. Aber Er hat Seine Jünger nicht aufgefordert, den Tag zu erraten. Er hat sie aufgefordert zu wachen, auszuharren, zu lieben, zu dienen und bis zum Ende treu zu bleiben.
Die Gefahr besteht nicht darin, auf die Wiederkunft Christi zu warten. Die Gefahr besteht darin, treues Warten durch eine Besessenheit vom Datum zu ersetzen.
Denn wenn Jesus sagte: „Ihr kennt weder Tag noch Stunde“, sollte der treue Jünger nicht versuchen, genauer zu sein als sein Meister.
↑ Zurück zum InhaltsverzeichnisIV. Warum alles der Kirche geben, wenn Jesus unmittelbar zurückkehrt?
Von Christophe Binette — ehemaliger Prediger von RCG (2017–2024)
Die Frage des Geldes ist in einer religiösen Gemeinschaft immer sensibel. Sie betrifft Glauben, Opfer, Vertrauen und Gehorsam, aber auch das persönliche Gewissen, familiäre Verantwortung und Freiheit vor Gott.
In einem Umfeld, in dem die Wiederkunft Christi als unmittelbar bevorstehend dargestellt wird, kann besonderer Druck entstehen. Manche fragen sich dann vielleicht, warum sie Geld behalten sollen, wenn Jesus bald zurückkehrt, warum sie sparen, an die Zukunft denken oder materielle Güter behalten sollen, wenn das Werk Gottes jetzt alles zu benötigen scheint.
Diese Fragen können auf den ersten Blick geistlich wirken. Aber sie verdienen es, ehrlich im Licht der Heiligen Schrift geprüft zu werden. Denn wenn die Erwartung der Wiederkunft Christi zu einem Argument wird, um Mitglieder zu immer größeren Gaben zu drängen, entsteht eine wichtige Frage: Ist es dann noch eine freie Gabe vor Gott oder eine Form geistlichen Drucks, die auf prophetischer Dringlichkeit beruht?
1. Gott liebt den, der freiwillig gibt, nicht unter Druck
Die Bibel lehrt eindeutig Großzügigkeit. Geben kann ein aufrichtiger Ausdruck von Glauben, Liebe, Dankbarkeit und Unterstützung für das Werk Gottes sein. Aber das Neue Testament gibt auch ein sehr klares Prinzip:
„Ein jeder gebe, wie er es sich im Herzen vorgenommen hat, nicht mit Unwillen oder aus Zwang; denn einen fröhlichen Geber hat Gott lieb.“ (2. Korinther 9,7)
Dieser Vers ist wesentlich. Paulus sagt nicht, dass jeder geben müsse, weil er Angst hat, weil ein Datum näher rückt, weil man ihm mangelnden Glauben vorwerfen könnte oder weil er sich schuldig fühlen würde, etwas zu behalten. Er sagt, dass jeder geben soll, „wie er es sich im Herzen vorgenommen hat“.
Christliches Geben soll daher freiwillig, überlegt, frei und freudig sein. Es darf nicht aus Schuldgefühl, Angst, menschlichem Druck oder dem Eindruck entstehen, Gott werde jemanden zurückweisen, wenn er nicht genug gibt.
In Apostelgeschichte 5 sagt Petrus zu Hananias über den Verkauf eines Besitzes:
„Hättest du ihn nicht behalten können, als du ihn hattest? Und konntest du nicht auch, als er verkauft war, noch tun, was du wolltest?“ (Apostelgeschichte 5,4)
Diese Stelle wird oft übersehen. Das Problem von Hananias war nicht, dass er nicht alles gegeben hatte. Das Problem war die Lüge. Petrus erkennt deutlich an, dass der Besitz ihm gehörte und dass das Geld auch nach dem Verkauf zu seiner Verfügung stand.
Dies zeigt ein wichtiges Prinzip: Im Neuen Testament wird Geben nicht als geistliche Enteignung persönlichen Besitzes dargestellt. Gott sieht auf das Herz, die Wahrheit, die Aufrichtigkeit und die Freiheit. Unter Druck zu geben ist nicht dasselbe wie aus Liebe zu geben.
2. Prophetische Dringlichkeit darf persönliche und familiäre Verantwortung nicht aufheben
Christus fordert uns auf zu wachen. Aber Wachen bedeutet nicht, jede Vorsicht, jede Verantwortung oder praktische Weisheit aufzugeben. Jesus sagte:
„Wer ist unter euch, der einen Turm bauen will und setzt sich nicht zuvor hin und überschlägt die Kosten, ob er genug habe, um es auszuführen?“ (Lukas 14,28)
Dieses Prinzip zeigt, dass geistliches Leben Nachdenken, Vorsorge und Verantwortung nicht ausschließt. Der Apostel Paulus geht noch weiter:
„Wenn aber jemand für die Seinen, besonders für seine Hausgenossen, nicht sorgt, hat er den Glauben verleugnet und ist schlimmer als ein Ungläubiger.“ (1. Timotheus 5,8)
Dieser Vers ist sehr deutlich. Er zeigt, dass die Sorge für die eigene Familie kein Mangel an Glauben ist, sondern christliche Verantwortung.
Wenn also jemand so viel gibt, dass familiäre Verpflichtungen, grundlegende Bedürfnisse, Schulden, Gesundheit, Wohnung oder die Zukunft der Kinder vernachlässigt werden, muss eine ernste Frage gestellt werden: Ist das wirklich, was Gott verlangt?
Jesus verurteilte religiöse Traditionen, die es jemandem erlaubten, Besitz als „Gott geweiht“ zu erklären und gleichzeitig die eigenen Eltern zu vernachlässigen:
„So hebt ihr Gottes Wort auf durch eure Überlieferung.“ (Markus 7,13)
Das sollte uns zum Nachdenken bringen. Eine religiöse Organisation sollte niemals eine Form des Opfers fördern, die Menschen dazu führt, Verantwortungen zu vernachlässigen, die Gott selbst ihnen gegeben hat.
Die Erwartung der Wiederkunft Christi hebt die Pflicht zur Weisheit nicht auf. Sie sollte uns treuer, nüchterner, liebevoller und verantwortungsvoller machen — nicht anfälliger für Druck.
3. Ein unmittelbar bevorstehendes Datum kann zur Druckquelle werden
Wenn die Wiederkunft Christi als extrem nahe, beinahe unmittelbar bevorstehend dargestellt wird, kann leicht der Gedanke entstehen, Geld werde bald ohnehin keine Rolle mehr spielen, Sparen sei nicht mehr nötig oder eine Rücklage könne ein Zeichen mangelnden Glaubens sein. Jemand kann sich dann fragen, ob er sich Gott widersetzt, nur weil er vorsichtig bleiben oder seine Familie schützen möchte.
Dieser Gedankengang kann gefährlich werden, wenn prophetische Dringlichkeit genutzt wird, um immer größere finanzielle Opfer zu fördern. Christus lehrte zwar die Loslösung von Reichtum, aber Er lehrte niemals, dass Seine Jünger durch Datumsankündigungen, Angst oder ständigen Druck wegen der angeblichen unmittelbaren Nähe Seiner Wiederkunft zum Geben gedrängt werden sollten.
Jesus sagte:
„Trachtet zuerst nach dem Reich Gottes und nach seiner Gerechtigkeit, so wird euch das alles zufallen.“ (Matthäus 6,33)
Das Reich zuerst zu suchen bedeutet nicht, jede Weisheit zu verlieren. Es bedeutet, Gott in den Mittelpunkt unserer Entscheidungen zu stellen — auch bei der Art, wie wir geben.
Paulus schrieb ebenfalls:
„Nicht damit andere Erleichterung haben und ihr Bedrängnis.“ (2. Korinther 8,13)
Dieses Prinzip ist wichtig. Christliches Geben sollte keine Situation schaffen, in der die einen entlastet werden, während die anderen unter der Last zusammenbrechen.
Wenn jemand freiwillig, freudig, seinem Gewissen entsprechend und ohne Vernachlässigung seiner Verantwortung gibt, kann dies ein aufrichtiger Glaubensakt sein. Wenn jemand aber gibt, weil er glaubt, Christus werde an einem sehr nahen Datum zurückkehren, weil er Angst hat, sonst nicht geschützt zu werden, weil er befürchtet, als lau beurteilt zu werden oder sich geistlich minderwertig fühlt, wenn er eine Rücklage behält, dann muss gefragt werden, ob diese Gabe wirklich aus Glauben oder aus Angst kommt.
Wahre christliche Großzügigkeit entsteht aus Liebe. Sie darf nicht durch prophetischen Druck erzwungen werden. Wahrer Glaube besteht nicht darin, Konten zu leeren, weil ein Datum näher rückt. Er besteht darin, Christus jeden Tag in Wahrheit, Weisheit, Liebe und mit gutem Gewissen vor Gott zu folgen.
Die Frage lautet daher nicht: „Wie viel kann ich geben, um meinen Glauben zu beweisen?“ Die eigentliche Frage lautet vielmehr: Gebe ich freiwillig, freudig, weise und vor Gott — oder gebe ich unter Druck, aus Angst oder weil man mich glauben ließ, alles werde unmittelbar enden?
Christus wird zurückkehren. Aber bis zu Seiner Wiederkunft fordert Er uns auf, treu, nüchtern, verantwortungsvoll, barmherzig und von Liebe geführt zu sein.
Und Gott liebt den fröhlichen Geber — nicht den, der gibt, weil er unter Druck gesetzt wurde.
↑ Zurück zum InhaltsverzeichnisV. Gibt es nur eine Kirche Gottes?
Von Christophe Binette — ehemaliger Prediger von RCG (2017–2024)
Die Frage nach der Kirche ist grundlegend. Viele religiöse Gruppen behaupten, „die einzig wahre Kirche“, „die einzige Organisation Gottes“ oder „der einzige Ort zu sein, an dem Gott heute wirklich wirkt“.
Bevor wir eine solche Behauptung akzeptieren, müssen wir jedoch zu einer einfacheren Frage zurückkehren: Was ist die Kirche Gottes nach der Bibel? Ist sie in erster Linie eine menschliche Organisation, eine Verwaltungszentrale, eine rechtliche Struktur oder eine in einem Land eingetragene Körperschaft? Oder ist sie etwas Tieferes, Geistlicheres und unmittelbarer mit Jesus Christus Verbundenes?
Diese Frage ist wichtig, denn wenn wir die Kirche Gottes mit einer menschlichen Organisation verwechseln, kann das Verlassen einer Organisation als Verlassen Gottes selbst dargestellt werden. Aber lehrt die Bibel das wirklich?
1. Die Kirche Gottes ist nicht in erster Linie eine menschliche Organisation
Im Neuen Testament stammt das mit „Kirche“ übersetzte Wort vom griechischen ekklēsia. Es bezeichnet eine Versammlung, ein herausgerufenes Volk, eine Gemeinschaft von Menschen, die zusammengerufen oder ausgesondert wurden.
Die Kirche ist daher nicht in erster Linie ein Gebäude, eine Adresse, eine Verwaltungszentrale, eine rechtliche Struktur oder eine menschliche Organisation. Die Kirche sind die Menschen, die Gott ruft, die Christus gehören und von Seinem Geist geführt werden.
Jesus sagte:
„Ich will meine Gemeinde bauen, und die Pforten der Hölle sollen sie nicht überwältigen.“ (Matthäus 16,18)
Beachten wir: Jesus sagte nicht, dass ein Mensch Seine Kirche bauen würde. Er sagte auch nicht, dass eine menschliche Körperschaft automatisch Seine Kirche wäre. Er sagte: „Ich will meine Kirche bauen.“
Die Kirche gehört daher Christus. Sie gehört keinem menschlichen Leiter, keiner Zentrale, keinem Rat, keiner Organisation und keiner religiösen Marke.
Paulus schreibt ebenfalls:
„Ihr aber seid der Leib Christi und jeder Einzelne ein Glied.“ (1. Korinther 12,27)
Die Kirche ist der Leib Christi. Und ein lebendiger Leib kann nicht auf eine Verwaltungsstruktur reduziert werden.
Eine Organisation kann der Kirche dienen. Sie kann bei der Organisation von Versammlungen, Lehre, Veröffentlichungen, Werken oder Diensten helfen. Aber eine Organisation ist nicht automatisch die Kirche selbst.
Die Kirche Gottes besteht aus den Gläubigen, die Gott berufen hat, die Christus gehören, Seinen Geist empfangen und danach streben, Ihm in Glauben, Liebe und Wahrheit zu gehorchen.
2. Es gibt einen Leib, aber das bedeutet nicht eine einzige menschliche Organisation
Die Bibel lehrt klar, dass es einen geistlichen Leib gibt. Paulus schreibt:
„Ein Leib und ein Geist, wie ihr auch berufen seid zu einer Hoffnung eurer Berufung.“ (Epheser 4,4)
Er schreibt auch:
„Wir sind durch einen Geist alle zu einem Leib getauft.“ (1. Korinther 12,13)
Ja, es gibt einen Leib Christi. Aber dieser Leib ist geistlich. Er wird durch den Geist Gottes gebildet, nicht durch eine verwaltungsmäßige Mitgliedschaft in einer menschlichen Organisation.
Hier kann die Verwechslung gefährlich werden. Zu sagen, dass es einen Leib Christi gibt, ist biblisch. Aber zu behaupten, dieser eine Leib müsse notwendigerweise einer bestimmten menschlichen Organisation entsprechen, ist eine Schlussfolgerung, die anhand der Heiligen Schrift bewiesen werden muss und nicht einfach von einer religiösen Autorität behauptet werden darf.
Im Neuen Testament waren die Gläubigen auf viele Städte verteilt: Jerusalem, Antiochia, Korinth, Ephesus, Rom, Galatien, Thessalonich, Philippi und Kolossä. Gemeinsam bildeten sie die Kirche Gottes, wurden jedoch nicht als eine einzige zentralisierte Körperschaft im modernen Sinn beschrieben.
Paulus spricht von der „Gemeinde Gottes in Korinth“:
„An die Gemeinde Gottes in Korinth…“ (1. Korinther 1,2)
Er spricht auch von den „Gemeinden Gottes“:
„Denn ihr, Brüder, seid Nachfolger geworden der Gemeinden Gottes in Judäa, die in Christus Jesus sind.“ (1. Thessalonicher 2,14)
Das zeigt, dass es mehrere örtliche Versammlungen, mehrere Gruppen von Gläubigen und mehrere Gemeinschaften geben kann, die dennoch demselben Gott und demselben geistlichen Leib angehören.
Die Einheit der Kirche ist daher nicht zuerst administrativ. Sie ist geistlich. Sie gründet auf Christus, auf dem Geist Gottes, auf Glauben, Wahrheit, Liebe und Gehorsam gegenüber Gott.
3. Wir sind die Kirche Gottes, wenn wir Christus gehören
Die Bibel stellt die Kirche nicht als eine äußere Organisation dar, der Gläubige einfach wie Mitglieder eines Vereins beitreten. Sie stellt die Gläubigen selbst als Gottes Haus, Tempel und Leib dar.
Paulus schreibt:
„Wisst ihr nicht, dass ihr Gottes Tempel seid und der Geist Gottes in euch wohnt?“ (1. Korinther 3,16)
Petrus schreibt ebenfalls:
„Auch ihr als lebendige Steine erbaut euch zum geistlichen Haus.“ (1. Petrus 2,5)
Diese Stellen sind sehr wichtig. Sie zeigen, dass die Kirche Gottes nicht nur ein Ort ist, den man besucht, eine Organisation, der man beitritt, oder ein Name, den man trägt. Die Kirche Gottes sind die von Gott berufenen Menschen, in denen Sein Geist wohnt, die mit Christus verbunden und gemeinsam zu einem geistlichen Haus aufgebaut werden.
Das bedeutet nicht, dass Versammlung, Ordnung, Predigtdienst, Lehre oder Gemeinschaft keine Rolle spielen. Die Bibel ermutigt Gläubige eindeutig, sich zu versammeln, einander zu ermahnen, zu dienen, Lehre zu empfangen und gemeinsam zu wandeln.
Es besteht jedoch ein gewaltiger Unterschied zwischen der Aussage, Christen sollten brüderliche Gemeinschaft und geistliche Ordnung suchen, und der Aussage, das Verlassen einer bestimmten Organisation bedeute zwangsläufig, die Kirche Gottes zu verlassen. Letztere Behauptung ist äußerst schwerwiegend, weil sie eine menschliche Organisation auf eine Ebene stellt, die allein Christus gehört.
Jesus ist das Haupt der Kirche:
„Er ist das Haupt des Leibes, nämlich der Gemeinde.“ (Kolosser 1,18)
Wenn Christus das Haupt ist, kann keine menschliche Organisation Seinen Platz im Gewissen eines Gläubigen einnehmen. Eine menschliche Organisation zu verlassen bedeutet nicht automatisch, Gott zu verlassen. Eine Verwaltungszentrale zu verlassen bedeutet nicht automatisch, Christus zu verlassen. Eine religiöse Struktur zu verlassen bedeutet nicht automatisch, die Kirche Gottes zu verlassen.
Die eigentliche Frage ist vielmehr, ob wir weiterhin mit Christus verbunden sind, in Seinem Wort bleiben, die Wahrheit suchen, Liebe praktizieren, vom Geist Gottes geführt werden und als treue Glieder des Leibes Christi leben wollen.
Die Kirche Gottes ist nicht einfach „dort draußen“ in einer äußeren Struktur. Wenn wir Christus gehören, Sein Geist in uns wohnt und wir in Wahrheit und Liebe wandeln, dann gehören wir zu Seiner Kirche.
Wir dürfen daher Treue zu Gott nicht mit bedingungsloser Treue gegenüber einer menschlichen Organisation verwechseln. Eine Organisation kann sich verändern, eine Zentrale kann irren und Leiter können versagen. Christus aber bleibt das Haupt Seiner Kirche, und Seine Kirche sind diejenigen, die Ihm gehören.
Die Frage lautet daher nicht nur: „Welche Organisation behauptet, die Kirche Gottes zu sein?“ Die eigentliche Frage geht tiefer: Wer gehört wirklich Christus, wandelt nach Seinem Geist, bleibt in Seinem Wort und praktiziert Sein Gesetz der Liebe?
Denn die Kirche Gottes ist kein menschliches Eigentum. Sie ist der lebendige Leib Christi.
↑ Zurück zum InhaltsverzeichnisVI. Bruderliebe: das Erkennungszeichen der Jünger Christi
Von Christophe Binette — ehemaliger Prediger von RCG (2017–2024)
Jesus sagte nicht, dass Seine Jünger vor allem an prophetischem Wissen, der Zugehörigkeit zu einer Organisation, äußerem Eifer, einer Regierungsstruktur oder ihrer Fähigkeit, eine Lehre zu verteidigen, erkannt würden.
Er gab ein viel einfacheres, aber auch viel anspruchsvolleres Kennzeichen:
„Daran wird jedermann erkennen, dass ihr meine Jünger seid, wenn ihr Liebe untereinander habt.“ (Johannes 13,35)
Bruderliebe ist daher keine Nebensache. Sie ist das sichtbare Kennzeichen wahrer Jüngerschaft.
Das bedeutet nicht, dass Lehre nicht zählt, Wahrheit unwichtig wäre oder Gehorsam durch menschliche Gefühle ersetzt werden könnte. Es bedeutet aber, dass die Wahrheit Christi niemals von der Liebe Christi getrennt werden kann.
Wenn eine Kirche viel über Wahrheit spricht, aber hauptsächlich Angst, Misstrauen, Härte, Isolation und Verurteilung hervorbringt, muss eine ernste Frage gestellt werden: Ist das wirklich die Frucht des Geistes Gottes?
1. Bruderliebe ist ein zentrales Gebot Christi
Vor Seinem Tod gab Jesus Seinen Jüngern ein neues Gebot:
„Ein neues Gebot gebe ich euch, dass ihr euch untereinander liebt, wie ich euch geliebt habe, damit auch ihr einander lieb habt.“ (Johannes 13,34)
Dieses Gebot ist zentral, weil es das Herz Christi selbst offenbart. Jesus sagt nicht nur: „Liebt einander.“ Er fügt hinzu: „wie ich euch geliebt habe.“ Das macht dieses Gebot so tiefgehend.
Wir sind nicht dazu berufen, nach unserem eigenen Maß, nach unserer Stimmung, unserer Bequemlichkeit oder den Regeln einer Gruppe zu lieben. Wir sind dazu berufen, so zu lieben, wie Christus geliebt hat.
Christus trug die Schwachen, nahm die Zerbrochenen auf, korrigierte mit Wahrheit und zugleich mit Barmherzigkeit, suchte die verlorenen Schafe, wusch Seinen Jüngern die Füße, betete für diejenigen, die Ihn kreuzigten, und gab Sein Leben für Seine Freunde. Das ist das Vorbild.
Bruderliebe bedeutet daher nicht nur, am Sabbat freundlich zu sein, in einer Versammlung zu lächeln oder jemanden „Bruder“ oder „Schwester“ zu nennen. Sie zeigt sich besonders darin, wie wir Menschen behandeln, wenn sie schwach, beunruhigt, verletzt, isoliert, anderer Meinung oder im Begriff sind zu gehen. Gerade in solchen Momenten wird die wahre Frucht oft sichtbar.
2. Bruderliebe verschwindet nicht, wenn ein Bruder Fragen stellt
In einer Gemeinschaft, die wirklich von der Liebe Christi geführt wird, sollte eine aufrichtige Frage nicht sofort als Bedrohung wahrgenommen werden. Ein Zweifel sollte nicht automatisch als Rebellion ausgelegt werden. Ein beunruhigtes Gewissen sollte nicht im Namen der Einheit unterdrückt werden. Eine verletzte Person sollte nicht allein deshalb als Gefahr behandelt werden, weil sie Leid ausdrückt.
Die Bibel sagt:
„Ertragt einander und vergebt euch gegenseitig, wenn einer Klage gegen den anderen hat.“ (Kolosser 3,13)
Paulus schreibt auch:
„Den Schwachen im Glauben nehmt an und streitet nicht über Meinungen.“ (Römer 14,1)
Diese Stellen zeigen eine ganz andere Haltung als dauerndes Misstrauen. Bruderliebe bedeutet nicht, jeden Irrtum zu akzeptieren oder die Wahrheit aufzugeben. Sie bedeutet aber, Menschen mit Geduld, Sanftmut und Respekt vor Gott zu behandeln.
Wenn ein Bruder eine Frage stellt, hört die Liebe zu. Wenn eine Schwester beunruhigt ist, versucht die Liebe zu verstehen. Wenn jemand schwach ist, trägt die Liebe ihn. Wenn jemand sich entfernt, betet die Liebe. Wenn jemand leidet, klagt die Liebe ihn nicht sofort an.
Hier trifft das Gesetz Christi unmittelbar auf Bruderliebe:
„Einer trage des anderen Lasten, und so werdet ihr das Gesetz Christi erfüllen.“ (Galater 6,2)
Eine Last zu tragen bedeutet nicht, einem bereits erschöpften Menschen noch mehr Gewicht aufzulegen. Es bedeutet nicht, ihn dafür schuldig fühlen zu lassen, dass er schwach ist. Es bedeutet nicht, ihn zu isolieren, weil er nicht alles versteht. Eine Last zu tragen bedeutet, sich mit Mitgefühl zu nähern, zuzuhören, zu helfen, zu beten, mit Sanftmut wiederherzustellen und so zu lieben, wie Christus geliebt hat.
3. Ohne Bruderliebe wird Wahrheit hart und Religion wird Angst
Die Bibel warnt uns klar: Man kann Wissen, Eifer, Opfer und sogar einen Anschein von Glauben haben, aber ohne Liebe verliert all das vor Gott seinen Wert.
Paulus schreibt:
„Wenn ich mit Menschen- und mit Engelzungen redete und hätte die Liebe nicht, so wäre ich ein tönendes Erz oder eine klingende Schelle.“ (1. Korinther 13,1)
Er fügt hinzu:
„Und wenn ich prophetisch reden könnte und wüsste alle Geheimnisse und alle Erkenntnis und hätte allen Glauben, sodass ich Berge versetzen könnte, und hätte die Liebe nicht, so wäre ich nichts.“ (1. Korinther 13,2)
Diese Verse sind äußerst stark. Paulus sagt nicht, dass Wissen schlecht ist, Glaube nutzlos oder Prophetie wertlos. Er sagt, dass ohne Liebe selbst die geistlich eindrucksvollsten Dinge leer werden.
Das sollte uns zum Nachdenken bringen. Eine Kirche kann von Prophetie, Regierung, Gehorsam, Wahrheit und Eifer sprechen. Wenn aber Bruderliebe in der Art, wie Mitglieder behandelt werden, nicht sichtbar ist, fehlt etwas Wesentliches.
Paulus beschreibt die Liebe als geduldig, freundlich, nicht eigennützig, nicht leicht reizbar, nicht argwöhnisch, sich an der Wahrheit freuend, alles tragend, alles glaubend, alles hoffend und alles duldend. Das stellt 1. Korinther 13 in den Mittelpunkt des christlichen Lebens.
Die Frage wird also persönlich: Ist Bruderliebe in eurer Gemeinde wirklich sichtbar? Werden Schwache getragen oder beurteilt? Werden beunruhigte Menschen angehört oder auf Abstand gehalten? Werden Mitglieder, die gehen, geliebt oder sofort als gefährlich angesehen? Werden aufrichtige Fragen geduldig aufgenommen oder als Mangel an Unterordnung behandelt? Dienen Leiter, wie Christus diente, oder führen sie hauptsächlich durch Angst?
Jesus sagte, Seine Jünger würden an der Liebe erkannt, die sie füreinander haben. Nicht nur an ihrem Namen, ihrer Organisation, ihren Veröffentlichungen oder ihrem prophetischen Verständnis, sondern an ihrer Liebe.
Und wenn Bruderliebe verschwindet, kann selbst Wahrheit auf eine Weise benutzt werden, die den Geist Christi nicht mehr widerspiegelt.
Die eigentliche Frage lautet daher nicht nur: „Sind wir in der richtigen Kirche?“ Die tiefere Frage lautet: Sind wir an der Liebe, die wir füreinander haben, als Jünger Christi erkennbar?
Denn nach Jesus ist genau das das Erkennungszeichen Seiner Jünger.
↑ Zurück zum InhaltsverzeichnisVII. Öffentliche Zurechtweisung: Was sagt die Bibel wirklich?
Von Christophe Binette — ehemaliger Prediger von RCG (2017–2024)
Zurechtweisung ist ein wichtiges Thema im christlichen Leben. Gott erzieht diejenigen, die Er liebt. Christus korrigiert Seine Kirche. Prediger können manchmal dazu aufgerufen sein, zu warnen, zurechtzuweisen, zu ermahnen und die Herde zu schützen.
Aber eine wesentliche Frage muss gestellt werden: Erlaubt die Bibel öffentliche Zurechtweisung als Mittel, jemanden vor anderen zu demütigen, einzuschüchtern oder zu zerbrechen?
Biblische Zurechtweisung hat ein Ziel: wiederherstellen, schützen, unterweisen und zu Gott zurückführen. Sie darf niemals zum Schauspiel, zur Demonstration menschlicher Autorität oder zu einem Mittel werden, aufrichtige Fragen zum Schweigen zu bringen.
Darum müssen wir prüfen, was die Bibel wirklich sagt.
1. Biblische Zurechtweisung beginnt mit Sanftmut und Wiederherstellung
Paulus schreibt:
„Brüder, wenn ein Mensch von einer Verfehlung ereilt wird, so helft ihr, die ihr geistlich seid, einem solchen im Geist der Sanftmut wieder zurecht. Und sieh auf dich selbst, dass du nicht auch versucht wirst.“ (Galater 6,1)
Dieser Vers ist grundlegend. Paulus sagt nicht, man solle jemanden öffentlich bloßstellen, vor anderen demütigen oder ein Exempel statuieren, damit andere Angst bekommen. Er sagt, man solle ihn im Geist der Sanftmut wiederherstellen.
Das Ziel christlicher Zurechtweisung besteht daher nicht darin, die Person zu zerbrechen, sondern sie wiederherzustellen. Wer korrigiert, muss auch auf sich selbst achten, weil er selbst fallen könnte. Das verlangt Demut, Vorsicht, Mitgefühl und echte Gottesfurcht.
Christus gab dasselbe Prinzip in Matthäus 18:
„Sündigt aber dein Bruder, so geh hin und weise ihn zurecht zwischen dir und ihm allein.“ (Matthäus 18,15)
Beachten wir die Reihenfolge Jesu: Der erste Schritt geschieht unter vier Augen. Er ist nicht öffentlich, nicht vor der ganzen Versammlung und nicht dazu bestimmt, kollektiven Druck zu erzeugen. Er geschieht „zwischen dir und ihm allein“.
Warum? Weil das Ziel ist, den Bruder zu gewinnen, nicht ihn zu verlieren.
Jesus fügt hinzu:
„Hört er auf dich, so hast du deinen Bruder gewonnen.“ (Matthäus 18,15)
Das ist das Herz biblischer Zurechtweisung: den Bruder gewinnen. Eine Korrektur, die zerstört, demütigt oder Angst erzeugt, entspricht nicht dem Geist Christi. Selbst wenn Zurechtweisung nötig ist, muss sie Sanftmut, Geduld und den aufrichtigen Wunsch zur Wiederherstellung widerspiegeln.
2. Öffentliche Zurechtweisung gibt es, aber für bestimmte Fälle
Die Bibel sagt nicht, dass öffentliche Zurechtweisung niemals möglich wäre. Es gibt Situationen, in denen eine öffentliche Angelegenheit öffentlich behandelt werden muss, besonders wenn eine Sünde offensichtlich, anhaltend, skandalös ist oder die Kirche gefährdet.
Paulus schreibt an Timotheus:
„Die da sündigen, die weise zurecht vor allen, damit sich auch die andern fürchten.“ (1. Timotheus 5,20)
Doch dieser Vers muss im Zusammenhang gelesen werden. Paulus spricht hier von der Behandlung von Ältesten, nachdem er zuvor diese Anweisung gegeben hat:
„Gegen einen Ältesten nimm keine Klage an ohne zwei oder drei Zeugen.“ (1. Timotheus 5,19)
Es handelt sich daher nicht um ein allgemeines Recht, jemanden öffentlich bloßzustellen, sobald er eine Frage stellt, einen Vorbehalt äußert oder eine Entscheidung nicht versteht. Paulus spricht von einem ernsten Zusammenhang mit nachgewiesener Anklage, Zeugen und tatsächlichem Fehlverhalten.
Öffentliche Zurechtweisung ist kein Instrument, um menschliche Autorität gegen jede Hinterfragung zu schützen. Sie dient dazu, wirkliche Sünde zu behandeln und die Kirche zu schützen, wenn die Situation es erfordert.
Es gibt daher einen wichtigen Unterschied zwischen der öffentlichen Zurechtweisung einer offenkundigen Sünde und der öffentlichen Demütigung eines Menschen, weil er eine aufrichtige Frage gestellt hat. Ebenso gibt es einen Unterschied zwischen dem Schutz der Herde und dem Einschüchtern der Herde. Selbst wenn öffentliche Zurechtweisung erforderlich wird, muss sie gerecht, verhältnismäßig, auf Tatsachen gegründet und im Geist Christi ausgeübt werden.
Paulus gibt auch diese Anweisung:
„Predige das Wort, steh dazu, es sei zur Zeit oder zur Unzeit; weise zurecht, drohe, ermahne mit aller Geduld und Lehre.“ (2. Timotheus 4,2)
Selbst Zurechtweisung muss daher von Geduld, Sanftmut und Unterweisung begleitet sein.
3. Eine Zurechtweisung, die hauptsächlich Angst hervorbringt, muss geprüft werden
Biblische Zurechtweisung soll geistliche Frucht hervorbringen: Umkehr, Wiederherstellung, Demut, Heilung, Frieden mit Gott und Rückkehr zur Wahrheit. Wird sie aber hart, öffentlich oder demütigend ausgeübt, kann sie andere Früchte hervorbringen: Angst, Schweigen, Verwirrung, Scham, Misstrauen und äußeren Gehorsam ohne Verwandlung des Herzens.
Die Bibel sagt:
„Furcht ist nicht in der Liebe, sondern die vollkommene Liebe treibt die Furcht aus; denn die Furcht rechnet mit Strafe.“ (1. Johannes 4,18)
Wenn eine Versammlung hauptsächlich lernt zu schweigen aus Angst, öffentlich bloßgestellt zu werden, muss gefragt werden, ob das wirklich die vollkommene Liebe widerspiegelt, von der Johannes spricht. Wenn Prediger oder Mitglieder aus Angst vor öffentlicher Zurechtweisung keine aufrichtigen Fragen mehr stellen, muss gefragt werden, ob das wirklich den Geist von Galater 6,1 widerspiegelt. Und wenn Korrektur zu einem Mittel wird, ein Autoritätsbild zu schützen, statt eine Seele wiederherzustellen, muss gefragt werden, ob sie noch die Korrektur Christi widerspiegelt.
Jesus warnte Seine Jünger vor harter, beherrschender Autorität:
„Ihr wisst, dass die Herrscher ihre Völker niederhalten und die Mächtigen ihnen Gewalt antun. So soll es nicht sein unter euch; sondern wer unter euch groß sein will, der sei euer Diener.“ (Matthäus 20,25-26)
Autorität in der Kirche soll daher nicht menschlicher Herrschaft gleichen. Sie soll dem Dienst Christi gleichen.
Wahre christliche Zurechtweisung soll nicht demütigen, Angst erzeugen, das Gewissen zerdrücken oder einen Menschen zerstören. Sie muss Wahrheit und Liebe, Festigkeit und Sanftmut, Autorität und Demut sowie Gerechtigkeit und Barmherzigkeit miteinander verbinden.
Die Frage wird daher persönlich: Bringt die Korrektur, die ihr um euch seht, Wiederherstellung oder Angst hervor? Führt sie zur Liebe zur Wahrheit oder zu erzwungenem Schweigen? Schützt sie wirklich die Schafe oder vor allem das Bild der Autorität? Sucht sie, den Bruder zu gewinnen, wie Christus gelehrt hat, oder ein Exempel vor anderen zu statuieren?
Die Bibel lehrt Korrektur. Aber sie lehrt eine Korrektur, die vom Geist Christi geführt wird. Und der Geist Christi korrigiert nicht, um zu demütigen. Er korrigiert, um zu retten, aufzurichten und wiederherzustellen.
↑ Zurück zum InhaltsverzeichnisVIII. „Schweigen“: Ist Angst mit dem Geist Gottes vereinbar?
Von Christophe Binette — ehemaliger Prediger von RCG (2017–2024)
In einer christlichen Gemeinschaft kann es Zeiten geben, in denen Schweigen weise ist. Die Bibel lehrt Vorsicht, Selbstbeherrschung, Respekt, Demut und nicht leichtfertig zu reden.
Aber es besteht ein großer Unterschied zwischen Schweigen aus Weisheit und Schweigen aus Angst. Wenn ein Mitglied schweigt, um unnötigen Streit zu vermeiden, ist das eine Sache. Wenn ein Mitglied aber schweigt, weil es Angst hat, zurechtgewiesen, gedemütigt, als rebellisch bezeichnet, mangelnden Glaubens verdächtigt oder von Brüdern und Schwestern getrennt zu werden, ist das etwas anderes.
Die Frage muss daher gestellt werden: Ist Angst mit dem Geist Gottes vereinbar? Und wenn eine Gemeinschaft ein Klima hervorbringt, in dem aufrichtige Fragen unterdrückt, Gewissen zurückgehalten werden und viele nicht mehr ehrlich zu sprechen wagen, können wir dann wirklich sagen, dass dieser Geist von Christus kommt?
1. Gott gibt keinen Geist der Angst
Der Apostel Paulus schreibt:
„Denn Gott hat uns nicht gegeben den Geist der Furcht, sondern der Kraft und der Liebe und der Besonnenheit.“ (2. Timotheus 1,7)
Dieser Vers ist grundlegend. Der Geist Gottes bringt keine lähmende Angst hervor. Er führt Gottes Kinder nicht dazu, in Einschüchterung, Misstrauen oder ständiger Angst vor Bloßstellung zu leben.
Der Geist Gottes bringt Kraft, Liebe und Besonnenheit hervor. Er gibt Kraft, Gott treu zu bleiben, Liebe, um mit Demut und Geduld zu sprechen, und Weisheit, um zu erkennen, wann, wie und in welchem Geist gesprochen werden soll.
Angst bringt etwas anderes hervor. Sie drängt zum Schweigen, selbst wenn das Gewissen beunruhigt ist. Sie führt dazu, Zustimmung vorzutäuschen. Sie lässt wichtige Fragen vermeiden. Sie führt dazu, eine äußere Einheit zu schützen, obwohl das Herz unruhig ist.
Aber eine auf Angst gegründete Einheit ist nicht die Einheit des Geistes. Wahre christliche Einheit beruht nicht auf erzwungenem Schweigen. Sie beruht auf Wahrheit, Liebe, Vertrauen, Geduld und der Gegenwart des Geistes Gottes.
2. Wahrheit fürchtet keine aufrichtigen Fragen
Jesus sagte:
„Ihr werdet die Wahrheit erkennen, und die Wahrheit wird euch frei machen.“ (Johannes 8,32)
Wahrheit macht frei. Sie muss nicht durch Angst geschützt werden. Sie muss ehrliche Fragen nicht verbieten. Sie muss aufrichtige Gewissen nicht zum Schweigen bringen.
Wenn etwas wahr ist, muss es geprüft werden können. Wenn eine Lehre biblisch ist, muss sie anhand der Heiligen Schrift geprüft werden können. Wenn eine Entscheidung richtig ist, muss sie mit Demut erklärt werden können. Und wenn Autorität wirklich von Christus kommt, sollte sie das Licht nicht fürchten.
Die Beröer werden in der Bibel gelobt, weil sie die Schriften untersuchten, um zu prüfen, was ihnen gelehrt wurde:
„Sie nahmen das Wort bereitwillig auf und forschten täglich in der Schrift, ob sich's so verhielte.“ (Apostelgeschichte 17,11)
Sie wurden nicht dafür verurteilt, dass sie überprüften. Ihnen wurde kein Mangel an Unterordnung vorgeworfen. Sie wurden nicht als gefährlich dargestellt, weil sie empfangene Lehre mit der Schrift verglichen. Im Gegenteil, ihre Haltung wird als edel beschrieben. Das sollte uns zum Nachdenken bringen.
Wenn Mitglieder gelehrt werden, „alles zu prüfen“, aber in der Praxis bestimmte Fragen gefährlich werden, besteht ein Widerspruch. Wenn biblisches Prüfen nur solange gefördert wird, wie die Schlussfolgerungen die Organisation unterstützen, dieselben Fragen aber verdächtig werden, sobald sie ein tatsächliches Problem aufzeigen, dann handelt es sich nicht mehr wirklich darum, alles zu prüfen. Dann wird nur geprüft, was erlaubt ist.
Gottes Wahrheit braucht solchen Schutz nicht.
3. Erzwungenes Schweigen kann zu geistlicher Gefangenschaft werden
Es gibt ein Schweigen, das Frieden schützt. Es gibt aber auch ein Schweigen, das die Seele zerstört.
Wenn jemand eine ehrliche Sorge nicht mehr äußern kann, ohne Angst vor Beurteilung zu haben, ist er nicht mehr frei. Wenn jemand keine biblische Frage mehr stellen kann, ohne Angst zu haben, als rebellisch angesehen zu werden, wird er nicht mehr wirklich zur Wahrheitssuche ermutigt. Und wenn jemand seinem Gewissen vor Gott nicht mehr folgen kann, weil er die Reaktion der Organisation fürchtet, wird sein Gewissen nicht mehr respektiert.
Paulus schreibt:
„Zur Freiheit hat uns Christus befreit! So steht nun fest und lasst euch nicht wieder das Joch der Knechtschaft auflegen.“ (Galater 5,1)
Diese Freiheit ist keine Freiheit zu sündigen. Es ist keine Freiheit, Ordnung, Lehre oder Korrektur zu verachten. Es ist die Freiheit, Gott mit einem aufrichtigen Gewissen zu dienen. Es ist die Freiheit, Christus mehr zu gehorchen als Menschen. Es ist die Freiheit, in der Wahrheit zu wandeln, ohne von Menschenfurcht beherrscht zu werden.
Die Apostel sagten:
„Man muss Gott mehr gehorchen als den Menschen.“ (Apostelgeschichte 5,29)
Dieses Prinzip bleibt wahr. Keine menschliche Organisation darf Gottes Platz im Gewissen eines Gläubigen einnehmen. Kein menschlicher Leiter darf zur Stimme werden, die jedes persönliche Nachdenken vor Gott zerdrückt. Keine institutionelle Angst darf den Frieden ersetzen, den Christus Seinen Jüngern gibt.
Jesus sagte:
„Frieden lasse ich euch, meinen Frieden gebe ich euch. Nicht gebe ich euch, wie die Welt gibt. Euer Herz erschrecke nicht und fürchte sich nicht.“ (Johannes 14,27)
Der Friede Christi ist nicht der scheinbare Friede einer Gruppe, in der niemand zu sprechen wagt. Der Friede Christi ist ein tiefer Friede, gegründet auf Wahrheit, Liebe und Vertrauen auf Gott.
Die Frage wird daher persönlich: Schweigt ihr aus Weisheit oder aus Angst? Seid ihr frei, aufrichtige biblische Fragen zu stellen, eurem Gewissen vor Gott zu folgen und zu sagen, dass euch etwas beunruhigt, ohne sofort verdächtigt zu werden? Spürt ihr den Geist der Kraft, Liebe und Besonnenheit — oder hauptsächlich die Angst, etwas Falsches zu sagen, zu denken oder schlecht angesehen zu werden?
Diese Fragen sollen keine Rebellion, Unordnung oder Bitterkeit fördern. Sie sollen jeden vor Gott, vor Christus, vor die Heilige Schrift und vor das eigene Gewissen zurückbringen.
Denn ein durch Angst erzwungenes Schweigen ist nicht die Frucht des Geistes Gottes. Der Geist Gottes führt zur Wahrheit. Und die Wahrheit macht frei.
↑ Zurück zum InhaltsverzeichnisIX. Nach RCG: Wie findet man Frieden und Gnade wieder?
Von Christophe Binette — ehemaliger Prediger von RCG (2017–2024)
Eine religiöse Organisation zu verlassen, in die man Jahre seines Lebens investiert hat, ist keine leichte Sache. Es bedeutet nicht einfach, die Gemeinde zu wechseln oder ein Kapitel abzuschließen. Für viele berührt es Identität, Glauben, Freundschaften, geistliche Familie, gebrachte Opfer, investierte Jahre, getroffene Entscheidungen und manchmal sogar die Beziehung zu Gott.
Nach RCG können manche Frieden empfinden. Andere erleben vielleicht Angst, Schuld, Verwirrung, Zorn, Trauer oder tiefe Leere. Diese Reaktionen bedeuten nicht zwangsläufig, dass ihr Gott verlassen habt. Sie können einfach bedeuten, dass ihr Heilung braucht.
Die eigentliche Frage ist daher nicht nur: „Was soll ich jetzt tun?“ Sie geht tiefer: Wie finde ich Christus, Seinen Frieden, Seine Gnade und Seine Stimme wieder — ohne Angst, ohne Druck und ohne Verwirrung?
1. Eine menschliche Organisation zu verlassen bedeutet nicht, Gott zu verlassen
Eine der größten Ängste nach dem Verlassen von RCG kann sein: Habe ich Gott verlassen? Habe ich die einzig wahre Kirche verlassen? Habe ich meinen Platz in Gottes Plan verloren?
Doch wir müssen zu einer grundlegenden Wahrheit zurückkehren: Christus ist kein Gefangener einer menschlichen Organisation.
Jesus sagte:
„Ich bin der gute Hirte. Der gute Hirte lässt sein Leben für die Schafe.“ (Johannes 10,11)
Er sagte nicht, die Organisation sei der gute Hirte. Er sagte nicht, die Verwaltungszentrale sei der gute Hirte. Er sagte nicht, ein menschlicher Leiter sei der gute Hirte. Er sagte: „Ich bin der gute Hirte.“
Wenn ihr Christus gehört, hängt eure Beziehung zu Gott nicht in erster Linie von einer menschlichen Struktur ab. Sie hängt von Christus selbst ab.
Jesus sagte auch:
„Meine Schafe hören meine Stimme, und ich kenne sie, und sie folgen mir.“ (Johannes 10,27)
Hier liegt das Herz des christlichen Lebens: Christi Stimme hören und Ihm folgen. Eine menschliche Organisation zu verlassen bedeutet daher nicht automatisch, Gott zu verlassen. Es kann im Gegenteil der Beginn einer tieferen Rückkehr zu Christus, zu Seinem Wort, zu Seiner Gnade und zu einem weniger von Angst bestimmten Glauben sein.
Die eigentliche Frage ist nicht einfach, ob ihr noch in einer Organisation seid. Die eigentliche Frage ist, ob ihr noch mit Christus verbunden seid, Seine Stimme sucht, in Seinem Wort bleibt, in der Wahrheit wandeln, Gott und den Nächsten lieben und von Seinem Geist geführt werden wollt.
Wenn das euer Wunsch ist, dann ist eure Geschichte mit Gott nicht vorbei.
2. Und wenn diese Zeit eine von Gott zugelassene Prüfung wäre?
Wir müssen auch eine andere Möglichkeit in Betracht ziehen: Was, wenn diese Zeit eine von Gott zugelassene Prüfung wäre?
Gott möchte nicht nur, dass wir zu einer Gruppe gehören. Er möchte, dass wir wachsen, reifen, unterscheiden lernen und die Wahrheit tatsächlich über alles stellen.
Im christlichen Leben kann Gott schwierige Situationen zulassen, um zu offenbaren, was wirklich in unserem Herzen ist. Er kann erlauben, dass wir geprüft, versucht oder erschüttert werden, damit sichtbar wird, was uns am wichtigsten ist. Sind wir an Christus gebunden oder nur an eine Organisation? Sind wir an die Wahrheit gebunden oder nur an unseren geistlichen Komfort? Sind wir bereit, eine scheinbare Sicherheit, einen Ruf oder sogar bestimmte Beziehungen zu verlieren, wenn dies notwendig wird, um Gott treu zu bleiben?
Als viele von uns RCG beitraten, brachten wir dieses Opfer bereits einmal. Wir verloren vielleicht Freunde, erzeugten Spannungen in der Familie oder verzichteten auf bestimmte Dinge, weil wir glaubten, der Wahrheit zu folgen.
Aber eine schwierige Frage verdient es gestellt zu werden: Was, wenn die heutige Prüfung nicht darin besteht, um jeden Preis in der Organisation zu bleiben, sondern vor Gott zu erkennen, ob man sie verlassen muss, um Christus treu zu bleiben? Was, wenn diese neue Prüfung gerade darin besteht, die Wahrheit über die Organisation zu stellen, selbst wenn dies Beziehungen, eine scheinbare geistliche Sicherheit und einen Teil der bisherigen Identität kostet?
Das ist eine schwierige Frage. Aber sie verdient eine ehrliche Prüfung.
Die Bibel sagt:
„Ich werde den Hirten schlagen, und die Schafe der Herde werden sich zerstreuen.“ (Matthäus 26,31; Sacharja 13,7)
Diese Stelle erfüllt sich zunächst im Zusammenhang mit Christus und Seinen Jüngern. Sie darf daher nicht leichtfertig oder mechanisch auf jede moderne Situation angewandt werden. Das geistliche Prinzip bleibt jedoch ernst: Wenn geistliche Autorität erschüttert wird, können die Schafe zerstreut, verunsichert, orientierungslos und geprüft werden.
In solchen Zeiten lautet die eigentliche Frage nicht einfach: „Wo sind die anderen Schafe?“ Die eigentliche Frage lautet: Folge ich weiterhin dem wahren Hirten?
Jesus Christus ist der gute Hirte. Wenn eine menschliche Struktur erschüttert wird, Mitglieder zerstreut werden, Beziehungen sich verändern und Sicherheiten zusammenbrechen, bleibt Christus.
Diese Prüfung kann daher zu einer Zeit geistlicher Reinigung werden. Nicht um Gott zu verlassen, sondern um tiefer zu Ihm zurückzukehren. Nicht um allen Glauben aufzugeben, sondern um wahren Glauben von Abhängigkeit gegenüber einer Organisation zu unterscheiden. Nicht um bitter zu werden, sondern um zu lernen, Christus auch dann zu folgen, wenn es etwas kostet.
Denn letztlich kann Gott zulassen, dass wir geprüft werden, um zu zeigen, was für uns wichtiger ist: die Sicherheit einer Gruppe oder die Wahrheit, die Zustimmung von Menschen oder die Zustimmung Gottes, die Angst, Beziehungen zu verlieren, oder die Treue zu Christus.
3. Gnade nach Jahren geistlichen Drucks wiederentdecken
Nach einem langen Leben in einem sehr anspruchsvollen religiösen Umfeld kann es schwierig sein, Gottes Gnade einfach zu empfangen.
Man kann das Gefühl haben, nie genug zu tun: nie genug zu beten, nie genug zu geben, nie genug zu gehorchen, nie genug zu verstehen, nie eifrig genug, nie unterwürfig genug zu sein. Doch das Evangelium beginnt nicht mit unserer Leistung. Es beginnt mit Gottes Gnade.
Paulus schreibt:
„Aus Gnade seid ihr gerettet durch Glauben, und das nicht aus euch: Gottes Gabe ist es.“ (Epheser 2,8)
Gnade bedeutet nicht, dass Gehorsam unwichtig ist. Sie bedeutet nicht, dass Wahrheit unwichtig ist. Sie bedeutet nicht, dass Sünde akzeptabel wird. Sie bedeutet aber, dass Gott uns nicht rettet, weil wir perfekt darin waren, unter Druck zu leben. Er rettet uns durch Seine Güte, Barmherzigkeit, Liebe und Sein Werk in Jesus Christus.
Jesus sagte:
„Kommt her zu mir, alle, die ihr mühselig und beladen seid; ich will euch erquicken.“ (Matthäus 11,28)
Beachten wir: Jesus sagte nicht: „Kommt zu mir, und ich gebe euch noch mehr Druck.“ Er sagte: „Ich will euch Ruhe geben.“
Diese Ruhe bedeutet keine geistliche Untätigkeit. Sie bedeutet das Ende einer Beziehung zu Gott, die von Angst, ständiger Schuld und dem Gefühl beherrscht wird, niemals angenommen zu sein. Christus ruft Seine Schafe nicht, um sie zu zerdrücken. Er ruft sie, um sie zu retten, aufzurichten, zu führen und zu heilen.
Nach RCG kann es notwendig sein, Gnade neu zu lernen. Es kann notwendig sein, neu zu lernen, dass Gott nicht nur Richter, sondern auch Vater ist; dass Christus nicht nur König, sondern auch Hirte ist; dass der Geist Gottes nicht Angst, sondern Kraft, Liebe und Besonnenheit hervorbringt. Ebenso kann es nötig sein, neu zu lernen, dass aufrichtige Fragen nicht zwangsläufig Rebellion sind, dass Ruhe nicht bedeutet, Gott zu verlassen, und dass Heilung Zeit braucht.
4. Einen Glauben auf Christus und nicht auf Angst neu aufbauen
Nach dem Verlassen von RCG könnten manche versucht sein, jeden Glauben aufzugeben. Andere suchen vielleicht sofort eine andere Organisation, die schnelle Antworten, eine klare Struktur und ein Gefühl von Sicherheit bietet.
Es ist jedoch wichtig, nicht zu schnell auf denselben Grundlagen von Angst, Druck oder menschlicher Abhängigkeit neu aufzubauen.
Paulus schreibt:
„Einen andern Grund kann niemand legen außer dem, der gelegt ist, welcher ist Jesus Christus.“ (1. Korinther 3,11)
Das Fundament eures Glaubens muss Christus sein. Nicht Angst, nicht ein Mensch, nicht eine Organisation, nicht ein prophetisches Datum, nicht kollektiver Druck, nicht der Blick anderer — sondern Christus.
Das bedeutet nicht, isoliert zu leben. Gemeinschaft ist wichtig. Ermutigung ist wichtig. Lehre ist wichtig. Gebet mit anderen Gläubigen ist wichtig. Aber alles muss auf Christus neu aufgebaut werden.
Nehmt euch Zeit, zu den Evangelien zurückzukehren. Lest Jesu Worte neu. Beobachtet, wie Er mit den Schwachen umgeht, Seine Geduld, Sein Mitgefühl, Seine Festigkeit und zugleich Seine Sanftmut. Seht, wie Er korrigiert, aufnimmt und wiederherstellt. Dann stellt euch diese Frage: Entspricht das Bild Gottes, das ich erhalten habe, wirklich Jesus Christus?
Denn Jesus ist das vollkommene Bild des Vaters. Er sagte:
„Wer mich sieht, der sieht den Vater.“ (Johannes 14,9)
Wenn eure Vorstellung von Gott hauptsächlich aus Angst, Druck, Drohung, Schuld und Erschöpfung besteht, ist es vielleicht Zeit, sie durch Christus selbst korrigieren zu lassen.
Gottes Friede kehrt nicht immer sofort zurück. Manchmal kommt er langsam zurück: durch Gebet, einfache Schriftlesung, ehrliche Gespräche, Ruhe, Wahrheit, Vergebung, Gnade und die Erkenntnis, dass Gott euch nicht verlassen hat.
Jesus sagte:
„Frieden lasse ich euch, meinen Frieden gebe ich euch. Nicht gebe ich euch, wie die Welt gibt. Euer Herz erschrecke nicht und fürchte sich nicht.“ (Johannes 14,27)
Nach RCG kann dieses Wort wieder lebendig werden. Euer Herz muss nicht in Angst bleiben. Euer Glaube muss kein Gefangener von Schuld bleiben. Eure Beziehung zu Gott kann neu aufgebaut werden — nicht auf Angst, nicht auf Druck, nicht auf institutionelle Loyalität, sondern auf Jesus Christus, Seine Wahrheit, Seine Gnade, Seine Liebe und Seinen Frieden.
Die Frage lautet daher nicht nur: „Was habe ich verlassen?“ Die eigentliche Frage lautet: Zu wem kehre ich zurück?
Und wenn ihr zu Christus zurückkehrt, seid ihr nicht verloren. Vielleicht beginnt ihr zum ersten Mal seit langer Zeit wieder die wirkliche Ruhe zu finden, die nur Er geben kann.
↑ Zurück zum InhaltsverzeichnisX. Ihr seid nicht allein: Gemeinschaft nach dem Verlassen einer Organisation
Von Christophe Binette — ehemaliger Prediger von RCG (2017–2024)
Nach dem Verlassen einer religiösen Organisation kann Einsamkeit zu den tiefsten Schmerzen gehören. Jahrelang waren eure Freunde, Gewohnheiten, Feste, Gespräche, euer Kalender, eure geistliche Identität und manchmal sogar euer Zugehörigkeitsgefühl an eine bestimmte Gemeinschaft gebunden. Dann kann sich beinahe über Nacht alles verändern.
Menschen, mit denen ihr gebetet, gelacht, gedient, gereist und Jahre eures Lebens geteilt habt, können plötzlich Abstand nehmen. Manche wissen nicht, was sie sagen sollen, andere haben Angst, mit euch zu sprechen, und wieder andere betrachten euch vielleicht bereits als geistliche Gefahr. Dann kann diese schmerzhafte Frage entstehen: „Wo ist jetzt meine geistliche Familie?“
Diese Einsamkeit ist real und darf nicht verharmlost werden. Aber eine wesentliche Wahrheit muss ebenfalls in Erinnerung gerufen werden: Ihr seid nicht allein. Christus verlässt Seine Schafe nicht, und Gemeinschaft verschwindet nicht einfach deshalb, weil ihr eine menschliche Organisation verlassen habt.
1. Gemeinschaft gehört Christus, nicht einer Organisation
Die Bibel lehrt klar die Bedeutung brüderlicher Gemeinschaft. Die ersten Christen „blieben beständig in der Lehre der Apostel und in der Gemeinschaft und im Brotbrechen und im Gebet“ (Apostelgeschichte 2,42).
Gemeinschaft gehört daher zum normalen christlichen Leben. Gott ruft uns nicht zu einem kalten, isolierten und von anderen getrennten Glauben. Aber diese Gemeinschaft hängt nicht in erster Linie von einem Organisationsnamen, einer Verwaltungszentrale, einer offiziellen Mitgliederliste oder einer menschlichen Struktur ab. Sie hängt von Christus ab.
Johannes schreibt:
„Unsere Gemeinschaft ist mit dem Vater und mit seinem Sohn Jesus Christus.“ (1. Johannes 1,3)
Christliche Gemeinschaft beginnt dort: beim Vater und bei Seinem Sohn. Wenn zwei Gläubige aufrichtig Christus suchen, gemeinsam beten, die Schrift lesen, einander ermutigen, Lasten miteinander tragen und in der Wahrheit wandeln wollen, besteht bereits wirkliche brüderliche Gemeinschaft.
Jesus sagte:
„Wo zwei oder drei versammelt sind in meinem Namen, da bin ich mitten unter ihnen.“ (Matthäus 18,20)
Er sagte nicht, Seine Gegenwart hänge von einer Mitgliedschaft in derselben menschlichen Organisation ab. Er sagte: „in meinem Namen“.
Das bedeutet nicht, dass Ordnung, Lehre, Predigtdienst oder Versammlung keine Rolle spielen. Es bedeutet jedoch, dass Christus mitten unter Seinen Jüngern gegenwärtig sein kann, selbst wenn sie wenige, verletzt, zerstreut oder im Wiederaufbau sind.
Ihr habt vielleicht eine Struktur, einen Rhythmus, einen sozialen Kreis und sogar einen Teil eures Zugehörigkeitsgefühls verloren. Aber ihr habt Christus nicht verloren. Und wenn ihr Christus nicht verloren habt, habt ihr auch die Möglichkeit echter Gemeinschaft nicht verloren.
2. Nach einer Organisation muss gesunde Gemeinschaft manchmal neu gelernt werden
Nach langem Leben in einem stark kontrollierten Umfeld kann Gemeinschaft schwer wiederaufzubauen sein. Man kann Angst haben zu vertrauen, beurteilt oder erneut manipuliert zu werden oder einer anderen Gruppe beizutreten und dieselben Mechanismen wieder zu erleben. Man kann auch Angst haben, allein zu bleiben. Solche Reaktionen sind verständlich.
Dann kann es notwendig sein, nach und nach neu zu lernen, was gesunde Gemeinschaft bedeutet. Gesunde Gemeinschaft beruht nicht auf Angst, Überwachung, dem Zwang, über jedes Thema genau gleich zu denken, oder auf Kontrolle des Gewissens. Sie beruht auf Christus, Liebe, Wahrheit, Demut, Geduld und Respekt vor Gott.
Paulus schreibt:
„Darum nehmt einander an, wie Christus euch angenommen hat zu Gottes Ehre.“ (Römer 15,7)
Christliches Annehmen bedeutet nicht, jede Lehre oder jedes Verhalten zu akzeptieren. Aber es beinhaltet Geduld, Sanftmut und Respekt. Es bedeutet, eine verletzte Person nicht als Gefahr, eine beunruhigte Person nicht als Rebellen und ein empfindliches Gewissen nicht als Problem zu behandeln, das sofort korrigiert werden muss.
Nach RCG kann es gut sein, nicht zu schnell wiederaufzubauen. Nehmt euch Zeit zu heilen, zu beten, die Evangelien neu zu lesen, Früchte zu beurteilen und Gesundes von Ungesundem zu unterscheiden. Ersetzt nicht sofort eine Abhängigkeit durch eine andere. Sucht nicht einfach eine neue Gruppe, die euch schnell alle Antworten liefert. Sucht zuerst Christus.
Sucht dann Brüder und Schwestern, die euch näher zu Ihm bringen und nicht zu neuer Angst. Echte Gemeinschaft sollte euch helfen, Gott mehr zu lieben, Christus freier zu folgen, demütig in der Wahrheit zu wandeln und Frieden wiederzufinden. Sie sollte euch nicht erneut unter ein Joch der Furcht stellen.
3. Zerstreute Schafe können vom wahren Hirten aufgerichtet werden
Wenn Menschen eine Organisation verlassen, können sie sich zerstreut, verloren oder geistlich heimatlos fühlen. Dieses Gefühl ist real. Nach Jahren in einer strukturierten Gemeinschaft mit Gewohnheiten, Beziehungen, Festen, Verantwortungen und gemeinsamer Identität kann ein Austritt eine tiefe Leere schaffen.
In der Bibel stellt Gott sich jedoch oft als Derjenige dar, der Seine Schafe sucht, sammelt und heilt. Der Prophet Hesekiel überliefert Gottes Worte:
„Siehe, ich will mich meiner Herde selbst annehmen und sie suchen.“ (Hesekiel 34,11)
Und weiter:
„Das Verlorene will ich suchen und das Verirrte zurückbringen und das Verwundete verbinden und das Schwache stärken.“ (Hesekiel 34,16)
Diese Worte sind tief tröstlich. Gott sieht verletzte, zerstreute, erschöpfte, orientierungslose Schafe und diejenigen, die nicht mehr wissen, wem sie vertrauen können. Er sieht diejenigen, die Angst haben, die von Druck, Erwartungen, Konflikten oder Verwirrung erschöpft wurden. Gott ist nicht gleichgültig. Christus ist der gute Hirte und kann Seine Schafe wiederfinden, selbst wenn sie sich isoliert fühlen.
Das bedeutet nicht, dass der Weg immer einfach sein wird. Es kann eine Zeit der Leere, verlorener Freundschaften, schmerzhafter Stille und unbeantworteter Fragen geben. Aber diese Zeit kann auch zu einer Zeit der Reinigung, Heilung und des Neuaufbaus werden.
Gemeinschaft nach dem Verlassen einer Organisation wird vielleicht nicht genauso aussehen wie zuvor. Sie kann einfacher, kleiner, demütiger und weniger strukturiert sein. Aber sie kann auch wahrer werden. Einige Brüder und Schwestern, die aufrichtig miteinander beten, können ein großer Segen sein. Ein ehrliches Gespräch kann eine müde Seele aufrichten. Eine ermutigende Nachricht kann tiefe Einsamkeit durchbrechen. Gemeinsames Bibellesen kann Hoffnung neu entfachen. Ein einfaches Gebet kann daran erinnern, dass Christus weiterhin gegenwärtig ist.
Die Frage lautet daher nicht: „Wie bekomme ich genau das zurück, was ich verloren habe?“ Die eigentliche Frage lautet: Wie kann ich Christus eine gesündere, freiere, wahrere und tiefer in Ihm verwurzelte Gemeinschaft aufbauen lassen?
Ihr seid nicht allein. Andere haben dieselben Ängste durchlebt, dieselbe Einsamkeit erfahren und mussten neu lernen, ohne Druck zu beten, ohne Angst zu lesen, ohne Kontrolle zu lieben und Gott zu suchen, ohne von einer Organisation abhängig zu sein.
Und vor allem: Christus hat nicht aufgehört, euer Hirte zu sein. Er kann euch aufrichten, führen, euch wieder Brüder und Schwestern schenken und euch lehren, neu zu lieben. Er kann Zerstreuung in Heilung und Einsamkeit in echte Gemeinschaft verwandeln.
Denn Gemeinschaft beginnt nicht mit einer Organisation. Sie beginnt mit Christus. Und diejenigen, die Christus gehören, sind niemals wirklich allein.
↑ Zurück zum InhaltsverzeichnisXI. Allgemeine Schlussfolgerung — Zurück zu Christus
Die auf dieser Seite versammelten Artikel behandeln verschiedene Themen: das Gesetz Christi, Wahrheit, Prophetie, Gaben, die Kirche, Bruderliebe, Zurechtweisung, Angst, Gnade und Gemeinschaft nach einer Organisation. Doch im Kern führen all diese Themen zu derselben Frage: Werden wir wirklich zu Jesus Christus zurückgeführt?
Das Gesetz Christi muss im christlichen Leben zentral sein. Es zeigt sich in Liebe, Sanftmut, Vergebung, Barmherzigkeit, Dienst, Wahrheit, Geduld, Wiederherstellung, Unterstützung der Schwachen und im Tragen der Lasten voneinander. Es kann nicht auf eine einfache Liste äußerer Regeln reduziert werden. Es berührt das Herz, die Motive und die Art, wie wir korrigieren, dienen, vergeben, lieben und Brüder und Schwestern behandeln.
Das mosaische Gesetz hatte eine wirkliche Rolle in Gottes Plan, ist aber nicht der rechtliche Rahmen des Heils für den Gläubigen in Christus. Das Heil kommt nicht durch Gesetzesbeobachtung, den Zehnten, den Sabbat, die Feste, die Zugehörigkeit zu einer Organisation oder Loyalität gegenüber einem Menschen. Das Heil wird aus Gnade durch den Glauben an Jesus Christus empfangen.
Der Sabbat kann aus persönlicher Überzeugung vor Gott gehalten werden. Er darf jedoch nicht zu einer Bedingung des Heils oder zu einem absoluten Maßstab dafür werden, wer wirklich zu Gott gehört. Ebenso soll christliche Großzügigkeit frei, freiwillig, freudig und nach dem Gewissen jedes Einzelnen vor Gott geschehen. Sie darf nicht aus Angst, Druck, Schuld oder prophetischer Dringlichkeit hervorgebracht werden.
Prophetie muss mit Vorsicht, Demut und Respekt vor den Grenzen geprüft werden, die Jesus Christus gesetzt hat. Sie soll zu Umkehr, Glauben, geistlicher Wachsamkeit und Hoffnung führen — nicht zu Angst, Verwirrung, Datumsfestsetzungen oder Abhängigkeit von einem menschlichen Leiter.
Die Kirche Gottes darf nicht auf eine einzige menschliche Organisation reduziert werden. Sie ist der geistliche Leib Christi, bestehend aus denen, die Gott gehören, von Seinem Geist geführt werden, in Seinem Wort bleiben und Liebe praktizieren.
Wenn ihr RCG verlassen habt oder noch darin seid und Fragen habt, besteht mein Wunsch nicht darin, euch in ein anderes menschliches System zu drängen. Mein Wunsch ist, euch zu ermutigen, ohne Angst zu prüfen, zu Christus zurückzukehren, Gnade neu zu entdecken, Frieden wiederzufinden, geistlich zu heilen und einen auf Jesus Christus gegründeten Glauben neu aufzubauen.
Denn letztlich rettet keine Organisation. Kein Mensch gibt das Leben. Angst verwandelt das Herz nicht. Gott rettet aus Gnade durch den Glauben an Jesus Christus. Christus ruft, richtet auf, stellt wieder her und führt Seine Schafe.
Und das Gesetz Christi — in Wahrheit gelebte Liebe — soll zum sichtbaren Kennzeichen derer werden, die Ihm gehören.
Hinweis zu den Bibelzitaten
Die Bibelzitate stammen überwiegend aus anerkannten deutschen Bibelübersetzungen. Einige Formulierungen können zur besseren Lesbarkeit leicht angepasst sein.
↑ Zurück zum InhaltsverzeichnisDo byłych i obecnych członków The Restored Church of God (RCG)
Badajcie wszystko; zachowujcie to, co dobre.
Autor: Christophe Binette | Opublikowano 26 lipca 2026 r. | Założyciel Examine All Things — Studia biblijne oparte na Piśmie Świętym
Examine All Things nie jest Kościołem, organizacją religijną, hierarchiczną służbą ani nową grupą wywodzącą się z RCG, UCG, LCG, PCG, COGWA czy jakiejkolwiek innej gałęzi Church of God.
Celem tej strony jest zachęcanie każdego do badania nauk, praktyk i duchowych owoców w świetle Pisma Świętego, z powagą, pokorą i modlitwą. Nie dąży ona do sprawowania duchowej władzy nad sumieniami ani do zastąpienia jednej organizacji inną.
Zaprasza po prostu do powrotu do Boga, do Jezusa Chrystusa, do prawdy biblijnej, do łaski, do prawa Chrystusa i do żywej relacji z Ojcem.
Przez czternaście lat byłem członkiem The Restored Church of God (RCG). Przez siedem z tych lat służyłem jako kaznodzieja francuskojęzycznym braciom i siostrom w Europie i Afryce — dobrowolnie, z miłości do was i do prawdy.
W marcu 2024 roku, po zastosowaniu zasady, której uczono mnie od pierwszego dnia — „badajcie wszystko” (1 Tesaloniczan 5:21) — złożyłem rezygnację Davidowi C. Packowi.
List ten odzwierciedla moje doświadczenie, moje rozumienie i moje przekonania w chwili odejścia w marcu 2024 roku. Należy go czytać jako osobisty i historyczny dokument związany z tym etapem mojej drogi, a nie jako pełną czy ostateczną deklarację doktrynalną Examine All Things.
Pełny tekst tego listu można przeczytać, korzystając z przycisku poniżej.
Nie opuściłem RCG z gniewu ani z goryczy. Kocham was i każdego dnia modlę się za każdego z was — również za tych, którzy być może dziś uważają mnie za „wroga”.
Nie pragnę odciągać was od Boga, lecz zachęcić was do bezpośredniego powrotu do Niego przez Jezusa Chrystusa, w prawdzie, łasce, pokoju i wolności, które daje Ewangelia.
Dlaczego ta strona?
Na tej stronie zebrałem kilka artykułów napisanych specjalnie dla was, moich braci i sióstr z RCG. Dotyczą pytań, które sam zadawałem sobie przez lata, lecz których nigdy nie odważyłem się otwarcie postawić — ze strachu, lojalności lub przyzwyczajenia.
Artykuły te nie mają prowadzić czytelnika do nowej ludzkiej organizacji. Mają prowadzić każdego z powrotem do Chrystusa, do Pisma Świętego, do łaski, do prawdy, do prawa Chrystusa i do bezpośredniej relacji z Bogiem.
Główne przesłanie tej strony jest proste: zbawienie nie opiera się na przynależności do organizacji, lojalności wobec przywódcy, przestrzeganiu prawa Mojżeszowego, dziesięcinie, szabacie ani na religijnych osiągnięciach. Zbawienie otrzymujemy z łaski Boga przez wiarę w Jezusa Chrystusa.
Uwaga o dziedzictwie doktrynalnym Herberta W. Armstronga
Herbert W. Armstrong podkreślał kilka ważnych prawd biblijnych, w tym nadzieję Królestwa Bożego, zmartwychwstanie, życie wieczne jako dar Boga, potrzebę pokuty oraz znaczenie posłuszeństwa Bogu.
Te elementy zasługują na uczciwe uznanie.
Niektóre aspekty jego nauczania wymagają jednak ponownego zbadania w świetle Nowego Testamentu. W szczególności część jego systemu doktrynalnego mogła prowadzić do umieszczania wierzącego w ramach zbliżonych do przymierza Mojżeszowego, w których Dziesięć Przykazań, szabat, święta, dziesięcina i przynależność organizacyjna stawały się centralnymi wyznacznikami duchowej wierności.
Nowy Testament przedstawia jednak zbawienie jako dar otrzymywany z łaski przez wiarę w Jezusa Chrystusa. Posłuszeństwo pozostaje ważne, ale nie jest podstawą zbawienia. Jest owocem żywej wiary, serca przemienionego przez Ducha i życia pod prawem Chrystusa.
Nie chodzi więc o odrzucenie wszystkiego, czego nauczano w przeszłości, ale o badanie wszystkiego, zachowanie tego, co dobre, oraz odniesienie każdej doktryny z powrotem do Jezusa Chrystusa, łaski, prawdy biblijnej i nowego przymierza.
Nie oznacza to, że posłuszeństwo jest nieważne. Prawdziwe posłuszeństwo jest jednak owocem żywej wiary, przemienionego serca i życia prowadzonego przez Ducha Bożego. Nigdy nie powinno stawać się sposobem zasługiwania na zbawienie ani dowodzenia duchowej wyższości.
Dlatego ta strona szczególnie podkreśla Królestwo Boże, Jezusa Chrystusa, pokutę, zbawienie z łaski, prawo Chrystusa, miłość, prawdę, wolność sumienia, duchowe uzdrowienie, odnowienie, przemianę serca i nowe życie w Chrystusie.
Dziś zapraszam was, abyście badali te zagadnienia razem ze mną, w duchu modlitwy i w świetle Pisma Świętego.
Nie musicie się ze mną zgadzać. Wierzę jednak, że macie prawo — i odpowiedzialność — samodzielnie badać te sprawy.
„Badajcie wszystko; zachowujcie to, co dobre.” (1 Tesaloniczan 5:21)
Uwaga osobista
Ten tekst jest osobistym świadectwem i refleksją biblijną opartą na moim doświadczeniu w RCG. Nie ma na celu atakowania osób, lecz zaproszenie każdego do badania nauk, praktyk i duchowych owoców w świetle Pisma Świętego.
Nie piszę w duchu zemsty, polemiki czy potępienia. Pragnę pomóc tym, którzy zostali zaniepokojeni, zranieni, odizolowani lub obciążeni poczuciem winy, aby odnaleźli pokój, łaskę, prawdę biblijną i żywą relację z Ojcem przez Jezusa Chrystusa.
Examine All Things nie rości sobie żadnej władzy nad sumieniami. Celem nie jest zastąpienie jednej zależności organizacyjnej inną, ale zachęcenie każdego do powrotu do Chrystusa, badania wszystkiego i zachowywania tego, co dobre.
I. Prawo Chrystusa: czy jest praktykowane w RCG?
Autor: Christophe Binette — były kaznodzieja RCG (2017–2024)
Przez czternaście lat w The Restored Church of God uczono mnie „badać wszystko”. Właśnie ta zasada doprowadziła mnie do ponownego zbadania wszystkiego, a ostatecznie do odejścia w marcu 2024 roku.
Dziś chciałbym zaprosić was do rozważenia prostego, lecz niezwykle ważnego pytania: czy prawo Chrystusa jest naprawdę praktykowane w RCG?
Zanim odpowiemy na to pytanie, trzeba postawić inne, jeszcze bardziej podstawowe: jak prawo Chrystusa jest rozumiane i nauczane w RCG?
Oczywiście w RCG mogą być wspominane pojęcia związane z miłością, służbą, posłuszeństwem, pomocą braciom i siostrom czy noszeniem ciężarów. Jednak przez czternaście lat jako członek, w tym przez siedem lat służby, nie pamiętam, aby prawo Chrystusa przedstawiano jako centralne nauczanie Jezusa Chrystusa ani wyjaśniano je jako rzeczywistość odrębną od zwykłego odwołania do Dziesięciu Przykazań.
A jednak apostoł Paweł mówi o nim jasno:
„Bracia, jeśli człowiek zostanie przyłapany na jakimś upadku, wy, którzy jesteście duchowi, poprawiajcie takiego w duchu łagodności, bacząc na siebie, abyś i ty nie był kuszony.” (Galacjan 6:1)
Następnie od razu dodaje:
„Jedni drugich brzemiona noście, a tak wypełnicie prawo Chrystusowe.” (Galacjan 6:2)
Ten fragment nie mówi po prostu: „Przestrzegajcie Dziesięciu Przykazań”. Opisuje konkretny sposób traktowania innych: przywracać z łagodnością, nosić ich ciężary, wspierać słabych, kochać braci i działać zgodnie z duchem Chrystusa.
Sam Chrystus ukazuje sedno tego, gdy mówi:
„Miłujcie się wzajemnie, jak Ja was umiłowałem.” (Jana 13:34)
Prawo Chrystusa nie sprzeciwia się prawu Boga. Nie może jednak zostać zredukowane do zwykłej listy przykazań przestrzeganych zewnętrznie. Ukazuje ducha, w którym uczniowie Chrystusa mają żyć, poprawiać, służyć, prowadzić, przebaczać i troszczyć się o owce.
Pytanie nie brzmi więc tylko: „Czy RCG naucza posłuszeństwa przykazaniom?” Prawdziwe pytanie jest głębsze: czy RCG praktykuje prawo Chrystusa? Innymi słowy, czy w sposobie poprawiania, zarządzania, wykluczania, traktowania słabych, odpowiadania na wątpliwości, noszenia ciężarów i miłowania owiec RCG naprawdę odzwierciedla przykład Jezusa Chrystusa?
To właśnie pytanie będziemy badać.
1. Co osobiście obserwowałem podczas mojej służby
Przez siedem lat, kiedy służyłem jako kaznodzieja francuskojęzycznym braciom i siostrom w Europie i Afryce, stopniowo zacząłem zastanawiać się nad duchową i duszpasterską atmosferą, w której można było wyrażać pewne pytania.
Chcę zaznaczyć, że to, co następuje, dotyczy mojego osobistego doświadczenia i mojego ówczesnego postrzegania sytuacji. Nie twierdzę, że znam intencje każdej osoby ani że mogę osądzić wszystkie podjęte decyzje. Inni mogli przeżywać lub rozumieć pewne sytuacje inaczej.
Z perspektywy czasu pamiętam chwile, gdy wyrażenie pytania, zastrzeżenia lub szczerej troski wydawało mi się trudne. Nie wynikało to koniecznie z pisanej reguły, lecz raczej z atmosfery, którą odbierałem jako mało sprzyjającą wyrażaniu głębszych obaw.
Wielokrotnie miałem wrażenie, że pytanie skierowane do centrali mogło zostać odebrane nie jako szczere poszukiwanie wyjaśnienia, lecz jako możliwy brak podporządkowania lub zgodności. Niepokoiło mnie to, ponieważ w pewnych sytuacjach utrudniało swobodne i spokojne postępowanie zgodnie z osobistym sumieniem przed Bogiem.
Szerzej rzecz ujmując, przez lata wydawało mi się, że niektórzy kaznodzieje wyrażający zastrzeżenia, odmienne zdanie lub obawy wobec kierunku wyznaczanego przez centralę mogli później doświadczać zmian w swoich obowiązkach. W niektórych przypadkach kaznodzieje służący w centrali byli przenoszeni do zadań terenowych. Z tego, co wiem, zmiany te nie zawsze przedstawiano oficjalnie jako środki dyscyplinarne. W prywatnych rozmowach mogły jednak być wyjaśniane jako okazja do próby, wzrostu czy rozwijania większej pokory. Niektórym z tych zmian zdawała się również towarzyszyć zmiana rangi, funkcji lub odpowiedzialności.
Nie wskazuję tutaj żadnej konkretnej osoby ani sytuacji. Nie znam wszystkich powodów, które mogły stać za każdą decyzją. Opisuję jedynie schemat, który wtedy dostrzegałem i który przyczynił się do moich pytań o miejsce dla szczerych zastrzeżeń, osobistego sumienia i braterskiego dialogu.
Mogę też opowiedzieć o własnym doświadczeniu podczas okresu Covid. W tamtym czasie odczuwałem znaczną presję w kwestii szczepienia, szczególnie w związku z uczestnictwem w konferencji kaznodziejskiej, choć sam miałem przed Bogiem zastrzeżenia sumienia.
Szczególnie zapadło mi w pamięć wrażenie, że „sumienie Kościoła” mogło być przedstawiane jako coś, co powinno mieć pierwszeństwo przed sumieniem jednostki. Innymi słowy wydawało mi się, że osobiste zastrzeżenie sumienia mogło zostać uznane za drugorzędne wobec zbiorowego kierunku lub oczekiwania.
Ponownie przedstawiam to jako osobiste odczucie związane z tamtym okresem, a nie jako oskarżenie wobec konkretnych osób. Uznaję również, że był to trudny czas dla wszystkich i każdy mógł działać zgodnie z tym, co wówczas rozumiał.
To doświadczenie doprowadziło mnie do ważnego pytania: kiedy szczere osobiste sumienie znajduje się w napięciu z oczekiwaniem zbiorowym, jak wierzący powinien postąpić przed Bogiem?
Paweł pisze:
„Niech każdy pozostanie przy swoim przekonaniu.” (Rzymian 14:5)
Ta zasada wydaje mi się niezwykle ważna. Przypomina, że sumienia wierzącego nie należy lekceważyć, szczególnie gdy jest ono wyrażane z szacunkiem, modlitwą i bojaźnią Bożą.
Nie twierdzę więc, że mogę wydać ostateczny osąd o wszystkich podjętych decyzjach. Uważam jednak, że te pytania zasługują na uczciwe zbadanie w świetle Pisma Świętego.
Pytanie, które wam stawiam, brzmi: czy kultura, w której trudno staje się wyrażać szczere pytania lub zastrzeżenia sumienia, naprawdę odzwierciedla prawo Chrystusa? Czy odzwierciedla ducha Galacjan 6:1-2, gdzie ludzie duchowi mają przywracać z łagodnością i nosić wzajemnie swoje ciężary?
2. Czego naprawdę naucza Chrystus
Prawo Chrystusa nie jest listą dodatkowych reguł. Jest przemianą serca od wewnątrz na zewnątrz. Przynosi wolność, nie strach. Przywraca, a nie potępia. Prowadzi do łaski, miłosierdzia, cierpliwości i ofiarnej miłości.
Paweł pisze:
„Nie jesteście pod zakonem, lecz pod łaską.” (Rzymian 6:14)
Nie oznacza to, że chrześcijanin może swobodnie nie słuchać Boga. Oznacza jednak, że życie chrześcijańskie nie powinno być zdominowane przez potępienie, strach, ludzką presję czy duchową kontrolę. Powinno być prowadzone przez Ducha Bożego i przykład Jezusa Chrystusa.
Prawo Chrystusa idzie jeszcze dalej. Chrystus naucza:
„Miłujcie waszych nieprzyjaciół, błogosławcie tym, którzy was przeklinają, dobrze czyńcie tym, którzy was nienawidzą, i módlcie się za tych, którzy was prześladują.” (Mateusza 5:44)
Jeśli w oczach niektórych stałem się „wrogiem” dlatego, że opuściłem RCG i zadałem te pytania, to właśnie tutaj prawo Chrystusa ma bezpośrednie zastosowanie. Prawdziwe pytanie staje się wtedy następujące: czy nadal modlimy się za tych, którzy odeszli? Czy modlimy się za ich rodziny? Czy modlimy się za tych, którzy cierpią, wątpią, mylą się, a nawet za tych, którzy nas zranili?
Nie modlić się za nieprzyjaciół, nie nosić ciężarów słabych i nie przywracać z łagodnością — to postępować wprost wbrew duchowi prawa Chrystusa.
Prawo Chrystusa nie mierzy się więc jedynie doktrynami, których bronimy, ale sposobem, w jaki konkretnie traktujemy ludzi. Widać je w tym, jak odpowiadamy na pytania, towarzyszymy słabym, poprawiamy tych, którzy upadają, mówimy o tych, którzy odchodzą, i modlimy się za ludzi, których już nie rozumiemy.
3. Czy można być uczniem, nie praktykując Jego nauk?
Nie można być uczniem — czyli studentem — Chrystusa, jeśli nie wprowadza się Jego nauk w życie. Uczeń nie ogranicza się do podziwiania mistrza ani cytowania jego słów. Podąża za nim, uczy się od niego, pozwala mu się korygować i stara się konkretnie stosować to, czego nauczał.
Jezus nigdy nie definiował życia ucznia przez przynależność do ludzkiej organizacji, tytuł, funkcję czy lojalność instytucjonalną. Zdefiniował je przez żywą relację ze swoim słowem.
Jezus powiedział:
„Jeżeli wytrwacie w słowie moim, prawdziwie uczniami moimi będziecie.” (Jana 8:31)
Ważnym słowem jest tutaj „wytrwacie”. Nie chodzi po prostu o słuchanie słowa Chrystusa ani o używanie go do obrony jakiejś doktryny, lecz o pozostawanie w nim, życie nim, powracanie do niego i pozwalanie, by to słowo osądzało nasze myśli, postawy i praktyki.
Dlatego pytanie staje się bardzo poważne. Czy można naprawdę nazywać siebie uczniem Chrystusa, jeśli naucza się posłuszeństwa, a nie praktykuje łagodności? Czy można mówić o prawdzie, a jednocześnie tłumić szczere pytania? Czy można podkreślać podporządkowanie, a zaniedbywać noszenie ciężarów słabych? Czy można głosić miłość, jeśli głównym motorem posłuszeństwa staje się strach?
Jezus podał również bardzo wyraźny znak pozwalający rozpoznać Jego uczniów:
„Po tym wszyscy poznają, żeście uczniami moimi, jeśli miłość wzajemną mieć będziecie.” (Jana 13:35)
Nie powiedział, że Jego uczniowie będą rozpoznawani głównie dzięki przynależności do właściwej organizacji, doskonałej obronie struktury zarządzania czy milczeniu wobec trudnych pytań. Powiedział, że znakiem rozpoznawczym Jego uczniów będzie miłość.
Prawo Chrystusa nie jest więc zagadnieniem drugorzędnym. Dotyka bezpośrednio samej tożsamości ucznia. Jeśli prawo Chrystusa nie jest jasno nauczane ani prawdziwie przeżywane, czy nadal możemy mówić o uczniostwie w takim znaczeniu, jakie nadał mu Chrystus?
Pytanie staje się więc osobiste. Czy w waszym zborze czujecie pokój, wolność i miłość Chrystusa, czy głównie strach? Gdy ktoś jest słaby, czy zostaje wsparty, czy podejrzewany? Gdy brat wątpi, czy jest wysłuchany, czy od razu uznany za buntownika? Gdy osobiste sumienie jest zaniepokojone, czy szanuje się je przed Bogiem, czy tłumi w imię „sumienia Kościoła”? Gdy ktoś odchodzi, czy modlimy się za niego z miłością, czy automatycznie staje się zagrożeniem, którego należy unikać?
Pytania te nie mają wywoływać buntu przeciwko Bogu. Mają prowadzić każdego z powrotem do Chrystusa. Ostatecznie to nie organizacja będzie sądzić nasze serca. To nie administracyjna centrala zdecyduje, czy byliśmy wierni Chrystusowi. Uczyni to sam Chrystus.
A jeśli naprawdę jesteśmy Jego uczniami, musimy powrócić do Jego słów, Jego przykładu, Jego łagodności, Jego miłosierdzia, Jego prawdy i Jego prawa.
Duch prawdy poprowadzi was do całej prawdy — jeśli Mu na to pozwolicie. (Jana 16:13)
Więcej informacji:
Aby pogłębić temat, można przeczytać studium: „Prawo Mojżeszowe i prawo Chrystusa: czy można być zbawionym przez prawo, czy przez łaskę?”
Studium to szerzej analizuje relację między prawem Mojżeszowym, prawem Chrystusa, łaską i zbawieniem.
↑ Powrót do spisu treściII. „90 powodów, by podążać za prawdą” — czy odnoszą się dziś do RCG?
Autor: Christophe Binette — były kaznodzieja RCG (2017–2024)
W 1993 roku David C. Pack wygłosił serię kazań zatytułowaną 90 Reasons to Follow the Truth — „90 powodów, by podążać za prawdą”. Seria ta była związana z jego odejściem z Global Church of God i powstaniem The Restored Church of God.
Nie zamierzam tutaj odtwarzać tych kazań ani wykorzystywać ich jako osobistego ataku. Wspominam o nich jedynie jako o ważnym elemencie historycznym, ponieważ podkreślały zasadę, którą wielu z nas nauczyło się traktować poważnie: jeśli człowiek uważa, że widzi zniekształcanie prawdy, powinien zbadać sprawę przed Bogiem w świetle Pisma Świętego.
1. Nauczana zasada: podążać za prawdą
Zasada „badania wszystkiego” nie powinna zależeć od tego, w jakiej organizacji się znajdujemy. Nie powinna obowiązywać tylko wtedy, gdy stosujemy ją do innych. Jeśli słuszne jest badanie organizacji, gdy wydaje się odchodzić od prawdy, to ta sama zasada musi mieć zastosowanie wszędzie — również wobec RCG.
Apostoł Jan pisze:
„Nie każdemu duchowi wierzcie, lecz badajcie duchy, czy są z Boga.” (1 Jana 4:1)
A Paweł zachęca:
„Wszystkiego doświadczajcie, co dobre, tego się trzymajcie.” (1 Tesaloniczan 5:21)
Fragmenty te pokazują, że duchowe badanie nie jest aktem buntu. Jest chrześcijańską odpowiedzialnością. Badanie tego, czego się naucza, sprawdzanie wydawanych owoców i porównywanie ludzkich słów z Pismem Świętym — wszystko to należy do żywej wiary przed Bogiem.
Według mojego rozumienia tych kazań David C. Pack szczególnie podkreślał niebezpieczeństwo narastania błędu w organizacji. Rozwijał również myśl, że Duch Boży prowadzi do prawdy, nie będąc ograniczonym granicami instytucjonalnymi ani strukturą administracyjną.
Myśli te zasługują na poważne potraktowanie nie dlatego, że pochodzą od człowieka, lecz dlatego, że odpowiadają zasadzie biblijnej: prawda zawsze musi być sprawdzana przez Pismo Święte.
2. Kwestia konsekwencji
Pytanie staje się więc kwestią konsekwencji. Jeśli ta zasada była właściwa w 1993 roku, dlaczego miałaby nie być właściwa dziś? Jeśli można było wówczas badać Global Church of God, dlaczego nie można byłoby dziś badać RCG?
Prawda nie zmienia się w zależności od organizacji, która ją naucza. Szczere pytanie biblijne nie staje się złe tylko dlatego, że zostaje postawione wewnątrz RCG. Podobnie nauka nie staje się prawdziwa tylko dlatego, że pochodzi z centrali, od przywódcy czy ze struktury religijnej. Musi zostać zbadana w świetle Słowa Bożego.
Paweł ostrzegał, że można być ludźmi:
„Którzy zawsze się uczą, a nigdy do poznania prawdy dojść nie mogą.” (2 Tymoteusza 3:7)
Werset ten powinien skłonić nas do refleksji. Gdy nauki są regularnie zmieniane, poprawiane, rozwijane, a następnie ponownie poprawiane, zasadne jest pytanie, czy prowadzi to do jaśniejszego poznania prawdy, czy raczej utrzymuje wierzących w stałym oczekiwaniu i ciągłej zależności od nowych wyjaśnień.
Nie chodzi tutaj o odrzucenie każdej prawdy otrzymanej w przeszłości. Nie chodzi też o zachęcanie do goryczy, podziału czy buntu. Chodzi po prostu o uczciwe pytanie przed Bogiem: czy to, co otrzymujemy, naprawdę przybliża nas do Chrystusa, pokoju, łaski, prawdy i Ewangelii?
3. Badać bez strachu i wracać do Chrystusa
Gdy brat lub siostra jest zaniepokojony, biblijną odpowiedzią nie jest straszenie go ani uciszanie. Prawo Chrystusa wzywa raczej do przywracania z łagodnością i noszenia wzajemnie swoich ciężarów.
Jeśli członkowie czują się zagubieni, zmęczeni lub duchowo zranieni, powinno to skłonić nas do badania wydawanych owoców. Jezus powiedział, że drzewo poznaje się po owocach. Prawda pochodząca od Boga powinna prowadzić do większej jasności, pokuty, wiary, miłości, pokoju i więzi z Chrystusem.
Moje pytanie jest więc proste: czy zasada „badania wszystkiego” powinna dotyczyć tylko innych organizacji, czy także RCG? Jeśli nauczyliśmy się badać wszystko, musimy zaakceptować, że zasada ta dotyczy również naszych własnych przekonań, nawyków, sposobów rozumowania oraz każdej ludzkiej struktury, która twierdzi, że przemawia w imieniu Boga.
Badanie nie oznacza nienawiści, zadawanie pytań nie oznacza porzucenia Boga, a uznanie trudności nie oznacza odrzucenia całej prawdy. Jednak odmowa badania z powodu strachu, przyzwyczajenia lub lojalności instytucjonalnej może stać się niebezpieczna dla sumienia wierzącego.
Prawda Boga nie potrzebuje ochrony za pomocą strachu. Można ją badać. Może wytrzymać światło. A jeśli naprawdę pochodzi od Boga, zawsze poprowadzi nas z powrotem do Jezusa Chrystusa.
Duch prawdy prowadzi do prawdy — jeśli Mu na to pozwalamy. (Jana 16:13)
↑ Powrót do spisu treściIII. Czy możemy znać dzień powrotu Chrystusa?
Autor: Christophe Binette — były kaznodzieja RCG (2017–2024)
Pytanie o powrót Jezusa Chrystusa jest centralne dla wiary chrześcijańskiej. Chrystus obiecał powrócić. Proroctwa biblijne zapowiadają Jego powrót. Uczniowie są wezwani do czuwania, zachowania trzeźwości, rozeznawania czasów i duchowego przygotowania.
Pozostaje jednak ważne pytanie: czy możemy znać dokładny dzień powrotu Chrystusa?
Nie jest to pytanie drugorzędne. Dotyka bezpośrednio naszego stosunku do autorytetu, proroctwa, wiary i strachu oraz sposobu, w jaki przyjmujemy własne słowa Jezusa Chrystusa.
Szczególnie pamiętam sytuację, gdy Pastor Generalny RCG ogłosił pewną datę lub przynajmniej bardzo mocno przedstawił ją jako znaczącą. Wielu z nas potraktowało to bardzo poważnie. Niektórzy czuwali całą noc, czasem nawet ubrani w garnitury, oczekując tego, co miało się wydarzyć, choć następnego dnia musieli wrócić do pracy.
To wspomnienie pozostało ze mną. Nie dlatego, że duchowe czuwanie jest czymś złym, lecz dlatego, że istnieje wielka różnica między czuwaniem zgodnie z nakazem Chrystusa a pozostawaniem przez całą noc bez snu z powodu daty ogłoszonej przez człowieka.
Dlatego pytanie zasługuje na uczciwe postawienie: czy możemy znać dzień powrotu Chrystusa? A jeśli sam Chrystus powiedział, że nikt nie zna dnia ani godziny, co powinniśmy sądzić o powtarzających się zapowiedziach dat, określonych okresów czy proroczych obliczeniach przedstawianych jako rozstrzygające?
1. Jezus jasno powiedział, że nikt nie zna dnia ani godziny
Chrystus nie pozostawił tej kwestii niejasnej. Powiedział:
„A o tym dniu i godzinie nikt nie wie, ani aniołowie niebiescy, ani Syn, tylko sam Ojciec.” (Mateusza 24:36)
Tę samą myśl powtarza Ewangelia Marka:
„O tym dniu lub godzinie nikt nie wie, ani aniołowie w niebie, ani Syn, tylko Ojciec.” (Marka 13:32)
Te słowa są proste. Jezus nie mówi: „Nikt na razie nie wie, poza jednym człowiekiem przy końcu czasu”. Nie mówi też: „Nikt nie wie, dopóki jakiś przywódca nie otrzyma ostatecznego obliczenia”. Mówi, że ten dzień i ta godzina należą do Ojca.
Uczniowie Chrystusa powinni więc zacząć od uszanowania tej granicy. Jeśli sam Jezus powiedział, że nikt nie zna dnia ani godziny, każda próba wyznaczenia dokładnej daty powinna natychmiast wzbudzić naszą ostrożność.
Prawdziwa wiara nie polega na wychodzeniu poza to, co Chrystus objawił. Prawdziwa wiara polega na wierzeniu temu, co powiedział.
2. Czuwanie nie oznacza obliczania daty
Niektórzy mogą odpowiedzieć: „Tak, nikt nie zna dnia ani godziny, ale być może możemy znać rok, miesiąc, porę albo niemal dokładny moment”.
Jezus nie podał jednak tej nauki, aby zachęcić uczniów do poszukiwania ukrytej formuły. Podał ją, aby wezwać ich do czuwania w każdym czasie.
Powiedział:
„Czuwajcie więc, bo nie wiecie, którego dnia Pan wasz przyjdzie.” (Mateusza 24:42)
I ponownie:
„Czuwajcie więc, bo nie znacie dnia ani godziny.” (Mateusza 25:13)
Po Jego zmartwychwstaniu uczniowie chcieli poznać harmonogram Królestwa. Jezus odpowiedział:
„Nie wasza to rzecz znać czasy i chwile, które Ojciec w mocy swojej ustanowił.” (Dzieje Apostolskie 1:7)
Ta odpowiedź jest bardzo ważna. Jezus nie podał im metody obliczenia daty. Przypomniał im, że niektóre czasy należą do władzy Ojca.
Czuwanie nie oznacza więc życia w wyliczonym oczekiwaniu wokół ogłoszonej daty. Czuwanie oznacza bycie duchowo gotowym każdego dnia. Oznacza pozostawanie wiernym, kochanie braci, praktykowanie sprawiedliwości, zachowywanie wiary, wydawanie owoców i niedopuszczanie, by nasza relacja z Bogiem zależała od stale poprawianego proroczego kalendarza.
Chrześcijańska czujność nie jest obsesją daty. Jest życiem wierności.
3. Niebezpieczeństwo powtarzających się dat
Gdy organizacja lub przywódca regularnie podkreśla daty, dokładne okresy lub prorocze obliczenia, które później ulegają zmianie, może to wydawać duchowo niebezpieczne owoce.
Zamiast prowadzić członków do pokoju, może utrzymywać ich w stałym napięciu. Zamiast budować stabilną wiarę, może tworzyć zależność od kolejnych ogłoszeń. Zamiast wzmacniać zaufanie do Chrystusa, może skłaniać członków do pokładania zaufania w interpretacji człowieka.
A kiedy daty mijają bez oczekiwanego wydarzenia, odpowiedzialność bywa czasem przerzucana na członków: brak wiary, brak gorliwości, brak jedności, brak modlitwy lub zrozumienia. Ale czy tak Chrystus nauczał swoich uczniów oczekiwać Jego powrotu?
Apostoł Paweł napisał:
„Sami bowiem dokładnie wiecie, iż dzień Pański przyjdzie jak złodziej w nocy.” (1 Tesaloniczan 5:2)
Złodziej w nocy nie przychodzi na wcześniej ogłoszone spotkanie. Obraz użyty przez Pawła potwierdza nauczanie Chrystusa: powrotu Pana należy oczekiwać z powagą, trzeźwością i czujnością, ale bez roszczenia sobie prawa do znajomości dokładnego dnia.
Pytanie nie brzmi więc: „Jaka jest następna data?” Prawdziwe pytanie brzmi raczej: czy jestem gotowy dzisiaj? Czy żyję zgodnie ze słowami Chrystusa? Czy prowadzi mnie wiara, czy strach? Czy jestem związany z Jezusem Chrystusem, czy ze zmieniającymi się zapowiedziami proroczymi?
Chrystus powróci. To pewne. Nie poprosił jednak uczniów, by zgadywali dzień. Polecił im czuwać, wytrwać, kochać, służyć i pozostać wiernymi do końca.
Niebezpieczeństwem nie jest oczekiwanie powrotu Chrystusa. Niebezpieczeństwem jest zastąpienie wiernego oczekiwania obsesją na punkcie daty.
Jeśli Jezus powiedział: „Nie znacie dnia ani godziny”, wierny uczeń nie powinien próbować być bardziej precyzyjny od swojego Mistrza.
↑ Powrót do spisu treściIV. Dlaczego oddawać wszystko Kościołowi, jeśli Jezus ma natychmiast powrócić?
Autor: Christophe Binette — były kaznodzieja RCG (2017–2024)
Kwestia pieniędzy jest zawsze delikatna we wspólnocie religijnej. Dotyczy wiary, ofiary, zaufania, posłuszeństwa, ale także osobistego sumienia, odpowiedzialności za rodzinę i wolności przed Bogiem.
W środowisku, w którym powrót Chrystusa przedstawia się jako bliski, może pojawić się szczególna presja. Niektórzy mogą wtedy pytać, po co zachowywać pieniądze, skoro Jezus ma wkrótce wrócić, po co oszczędzać, myśleć o przyszłości czy zachowywać dobra materialne, jeśli dzieło Boga wydaje się potrzebować wszystkiego już teraz.
Pytania te mogą z pozoru brzmieć duchowo. Zasługują jednak na uczciwe zbadanie w świetle Pisma Świętego. Jeśli bowiem oczekiwanie na powrót Chrystusa staje się argumentem, by nakłaniać członków do coraz większego dawania, rodzi się ważne pytanie: czy nadal jest to dobrowolny dar przed Bogiem, czy raczej forma duchowej presji opartej na proroczej pilności?
1. Bóg miłuje tego, kto daje dobrowolnie, a nie pod presją
Biblia wyraźnie naucza hojności. Dawanie może być szczerym wyrazem wiary, miłości, wdzięczności i wsparcia dla dzieła Bożego. Nowy Testament podaje jednak również bardzo jasną zasadę:
„Każdy tak, jak sobie postanowił w sercu, nie z żalem albo z przymusu; gdyż ochotnego dawcę Bóg miłuje.” (2 Koryntian 9:7)
Ten werset jest kluczowy. Paweł nie mówi, że każdy musi dawać dlatego, że się boi, że zbliża się jakaś data, że zostałby oskarżony o brak wiary albo że czułby się winny, zatrzymując coś dla siebie. Mówi, że każdy ma dawać „tak, jak sobie postanowił w sercu”.
Chrześcijańskie dawanie powinno więc być dobrowolne, przemyślane, wolne i radosne. Nie powinno wynikać z poczucia winy, strachu, ludzkiej presji czy wrażenia, że Bóg odrzuci kogoś, jeśli nie da wystarczająco dużo.
W Dziejach Apostolskich 5, gdy Piotr rozmawia z Ananiaszem o sprzedaży majątku, mówi:
„Czyż póki pozostawało niesprzedane, nie było twoje? A po sprzedaniu czy pieniądze nie pozostawały do twojej dyspozycji?” (Dzieje Apostolskie 5:4)
Ten fragment bywa pomijany. Problem Ananiasza nie polegał na tym, że nie oddał wszystkiego. Problemem było kłamstwo. Piotr jasno uznaje, że majątek należał do niego i że również po sprzedaży pieniądze pozostawały do jego dyspozycji.
Ukazuje to ważną zasadę: w Nowym Testamencie dar nie jest przedstawiany jako duchowe odebranie osobistego majątku. Bóg patrzy na serce, prawdę, szczerość i wolność. Dawanie pod presją nie jest tym samym co dawanie z miłości.
2. Prorocza pilność nie powinna znosić odpowiedzialności osobistej i rodzinnej
Chrystus nakazuje nam czuwać. Czuwanie nie oznacza jednak porzucenia wszelkiej rozwagi, odpowiedzialności czy praktycznej mądrości. Jezus powiedział:
„Któż z was, chcąc zbudować wieżę, nie siądzie najpierw i nie obliczy kosztów, czy ma na wykończenie?” (Łukasza 14:28)
Zasada ta pokazuje, że życie duchowe nie wyklucza zastanowienia, przewidywania i odpowiedzialności. Apostoł Paweł idzie jeszcze dalej:
„Jeśli zaś kto o swoich, zwłaszcza o domowników, nie ma starania, ten zaparł się wiary i jest gorszy od niewierzącego.” (1 Tymoteusza 5:8)
To bardzo mocny werset. Pokazuje, że troska o rodzinę nie jest brakiem wiary, ale chrześcijańską odpowiedzialnością.
Jeśli więc ktoś daje do tego stopnia, że zaniedbuje obowiązki rodzinne, podstawowe potrzeby, długi, zdrowie, mieszkanie czy przyszłość swoich dzieci, trzeba postawić poważne pytanie: czy naprawdę tego wymaga Bóg?
Jezus potępił tradycje religijne pozwalające człowiekowi uznać swój majątek za „poświęcony Bogu”, a jednocześnie zaniedbać rodziców:
„Tak unieważniacie słowo Boże przez waszą tradycję.” (Marka 7:13)
Powinno to skłonić nas do refleksji. Organizacja religijna nigdy nie powinna zachęcać do takiej formy ofiary, która prowadzi ludzi do zaniedbania odpowiedzialności powierzonych im przez samego Boga.
Oczekiwanie na powrót Chrystusa nie znosi obowiązku mądrego postępowania. Powinno czynić nas bardziej wiernymi, trzeźwymi, miłującymi i odpowiedzialnymi, a nie bardziej podatnymi na presję.
3. Bliska data może stać się źródłem presji
Gdy powrót Chrystusa przedstawia się jako niezwykle bliski, niemal natychmiastowy, łatwo zacząć myśleć, że pieniądze wkrótce przestaną być potrzebne, że oszczędzanie nie ma sensu albo że zachowanie rezerwy może świadczyć o braku wiary. Człowiek może wtedy zastanawiać się, czy sprzeciwia się Bogu tylko dlatego, że chce zachować rozwagę lub zabezpieczyć rodzinę.
Takie rozumowanie staje się niebezpieczne, gdy prorocza pilność służy do zachęcania do coraz większych ofiar finansowych. Chrystus rzeczywiście nauczał dystansu wobec bogactwa, ale nigdy nie nauczał, że Jego uczniowie mają być nakłaniani do dawania za pomocą dat, strachu czy ciągłej presji związanej z rzekomą bliskością Jego powrotu.
Jezus powiedział:
„Szukajcie najpierw Królestwa Bożego i sprawiedliwości jego, a wszystko inne będzie wam dodane.” (Mateusza 6:33)
Szukanie najpierw Królestwa nie oznacza utraty wszelkiej mądrości. Oznacza stawianie Boga w centrum naszych decyzji, również w sposobie dawania.
Paweł napisał również:
„Nie chodzi bowiem o to, żeby inni mieli ulgę, a wy ucisk.” (2 Koryntian 8:13)
Ta zasada jest ważna. Chrześcijańskie dawanie nie powinno tworzyć sytuacji, w której jedni zostają odciążeni, a drudzy przygnieceni.
Jeśli człowiek daje dobrowolnie, z radością, zgodnie ze swoim sumieniem i bez zaniedbywania odpowiedzialności, może to być szczery akt wiary. Jeśli jednak daje dlatego, że wierzy, iż Chrystus wróci w bardzo bliskiej dacie, bo boi się, że nie zostanie ochroniony, obawia się oceny jako letni lub czuje się duchowo gorszy, gdy zachowuje rezerwę, trzeba zapytać, czy taki dar rzeczywiście pochodzi z wiary, czy ze strachu.
Prawdziwa chrześcijańska hojność rodzi się z miłości. Nie powinna być wymuszana proroczą presją. Prawdziwa wiara nie polega na opróżnianiu kont dlatego, że zbliża się jakaś data. Polega na codziennym podążaniu za Chrystusem w prawdzie, mądrości, miłości i z czystym sumieniem przed Bogiem.
Pytanie nie brzmi więc: „Ile mogę oddać, żeby udowodnić swoją wiarę?” Prawdziwe pytanie brzmi raczej: czy daję dobrowolnie, radośnie, mądrze i przed Bogiem, czy też pod presją, ze strachu albo dlatego, że wmówiono mi, iż wszystko zaraz się skończy?
Chrystus powróci. Tymczasem prosi nas, abyśmy byli wierni, trzeźwi, odpowiedzialni, miłosierni i kierowani miłością.
A Bóg miłuje radosnego dawcę, nie tego, kto daje dlatego, że został poddany presji.
↑ Powrót do spisu treściV. Czy istnieje tylko jeden Kościół Boży?
Autor: Christophe Binette — były kaznodzieja RCG (2017–2024)
Pytanie o Kościół jest fundamentalne. Wiele grup religijnych twierdzi, że jest „jedynym prawdziwym Kościołem”, „jedyną organizacją Boga” albo „jedynym miejscem, gdzie Bóg naprawdę działa dzisiaj”.
Zanim jednak zaakceptujemy takie twierdzenie, warto wrócić do prostszego pytania: czym według Biblii jest Kościół Boży? Czy jest przede wszystkim ludzką organizacją, administracyjną centralą, strukturą prawną czy korporacją zarejestrowaną w określonym kraju? Czy też jest czymś głębszym, duchowym i bezpośrednio związanym z Jezusem Chrystusem?
To pytanie jest ważne, ponieważ jeśli utożsamimy Kościół Boży z ludzką organizacją, opuszczenie organizacji może zostać przedstawione jako opuszczenie samego Boga. Czy jednak Biblia rzeczywiście tego naucza?
1. Kościół Boży nie jest przede wszystkim ludzką organizacją
W Nowym Testamencie słowo tłumaczone jako „Kościół” pochodzi od greckiego ekklēsia. Oznacza zgromadzenie, lud powołany, wspólnotę ludzi wezwanych lub oddzielonych.
Kościół nie jest więc przede wszystkim budynkiem, adresem, centralą administracyjną, strukturą prawną czy ludzką organizacją. Kościół to ludzie, których Bóg powołuje, którzy należą do Chrystusa i są prowadzeni przez Jego Ducha.
Jezus powiedział:
„Zbuduję Kościół mój, a bramy piekielne nie przemogą go.” (Mateusza 16:18)
Zwróćmy uwagę, że Jezus nie powiedział, iż człowiek zbuduje Jego Kościół. Nie powiedział też, że ludzka korporacja automatycznie stanie się Jego Kościołem. Powiedział: „Zbuduję mój Kościół”.
Kościół należy więc do Chrystusa. Nie należy do ludzkiego przywódcy, centrali, rady, organizacji ani marki religijnej.
Paweł pisze również:
„Wy jesteście ciałem Chrystusowym, a z osobna członkami.” (1 Koryntian 12:27)
Kościół jest ciałem Chrystusa. A żywe ciało nie może zostać zredukowane do struktury administracyjnej.
Organizacja może służyć Kościołowi. Może pomagać organizować zgromadzenia, nauczanie, publikacje, dzieła lub służbę. Sama organizacja nie staje się jednak automatycznie Kościołem.
Kościół Boży składa się z wierzących, których Bóg powołał, którzy należą do Chrystusa, otrzymują Jego Ducha i starają się być Mu posłuszni w wierze, miłości i prawdzie.
2. Istnieje jedno ciało, ale nie oznacza to jednej ludzkiej organizacji
Biblia wyraźnie naucza, że istnieje jedno duchowe ciało. Paweł pisze:
„Jedno ciało i jeden Duch, jak też powołani jesteście do jednej nadziei.” (Efezjan 4:4)
Pisze również:
„Wszyscy bowiem w jednym Duchu zostaliśmy ochrzczeni w jedno ciało.” (1 Koryntian 12:13)
Tak, istnieje jedno ciało Chrystusa. Ale jest ono duchowe. Tworzy je Duch Boży, a nie administracyjny wpis do ludzkiej organizacji.
Właśnie tutaj pomieszanie pojęć może stać się niebezpieczne. Stwierdzenie, że istnieje jedno ciało Chrystusa, jest biblijne. Twierdzenie jednak, że to jedno ciało musi odpowiadać jednej konkretnej ludzkiej organizacji, jest wnioskiem, który trzeba udowodnić Pismem Świętym, a nie tylko ogłosić z pozycji religijnego autorytetu.
W Nowym Testamencie wierzący byli rozsiani po wielu miastach: Jerozolimie, Antiochii, Koryncie, Efezie, Rzymie, Galacji, Tesalonice, Filippi i Kolosach. Wspólnie tworzyli Kościół Boży, ale nie zostali opisani jako jedna scentralizowana korporacja we współczesnym znaczeniu.
Paweł mówi o „Kościele Bożym, który jest w Koryncie”:
„Do Kościoła Bożego, który jest w Koryncie…” (1 Koryntian 1:2)
Mówi także o „Kościołach Bożych”:
„Wy, bracia, staliście się naśladowcami Kościołów Bożych, które są w Chrystusie Jezusie w Judei.” (1 Tesaloniczan 2:14)
Pokazuje to, że może istnieć wiele lokalnych zgromadzeń, grup wierzących i wspólnot, a wszystkie mogą należeć do tego samego Boga i tego samego duchowego ciała.
Jedność Kościoła nie jest więc przede wszystkim administracyjna. Jest duchowa. Opiera się na Chrystusie, Duchu Bożym, wierze, prawdzie, miłości i posłuszeństwie Bogu.
3. Jesteśmy Kościołem Bożym, jeśli należymy do Chrystusa
Biblia nie przedstawia Kościoła jako zewnętrznej organizacji, do której wierzący należą po prostu jak członkowie klubu. Przedstawia samych wierzących jako dom, świątynię i ciało Boga.
Paweł pisze:
„Czy nie wiecie, że świątynią Bożą jesteście i że Duch Boży mieszka w was?” (1 Koryntian 3:16)
Piotr również pisze:
„Wy sami, jako kamienie żywe, budujcie się w dom duchowy.” (1 Piotra 2:5)
Fragmenty te są bardzo ważne. Pokazują, że Kościół Boży nie jest jedynie miejscem, do którego się chodzi, organizacją, do której się przystępuje, ani nazwą, którą się nosi. Kościół Boży to ludzie powołani przez Boga, zamieszkani przez Jego Ducha, związani z Chrystusem i wspólnie budowani jako dom duchowy.
Nie oznacza to, że zgromadzenie, porządek, służba, nauczanie czy wspólnota braterska są nieważne. Biblia wyraźnie zachęca wierzących, by się gromadzili, napominali, służyli, przyjmowali nauczanie i wspólnie podążali.
Istnieje jednak ogromna różnica między stwierdzeniem, że chrześcijanie powinni szukać braterskiej wspólnoty i duchowego porządku, a twierdzeniem, że opuszczenie określonej organizacji musi oznaczać opuszczenie Kościoła Bożego. To drugie twierdzenie jest niezwykle poważne, ponieważ stawia ludzką organizację na poziomie należnym wyłącznie Chrystusowi.
Jezus jest głową Kościoła:
„On jest głową ciała, Kościoła.” (Kolosan 1:18)
Jeśli Chrystus jest głową, żadna ludzka organizacja nie może zająć Jego miejsca w sumieniu wierzącego. Opuszczenie ludzkiej organizacji nie oznacza automatycznie opuszczenia Boga. Opuszczenie administracyjnej centrali nie oznacza automatycznie opuszczenia Chrystusa. Opuszczenie struktury religijnej nie oznacza automatycznie opuszczenia Kościoła Bożego.
Prawdziwe pytanie brzmi raczej: czy nadal jesteśmy związani z Chrystusem, trwamy w Jego słowie, szukamy prawdy, praktykujemy miłość, jesteśmy prowadzeni przez Ducha Bożego i pragniemy żyć jako wierni członkowie ciała Chrystusa?
Kościół Boży nie istnieje po prostu „tam”, w jakiejś zewnętrznej strukturze. Jeśli należymy do Chrystusa, Jego Duch mieszka w nas i chodzimy w prawdzie i miłości, to należymy do Jego Kościoła.
Nie powinniśmy więc mylić wierności Bogu z bezwarunkową lojalnością wobec ludzkiej organizacji. Organizacja może się zmienić, centrala może się mylić, a przywódcy mogą zawieść. Chrystus jednak pozostaje głową swojego Kościoła, a Jego Kościół to ci, którzy do Niego należą.
Pytanie nie brzmi więc tylko: „Która organizacja twierdzi, że jest Kościołem Bożym?” Prawdziwe pytanie jest głębsze: kto naprawdę należy do Chrystusa, chodzi według Jego Ducha, trwa w Jego słowie i praktykuje Jego prawo miłości?
Kościół Boży nie jest bowiem ludzką własnością. Jest żywym ciałem Chrystusa.
↑ Powrót do spisu treściVI. Miłość braterska: znak rozpoznawczy uczniów Chrystusa
Autor: Christophe Binette — były kaznodzieja RCG (2017–2024)
Jezus nie powiedział, że Jego uczniowie będą rozpoznawani przede wszystkim po wiedzy proroczej, przynależności do organizacji, widocznej gorliwości, strukturze zarządzania czy zdolności do obrony doktryny.
Dał znak znacznie prostszy, ale też znacznie bardziej wymagający:
„Po tym wszyscy poznają, żeście uczniami moimi, jeśli miłość wzajemną mieć będziecie.” (Jana 13:35)
Miłość braterska nie jest więc drugorzędnym szczegółem. Jest widocznym znakiem prawdziwego życia ucznia.
Nie oznacza to, że doktryna się nie liczy, prawda jest nieważna albo posłuszeństwo można zastąpić ludzkimi uczuciami. Oznacza jednak, że prawdy Chrystusa nigdy nie można oddzielić od miłości Chrystusa.
Jeśli Kościół dużo mówi o prawdzie, ale wydaje głównie strach, nieufność, surowość, izolację i osądzanie, trzeba postawić poważne pytanie: czy to naprawdę owoc Ducha Bożego?
1. Miłość braterska jest centralnym przykazaniem Chrystusa
Przed swoją śmiercią Jezus dał uczniom nowe przykazanie:
„Nowe przykazanie daję wam, abyście się wzajemnie miłowali; jak Ja was umiłowałem, abyście się i wy wzajemnie miłowali.” (Jana 13:34)
To przykazanie jest centralne, ponieważ odsłania samo serce Chrystusa. Jezus nie mówi tylko: „Miłujcie się wzajemnie”. Dodaje: „jak Ja was umiłowałem”. Właśnie to czyni to przykazanie tak głębokim.
Nie jesteśmy powołani, by kochać według własnej miary, nastroju, wygody czy zasad grupy. Jesteśmy powołani, by kochać tak, jak kochał Chrystus.
Chrystus wspierał słabych, przyjmował złamanych, poprawiał w prawdzie, ale również z miłosierdziem, szukał zagubionych owiec, umywał stopy uczniom, modlił się za tych, którzy Go krzyżowali, i oddał życie za swoich przyjaciół. To jest wzór.
Miłość braterska nie polega więc tylko na uprzejmości w szabat, uśmiechu na zgromadzeniu czy nazywaniu kogoś „bratem” lub „siostrą”. Widać ją szczególnie w sposobie traktowania ludzi, gdy są słabi, zaniepokojeni, zranieni, odizolowani, mają inne zdanie albo właśnie odchodzą. To często w takich chwilach prawdziwy owoc staje się najbardziej widoczny.
2. Miłość braterska nie znika, gdy brat zadaje pytania
We wspólnocie naprawdę prowadzonej przez miłość Chrystusa szczere pytanie nie powinno być natychmiast odbierane jako zagrożenie. Wątpliwość nie powinna być automatycznie uznawana za bunt. Zaniepokojone sumienie nie powinno być tłumione w imię jedności. Zranionej osoby nie powinno się traktować jak zagrożenia tylko dlatego, że wyraża cierpienie.
Biblia mówi:
„Znosząc jedni drugich i przebaczając sobie nawzajem, jeśli ktoś ma powód do skargi przeciw komuś.” (Kolosan 3:13)
Paweł pisze również:
„Słabego w wierze przyjmujcie, nie wdając się w spory o poglądy.” (Rzymian 14:1)
Fragmenty te pokazują postawę zupełnie inną od stałej podejrzliwości. Miłość braterska nie oznacza akceptowania każdego błędu ani porzucania prawdy. Oznacza jednak traktowanie ludzi z cierpliwością, łagodnością i szacunkiem przed Bogiem.
Jeśli brat zadaje pytanie, miłość słucha. Jeśli siostra jest zaniepokojona, miłość stara się zrozumieć. Jeśli ktoś jest słaby, miłość go podtrzymuje. Jeśli ktoś się oddala, miłość się modli. Jeśli ktoś cierpi, miłość nie oskarża go natychmiast.
Właśnie tutaj prawo Chrystusa bezpośrednio łączy się z miłością braterską:
„Jedni drugich brzemiona noście, a tak wypełnicie prawo Chrystusowe.” (Galacjan 6:2)
Noszenie ciężaru nie oznacza dokładania ciężaru na ramiona człowieka już zmęczonego. Nie oznacza wzbudzania w nim poczucia winy za to, że jest słaby. Nie oznacza izolowania go, ponieważ nie wszystko rozumie. Noszenie ciężaru oznacza zbliżenie się ze współczuciem, słuchanie, pomaganie, modlitwę, przywracanie z łagodnością i kochanie tak, jak kochał Chrystus.
3. Bez miłości braterskiej prawda staje się twarda, a religia staje się strachem
Biblia jasno nas ostrzega: można mieć wiedzę, gorliwość, składać ofiary, a nawet sprawiać wrażenie człowieka wierzącego, lecz bez miłości wszystko to traci wartość przed Bogiem.
Paweł pisze:
„Choćbym mówił językami ludzi i aniołów, a miłości bym nie miał, stałbym się jak miedź brzęcząca albo cymbał brzmiący.” (1 Koryntian 13:1)
Dodaje:
„Choćbym miał dar prorokowania i znał wszystkie tajemnice, i posiadał wszelką wiedzę, i choćbym miał pełnię wiary, tak żebym góry przenosił, a miłości bym nie miał, byłbym niczym.” (1 Koryntian 13:2)
To niezwykle mocne słowa. Paweł nie mówi, że wiedza jest zła, wiara bezużyteczna czy proroctwo bezwartościowe. Mówi, że bez miłości nawet najbardziej imponujące duchowo rzeczy stają się puste.
Powinno nas to skłonić do refleksji. Kościół może mówić o proroctwie, zarządzaniu, posłuszeństwie, prawdzie i gorliwości. Jeśli jednak miłości braterskiej nie widać w sposobie traktowania członków, brakuje czegoś fundamentalnego.
Paweł opisuje miłość jako cierpliwą, łaskawą, nieszukającą swego, nieporywczą, niepodejrzewającą zła, radującą się z prawdy, wszystko znoszącą, wszystkiemu wierzącą, wszystkiego się spodziewającą i wszystko wytrzymującą. Właśnie to 1 Koryntian 13 stawia w centrum życia chrześcijańskiego.
Pytanie staje się więc osobiste: czy miłość braterska jest naprawdę widoczna w waszym zborze? Czy słabi są wspierani czy osądzani? Czy zaniepokojeni są słuchani czy odsuwani? Czy członkowie, którzy odchodzą, są kochani czy natychmiast uznawani za niebezpiecznych? Czy szczere pytania spotykają się z cierpliwością czy są traktowane jako brak podporządkowania? Czy przywódcy służą jak Chrystus, czy przede wszystkim rządzą przez strach?
Jezus powiedział, że Jego uczniowie będą rozpoznawani po miłości, którą mają jedni do drugich. Nie tylko po nazwie, organizacji, publikacjach czy rozumieniu proroctw, lecz po miłości.
A gdy miłość braterska znika, nawet prawda może być używana w sposób, który nie odzwierciedla już ducha Chrystusa.
Prawdziwe pytanie nie brzmi więc tylko: „Czy jesteśmy we właściwym Kościele?” Prawdziwe pytanie jest głębsze: czy po miłości, którą mamy jedni do drugich, można rozpoznać w nas uczniów Chrystusa?
Według Jezusa właśnie to jest ich znakiem rozpoznawczym.
↑ Powrót do spisu treściVII. Publiczne napomnienie: co naprawdę mówi Biblia?
Autor: Christophe Binette — były kaznodzieja RCG (2017–2024)
Napomnienie jest ważnym tematem w życiu chrześcijańskim. Bóg karci tych, których miłuje. Chrystus koryguje swój Kościół. Kaznodzieje mogą czasem być powołani do ostrzegania, napominania, zachęcania i ochrony trzody.
Trzeba jednak postawić zasadnicze pytanie: czy Biblia pozwala na publiczne napomnienie jako sposób upokarzania, zastraszania lub łamania człowieka przed innymi?
Biblijne napomnienie ma cel: przywrócić, chronić, pouczyć i sprowadzić z powrotem do Boga. Nigdy nie powinno stawać się widowiskiem, demonstracją ludzkiej władzy ani sposobem uciszania szczerych pytań.
Dlatego musimy sprawdzić, co Biblia naprawdę mówi.
1. Biblijne napomnienie zaczyna się od łagodności i przywrócenia
Paweł pisze:
„Bracia, jeśli człowiek zostanie przyłapany na jakimś upadku, wy, którzy jesteście duchowi, poprawiajcie takiego w duchu łagodności, bacząc na siebie, abyś i ty nie był kuszony.” (Galacjan 6:1)
Ten werset ma fundamentalne znaczenie. Paweł nie mówi, by publicznie wystawiać człowieka, upokarzać go przed innymi ani robić z niego przykład po to, aby inni się bali. Mówi, aby przywracać go w duchu łagodności.
Celem chrześcijańskiego napomnienia nie jest więc zmiażdżenie osoby, lecz jej przywrócenie. Ten, kto poprawia, powinien również uważać na siebie, ponieważ sam może upaść. Wymaga to pokory, rozwagi, współczucia i prawdziwej bojaźni Bożej.
Chrystus podał tę samą zasadę w Mateusza 18:
„Jeśliby zgrzeszył brat twój, idź, upomnij go sam na sam.” (Mateusza 18:15)
Zauważmy kolejność podaną przez Jezusa: pierwszy krok odbywa się prywatnie. Nie jest publiczny, nie odbywa się przed całym zgromadzeniem i nie ma na celu tworzenia presji grupowej. Odbywa się „sam na sam”.
Dlaczego? Ponieważ celem jest pozyskanie brata, a nie jego utrata.
Jezus dodaje:
„Jeśli cię usłucha, pozyskałeś brata swego.” (Mateusza 18:15)
To jest sedno biblijnego napomnienia: pozyskać brata. Napomnienie, które niszczy, upokarza lub wywołuje strach, nie odpowiada duchowi Chrystusa. Nawet jeśli korekta jest konieczna, powinna odzwierciedlać łagodność, cierpliwość i szczere pragnienie przywrócenia.
2. Publiczne napomnienie istnieje, ale dotyczy określonych sytuacji
Biblia nie mówi, że publiczne napomnienie nigdy nie jest możliwe. Istnieją sytuacje, w których publiczną sprawę trzeba rozpatrzyć publicznie, zwłaszcza jeśli grzech jest jawny, uporczywy, gorszący albo zagraża Kościołowi.
Paweł pisze do Tymoteusza:
„Tych, którzy grzeszą, strofuj wobec wszystkich, aby też inni się bali.” (1 Tymoteusza 5:20)
Werset ten trzeba jednak czytać w kontekście. Paweł mówi tutaj o postępowaniu wobec starszych, po wcześniejszym poleceniu:
„Przeciwko starszemu skargi nie przyjmuj, chyba że na podstawie zeznania dwóch albo trzech świadków.” (1 Tymoteusza 5:19)
Nie jest to więc ogólne prawo do publicznego wystawiania człowieka w chwili, gdy zadaje pytanie, wyraża zastrzeżenie czy nie rozumie decyzji. Paweł mówi o poważnym kontekście: ustalonych oskarżeniach, świadkach i rzeczywistej winie.
Publiczne napomnienie nie jest narzędziem służącym ochronie ludzkiego autorytetu przed jakimkolwiek kwestionowaniem. Ma służyć zajęciu się prawdziwym grzechem i ochronie Kościoła, gdy sytuacja tego wymaga.
Istnieje więc ważna różnica między publicznym napomnieniem jawnego grzechu a publicznym upokarzaniem kogoś za zadanie szczerego pytania. Istnieje też różnica między ochroną trzody a zastraszaniem trzody. Nawet gdy publiczne napomnienie staje się konieczne, powinno pozostać sprawiedliwe, proporcjonalne, oparte na faktach i prowadzone w duchu Chrystusa.
Paweł podaje także to polecenie:
„Głoś Słowo, bądź w pogotowiu w każdy czas, dogodny czy niedogodny, karć, grom, napominaj z wszelką cierpliwością i pouczaniem.” (2 Tymoteusza 4:2)
Nawet nagana powinna więc być połączona z cierpliwością, łagodnością i nauczaniem.
3. Napomnienie, które przede wszystkim rodzi strach, należy zbadać
Biblijne napomnienie powinno wydawać duchowy owoc: pokutę, przywrócenie, pokorę, uzdrowienie, pokój z Bogiem i powrót do prawdy. Jeśli jednak jest stosowane w sposób surowy, publiczny lub upokarzający, może wydawać inne owoce: strach, milczenie, zamieszanie, wstyd, nieufność i zewnętrzne posłuszeństwo bez przemiany serca.
Biblia mówi:
„W miłości nie ma bojaźni, lecz doskonała miłość usuwa bojaźń, gdyż bojaźń drży przed karą.” (1 Jana 4:18)
Jeśli zgromadzenie uczy się przede wszystkim milczeć z obawy przed publicznym wystawieniem, trzeba zapytać, czy rzeczywiście odzwierciedla to doskonałą miłość, o której mówi Jan. Jeśli kaznodzieje czy członkowie nie odważają się zadawać szczerych pytań ze strachu przed publicznym napomnieniem, trzeba zapytać, czy rzeczywiście odzwierciedla to ducha Galacjan 6:1. Jeśli zaś napomnienie staje się sposobem ochrony obrazu władzy zamiast przywracania duszy, trzeba zapytać, czy nadal przypomina napomnienie Chrystusa.
Jezus ostrzegał uczniów przed twardą i dominującą formą władzy:
„Wiecie, iż książęta narodów nadużywają swej władzy nad nimi, a ich możni rządzą nimi samowolnie. Nie tak ma być między wami; lecz ktokolwiek by chciał być między wami wielki, niech będzie sługą waszym.” (Mateusza 20:25-26)
Władza w Kościele nie powinna więc przypominać ludzkiego panowania. Powinna przypominać służbę Chrystusa.
Prawdziwe chrześcijańskie napomnienie nie ma upokarzać, wywoływać strachu, miażdżyć sumienia ani niszczyć osoby. Powinno łączyć prawdę z miłością, stanowczość z łagodnością, władzę z pokorą oraz sprawiedliwość z miłosierdziem.
Pytanie staje się więc osobiste: czy napomnienie, które widzicie wokół siebie, wydaje przywrócenie czy strach? Miłość do prawdy czy wymuszone milczenie? Czy naprawdę chroni owce, czy przede wszystkim obraz władzy? Czy stara się pozyskać brata, jak nauczał Chrystus, czy zrobić z niego przykład przed innymi?
Biblia rzeczywiście naucza napomnienia. Naucza jednak napomnienia prowadzonego przez Ducha Chrystusa. A Duch Chrystusa nie koryguje po to, by upokorzyć. Koryguje po to, by ratować, podnosić i przywracać.
↑ Powrót do spisu treściVIII. „Milczenie”: czy strach jest zgodny z Duchem Bożym?
Autor: Christophe Binette — były kaznodzieja RCG (2017–2024)
W chrześcijańskiej wspólnocie mogą istnieć chwile, gdy milczenie jest mądre. Biblia naucza rozwagi, panowania nad sobą, szacunku, pokory i unikania lekkomyślnego mówienia.
Istnieje jednak wielka różnica między milczeniem wybranym z mądrości a milczeniem narzuconym przez strach. Gdy członek milczy, ponieważ chce uniknąć niepotrzebnych sporów, to jedno. Gdy milczy dlatego, że boi się nagany, upokorzenia, uznania za buntownika, podejrzenia o brak wiary czy oddzielenia od braci i sióstr, to coś zupełnie innego.
Trzeba więc postawić pytanie: czy strach jest zgodny z Duchem Bożym? A jeśli wspólnota tworzy atmosferę, w której szczere pytania są tłumione, sumienia powstrzymywane, a wielu nie odważa się już mówić uczciwie, czy naprawdę można powiedzieć, że taki duch pochodzi od Chrystusa?
1. Bóg nie daje ducha strachu
Apostoł Paweł pisze:
„Albowiem nie dał nam Bóg ducha bojaźni, lecz mocy i miłości, i powściągliwości.” (2 Tymoteusza 1:7)
Ten werset jest fundamentalny. Duch Boży nie rodzi paraliżującego strachu. Nie prowadzi dzieci Bożych do życia w zastraszeniu, nieufności czy ciągłej obawie przed publicznym wystawieniem.
Duch Boży wydaje moc, miłość i mądrość. Daje siłę, by pozostawać wiernym Bogu, miłość potrzebną do mówienia z pokorą i cierpliwością oraz mądrość do rozeznania, kiedy mówić, jak mówić i w jakim duchu mówić.
Strach wydaje coś innego. Popycha do milczenia nawet wtedy, gdy sumienie jest zaniepokojone. Popycha do udawania zgody. Powoduje unikanie ważnych pytań. Każe chronić pozór jedności nawet wtedy, gdy serce jest niespokojne.
Jedność oparta na strachu nie jest jednak jednością Ducha. Prawdziwa chrześcijańska jedność nie opiera się na wymuszonym milczeniu. Opiera się na prawdzie, miłości, zaufaniu, cierpliwości i obecności Ducha Bożego.
2. Prawda nie boi się szczerych pytań
Jezus powiedział:
„Poznacie prawdę, a prawda was wyswobodzi.” (Jana 8:32)
Prawda wyzwala. Nie potrzebuje ochrony za pomocą strachu. Nie potrzebuje zakazywać uczciwych pytań. Nie potrzebuje uciszać szczerych sumień.
Jeżeli coś jest prawdziwe, powinno dać się zbadać. Jeśli doktryna jest biblijna, powinno dać się ją sprawdzić Pismem Świętym. Jeśli decyzja jest właściwa, powinno dać się ją wyjaśnić z pokorą. A jeśli autorytet naprawdę pochodzi od Chrystusa, nie powinien bać się światła.
Berejczycy są w Biblii pochwaleni, ponieważ badali Pisma, aby sprawdzać to, czego ich nauczano:
„Przyjęli oni Słowo z całą gotowością i codziennie badali Pisma, czy tak się rzeczy mają.” (Dzieje Apostolskie 17:11)
Nie zostali potępieni za sprawdzanie. Nie oskarżono ich o brak podporządkowania. Nie przedstawiono ich jako niebezpiecznych dlatego, że porównywali otrzymane nauczanie z Pismem. Przeciwnie, ich postawa została przedstawiona jako szlachetna. Powinno nas to skłonić do refleksji.
Jeżeli członków naucza się „badać wszystko”, ale w praktyce niektóre pytania stają się niebezpieczne, istnieje sprzeczność. Jeżeli badanie biblijne jest zachęcane tylko tak długo, jak długo wnioski wspierają organizację, lecz te same pytania stają się podejrzane, gdy ujawniają rzeczywisty problem, nie chodzi już naprawdę o badanie wszystkiego. Chodzi raczej o badanie tylko tego, na co wolno pozwolić.
Prawda Boża nie potrzebuje tego rodzaju ochrony.
3. Narzucone milczenie może stać się formą duchowej niewoli
Istnieje milczenie, które chroni pokój. Istnieje jednak także milczenie, które niszczy duszę.
Gdy ktoś nie może już wyrazić uczciwej troski bez strachu przed osądzeniem, przestaje być wolny. Gdy ktoś nie może zadać biblijnego pytania bez obawy, że zostanie uznany za buntownika, nie jest już naprawdę zachęcany do poszukiwania prawdy. A gdy ktoś nie może postępować zgodnie ze swoim sumieniem przed Bogiem, ponieważ obawia się reakcji organizacji, jego sumienie przestaje być szanowane.
Paweł pisze:
„Chrystus wyzwolił nas, abyśmy w tej wolności żyli. Stójcie więc niezachwianie i nie poddawajcie się znowu pod jarzmo niewoli.” (Galacjan 5:1)
Ta wolność nie jest wolnością do grzechu. Nie jest wolnością do pogardzania porządkiem, nauczaniem czy napomnieniem. Jest wolnością służenia Bogu z czystym sumieniem. Jest wolnością posłuszeństwa Chrystusowi ponad ludzi. Jest wolnością chodzenia w prawdzie bez poddawania się ludzkiemu strachowi.
Apostołowie powiedzieli:
„Trzeba bardziej słuchać Boga niż ludzi.” (Dzieje Apostolskie 5:29)
Ta zasada pozostaje prawdziwa. Żadna ludzka organizacja nie powinna zajmować miejsca Boga w sumieniu wierzącego. Żaden ludzki przywódca nie powinien stawać się głosem, który tłumi wszelką osobistą refleksję przed Bogiem. Żaden instytucjonalny strach nie powinien zastępować pokoju, który Chrystus daje swoim uczniom.
Jezus powiedział:
„Pokój zostawiam wam, mój pokój daję wam; nie jak świat daje, Ja wam daję. Niech się nie trwoży serce wasze i niech się nie lęka.” (Jana 14:27)
Pokój Chrystusa nie jest pozornym pokojem grupy, w której nikt nie odważa się mówić. Pokój Chrystusa jest głębokim pokojem opartym na prawdzie, miłości i zaufaniu Bogu.
Pytanie staje się więc osobiste: czy milczycie z mądrości, czy ze strachu? Czy jesteście wolni, by zadawać szczere pytania biblijne, postępować zgodnie ze swoim sumieniem przed Bogiem i powiedzieć, że coś was niepokoi, bez obawy, że od razu zostaniecie podejrzani? Czy odczuwacie Ducha mocy, miłości i mądrości, czy przede wszystkim strach przed powiedzeniem czegoś niewłaściwego, pomyśleniem czegoś niewłaściwego albo złą opinią innych?
Pytania te nie mają zachęcać do buntu, nieporządku czy goryczy. Mają prowadzić każdego z powrotem przed Boga, przed Chrystusa, przed Pismo Święte i przed własne sumienie.
Milczenie narzucone przez strach nie jest bowiem owocem Ducha Bożego. Duch Boży prowadzi do prawdy. A prawda wyzwala.
↑ Powrót do spisu treściIX. Po RCG: jak odzyskać pokój i łaskę?
Autor: Christophe Binette — były kaznodzieja RCG (2017–2024)
Odejście z organizacji religijnej, w którą zainwestowało się lata życia, nie jest rzeczą lekką. Nie jest to po prostu zmiana zgromadzenia czy zamknięcie rozdziału. Dla wielu dotyka to tożsamości, wiary, przyjaźni, duchowej rodziny, poniesionych ofiar, oddanych lat, podjętych decyzji, a czasem nawet relacji z Bogiem.
Po RCG jedni mogą odczuwać pokój. Inni mogą czuć strach, poczucie winy, dezorientację, gniew, smutek albo głęboką pustkę. Takie reakcje nie muszą oznaczać, że porzuciliście Boga. Mogą po prostu oznaczać, że potrzebujecie uzdrowienia.
Prawdziwe pytanie nie brzmi więc jedynie: „Co mam teraz zrobić?” Jest ono również głębsze: jak odnaleźć Chrystusa, Jego pokój, Jego łaskę i Jego głos bez strachu, bez presji i bez zamieszania?
1. Opuszczenie ludzkiej organizacji nie oznacza opuszczenia Boga
Jednym z największych lęków po odejściu z RCG może być pytanie: czy opuściłem Boga? Czy opuściłem jedyny prawdziwy Kościół? Czy straciłem swoje miejsce w Bożym planie?
Trzeba jednak wrócić do fundamentalnej prawdy: Chrystus nie jest więźniem ludzkiej organizacji.
Jezus powiedział:
„Ja jestem dobry pasterz. Dobry pasterz życie swoje kładzie za owce.” (Jana 10:11)
Nie powiedział, że organizacja jest dobrym pasterzem. Nie powiedział, że administracyjna centrala jest dobrym pasterzem. Nie powiedział, że ludzki przywódca jest dobrym pasterzem. Powiedział: „Ja jestem dobry pasterz”.
Jeśli należycie do Chrystusa, wasza relacja z Bogiem nie zależy przede wszystkim od ludzkiej struktury. Zależy od samego Chrystusa.
Jezus powiedział również:
„Owce moje głosu mojego słuchają i Ja znam je, a one idą za mną.” (Jana 10:27)
Właśnie tutaj znajduje się sedno chrześcijańskiego życia: słyszeć głos Chrystusa i iść za Nim. Opuszczenie ludzkiej organizacji nie oznacza więc automatycznie opuszczenia Boga. Przeciwnie, może stać się początkiem głębszego powrotu do Chrystusa, Jego słowa, Jego łaski i wiary mniej opartej na strachu.
Prawdziwe pytanie nie brzmi po prostu, czy nadal jesteście w organizacji. Prawdziwe pytanie brzmi: czy nadal jesteście związani z Chrystusem, szukacie Jego głosu, trwacie w Jego słowie, chcecie chodzić w prawdzie, kochać Boga i bliźniego oraz być prowadzonymi przez Jego Ducha?
Jeśli takie jest wasze pragnienie, wasza historia z Bogiem jeszcze się nie zakończyła.
2. A jeśli ten okres jest próbą dopuszczoną przez Boga?
Trzeba również rozważyć inną możliwość: co jeśli ten okres jest próbą dopuszczoną przez Boga?
Bóg nie chce tylko, żebyśmy należeli do grupy. Chce, abyśmy wzrastali, dojrzewali, uczyli się rozeznawać i rzeczywiście stawiali prawdę ponad wszystko.
W życiu chrześcijańskim Bóg może dopuścić trudne sytuacje, aby ujawnić, co naprawdę jest w naszym sercu. Może pozwolić, byśmy zostali poddani próbie, doświadczyli wstrząsu czy niepewności, aby pokazać, co jest dla nas najważniejsze. Czy jesteśmy związani z Chrystusem, czy tylko z organizacją? Czy jesteśmy związani z prawdą, czy tylko z duchową wygodą? Czy jesteśmy gotowi stracić pozorne bezpieczeństwo, reputację, a nawet pewne relacje, jeśli będzie to konieczne, by pozostać wiernymi Bogu?
Wchodząc do RCG, wielu z nas już raz poniosło taką ofiarę. Być może straciliśmy przyjaciół, wywołaliśmy napięcia w rodzinie lub zrezygnowaliśmy z pewnych rzeczy, ponieważ sądziliśmy, że idziemy za prawdą.
Trudne pytanie zasługuje jednak na postawienie: co jeśli dzisiejsza próba nie polega na pozostaniu w organizacji za wszelką cenę, lecz na rozeznaniu przed Bogiem, czy trzeba z niej wyjść, aby pozostać wiernym Chrystusowi? Co jeśli ta nowa próba polega właśnie na wybraniu prawdy ponad organizację, nawet jeśli kosztuje to relacje, pozorne duchowe bezpieczeństwo i część dawnej tożsamości?
To trudne pytanie. Zasługuje jednak na uczciwe zbadanie.
Biblia mówi:
„Uderzę pasterza i będą rozproszone owce trzody.” (Mateusza 26:31; Zachariasza 13:7)
Fragment ten spełnia się przede wszystkim w kontekście Chrystusa i Jego uczniów. Nie powinien być więc lekkomyślnie ani mechanicznie stosowany do każdej współczesnej sytuacji. Duchowa zasada pozostaje jednak poważna: gdy duchowy autorytet zostaje zachwiany, owce mogą zostać rozproszone, zaniepokojone, pozbawione orientacji i poddane próbie.
W takich chwilach prawdziwe pytanie nie brzmi tylko: „Gdzie są inne owce?” Prawdziwe pytanie brzmi raczej: czy nadal idę za prawdziwym Pasterzem?
Jezus Chrystus jest dobrym Pasterzem. Jeśli ludzka struktura zostaje zachwiana, członkowie się rozpraszają, relacje się zmieniają, a pewniki upadają, Chrystus pozostaje.
Ta próba może więc stać się czasem duchowego oczyszczenia. Nie po to, aby porzucić Boga, ale by głębiej do Niego wrócić. Nie po to, by odrzucić wszelką wiarę, ale by odróżnić prawdziwą wiarę od zależności od organizacji. Nie po to, by stać się zgorzkniałym, lecz by nauczyć się podążać za Chrystusem nawet wtedy, gdy to kosztuje.
Ostatecznie Bóg może dopuścić próbę, aby ujawnić, co jest dla nas najważniejsze: bezpieczeństwo grupy czy prawda, aprobata ludzi czy aprobata Boga, strach przed utratą relacji czy wierność Chrystusowi.
3. Odkrywanie łaski na nowo po latach duchowej presji
Po długim życiu w bardzo wymagającym środowisku religijnym może być trudno po prostu przyjąć łaskę Boga.
Można mieć wrażenie, że nigdy nie robi się wystarczająco dużo: nigdy nie modli się wystarczająco, nigdy nie daje wystarczająco, nigdy nie jest wystarczająco posłusznym, nigdy nie rozumie wystarczająco, nigdy nie jest wystarczająco gorliwym ani podporządkowanym. Ewangelia nie zaczyna się jednak od naszych osiągnięć. Zaczyna się od łaski Boga.
Paweł pisze:
„Łaską zbawieni jesteście przez wiarę, i to nie z was: Boży to dar.” (Efezjan 2:8)
Łaska nie oznacza, że posłuszeństwo nie ma znaczenia. Nie oznacza, że prawda jest nieważna. Nie oznacza, że grzech staje się do przyjęcia. Oznacza jednak, że Bóg nie zbawia nas dlatego, że perfekcyjnie radziliśmy sobie z życiem pod presją. Zbawia nas przez swoją dobroć, miłosierdzie, miłość i swoje dzieło w Jezusie Chrystusie.
Jezus powiedział:
„Pójdźcie do mnie wszyscy, którzy jesteście spracowani i obciążeni, a Ja wam dam ukojenie.” (Mateusza 11:28)
Zwróćmy uwagę, że Jezus nie powiedział: „Przyjdźcie do mnie, a dam wam jeszcze więcej presji”. Powiedział: „Dam wam ukojenie”.
To ukojenie nie oznacza duchowej bezczynności. Oznacza zakończenie relacji z Bogiem zdominowanej przez strach, ciągłe poczucie winy i wrażenie, że nigdy nie jest się przyjętym. Chrystus nie powołuje owiec po to, by je miażdżyć. Powołuje je, aby ratować, podnosić, prowadzić i uzdrawiać.
Po RCG może być konieczne ponowne nauczenie się łaski. Może trzeba na nowo nauczyć się, że Bóg jest nie tylko Sędzią, ale również Ojcem; że Chrystus jest nie tylko Królem, lecz także Pasterzem; że Duch Boży nie wydaje strachu, ale moc, miłość i mądrość. Może trzeba też na nowo nauczyć się, że szczere pytania nie muszą być buntem, odpoczynek nie oznacza porzucenia Boga, a uzdrowienie wymaga czasu.
4. Odbudowanie wiary opartej na Chrystusie, a nie na strachu
Po opuszczeniu RCG niektórzy mogą być kuszeni, by porzucić wszelką wiarę. Inni mogą natychmiast szukać innej organizacji, która da szybkie odpowiedzi, jasną strukturę i poczucie bezpieczeństwa.
Ważne jednak, by nie odbudowywać zbyt szybko na tych samych fundamentach strachu, presji czy ludzkiej zależności.
Paweł pisze:
„Fundamentu innego nikt nie może założyć oprócz tego, który jest założony, a którym jest Jezus Chrystus.” (1 Koryntian 3:11)
Fundamentem waszej wiary musi być Chrystus. Nie strach, nie człowiek, nie organizacja, nie prorocza data, nie presja grupy, nie opinia innych, lecz Chrystus.
Nie oznacza to życia w izolacji. Wspólnota braterska jest ważna. Zachęta jest ważna. Nauczanie jest ważne. Modlitwa z innymi wierzącymi jest ważna. Wszystko jednak musi zostać odbudowane na Chrystusie.
Poświęćcie czas na powrót do Ewangelii. Przeczytajcie ponownie słowa Jezusa. Zobaczcie, jak traktuje słabych, Jego cierpliwość, współczucie, stanowczość, ale też łagodność. Zobaczcie, jak koryguje, przyjmuje i przywraca. Następnie postawcie pytanie: czy obraz Boga, który otrzymałem, naprawdę przypomina Jezusa Chrystusa?
Jezus jest bowiem doskonałym obrazem Ojca. Powiedział:
„Kto mnie widział, widział Ojca.” (Jana 14:9)
Jeżeli wasz obraz Boga składa się głównie ze strachu, presji, groźby, poczucia winy i wyczerpania, być może nadszedł czas, aby pozwolić samemu Chrystusowi ten obraz skorygować.
Pokój Boga nie zawsze wraca natychmiast. Czasem wraca powoli: przez modlitwę, prostą lekturę Pisma, uczciwe rozmowy, odpoczynek, prawdę, przebaczenie, łaskę i zrozumienie, że Bóg was nie porzucił.
Jezus powiedział:
„Pokój zostawiam wam, mój pokój daję wam; nie jak świat daje, Ja wam daję. Niech się nie trwoży serce wasze i niech się nie lęka.” (Jana 14:27)
Po RCG te słowa mogą znów stać się żywe. Wasze serca nie muszą pozostać w strachu. Wasza wiara nie musi pozostać więźniem poczucia winy. Wasza relacja z Bogiem może zostać odbudowana nie na strachu, nie na presji, nie na lojalności instytucjonalnej, lecz na Jezusie Chrystusie, Jego prawdzie, Jego łasce, Jego miłości i Jego pokoju.
Pytanie nie brzmi więc tylko: „Co opuściłem?” Prawdziwe pytanie brzmi: do kogo wracam?
Jeśli wracacie do Chrystusa, nie jesteście zgubieni. Być może po raz pierwszy od bardzo dawna zaczynacie odnajdywać prawdziwe ukojenie, które tylko On może dać.
↑ Powrót do spisu treściX. Nie jesteście sami: wspólnota braterska po opuszczeniu organizacji
Autor: Christophe Binette — były kaznodzieja RCG (2017–2024)
Po odejściu z organizacji religijnej jednym z najgłębszych bólów może być samotność. Przez lata wasi przyjaciele, zwyczaje, święta, rozmowy, kalendarz, duchowa tożsamość, a czasem nawet poczucie przynależności były związane z konkretną wspólnotą. Potem niemal z dnia na dzień wszystko może się zmienić.
Ludzie, z którymi się modliliście, śmialiście, służyliście, podróżowaliście i dzieliliście lata życia, mogą nagle się oddalić. Jedni nie wiedzą, co powiedzieć, inni boją się z wami rozmawiać, a jeszcze inni być może już uważają was za duchowe zagrożenie. Wtedy może pojawić się bolesne pytanie: „Gdzie jest teraz moja duchowa rodzina?”
Ta samotność jest rzeczywista i nie należy jej lekceważyć. Trzeba jednak przypomnieć sobie także ważną prawdę: nie jesteście sami. Chrystus nie porzuca swoich owiec, a wspólnota braterska nie znika tylko dlatego, że opuściliście ludzką organizację.
1. Wspólnota braterska należy do Chrystusa, nie do organizacji
Biblia wyraźnie naucza znaczenia wspólnoty. Pierwsi chrześcijanie „trwali w nauce apostolskiej i we wspólnocie, w łamaniu chleba i w modlitwach” (Dzieje Apostolskie 2:42).
Wspólnota braterska jest więc normalną częścią życia chrześcijańskiego. Bóg nie powołuje nas do zimnej, odizolowanej wiary oddzielonej od innych. Wspólnota ta nie zależy jednak przede wszystkim od nazwy organizacji, administracyjnej centrali, oficjalnej listy członków czy ludzkiej struktury. Zależy od Chrystusa.
Jan pisze:
„Społeczność nasza jest społecznością z Ojcem i z Synem jego, Jezusem Chrystusem.” (1 Jana 1:3)
Chrześcijańska wspólnota zaczyna się właśnie tam: z Ojcem i Jego Synem. Kiedy dwoje wierzących szczerze szuka Chrystusa, modli się razem, czyta Pismo, zachęca się wzajemnie, wspólnie nosi ciężary i chce chodzić w prawdzie, istnieje już rzeczywista forma wspólnoty braterskiej.
Jezus powiedział:
„Gdzie są dwaj albo trzej zgromadzeni w imię moje, tam jestem pośród nich.” (Mateusza 18:20)
Nie powiedział, że Jego obecność zależy od zapisania się do tej samej ludzkiej organizacji. Powiedział: „w imię moje”.
Nie oznacza to, że porządek, nauczanie, służba czy zgromadzenie nie mają znaczenia. Oznacza jednak, że Chrystus może być obecny pośród swoich uczniów nawet wtedy, gdy jest ich niewielu, są zranieni, rozproszeni lub odbudowują swoje życie.
Mogliście stracić strukturę, rytm, krąg społeczny, a nawet część poczucia przynależności. Nie straciliście jednak Chrystusa. A jeśli nie straciliście Chrystusa, nie straciliście możliwości prawdziwej wspólnoty braterskiej.
2. Po opuszczeniu organizacji czasem trzeba nauczyć się na nowo zdrowej wspólnoty
Po długim życiu w bardzo kontrolowanym środowisku odbudowanie wspólnoty może być trudne. Można bać się zaufać, obawiać się osądu, ponownej manipulacji albo wejścia do innej grupy i przeżycia tych samych mechanizmów. Można również bać się samotności. Takie reakcje są zrozumiałe.
Może więc być konieczne stopniowe uczenie się na nowo, czym jest zdrowa wspólnota. Zdrowa wspólnota nie opiera się na strachu, nadzorowaniu, obowiązku identycznego myślenia o każdym temacie ani kontroli sumienia. Opiera się na Chrystusie, miłości, prawdzie, pokorze, cierpliwości i szacunku przed Bogiem.
Paweł pisze:
„Przeto przyjmujcie jedni drugich, jak i Chrystus przyjął nas, ku chwale Boga.” (Rzymian 15:7)
Chrześcijańskie przyjmowanie nie oznacza akceptowania każdej doktryny czy każdego zachowania. Obejmuje jednak cierpliwość, łagodność i szacunek. Oznacza, że nie traktujemy zranionej osoby jak zagrożenia, osoby zaniepokojonej jak buntownika, a kruchego sumienia jak problemu wymagającego natychmiastowego naprawienia.
Po RCG dobrze może być nie odbudowywać wszystkiego zbyt szybko. Dajcie sobie czas na uzdrowienie, modlitwę, ponowne czytanie Ewangelii, rozeznawanie owoców i rozpoznawanie tego, co zdrowe i niezdrowe. Nie zastępujcie natychmiast jednej zależności drugą. Nie szukajcie jedynie nowej grupy, która szybko poda wszystkie odpowiedzi. Najpierw szukajcie Chrystusa.
Potem szukajcie braci i sióstr, którzy przybliżają was do Niego, a nie do nowego strachu. Prawdziwa wspólnota powinna pomagać wam bardziej kochać Boga, swobodniej podążać za Chrystusem, pokornie chodzić w prawdzie i odnajdywać pokój. Nie powinna ponownie zakładać na was jarzma strachu.
3. Rozproszone owce mogą zostać podniesione przez prawdziwego Pasterza
Gdy ludzie opuszczają organizację, mogą czuć się rozproszeni, zagubieni lub duchowo bezdomni. To realne uczucie. Po latach spędzonych w uporządkowanej wspólnocie z własnymi zwyczajami, relacjami, świętami, odpowiedzialnościami i wspólną tożsamością odejście może pozostawić głęboką pustkę.
W Biblii Bóg wielokrotnie przedstawia się jednak jako Ten, który szuka, gromadzi i leczy swoje owce. Prorok Ezechiel przekazuje słowa Boga:
„Oto Ja sam będę szukał moich owiec i będę miał o nie pieczę.” (Ezechiela 34:11)
I dalej:
„Będę szukał zaginionej, sprowadzę zabłąkaną, opatrzę skaleczoną, wzmocnię chorą.” (Ezechiela 34:16)
Te słowa przynoszą głęboką pociechę. Bóg widzi owce zranione, rozproszone, zmęczone, zdezorientowane i te, które nie wiedzą już, komu zaufać. Widzi tych, którzy się boją, którzy zostali wyczerpani presją, oczekiwaniami, konfliktami czy zamieszaniem. Bóg nie pozostaje obojętny. Chrystus jest dobrym Pasterzem i potrafi odnaleźć swoje owce nawet wtedy, gdy czują się odizolowane.
Nie oznacza to, że droga zawsze będzie prosta. Może istnieć okres pustki, utraconych przyjaźni, bolesnego milczenia i pytań bez natychmiastowych odpowiedzi. Ten czas może jednak stać się również czasem oczyszczenia, uzdrowienia i odbudowy.
Wspólnota braterska po opuszczeniu organizacji może nie wyglądać dokładnie tak jak wcześniej. Może być prostsza, mniejsza, pokorniejsza i mniej zorganizowana. Może jednak również stać się prawdziwsza. Kilku braci i sióstr szczerze modlących się razem może być wielkim błogosławieństwem. Uczciwa rozmowa może podnieść zmęczoną duszę. Wiadomość ze słowami zachęty może przełamać głęboką samotność. Wspólne czytanie Biblii może na nowo rozpalić nadzieję. Prosta modlitwa może przypomnieć, że Chrystus nadal jest obecny.
Pytanie nie brzmi więc: „Jak odzyskać dokładnie to, co utraciłem?” Prawdziwe pytanie brzmi raczej: jak pozwolić Chrystusowi odbudować wspólnotę zdrowszą, wolniejszą, prawdziwszą i głębiej zakorzenioną w Nim?
Nie jesteście sami. Inni przeszli przez te same lęki, doświadczyli podobnej samotności i musieli nauczyć się na nowo modlić bez presji, czytać bez strachu, kochać bez kontroli i szukać Boga bez zależności od organizacji.
A przede wszystkim Chrystus nie przestał być waszym Pasterzem. Może was podnieść, prowadzić, dać wam na nowo braci i siostry i nauczyć ponownie kochać. Może przemienić rozproszenie w uzdrowienie, a samotność w prawdziwą wspólnotę.
Wspólnota braterska nie zaczyna się bowiem od organizacji. Zaczyna się od Chrystusa. A ci, którzy należą do Chrystusa, nigdy nie są naprawdę sami.
↑ Powrót do spisu treściXI. Wnioski końcowe — Powrót do Chrystusa
Artykuły zebrane na tej stronie dotyczą różnych tematów: prawa Chrystusa, prawdy, proroctwa, ofiar, Kościoła, miłości braterskiej, napomnienia, strachu, łaski i wspólnoty po opuszczeniu organizacji. W gruncie rzeczy wszystkie prowadzą jednak do tego samego pytania: czy naprawdę jesteśmy prowadzeni z powrotem do Jezusa Chrystusa?
Prawo Chrystusa powinno być centralne w życiu chrześcijańskim. Objawia się przez miłość, łagodność, przebaczenie, miłosierdzie, służbę, prawdę, cierpliwość, przywracanie, wspieranie słabych i noszenie wzajemnie swoich ciężarów. Nie może zostać sprowadzone do prostej listy zewnętrznych zasad. Dotyka serca, motywów oraz sposobu, w jaki poprawiamy, służymy, przebaczamy, kochamy i traktujemy braci i siostry.
Prawo Mojżeszowe odegrało rzeczywistą rolę w planie Boga, ale nie jest ramą prawną zbawienia dla wierzącego w Chrystusa. Zbawienie nie pochodzi z przestrzegania prawa, dziesięciny, szabatu, świąt, przynależności do organizacji czy lojalności wobec człowieka. Zbawienie otrzymuje się z łaski przez wiarę w Jezusa Chrystusa.
Szabat może być zachowywany z osobistego przekonania przed Bogiem. Nie powinien jednak stawać się warunkiem zbawienia ani absolutnym kryterium określającym, kto naprawdę należy do Boga. Podobnie chrześcijańska hojność powinna być wolna, dobrowolna, radosna i zgodna z sumieniem każdego przed Bogiem. Nie powinna wynikać ze strachu, presji, poczucia winy czy proroczej pilności.
Proroctwo należy badać z rozwagą, pokorą i poszanowaniem granic wyznaczonych przez Jezusa Chrystusa. Powinno prowadzić do pokuty, wiary, duchowej czujności i nadziei — nie do strachu, zamieszania, ustalania dat czy zależności od ludzkiego przywódcy.
Kościoła Bożego nie wolno sprowadzać do jednej ludzkiej organizacji. Jest duchowym ciałem Chrystusa, złożonym z tych, którzy należą do Boga, są prowadzeni przez Jego Ducha, trwają w Jego słowie i praktykują miłość.
Jeśli opuściliście RCG albo nadal w nim jesteście i macie pytania, nie pragnę popychać was w stronę innego ludzkiego systemu. Pragnę zachęcić was, abyście badali bez strachu, wrócili do Chrystusa, na nowo odkryli łaskę, odzyskali pokój, doświadczyli duchowego uzdrowienia i odbudowali wiarę opartą na Jezusie Chrystusie.
Ostatecznie bowiem nie organizacja zbawia. Nie człowiek daje życie. To nie strach przemienia serce. Bóg zbawia z łaski przez wiarę w Jezusa Chrystusa. Chrystus powołuje, podnosi, przywraca i prowadzi swoje owce.
I właśnie prawo Chrystusa — miłość przeżywana w prawdzie — powinno stać się widocznym znakiem tych, którzy do Niego należą.
Uwaga o cytatach biblijnych
Cytaty biblijne pochodzą głównie z uznanych polskich przekładów Biblii. Niektóre sformułowania mogą być lekko dostosowane dla czytelności.
↑ Powrót do spisu treściAux anciens membres et aux membres actuels de RCG (Restored Church of God)
Examinez toutes choses, retenez ce qui est bon.
Par Christophe Binette | Publié le 26 juillet 2026 | Fondateur d’Examine All Things — Études bibliques fondées sur les Écritures
Examine All Things n’est pas une Église, une organisation religieuse, un ministère hiérarchique, ni un nouveau groupe issu de RCG, UCG, LCG, PCG, COGWA ou d’une autre branche de la Church of God.
Ce site a pour objectif d’encourager chacun à examiner les enseignements, les pratiques et les fruits spirituels à la lumière des Écritures, avec sérieux, humilité et prière. Il ne cherche pas à exercer une autorité spirituelle sur les consciences, ni à remplacer une organisation par une autre.
Il invite simplement à revenir à Dieu, à Jésus-Christ, à la vérité biblique, à la grâce, à la loi de Christ et à une relation vivante avec le Père.
Pendant quatorze ans, j’ai été membre de The Restored Church of God (RCG). Pendant sept de ces années, j’ai servi comme ministre auprès des frères et sœurs francophones en Europe et en Afrique — bénévolement, par amour pour vous et pour la vérité.
En mars 2024, après avoir appliqué le principe qui m’avait été enseigné dès le premier jour — « examinez toutes choses » (1 Thessaloniciens 5:21) — j’ai présenté ma démission à David C. Pack.
Cette lettre reflète mon expérience, ma compréhension et mes convictions au moment de mon départ, en mars 2024. Elle doit être lue comme un document personnel et historique lié à cette étape de mon parcours, et non comme une déclaration doctrinale complète ou définitive d’Examine All Things.
Vous pouvez lire cette lettre complète via le bouton ci-dessous.
Je n’ai pas quitté RCG par colère ou par amertume. Je vous aime, et je prie pour chacun d’entre vous chaque jour — y compris pour ceux qui me considèrent peut-être aujourd’hui comme un « ennemi ».
Mon désir n’est pas de vous éloigner de Dieu, mais de vous encourager à revenir directement à Lui, par Jésus-Christ, dans la vérité, la grâce, la paix et la liberté que donne l’Évangile.
Pourquoi cette page ?
Cette page rassemble plusieurs articles que j’ai écrits spécifiquement pour vous, mes frères et sœurs de RCG. Ils abordent des questions que je me suis moi-même posées pendant des années, et que je n’ai jamais osé poser ouvertement — par peur, par loyauté, ou par habitude.
Ces articles ne cherchent pas à conduire le lecteur vers une nouvelle organisation humaine. Ils cherchent à ramener chacun vers Christ, vers les Écritures, vers la grâce, vers la vérité, vers la loi de Christ et vers une relation directe avec Dieu.
Le message central de cette page est simple : le salut ne repose pas sur l’appartenance à une organisation, sur la loyauté envers un dirigeant, sur l’observation de la loi mosaïque, sur la dîme, sur le sabbat, ou sur des performances religieuses. Le salut est reçu par la grâce de Dieu, au moyen de la foi en Jésus-Christ.
Note sur l’héritage doctrinal de Herbert W. Armstrong
Herbert W. Armstrong a mis en avant plusieurs vérités bibliques importantes, notamment l’espérance du Royaume de Dieu, la résurrection, la vie éternelle comme don de Dieu, la nécessité de la repentance et l’importance d’obéir à Dieu.
Ces éléments méritent d’être reconnus avec honnêteté.
Toutefois, certains aspects de son enseignement doivent être réexaminés à la lumière du Nouveau Testament. En particulier, une partie de son système doctrinal pouvait tendre à replacer le croyant sous un cadre proche de l’alliance mosaïque, où les Dix Commandements, le sabbat, les fêtes, la dîme et l’appartenance organisationnelle devenaient des marqueurs centraux de fidélité spirituelle.
Or le Nouveau Testament présente le salut comme un don reçu par grâce, au moyen de la foi en Jésus-Christ. L’obéissance demeure importante, mais elle n’est pas la base du salut. Elle est le fruit d’une foi vivante, d’un cœur transformé par l’Esprit, et d’une vie placée sous la loi de Christ.
Il ne s’agit donc pas de rejeter tout ce qui a été enseigné dans le passé, mais d’examiner toutes choses, de retenir ce qui est bon, et de ramener chaque doctrine à Jésus-Christ, à la grâce, à la vérité biblique et à la nouvelle alliance.
Cela ne signifie pas que l’obéissance n’a aucune importance. Mais l’obéissance véritable est le fruit d’une foi vivante, d’un cœur transformé et d’une vie conduite par l’Esprit de Dieu. Elle ne doit jamais devenir un moyen de mériter le salut ou de prouver sa supériorité spirituelle.
C’est pourquoi cette page met particulièrement l’accent sur le Royaume de Dieu, Jésus-Christ, la repentance, le salut par la grâce, la loi de Christ, l’amour, la vérité, la liberté de conscience, la guérison spirituelle, la restauration, la transformation du cœur et la nouvelle vie en Christ.
Aujourd’hui, je vous invite à examiner ces sujets avec moi, dans un esprit de prière, à la lumière des Écritures.
Vous n’avez pas à être d’accord avec moi. Mais je crois que vous avez le droit — et la responsabilité — d’examiner ces choses par vous-mêmes.
« Examinez toutes choses ; retenez ce qui est bon. » (1 Thessaloniciens 5:21)
**Note personnelle **
Ce texte est un témoignage personnel et une réflexion biblique fondée sur mon expérience au sein de RCG. Il ne vise pas à attaquer des individus, mais à inviter chacun à examiner les enseignements, les pratiques et les fruits spirituels à la lumière des Écritures.
Je n’écris pas dans un esprit de vengeance, de polémique ou de condamnation. Mon désir est d’aider ceux qui ont été troublés, blessés, isolés ou culpabilisés à retrouver la paix, la grâce, la vérité biblique et une relation vivante avec le Père par Jésus-Christ.
Examine All Things ne revendique aucune autorité sur les consciences. Le but n’est pas de remplacer une dépendance organisationnelle par une autre, mais d’encourager chacun à revenir à Christ, à examiner toutes choses, et à retenir ce qui est bon.
I. La Loi de Christ : est-elle pratiquée dans RCG ?
Par Christophe Binette — ancien ministre de RCG (2017–2024)
Pendant quatorze ans dans The Restored Church of God, j’ai appris à « prouver toutes choses ». C’est précisément ce principe qui m’a conduit à tout réexaminer, puis finalement à partir en mars 2024.
Aujourd’hui, je souhaite vous inviter à considérer une question simple, mais profondément importante : la loi de Christ est-elle réellement pratiquée dans RCG ?
Avant même de répondre à cette question, il faut en poser une autre, plus fondamentale encore : comment la loi de Christ est-elle comprise et enseignée dans RCG ?
Bien sûr, certaines notions liées à l’amour, au service, à l’obéissance, à l’aide apportée aux frères et sœurs, ou au fait de porter les fardeaux peuvent être mentionnées dans RCG. Mais en quatorze ans comme membre, dont sept années de ministère, je n’ai pas souvenir d’avoir entendu la loi de Christ présentée comme un enseignement central de Jésus-Christ, ni expliquée comme une réalité distincte d’un simple renvoi aux Dix Commandements.
Et pourtant, l’apôtre Paul en parle clairement :
« Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté. » (Galates 6:1)
Puis il ajoute immédiatement :
« Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ. » (Galates 6:2)
Ce passage ne dit pas simplement : « Gardez les Dix Commandements. » Il décrit une manière concrète de traiter les autres : restaurer avec douceur, porter les fardeaux, soutenir les faibles, aimer les frères et agir selon l’esprit de Christ.
Christ Lui-même en donne le cœur lorsqu’Il dit :
« Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. » (Jean 13:34)
La loi de Christ ne s’oppose pas à la loi de Dieu. Mais elle ne peut pas non plus être réduite à une simple liste de commandements observés extérieurement. Elle révèle l’esprit dans lequel les disciples de Christ doivent vivre, corriger, servir, gouverner, pardonner et prendre soin des brebis.
La question n’est donc pas seulement : « RCG enseigne-t-elle l’obéissance aux commandements ? » La vraie question est plus profonde : RCG pratique-t-elle la loi de Christ ? Autrement dit, dans sa manière de corriger, de gouverner, d’exclure, de traiter les faibles, de répondre aux doutes, de porter les fardeaux et d’aimer les brebis, RCG reflète-t-elle réellement l’exemple de Jésus-Christ ?
C’est cette question que nous allons examiner.
1. Ce que j’ai personnellement observé durant mon ministère
Durant les sept années où j’ai servi comme ministre auprès des frères et sœurs francophones en Europe et en Afrique, j’ai progressivement été amené à réfléchir au climat spirituel et pastoral dans lequel certaines questions pouvaient être exprimées.
Je précise que ce qui suit relève de mon expérience personnelle et de ma perception des choses à l’époque. Je ne prétends pas connaître les intentions de chacun, ni juger toutes les décisions prises. D’autres personnes ont pu vivre ou comprendre certaines situations différemment.
Avec le recul, j’ai vécu des moments où exprimer une question, une réserve ou une inquiétude sincère me semblait difficile. Ce n’était pas nécessairement à cause d’une règle écrite, mais plutôt à cause d’un climat que je percevais comme peu favorable à l’expression de préoccupations profondes.
À plusieurs reprises, j’ai eu le sentiment qu’une question adressée au siège pouvait être reçue non comme une recherche sincère de clarification, mais comme un possible manque de soumission ou d’alignement. Cela m’a troublé, car il devenait alors difficile, dans certains cas, d’exercer une conscience personnelle devant Dieu avec liberté et paix.
Plus largement, il m’a semblé observer, au fil des années, que certains ministres exprimant des réserves, des désaccords ou des préoccupations face aux orientations du siège pouvaient ensuite voir leurs responsabilités évoluer. Dans certains cas, des ministres servant au siège ont été réaffectés à des fonctions de terrain. À ma connaissance, ces changements n’étaient pas toujours présentés officiellement comme des mesures disciplinaires. Ils pouvaient toutefois être expliqués, dans des échanges privés, comme une occasion d’être éprouvés, de grandir ou de développer davantage d’humilité. Certaines de ces évolutions semblaient aussi s’accompagner d’un changement de rang, de fonction ou de responsabilité.
Je ne vise ici aucune personne ou situation précise. Je ne connais pas toutes les raisons qui ont pu motiver chaque décision. Je rapporte simplement un schéma que j’ai perçu à l’époque, et qui a contribué à mon questionnement sur la place accordée aux réserves sincères, à la conscience personnelle et au dialogue fraternel.
Je peux aussi témoigner de ma propre expérience durant la période du Covid. À ce moment-là, j’ai ressenti une pression importante concernant la vaccination, notamment en lien avec la participation à la conférence ministérielle, alors que j’avais moi-même des réserves de conscience devant Dieu.
Ce qui m’a particulièrement marqué, c’est l’impression que la « conscience de l’Église » pouvait être présentée comme devant passer avant la conscience individuelle. Autrement dit, il m’a semblé qu’une réserve personnelle de conscience pouvait être considérée comme secondaire face à une orientation ou une attente collective.
Je formule cela comme une perception personnelle liée à cette période, et non comme une accusation contre les personnes concernées. Je reconnais aussi que cette période a été difficile pour tous, et que chacun a pu agir selon ce qu’il comprenait alors.
Cette expérience m’a conduit à une question importante : lorsqu’une conscience personnelle sincère entre en tension avec une attente collective, comment un croyant doit-il se positionner devant Dieu ?
Paul écrit :
« Que chacun ait en son esprit une pleine conviction. » (Romains 14:5)
Ce principe me paraît essentiel. Il rappelle que la conscience du croyant ne doit pas être traitée à la légère, surtout lorsqu’elle est exprimée avec respect, prière et crainte de Dieu.
Je ne prétends pas porter un jugement définitif sur toutes les décisions prises. Mais je crois que ces questions méritent d’être examinées honnêtement à la lumière des Écritures.
La question que je vous pose est donc la suivante : une culture où il devient difficile d’exprimer des questions sincères ou des réserves de conscience reflète-t-elle vraiment la loi de Christ ? Reflète-t-elle l’esprit de Galates 6:1-2, où ceux qui sont spirituels sont appelés à restaurer avec douceur et à porter les fardeaux les uns des autres ?
2. Ce que Christ enseigne vraiment
La loi de Christ n’est pas une liste de règles supplémentaires. Elle est une transformation du cœur, de l’intérieur vers l’extérieur. Elle produit la liberté, non la peur. Elle restaure, elle ne condamne pas. Elle conduit à la grâce, à la miséricorde, à la patience et à l’amour sacrificiel.
Paul écrit :
« Vous ne serez pas sous la loi, mais sous la grâce. » (Romains 6:14)
Cela ne signifie pas que le chrétien est libre de désobéir à Dieu. Mais cela signifie que la vie chrétienne ne doit pas être dominée par la condamnation, la peur, la pression humaine ou le contrôle spirituel. Elle doit être conduite par l’Esprit de Dieu et par l’exemple de Jésus-Christ.
La loi de Christ va encore plus loin. Christ enseigne :
« Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent. » (Matthieu 5:44)
Si je suis devenu, aux yeux de certains, un « ennemi » pour avoir quitté RCG et posé ces questions, alors la loi de Christ s’applique précisément ici. La vraie question devient alors : prie-t-on encore pour ceux qui sont partis ? Prie-t-on pour leur famille ? Prie-t-on pour ceux qui souffrent, qui doutent, qui sont dans l’erreur, ou même pour ceux qui nous ont blessés ?
Ne pas prier pour ses ennemis, ne pas porter les fardeaux des faibles, ne pas restaurer avec douceur, c’est aller directement à l’encontre de l’esprit de la loi de Christ.
La loi de Christ ne se mesure donc pas seulement dans les doctrines que l’on défend, mais dans la manière dont on traite concrètement les personnes. Elle se voit dans la façon de répondre aux questions, d’accompagner les faibles, de corriger ceux qui tombent, de parler de ceux qui partent, et de prier pour ceux que l’on ne comprend plus.
3. Peut-on être disciple sans pratiquer Ses enseignements ?
On ne peut pas être disciple — c’est-à-dire étudiant — de Christ si l’on ne met pas en pratique Ses enseignements. Un disciple ne se contente pas d’admirer son maître, ni de citer ses paroles. Il le suit, apprend de lui, se laisse corriger par lui, et cherche à appliquer concrètement ce qu’il a enseigné.
Jésus n’a jamais défini la vie de disciple par l’appartenance à une organisation humaine, par un titre, par une fonction ou par une loyauté institutionnelle. Il l’a définie par une relation vivante avec Sa parole.
Jésus a dit :
« Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples. » (Jean 8:31)
Le mot important ici est « demeurez ». Il ne s’agit pas simplement d’entendre la parole de Christ, ni de l’utiliser pour défendre une doctrine, mais d’y rester, d’y vivre, d’y revenir, et de laisser cette parole juger nos pensées, nos attitudes et nos pratiques.
C’est pourquoi la question devient très sérieuse. Peut-on vraiment se dire disciple de Christ si l’on enseigne l’obéissance, mais que l’on ne pratique pas la douceur ? Peut-on parler de vérité tout en étouffant les questions sincères ? Peut-on insister sur la soumission tout en négligeant de porter les fardeaux des faibles ? Peut-on prêcher l’amour si la peur devient le principal moteur de l’obéissance ?
Jésus a aussi donné un signe très clair permettant de reconnaître Ses disciples :
« À ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. » (Jean 13:35)
Il n’a pas dit que Ses disciples seraient reconnus principalement par leur appartenance à la bonne organisation, par leur défense parfaite d’une structure de gouvernement, ou par leur silence face aux questions difficiles. Il a dit que le signe distinctif de Ses disciples serait l’amour.
La loi de Christ n’est donc pas un sujet secondaire. Elle touche directement à l’identité même du disciple. Si la loi de Christ n’est ni clairement enseignée, ni réellement vécue, peut-on encore parler d’une véritable vie de disciple au sens où Christ l’entendait ?
La question devient alors personnelle. Ressentez-vous la paix, la liberté et l’amour de Christ dans votre congrégation, ou principalement la crainte ? Lorsqu’une personne est faible, est-elle portée ou soupçonnée ? Lorsqu’un frère doute, est-il écouté ou immédiatement considéré comme rebelle ? Lorsqu’une conscience personnelle est troublée, est-elle respectée devant Dieu ou écrasée au nom de la « conscience de l’Église » ? Lorsqu’une personne part, prie-t-on pour elle avec amour, ou devient-elle automatiquement un danger à éviter ?
Ces questions ne sont pas destinées à provoquer une rébellion contre Dieu. Elles sont destinées à ramener chacun à Christ. Car au final, ce n’est pas une organisation qui jugera nos cœurs. Ce n’est pas un siège administratif qui définira si nous avons été fidèles à Christ. C’est Christ Lui-même.
Et si nous sommes vraiment Ses disciples, alors nous devons revenir à Ses paroles, à Son exemple, à Sa douceur, à Sa miséricorde, à Sa vérité et à Sa loi.
L’Esprit de vérité vous guidera vers toute la vérité — si vous Le laissez faire. (Jean 16:13)
Pour en savoir plus:
Pour aller plus loin, vous pouvez lire l’étude : «** Loi mosaïque et loi de Christ : peut-on être sauvé par la loi ou par la grâce ? ****» **
Cette étude examine plus largement la relation entre la loi mosaïque, la loi de Christ, la grâce et le salut.
↑ Retour au sommaireII. "90 raisons pour suivre la vérité" — s'appliquent-elles à RCG aujourd'hui ?
Par Christophe Binette — ancien ministre de RCG (2017–2024)
En 1993, David C. Pack a donné une série de sermons intitulée 90 Reasons to Follow the Truth — « 90 raisons pour suivre la vérité ». Cette série était liée à son départ de la Global Church of God et à la formation de The Restored Church of God.
Je ne souhaite pas reproduire ici ces sermons, ni les utiliser comme une attaque personnelle. Je les mentionne simplement comme un élément historique important, car ils mettaient en avant un principe que beaucoup d’entre nous ont appris à prendre au sérieux : lorsqu’une personne pense voir la vérité altérée, elle doit examiner les choses devant Dieu, à la lumière des Écritures.
1. Un principe enseigné : suivre la vérité
Le principe d’« examiner toutes choses » ne devrait pas dépendre de l’organisation dans laquelle on se trouve. Il ne devrait pas être valable seulement lorsqu’il est appliqué aux autres. S’il est juste d’examiner une organisation lorsqu’elle semble s’éloigner de la vérité, alors ce même principe doit pouvoir être appliqué partout, y compris à RCG.
L’apôtre Jean écrit :
« N’ajoutez pas foi à tout esprit ; mais éprouvez les esprits, pour savoir s’ils sont de Dieu. » (1 Jean 4:1)
Et Paul nous exhorte :
« Examinez toutes choses ; retenez ce qui est bon. » (1 Thessaloniciens 5:21)
Ces passages montrent que l’examen spirituel n’est pas un acte de rébellion. C’est une responsabilité chrétienne. Examiner ce qui est enseigné, vérifier les fruits produits, comparer les paroles humaines avec les Écritures, tout cela fait partie d’une foi vivante devant Dieu.
Selon ma compréhension de ces sermons, David C. Pack y mettait notamment en avant le danger de l’erreur qui s’accumule dans une organisation. Il y développait aussi l’idée que l’Esprit de Dieu conduit vers la vérité, sans être limité par des frontières institutionnelles ou par une structure administrative.
Ces idées méritent d’être considérées avec sérieux, non parce qu’elles viennent d’un homme, mais parce qu’elles rejoignent un principe biblique : la vérité doit toujours être éprouvée par les Écritures.
2. Une question de cohérence
La question devient donc une question de cohérence. Si ce principe était valable en 1993, pourquoi ne le serait-il plus aujourd’hui ? Si l’on pouvait examiner Global Church of God à l’époque, pourquoi ne pourrait-on pas examiner RCG aujourd’hui ?
La vérité ne change pas selon l’organisation qui l’enseigne. Une question biblique sincère ne devient pas mauvaise simplement parce qu’elle est posée à l’intérieur de RCG. De même, un enseignement ne devient pas vrai simplement parce qu’il vient d’un siège, d’un dirigeant ou d’une structure religieuse. Il doit être examiné à la lumière de la Parole de Dieu.
Paul a averti qu’il est possible d’être :
« Toujours apprenant, et ne pouvant jamais arriver à la connaissance de la vérité. » (2 Timothée 3:7)
Ce verset devrait nous faire réfléchir. Lorsque des enseignements sont régulièrement modifiés, corrigés, développés puis corrigés à nouveau, il est légitime de se demander si cela conduit à une compréhension plus claire de la vérité, ou si cela maintient les croyants dans une attente permanente et une dépendance constante à de nouvelles explications.
Il ne s’agit pas ici de rejeter toute vérité reçue dans le passé. Il ne s’agit pas non plus d’encourager l’amertume, la division ou la rébellion. Il s’agit simplement de poser une question honnête devant Dieu : ce que nous recevons nous rapproche-t-il réellement de Christ, de la paix, de la grâce, de la vérité et de l’Évangile ?
3. Examiner sans peur, revenir à Christ
Lorsqu’un frère ou une sœur est troublé, la réponse biblique n’est pas de l’effrayer ou de le faire taire. La loi de Christ appelle plutôt à restaurer avec douceur et à porter les fardeaux les uns des autres.
Si des membres se sentent confus, fatigués ou spirituellement blessés, cela devrait nous pousser à examiner les fruits produits. Jésus a dit que l’on reconnaît un arbre à ses fruits. Une vérité venant de Dieu devrait conduire à davantage de clarté, de repentance, de foi, d’amour, de paix et d’attachement à Christ.
La question que je pose est donc simple : le principe d’« examiner toutes choses » doit-il s’appliquer seulement aux autres organisations, ou doit-il aussi s’appliquer à RCG ? Si nous avons appris à prouver toutes choses, alors nous devons accepter que ce principe s’applique aussi à nos propres croyances, à nos habitudes, à nos raisonnements et à toute structure humaine qui prétend parler au nom de Dieu.
Examiner ne signifie pas haïr, questionner ne signifie pas abandonner Dieu, et reconnaître une difficulté ne signifie pas rejeter toute vérité. Mais refuser d’examiner par peur, par habitude ou par loyauté institutionnelle peut devenir dangereux pour la conscience du croyant.
La vérité de Dieu n’a pas besoin d’être protégée par la peur. Elle peut être examinée. Elle peut supporter la lumière. Et si elle vient réellement de Dieu, elle nous ramènera toujours à Jésus-Christ.
L’Esprit de vérité conduit vers la vérité — si nous Le laissons faire. (Jean 16:13)
↑ Retour au sommaireIII. Peut-on connaître le jour du retour de Christ ?
Par Christophe Binette — ancien ministre de RCG (2017–2024)
La question du retour de Jésus-Christ est centrale dans la foi chrétienne. Christ a promis de revenir. Les prophéties bibliques annoncent Son retour. Les disciples sont appelés à veiller, à rester sobres, à discerner les temps et à se préparer spirituellement.
Mais une question importante demeure : peut-on connaître le jour précis du retour de Christ ?
Cette question n’est pas secondaire. Elle touche directement à notre rapport à l’autorité, à la prophétie, à la foi, à la peur, et à la manière dont nous recevons les paroles mêmes de Jésus-Christ.
Je me souviens notamment d’une occasion où une date avait été annoncée, ou du moins fortement présentée comme significative, par le pasteur général de RCG. Beaucoup d’entre nous l’avaient prise très au sérieux. Certains avaient veillé toute la nuit, parfois même en costume, dans l’attente de ce qui devait arriver, alors qu’ils devaient reprendre le travail le lendemain.
Ce souvenir m’a marqué. Non pas parce qu’il est mauvais de veiller spirituellement, mais parce qu’il existe une grande différence entre veiller comme Christ l’a commandé et rester éveillé toute une nuit à cause d’une date annoncée par un homme.
C’est pourquoi la question mérite d’être posée honnêtement : peut-on connaître le jour du retour de Christ ? Et si Christ a Lui-même déclaré que personne ne connaît le jour ni l’heure, que devons-nous penser des annonces répétées de dates, de périodes précises ou de calculs prophétiques présentés comme décisifs ?
1. Jésus a clairement dit que personne ne connaît le jour ni l’heure
Christ n’a pas laissé cette question dans l’ambiguïté. Il a déclaré :
« Pour ce qui est du jour et de l’heure, personne ne le sait, ni les anges des cieux, ni le Fils, mais le Père seul. » (Matthieu 24:36)
Il répète la même idée dans l’Évangile de Marc :
« Pour ce qui est du jour ou de l’heure, personne ne le sait, ni les anges dans le ciel, ni le Fils, mais le Père seul. » (Marc 13:32)
Ces paroles sont simples. Jésus ne dit pas : « Personne ne le sait pour l’instant, sauf un homme à la fin des temps. » Il ne dit pas non plus : « Personne ne le sait jusqu’à ce qu’un dirigeant reçoive le calcul final. » Il dit que ce jour et cette heure appartiennent au Père.
Les disciples de Christ doivent donc commencer par respecter cette limite. Si Jésus Lui-même a dit que personne ne connaît le jour ni l’heure, alors toute tentative de fixer une date précise devrait immédiatement nous rendre prudents.
La vraie foi ne consiste pas à aller au-delà de ce que Christ a révélé. La vraie foi consiste à croire ce qu’Il a dit.
2. Veiller ne signifie pas calculer une date
Certains pourraient répondre : « Oui, personne ne connaît le jour ni l’heure, mais nous pouvons peut-être connaître l’année, le mois, la saison, ou presque le moment exact. »
Mais Jésus n’a pas donné Son enseignement pour encourager Ses disciples à chercher une formule cachée. Il l’a donné pour les appeler à veiller en tout temps.
Il a dit :
« Veillez donc, puisque vous ne savez pas quel jour votre Seigneur viendra. » (Matthieu 24:42)
Et encore :
« Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l’heure. » (Matthieu 25:13)
Après Sa résurrection, les disciples ont voulu connaître le calendrier du Royaume. Jésus leur a répondu :
« Ce n’est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. » (Actes 1:7)
Cette réponse est très importante. Jésus ne leur a pas donné une méthode pour calculer la date. Il leur a rappelé que certains temps appartiennent à l’autorité du Père.
Veiller ne veut donc pas dire vivre dans une attente calculée autour d’une date annoncée. Veiller signifie être prêt spirituellement, chaque jour. Cela signifie demeurer fidèle, aimer les frères, pratiquer la justice, garder la foi, porter du fruit, et ne pas laisser notre relation avec Dieu dépendre d’un calendrier prophétique sans cesse révisé.
La vigilance chrétienne n’est pas une obsession de la date. C’est une vie de fidélité.
3. Le danger des dates répétées
Lorsqu’une organisation ou un dirigeant insiste régulièrement sur des dates, des périodes précises ou des calculs prophétiques qui changent ensuite, cela peut produire des fruits spirituellement dangereux.
Au lieu de conduire les membres à la paix, cela peut les maintenir dans une tension permanente. Au lieu de produire une foi stable, cela peut créer une dépendance aux annonces successives. Au lieu de fortifier la confiance en Christ, cela peut pousser les membres à placer leur confiance dans l’interprétation d’un homme.
Et lorsque les dates passent sans que l’événement attendu arrive, la responsabilité peut parfois être renvoyée aux membres : manque de foi, manque de zèle, manque d’unité, manque de prière ou manque de compréhension. Mais est-ce ainsi que Christ a enseigné à Ses disciples d’attendre Son retour ?
L’apôtre Paul a écrit :
« Vous savez bien vous-mêmes que le jour du Seigneur viendra comme un voleur dans la nuit. » (1 Thessaloniciens 5:2)
Un voleur dans la nuit ne vient pas sur rendez-vous annoncé à l’avance. L’image utilisée par Paul confirme l’enseignement de Christ : le retour du Seigneur doit être attendu avec sérieux, sobriété et vigilance, mais non avec la prétention de connaître le jour exact.
La question n’est donc pas : « Quelle est la prochaine date ? » La vraie question est plutôt : suis-je prêt aujourd’hui ? Suis-je en train de vivre selon les paroles de Christ ? Suis-je conduit par la foi, ou par la peur ? Suis-je attaché à Jésus-Christ, ou à des annonces prophétiques changeantes ?
Christ reviendra. C’est certain. Mais Il n’a pas demandé à Ses disciples de deviner le jour. Il leur a demandé de veiller, de persévérer, d’aimer, de servir, et de rester fidèles jusqu’à la fin.
Le danger n’est pas d’attendre le retour de Christ. Le danger est de remplacer l’attente fidèle par une obsession de la date.
Car si Jésus a dit : « Vous ne savez ni le jour ni l’heure », alors le disciple fidèle ne doit pas chercher à être plus précis que son Maître.
↑ Retour au sommaireIV. Pourquoi tout donner à l'Église si Jésus revient tout de suite ?
Par Christophe Binette — ancien ministre de RCG (2017–2024)
La question de l’argent est toujours sensible dans une communauté religieuse. Elle touche à la foi, au sacrifice, à la confiance, à l’obéissance, mais aussi à la conscience personnelle, à la responsabilité familiale et à la liberté devant Dieu.
Dans un contexte où le retour de Christ est présenté comme imminent, une pression particulière peut apparaître. Certains peuvent alors se demander pourquoi garder de l’argent si Jésus revient bientôt, pourquoi épargner, pourquoi penser à l’avenir, ou pourquoi conserver des biens matériels si l’œuvre de Dieu semble avoir besoin de tout maintenant.
Ces questions peuvent sembler spirituelles au premier abord. Mais elles méritent d’être examinées honnêtement à la lumière des Écritures. Car si l’attente du retour de Christ devient un argument pour pousser les membres à donner toujours plus, alors une question importante se pose : s’agit-il encore d’un don libre devant Dieu, ou d’une forme de pression spirituelle fondée sur l’urgence prophétique ?
1. Dieu aime celui qui donne librement, non sous pression
La Bible enseigne clairement la générosité. Donner peut être une expression sincère de foi, d’amour, de gratitude et de soutien à l’œuvre de Dieu. Mais le Nouveau Testament donne aussi un principe très clair :
« Que chacun donne comme il l’a résolu en son cœur, sans tristesse ni contrainte ; car Dieu aime celui qui donne avec joie. » (2 Corinthiens 9:7)
Ce verset est essentiel. Paul ne dit pas que chacun doit donner parce qu’il a peur, parce qu’une date approche, parce qu’il serait accusé de manquer de foi, ou parce qu’il se sentirait coupable de garder quelque chose. Il dit que chacun doit donner « comme il l’a résolu en son cœur ».
Le don chrétien doit donc être volontaire, réfléchi, libre et joyeux. Il ne doit pas être produit par la culpabilité, par la peur, par la pression humaine ou par l’impression que Dieu rejettera quelqu’un s’il ne donne pas assez.
Dans Actes 5, lorsque Pierre parle à Ananias au sujet de la vente d’un bien, il lui dit :
« S’il n’eût pas été vendu, ne te restait-il pas ? Et, après qu’il a été vendu, le prix n’était-il pas à ta disposition ? » (Actes 5:4)
Ce passage est souvent oublié. Le problème d’Ananias n’était pas qu’il n’avait pas tout donné. Le problème était le mensonge. Pierre reconnaît clairement que le bien lui appartenait, et que même après la vente, l’argent restait à sa disposition.
Cela montre un principe important : dans le Nouveau Testament, le don n’est pas présenté comme une confiscation spirituelle des biens personnels. Dieu regarde le cœur, la vérité, la sincérité et la liberté. Donner sous pression n’est pas la même chose que donner par amour.
2. L’urgence prophétique ne doit pas annuler la responsabilité personnelle et familiale
Christ nous demande de veiller. Mais veiller ne signifie pas abandonner toute prudence, toute responsabilité ou toute sagesse pratique. Jésus a dit :
« Lequel de vous, s’il veut bâtir une tour, ne s’assied d’abord pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi la terminer ? » (Luc 14:28)
Ce principe montre que la vie spirituelle n’exclut pas la réflexion, la prévoyance et la responsabilité. L’apôtre Paul va même plus loin lorsqu’il écrit :
« Si quelqu’un n’a pas soin des siens, et principalement de ceux de sa famille, il a renié la foi, et il est pire qu’un infidèle. » (1 Timothée 5:8)
Ce verset est très fort. Il montre que prendre soin de sa famille n’est pas un manque de foi, mais une responsabilité chrétienne.
Donc, si une personne donne au point de négliger ses obligations familiales, ses besoins essentiels, ses dettes, sa santé, son logement ou l’avenir de ses enfants, il faut poser une question sérieuse : est-ce vraiment ce que Dieu demande ?
Jésus a condamné les traditions religieuses qui permettaient à quelqu’un de déclarer ses biens « consacrés à Dieu » tout en négligeant ses parents :
« Vous annulez ainsi la parole de Dieu par votre tradition. » (Marc 7:13)
Cela devrait nous faire réfléchir. Une organisation religieuse ne devrait jamais encourager une forme de sacrifice qui conduit les personnes à négliger les responsabilités que Dieu Lui-même leur a données.
L’attente du retour de Christ ne supprime pas le devoir de sagesse. Elle devrait nous rendre plus fidèles, plus sobres, plus aimants et plus responsables, non plus vulnérables à la pression.
3. Une date imminente peut devenir une source de pression
Lorsque le retour de Christ est présenté comme extrêmement proche, presque immédiat, il devient facile de penser que l’argent ne servira bientôt plus, qu’il n’est plus nécessaire d’épargner, ou que garder une réserve pourrait être un signe de manque de foi. Une personne peut alors se demander si elle résiste à Dieu simplement parce qu’elle souhaite rester prudente ou protéger sa famille.
Ce raisonnement peut devenir dangereux lorsque l’urgence prophétique est utilisée pour encourager des sacrifices financiers toujours plus grands. Christ a certes enseigné le détachement des richesses, mais Il n’a jamais enseigné que Ses disciples devaient être poussés à donner par des dates, par la peur, ou par une pression constante autour de l’imminence de Son retour.
Jésus a dit :
« Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. » (Matthieu 6:33)
Chercher le Royaume d’abord ne signifie pas perdre toute sagesse. Cela signifie mettre Dieu au centre de nos décisions, y compris dans notre manière de donner.
Paul a aussi écrit :
« Ce n’est pas, en effet, pour que les autres soient soulagés et que vous soyez dans la gêne. » (2 Corinthiens 8:13)
Ce principe est important. Le don chrétien ne devrait pas créer une situation où certains sont soulagés pendant que d’autres sont écrasés.
Si une personne donne librement, avec joie, selon sa conscience, et sans négliger ses responsabilités, cela peut être un acte de foi sincère. Mais si elle donne parce qu’elle croit que Christ revient à une date proche, parce qu’elle a peur de ne pas être protégée, parce qu’elle craint d’être jugée comme tiède, ou parce qu’elle se sent spirituellement inférieure si elle garde une réserve, alors il faut se demander si ce don vient vraiment de la foi ou s’il vient de la peur.
La vraie générosité chrétienne naît de l’amour. Elle ne doit pas être arrachée par la pression prophétique. La vraie foi ne consiste pas à vider ses comptes parce qu’une date approche. Elle consiste à suivre Christ chaque jour, avec vérité, sagesse, amour et bonne conscience devant Dieu.
La question n’est donc pas : « Combien puis-je donner pour prouver ma foi ? » La vraie question est plutôt : est-ce que je donne librement, joyeusement, avec sagesse, et devant Dieu, ou est-ce que je donne sous pression, par peur, ou parce que l’on m’a fait croire que tout allait finir immédiatement ?
Christ reviendra. Mais en attendant Son retour, Il nous demande d’être fidèles, sobres, responsables, miséricordieux et conduits par l’amour.
Et Dieu aime celui qui donne avec joie, non celui qui donne parce qu’il a été mis sous pression.
↑ Retour au sommaireV. Y a-t-il une seule Église de Dieu ?
Par Christophe Binette — ancien ministre de RCG (2017–2024)
La question de l’Église est fondamentale. Beaucoup de groupes religieux affirment être « la seule vraie Église », « la seule organisation de Dieu », ou « le seul endroit où Dieu travaille réellement aujourd’hui ».
Mais avant d’accepter une telle affirmation, il faut revenir à une question plus simple : qu’est-ce que l’Église de Dieu selon la Bible ? Est-elle d’abord une organisation humaine, un siège administratif, une structure juridique ou une corporation enregistrée dans un pays ? Ou bien est-elle quelque chose de plus profond, de plus spirituel, et de plus directement lié à Jésus-Christ ?
Cette question est importante, car si nous confondons l’Église de Dieu avec une organisation humaine, alors quitter une organisation peut être présenté comme quitter Dieu Lui-même. Mais est-ce vraiment ce que la Bible enseigne ?
1. L’Église de Dieu n’est pas d’abord une organisation humaine
Dans le Nouveau Testament, le mot traduit par « Église » vient du grec ekklēsia. Il désigne une assemblée, un peuple appelé, une communauté de personnes convoquées ou mises à part.
L’Église n’est donc pas d’abord un bâtiment, une adresse, un siège administratif, une structure légale ou une organisation humaine. L’Église, ce sont les personnes que Dieu appelle, qui appartiennent à Christ, et qui sont conduites par Son Esprit.
Jésus a dit :
« Je bâtirai mon Église, et les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. » (Matthieu 16:18)
Remarquons bien que Jésus n’a pas dit qu’un homme bâtirait Son Église. Il n’a pas dit non plus qu’une corporation humaine serait automatiquement Son Église. Il a dit : « Je bâtirai mon Église. »
L’Église appartient donc à Christ. Elle n’appartient pas à un dirigeant humain, à un siège, à un conseil, à une organisation ou à une marque religieuse.
Paul écrit également :
« Vous êtes le corps de Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part. » (1 Corinthiens 12:27)
L’Église est le corps de Christ. Et un corps vivant ne peut pas être réduit à une structure administrative.
Une organisation peut servir l’Église. Elle peut aider à organiser des assemblées, des enseignements, des publications, des œuvres ou des services. Mais une organisation n’est pas automatiquement l’Église elle-même.
L’Église de Dieu, ce sont les croyants que Dieu a appelés, qui appartiennent à Christ, qui reçoivent Son Esprit, et qui cherchent à Lui obéir avec foi, amour et vérité.
2. Il y a un seul corps, mais cela ne signifie pas une seule organisation humaine
La Bible enseigne clairement qu’il y a un seul corps spirituel. Paul écrit :
« Il y a un seul corps et un seul Esprit, comme aussi vous avez été appelés à une seule espérance par votre vocation. » (Éphésiens 4:4)
Il écrit aussi :
« Nous avons tous, en effet, été baptisés dans un seul Esprit, pour former un seul corps. » (1 Corinthiens 12:13)
Oui, il y a un seul corps de Christ. Mais ce corps est spirituel. Il est formé par l’Esprit de Dieu, non par une inscription administrative dans une organisation humaine.
C’est ici que la confusion peut devenir dangereuse. Dire qu’il y a un seul corps de Christ est biblique. Mais dire que ce seul corps correspond obligatoirement à une seule organisation humaine précise est une conclusion qui doit être prouvée par les Écritures, et non simplement affirmée par une autorité religieuse.
Dans le Nouveau Testament, les croyants étaient répartis dans plusieurs villes : Jérusalem, Antioche, Corinthe, Éphèse, Rome, Galatie, Thessalonique, Philippes et Colosses. Ils formaient ensemble l’Église de Dieu, mais ils n’étaient pas décrits comme une corporation unique centralisée au sens moderne.
Paul parle de « l’Église de Dieu qui est à Corinthe » :
« À l’Église de Dieu qui est à Corinthe… » (1 Corinthiens 1:2)
Il parle aussi des « Églises de Dieu » :
« Car vous, frères, vous êtes devenus les imitateurs des Églises de Dieu qui sont en Jésus-Christ dans la Judée. » (1 Thessaloniciens 2:14)
Cela montre qu’il peut y avoir plusieurs assemblées locales, plusieurs groupes de croyants, plusieurs communautés, tout en appartenant au même Dieu et au même corps spirituel.
L’unité de l’Église n’est donc pas premièrement administrative. Elle est spirituelle. Elle est fondée sur Christ, sur l’Esprit de Dieu, sur la foi, sur la vérité, sur l’amour et sur l’obéissance à Dieu.
3. Nous sommes l’Église de Dieu si nous appartenons à Christ
La Bible ne présente pas l’Église comme une organisation extérieure à laquelle les croyants appartiennent simplement comme des membres d’un club. Elle présente les croyants eux-mêmes comme la maison, le temple et le corps de Dieu.
Paul écrit :
« Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? » (1 Corinthiens 3:16)
Pierre écrit également :
« Vous-mêmes, comme des pierres vivantes, édifiez-vous pour former une maison spirituelle. » (1 Pierre 2:5)
Ces passages sont très importants. Ils montrent que l’Église de Dieu n’est pas seulement un lieu où l’on va, une organisation que l’on rejoint, ou un nom que l’on porte. L’Église de Dieu, ce sont les personnes appelées par Dieu, habitées par Son Esprit, attachées à Christ, et édifiées ensemble comme une maison spirituelle.
Cela ne signifie pas que l’assemblée, l’ordre, le ministère, l’enseignement ou la communion fraternelle ne comptent pas. La Bible encourage clairement les croyants à s’assembler, à s’exhorter, à servir, à recevoir de l’enseignement et à marcher ensemble.
Mais il y a une différence immense entre dire que les chrétiens doivent chercher la communion fraternelle et l’ordre spirituel, et dire que quitter une organisation précise revient nécessairement à quitter l’Église de Dieu. Cette dernière affirmation est extrêmement grave, car elle place une organisation humaine à un niveau qui appartient à Christ seul.
Jésus est la tête de l’Église :
« Il est la tête du corps de l’Église. » (Colossiens 1:18)
Si Christ est la tête, alors aucune organisation humaine ne peut prendre Sa place dans la conscience du croyant. Quitter une organisation humaine n’est pas automatiquement quitter Dieu. Quitter un siège administratif n’est pas automatiquement quitter Christ. Quitter une structure religieuse n’est pas automatiquement quitter l’Église de Dieu.
La vraie question est plutôt de savoir si nous sommes encore attachés à Christ, si nous demeurons dans Sa parole, si nous cherchons la vérité, si nous pratiquons l’amour, si nous sommes conduits par l’Esprit de Dieu, et si nous désirons vivre comme des membres fidèles du corps de Christ.
L’Église de Dieu n’est pas simplement « là-bas », dans une structure extérieure. Si nous appartenons à Christ, si Son Esprit habite en nous, et si nous marchons dans la vérité et l’amour, alors nous faisons partie de Son Église.
Nous ne devons donc pas confondre fidélité à Dieu et fidélité inconditionnelle à une organisation humaine. Une organisation peut changer, un siège peut se tromper, et des dirigeants peuvent faillir. Mais Christ demeure la tête de Son Église, et Son Église, ce sont ceux qui Lui appartiennent.
La question n’est donc pas seulement : « Quelle organisation affirme être l’Église de Dieu ? » La vraie question est plus profonde : qui appartient réellement à Christ, marche selon Son Esprit, demeure dans Sa parole, et pratique Sa loi d’amour ?
Car l’Église de Dieu n’est pas une propriété humaine. Elle est le corps vivant de Christ.
↑ Retour au sommaireVI. L'amour fraternel : le signe distinctif des disciples de Christ
Par Christophe Binette — ancien ministre de RCG (2017–2024)
Jésus n’a pas dit que Ses disciples seraient principalement reconnus par leur connaissance prophétique, leur appartenance à une organisation, leur zèle apparent, leur structure de gouvernement, ou leur capacité à défendre une doctrine.
Il a donné un signe beaucoup plus simple, mais aussi beaucoup plus exigeant :
« À ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. » (Jean 13:35)
L’amour fraternel n’est donc pas un détail secondaire. Il est le signe visible d’une véritable vie de disciple.
Cela ne veut pas dire que la doctrine ne compte pas, que la vérité n’a pas d’importance, ou que l’obéissance peut être remplacée par des sentiments humains. Mais cela signifie que la vérité de Christ ne peut jamais être séparée de l’amour de Christ.
Si une Église parle beaucoup de vérité, mais produit principalement la peur, la méfiance, la dureté, l’isolement et le jugement, alors il faut poser une question sérieuse : est-ce vraiment le fruit de l’Esprit de Dieu ?
1. L’amour fraternel est le commandement central donné par Christ
Avant Sa mort, Jésus a donné à Ses disciples un commandement nouveau :
« Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. » (Jean 13:34)
Ce commandement est central parce qu’il révèle le cœur même de Christ. Jésus ne dit pas seulement : « Aimez-vous les uns les autres. » Il ajoute : « comme je vous ai aimés. » C’est cela qui rend ce commandement si profond.
Nous ne sommes pas appelés à aimer selon notre propre mesure, selon notre humeur, selon notre confort, ou selon les règles d’un groupe. Nous sommes appelés à aimer comme Christ a aimé.
Christ a porté les faibles, accueilli ceux qui étaient brisés, corrigé avec vérité mais aussi avec miséricorde, cherché les brebis perdues, lavé les pieds de Ses disciples, prié pour ceux qui Le crucifiaient, et donné Sa vie pour Ses amis. Voilà le modèle.
L’amour fraternel n’est donc pas simplement être cordial le sabbat, sourire dans une assemblée, ou appeler quelqu’un « frère » ou « sœur ». Il se voit surtout dans la manière dont nous traitons les personnes lorsqu’elles sont faibles, troublées, blessées, isolées, en désaccord, ou en train de partir. C’est souvent dans ces moments-là que le vrai fruit apparaît.
2. L’amour fraternel ne disparaît pas lorsqu’un frère pose des questions
Dans une communauté vraiment conduite par l’amour de Christ, une question sincère ne devrait pas être immédiatement perçue comme une menace. Un doute ne devrait pas être automatiquement interprété comme de la rébellion. Une conscience troublée ne devrait pas être écrasée au nom de l’unité. Une personne blessée ne devrait pas être traitée comme un danger simplement parce qu’elle exprime une souffrance.
La Bible dit :
« Supportez-vous les uns les autres, et, si l’un a sujet de se plaindre de l’autre, pardonnez-vous réciproquement. » (Colossiens 3:13)
Paul écrit aussi :
« Accueillez celui qui est faible dans la foi, et ne discutez pas sur les opinions. » (Romains 14:1)
Ces passages montrent une attitude très différente de la suspicion permanente. L’amour fraternel ne signifie pas accepter toutes les erreurs ni abandonner la vérité. Mais il signifie traiter les personnes avec patience, douceur et respect devant Dieu.
Si un frère pose une question, l’amour l’écoute. Si une sœur est troublée, l’amour cherche à comprendre. Si une personne est faible, l’amour la porte. Si quelqu’un s’éloigne, l’amour prie. Si quelqu’un souffre, l’amour ne l’accuse pas immédiatement.
C’est là que la loi de Christ rejoint directement l’amour fraternel :
« Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ. » (Galates 6:2)
Porter un fardeau, ce n’est pas ajouter du poids sur les épaules d’une personne déjà fatiguée. Ce n’est pas la faire sentir coupable d’être faible. Ce n’est pas l’isoler parce qu’elle ne comprend pas tout. Porter un fardeau, c’est s’approcher avec compassion, écouter, aider, prier, restaurer avec douceur, et aimer comme Christ a aimé.
3. Sans amour fraternel, la vérité devient dure et la religion devient peur
La Bible nous avertit clairement : on peut avoir de la connaissance, du zèle, des sacrifices, et même une apparence de foi, mais sans amour, tout cela perd sa valeur devant Dieu.
Paul écrit :
« Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas l’amour, je suis un airain qui résonne, ou une cymbale qui retentit. » (1 Corinthiens 13:1)
Il ajoute :
« Quand j’aurais le don de prophétie, la science de tous les mystères et toute la connaissance, quand j’aurais même toute la foi jusqu’à transporter des montagnes, si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien. » (1 Corinthiens 13:2)
Ces versets sont extrêmement forts. Paul ne dit pas que la connaissance est mauvaise, que la foi est inutile, ou que la prophétie n’a aucune valeur. Il dit que sans amour, même les choses les plus impressionnantes spirituellement deviennent vides.
Cela devrait nous faire réfléchir. Une Église peut parler de prophétie, de gouvernement, d’obéissance, de vérité et de zèle. Mais si l’amour fraternel n’est pas visible dans la manière dont les membres sont traités, alors quelque chose d’essentiel manque.
Paul décrit l’amour comme patient, plein de bonté, ne cherchant pas son intérêt, ne s’irritant pas facilement, ne soupçonnant pas le mal, se réjouissant de la vérité, supportant tout, croyant tout, espérant tout et endurant tout. C’est cela que 1 Corinthiens 13 place au cœur de la vie chrétienne.
La question devient donc personnelle : l’amour fraternel est-il réellement visible dans votre congrégation ? Les faibles sont-ils portés ou jugés ? Les personnes troublées sont-elles écoutées ou mises à distance ? Les membres qui partent sont-ils aimés, ou immédiatement considérés comme dangereux ? Les questions sincères sont-elles accueillies avec patience, ou traitées comme un manque de soumission ? Les responsables servent-ils comme Christ a servi, ou gouvernent-ils principalement par la peur ?
Jésus a dit que Ses disciples seraient reconnus à l’amour qu’ils ont les uns pour les autres. Pas simplement à leur nom, à leur organisation, à leurs publications ou à leur compréhension prophétique, mais à leur amour.
Et si l’amour fraternel disparaît, alors même la vérité peut être utilisée d’une manière qui ne reflète plus l’esprit de Christ.
La vraie question n’est donc pas seulement : « Sommes-nous dans la bonne Église ? » La vraie question est plus profonde : sommes-nous reconnaissables comme disciples de Christ par l’amour que nous avons les uns pour les autres ?
Car selon Jésus, c’est là le signe distinctif de Ses disciples.
↑ Retour au sommaireVII. La correction publique : ce que dit vraiment la Bible
Par Christophe Binette — ancien ministre de RCG (2017–2024)
La correction est un sujet important dans la vie chrétienne. Dieu corrige ceux qu’Il aime. Christ corrige Son Église. Les ministres peuvent parfois être amenés à avertir, reprendre, exhorter et protéger le troupeau.
Mais une question essentielle doit être posée : la Bible autorise-t-elle la correction publique comme moyen d’humilier, de faire peur, ou de briser quelqu’un devant les autres ?
La correction biblique a un but : restaurer, protéger, instruire et ramener à Dieu. Elle ne doit jamais devenir un spectacle, une démonstration d’autorité humaine, ou un moyen de faire taire des questions sincères.
C’est pourquoi il faut examiner ce que la Bible dit réellement.
1. La correction biblique commence par la douceur et la restauration
Paul écrit :
« Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté. » (Galates 6:1)
Ce verset est fondamental. Paul ne dit pas d’exposer publiquement une personne, de l’humilier devant les autres, ou de faire d’elle un exemple pour que les autres aient peur. Il dit de la redresser avec un esprit de douceur.
Le but de la correction chrétienne n’est donc pas d’écraser la personne, mais de la restaurer. Celui qui corrige doit aussi prendre garde à lui-même, car il pourrait tomber à son tour. Cela exige de l’humilité, de la prudence, de la compassion et une vraie crainte de Dieu.
Christ a donné le même principe dans Matthieu 18 :
« Si ton frère a péché, va et reprends-le entre toi et lui seul. » (Matthieu 18:15)
Remarquons l’ordre donné par Jésus : la première démarche se fait en privé. Elle n’est pas publique, elle n’est pas devant toute l’assemblée, et elle n’est pas destinée à créer une pression collective. Elle se fait « entre toi et lui seul ».
Pourquoi ? Parce que l’objectif est de gagner son frère, non de le perdre.
Jésus ajoute :
« S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. » (Matthieu 18:15)
Voilà le cœur de la correction biblique : gagner le frère. Une correction qui détruit, humilie ou fait peur n’est pas conforme à l’esprit de Christ. Même lorsqu’une correction est nécessaire, elle doit refléter la douceur, la patience et le désir sincère de restaurer.
2. La correction publique existe, mais elle répond à des cas précis
La Bible ne dit pas qu’aucune correction publique n’est jamais possible. Il existe des cas où une situation publique doit être traitée publiquement, surtout lorsqu’un péché est manifeste, persistant, scandaleux, ou qu’il met l’Église en danger.
Paul écrit à Timothée :
« Ceux qui pèchent, reprends-les devant tous, afin que les autres aussi éprouvent de la crainte. » (1 Timothée 5:20)
Mais ce verset doit être lu dans son contexte. Paul parle ici du traitement des anciens, après avoir donné cette instruction :
« Ne reçois point d’accusation contre un ancien, si ce n’est sur la déposition de deux ou trois témoins. » (1 Timothée 5:19)
Il ne s’agit donc pas d’un droit général d’exposer quelqu’un publiquement dès qu’il pose une question, exprime une réserve, ou ne comprend pas une décision. Paul parle d’un contexte sérieux, avec des accusations établies, des témoins, et une faute réelle.
La correction publique n’est pas un outil destiné à protéger une autorité humaine contre toute remise en question. Elle sert à traiter un péché réel et à protéger l’Église lorsque la situation l’exige.
Il y a donc une différence importante entre corriger publiquement un péché manifeste et humilier publiquement quelqu’un parce qu’il a posé une question sincère. Il y a aussi une différence entre protéger le troupeau et faire peur au troupeau. Même lorsqu’une correction publique devient nécessaire, elle doit rester juste, proportionnée, fondée sur des faits, et conduite dans l’esprit de Christ.
Paul donne aussi cette instruction :
« Prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, reprends, censure, exhorte, avec toute douceur et en instruisant. » (2 Timothée 4:2)
Même la réprimande doit donc être accompagnée de douceur, de patience et d’instruction.
3. Une correction qui produit principalement la peur doit être examinée
La correction biblique doit produire un fruit spirituel : repentance, restauration, humilité, guérison, paix avec Dieu, et retour à la vérité. Mais lorsqu’une correction est exercée de manière dure, publique ou humiliante, elle peut produire d’autres fruits : peur, silence, confusion, honte, méfiance, et obéissance extérieure sans transformation du cœur.
La Bible dit :
« La crainte n’est pas dans l’amour, mais l’amour parfait bannit la crainte ; car la crainte suppose un châtiment. » (1 Jean 4:18)
Si une assemblée apprend principalement à se taire par peur d’être exposée, il faut se demander si cela reflète vraiment l’amour parfait dont parle Jean. Si des ministres ou des membres n’osent plus poser de questions sincères par crainte d’être repris publiquement, il faut se demander si cela reflète vraiment l’esprit de Galates 6:1. Et si la correction devient un moyen de préserver une image d’autorité plutôt qu’un moyen de restaurer une âme, il faut se demander si elle reflète encore la correction de Christ.
Jésus a averti Ses disciples contre une forme d’autorité dure et dominatrice :
« Vous savez que les chefs des nations les tyrannisent, et que les grands les asservissent. Il n’en sera pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur. » (Matthieu 20:25-26)
L’autorité dans l’Église ne doit donc pas ressembler à une domination humaine. Elle doit ressembler au service de Christ.
La vraie correction chrétienne n’est pas destinée à humilier, à produire la peur, à écraser la conscience ou à détruire la personne. Elle doit unir la vérité avec l’amour, la fermeté avec la douceur, l’autorité avec l’humilité, et la justice avec la miséricorde.
La question devient donc personnelle : la correction que vous voyez autour de vous produit-elle la restauration ou la peur ? Produit-elle l’amour de la vérité ou le silence forcé ? Protège-t-elle réellement les brebis, ou protège-t-elle surtout l’image de l’autorité ? Cherche-t-elle à gagner le frère, comme Christ l’a enseigné, ou à faire un exemple devant les autres ?
La Bible enseigne bien la correction. Mais elle enseigne une correction conduite par l’Esprit de Christ. Or l’Esprit de Christ ne corrige pas pour humilier. Il corrige pour sauver, relever et restaurer.
↑ Retour au sommaireVIII. "Garder le silence" : la peur est-elle compatible avec l'Esprit de Dieu ?
Par Christophe Binette — ancien ministre de RCG (2017–2024)
Dans une communauté chrétienne, il peut exister des moments où le silence est sage. La Bible enseigne la prudence, la maîtrise de soi, le respect, l’humilité et le fait de ne pas parler à la légère.
Mais il y a une grande différence entre le silence choisi par sagesse et le silence imposé par la peur. Lorsqu’un membre garde le silence parce qu’il veut éviter les disputes inutiles, c’est une chose. Mais lorsqu’un membre garde le silence parce qu’il a peur d’être repris, humilié, étiqueté comme rebelle, suspecté de manquer de foi, ou séparé de ses frères et sœurs, c’est autre chose.
La question mérite donc d’être posée : la peur est-elle compatible avec l’Esprit de Dieu ? Et si une communauté produit un climat où les questions sincères sont étouffées, où les consciences sont retenues, et où beaucoup n’osent plus parler honnêtement, peut-on vraiment dire que cet esprit vient de Christ ?
1. Dieu ne donne pas un esprit de peur
L’apôtre Paul écrit :
« Car ce n’est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de sagesse. » (2 Timothée 1:7)
Ce verset est fondamental. L’Esprit de Dieu ne produit pas une peur paralysante. Il ne conduit pas les enfants de Dieu à vivre dans l’intimidation, la méfiance ou la crainte constante d’être exposés.
L’Esprit de Dieu produit la force, l’amour et la sagesse. Il donne la force de rester fidèle à Dieu, l’amour nécessaire pour parler avec humilité et patience, et la sagesse pour discerner quand parler, comment parler, et dans quel esprit parler.
La peur, elle, produit autre chose. Elle pousse à se taire même lorsque la conscience est troublée. Elle pousse à faire semblant d’être d’accord. Elle pousse à éviter les questions importantes. Elle pousse à protéger une apparence d’unité, même lorsque le cœur est inquiet.
Mais une unité fondée sur la peur n’est pas l’unité de l’Esprit. La vraie unité chrétienne ne repose pas sur le silence forcé. Elle repose sur la vérité, l’amour, la confiance, la patience et la présence de l’Esprit de Dieu.
2. La vérité ne craint pas les questions sincères
Jésus a dit :
« Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira. » (Jean 8:32)
La vérité libère. Elle n’a pas besoin d’être protégée par la peur. Elle n’a pas besoin d’interdire les questions honnêtes. Elle n’a pas besoin de faire taire les consciences sincères.
Si quelque chose est vrai, alors il doit pouvoir être examiné. Si une doctrine est biblique, alors elle doit pouvoir être éprouvée par les Écritures. Si une décision est juste, alors elle doit pouvoir être expliquée avec humilité. Et si une autorité vient réellement de Christ, alors elle ne devrait pas craindre la lumière.
Les Béréens sont loués dans la Bible parce qu’ils examinaient les Écritures pour vérifier ce qui leur était enseigné :
« Ils reçurent la parole avec beaucoup d’empressement, et ils examinaient chaque jour les Écritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact. » (Actes 17:11)
Ils n’ont pas été condamnés pour avoir vérifié. Ils n’ont pas été accusés de manquer de soumission. Ils n’ont pas été présentés comme dangereux parce qu’ils comparaient l’enseignement reçu avec les Écritures. Au contraire, leur attitude est présentée comme noble. Cela devrait nous faire réfléchir.
Si l’on enseigne aux membres à « prouver toutes choses », mais qu’en pratique certaines questions deviennent dangereuses, alors il y a une contradiction. Si l’on encourage l’examen biblique seulement tant que les conclusions soutiennent l’organisation, mais que les mêmes questions deviennent suspectes lorsqu’elles révèlent une difficulté réelle, alors il ne s’agit plus vraiment de prouver toutes choses. Il s’agit plutôt de prouver ce qui est autorisé.
Mais la vérité de Dieu n’a pas besoin de ce type de protection.
3. Le silence imposé peut devenir une forme de captivité spirituelle
Il existe un silence qui protège la paix. Mais il existe aussi un silence qui détruit l’âme.
Lorsque quelqu’un ne peut plus exprimer une inquiétude honnête sans craindre d’être jugé, il n’est plus libre. Lorsque quelqu’un ne peut plus poser une question biblique sans craindre d’être considéré comme rebelle, il n’est plus réellement encouragé à chercher la vérité. Et lorsque quelqu’un ne peut plus suivre sa conscience devant Dieu parce qu’il craint la réaction de l’organisation, sa conscience n’est plus respectée.
Paul écrit :
« C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude. » (Galates 5:1)
Cette liberté n’est pas une liberté de pécher. Ce n’est pas une liberté de mépriser l’ordre, l’enseignement ou la correction. C’est la liberté de servir Dieu avec une conscience droite. C’est la liberté d’obéir à Christ avant les hommes. C’est la liberté de marcher dans la vérité, sans être dominé par la peur humaine.
Les apôtres ont dit :
« Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. » (Actes 5:29)
Ce principe reste vrai. Aucune organisation humaine ne doit prendre la place de Dieu dans la conscience d’un croyant. Aucun dirigeant humain ne doit devenir la voix qui écrase toute réflexion personnelle devant Dieu. Aucune peur institutionnelle ne doit remplacer la paix que Christ donne à Ses disciples.
Jésus a dit :
« Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble point, et ne s’alarme point. » (Jean 14:27)
La paix de Christ n’est pas la paix apparente d’un groupe où personne n’ose parler. La paix de Christ est une paix profonde, fondée sur la vérité, l’amour et la confiance en Dieu.
La question devient donc personnelle : gardez-vous le silence par sagesse, ou par peur ? Êtes-vous libre de poser des questions bibliques sincères, de suivre votre conscience devant Dieu, et de dire qu’une chose vous trouble sans craindre d’être immédiatement suspecté ? Ressentez-vous l’Esprit de force, d’amour et de sagesse, ou principalement la peur de mal parler, de mal penser, ou d’être mal vu ?
Ces questions ne sont pas destinées à encourager la rébellion, le désordre ou l’amertume. Elles sont destinées à ramener chacun devant Dieu, devant Christ, devant les Écritures, et devant sa propre conscience.
Car le silence imposé par la peur n’est pas le fruit de l’Esprit de Dieu. L’Esprit de Dieu conduit à la vérité. Et la vérité rend libre.
↑ Retour au sommaireIX. Après RCG : comment retrouver la paix et la grâce ?
Par Christophe Binette — ancien ministre de RCG (2017–2024)
Quitter une organisation religieuse dans laquelle on a investi des années de sa vie n’est pas une chose légère. Ce n’est pas simplement changer d’assemblée ou tourner une page. Pour beaucoup, cela touche à l’identité, à la foi, aux amitiés, à la famille spirituelle, aux sacrifices faits, aux années données, aux décisions prises, et parfois même à la relation avec Dieu.
Après RCG, certains peuvent ressentir de la paix. D’autres peuvent ressentir de la peur, de la culpabilité, de la confusion, de la colère, de la tristesse, ou un profond sentiment de vide. Ces réactions ne signifient pas nécessairement que vous avez abandonné Dieu. Elles signifient peut-être simplement que vous avez besoin de guérir.
La vraie question n’est donc pas seulement : « Que dois-je faire maintenant ? » Elle est aussi plus profonde : comment retrouver Christ, Sa paix, Sa grâce et Sa voix, sans la peur, sans la pression, et sans la confusion ?
1. Quitter une organisation humaine ne signifie pas quitter Dieu
L’une des plus grandes peurs après avoir quitté RCG peut être celle-ci : ai-je quitté Dieu ? Ai-je quitté la seule vraie Église ? Ai-je perdu ma place dans le plan de Dieu ?
Mais il faut revenir à une vérité fondamentale : Christ n’est pas prisonnier d’une organisation humaine.
Jésus a dit :
« Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. » (Jean 10:11)
Il n’a pas dit que l’organisation était le bon berger. Il n’a pas dit que le siège administratif était le bon berger. Il n’a pas dit qu’un dirigeant humain était le bon berger. Il a dit : « Je suis le bon berger. »
Si vous appartenez à Christ, alors votre relation avec Dieu ne dépend pas d’abord d’une structure humaine. Elle dépend de Christ Lui-même.
Jésus a aussi dit :
« Mes brebis entendent ma voix ; je les connais, et elles me suivent. » (Jean 10:27)
Le cœur de la vie chrétienne est là : entendre la voix de Christ et Le suivre. Quitter une organisation humaine ne signifie donc pas automatiquement quitter Dieu. Cela peut, au contraire, devenir le début d’un retour plus profond vers Christ, vers Sa parole, vers Sa grâce, et vers une foi moins fondée sur la peur.
La vraie question n’est pas simplement de savoir si vous êtes encore dans une organisation. La vraie question est de savoir si vous êtes encore attaché à Christ, si vous cherchez Sa voix, si vous demeurez dans Sa parole, si vous voulez marcher dans la vérité, aimer Dieu et votre prochain, et être conduit par Son Esprit.
Si tel est votre désir, alors votre histoire avec Dieu n’est pas terminée.
2. Et si cette période était une épreuve permise par Dieu ?
Il faut aussi considérer une autre possibilité : et si cette période était une épreuve permise par Dieu ?
Dieu ne veut pas seulement que nous appartenions à un groupe. Il veut que nous grandissions, que nous mûrissions, que nous apprenions à discerner, et que nous mettions réellement la vérité au-dessus de tout.
Dans la vie chrétienne, Dieu peut permettre des situations difficiles pour révéler ce qui est réellement dans notre cœur. Il peut permettre que nous soyons testés, éprouvés ou secoués, afin de voir ce qui compte le plus pour nous. Sommes-nous attachés à Christ, ou seulement à une organisation ? Sommes-nous attachés à la vérité, ou seulement à notre confort spirituel ? Sommes-nous prêts à perdre une sécurité apparente, une réputation, ou même certaines relations, si cela devient nécessaire pour rester fidèles à Dieu ?
En entrant dans RCG, beaucoup d’entre nous ont déjà fait ce sacrifice une première fois. Nous avons parfois perdu des amis, créé des tensions avec notre famille, renoncé à certaines choses, parce que nous pensions suivre la vérité.
Mais une question difficile mérite d’être posée : et si, aujourd’hui, l’épreuve n’était pas de rester dans l’organisation à tout prix, mais de discerner devant Dieu s’il faut en sortir pour rester fidèle à Christ ? Et si cette nouvelle épreuve consistait précisément à choisir la vérité au-dessus de l’organisation, même lorsque cela coûte des relations, une sécurité spirituelle apparente, et une partie de notre ancienne identité ?
C’est une question difficile. Mais elle mérite d’être examinée honnêtement.
La Bible dit :
« Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées. » (Matthieu 26:31 ; Zacharie 13:7)
Ce passage s’accomplit d’abord dans le contexte de Christ et de Ses disciples. Il ne faut donc pas l’utiliser à la légère ni l’appliquer mécaniquement à toute situation moderne. Mais le principe spirituel reste sérieux : lorsqu’une autorité spirituelle est ébranlée, les brebis peuvent être dispersées, troublées, désorientées et mises à l’épreuve.
Dans ces moments-là, la vraie question n’est pas simplement : « Où sont les autres brebis ? » La vraie question est plutôt : est-ce que je continue à suivre le vrai Berger ?
Jésus-Christ est le bon Berger. Si une structure humaine est secouée, si des membres sont dispersés, si des relations changent, si des certitudes s’effondrent, Christ, Lui, demeure.
Cette épreuve peut donc devenir un moment de purification spirituelle. Non pas pour abandonner Dieu, mais pour revenir à Lui plus profondément. Non pas pour rejeter toute foi, mais pour distinguer la foi véritable de la dépendance à une organisation. Non pas pour devenir amer, mais pour apprendre à suivre Christ même lorsque cela coûte quelque chose.
Car au final, Dieu peut permettre que nous soyons éprouvés pour révéler ce qui est le plus important pour nous : la sécurité d’un groupe ou la vérité, l’approbation des hommes ou l’approbation de Dieu, la peur de perdre des relations ou la fidélité à Christ.
3. Retrouver la grâce après des années de pression spirituelle
Après avoir vécu longtemps dans un environnement religieux très exigeant, il peut être difficile de recevoir simplement la grâce de Dieu.
On peut avoir l’impression de ne jamais faire assez : ne jamais prier assez, ne jamais donner assez, ne jamais obéir assez, ne jamais comprendre assez, ne jamais être assez zélé, ne jamais être assez soumis. Mais l’Évangile ne commence pas par notre performance. Il commence par la grâce de Dieu.
Paul écrit :
« Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. » (Éphésiens 2:8)
La grâce ne signifie pas que l’obéissance n’a aucune importance. Elle ne signifie pas que la vérité n’a aucune importance. Elle ne signifie pas que le péché devient acceptable. Mais elle signifie que Dieu ne nous sauve pas parce que nous avons parfaitement réussi à vivre sous pression. Il nous sauve par Sa bonté, Sa miséricorde, Son amour et Son œuvre en Jésus-Christ.
Jésus a dit :
« Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. » (Matthieu 11:28)
Remarquons bien que Jésus n’a pas dit : « Venez à moi et je vous donnerai davantage de pression. » Il a dit : « Je vous donnerai du repos. »
Ce repos ne signifie pas l’inactivité spirituelle. Il signifie la fin d’une relation avec Dieu dominée par la peur, la culpabilité constante et l’impression de ne jamais être accepté. Christ n’appelle pas Ses brebis pour les écraser. Il les appelle pour les sauver, les relever, les conduire et les guérir.
Après RCG, il peut être nécessaire de réapprendre la grâce. Il peut être nécessaire de réapprendre que Dieu n’est pas seulement un Juge, mais aussi un Père ; que Christ n’est pas seulement Roi, mais aussi Berger ; que l’Esprit de Dieu ne produit pas la peur, mais la force, l’amour et la sagesse. Il peut aussi être nécessaire de réapprendre que poser des questions sincères n’est pas nécessairement de la rébellion, que se reposer n’est pas abandonner Dieu, et que guérir prend du temps.
4. Reconstruire une foi fondée sur Christ, non sur la peur
Après avoir quitté RCG, certains peuvent être tentés d’abandonner toute foi. D’autres peuvent chercher immédiatement une autre organisation qui donnera des réponses rapides, une structure claire et un sentiment de sécurité.
Mais il est important de ne pas reconstruire trop vite sur les mêmes fondations de peur, de pression ou de dépendance humaine.
Paul écrit :
« Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ. » (1 Corinthiens 3:11)
Le fondement de votre foi doit être Christ. Non la peur, non un homme, non une organisation, non une date prophétique, non une pression collective, non le regard des autres, mais Christ.
Cela ne signifie pas qu’il faut vivre isolé. La communion fraternelle est importante. L’encouragement est important. L’enseignement est important. La prière avec d’autres croyants est importante. Mais tout doit être reconstruit sur Christ.
Prenez le temps de revenir aux Évangiles. Relisez les paroles de Jésus. Observez Sa manière de traiter les faibles, Sa patience, Sa compassion, Sa fermeté, mais aussi Sa douceur. Observez comment Il corrige, comment Il accueille et comment Il restaure. Puis posez-vous cette question : l’image de Dieu que j’ai reçue ressemble-t-elle vraiment à Jésus-Christ ?
Car Jésus est l’image parfaite du Père. Il a dit :
« Celui qui m’a vu a vu le Père. » (Jean 14:9)
Si votre vision de Dieu est principalement faite de peur, de pression, de menace, de culpabilité et d’épuisement, alors il est peut-être temps de la laisser être corrigée par Christ Lui-même.
La paix de Dieu ne revient pas toujours immédiatement. Parfois, elle revient lentement : par la prière, par la lecture simple des Écritures, par des conversations honnêtes, par le repos, par la vérité, par le pardon, par la grâce, et par le fait de comprendre que Dieu ne vous a pas abandonné.
Jésus a dit :
« Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble point, et ne s’alarme point. » (Jean 14:27)
Après RCG, cette parole peut redevenir vivante. Votre cœur n’a pas besoin de rester dans la crainte. Votre foi n’a pas besoin de rester prisonnière de la culpabilité. Votre relation avec Dieu peut être reconstruite, non sur la peur, non sur la pression, non sur une loyauté institutionnelle, mais sur Jésus-Christ, Sa vérité, Sa grâce, Son amour et Sa paix.
La question n’est donc pas seulement : « Qu’ai-je quitté ? » La vraie question est : vers qui suis-je en train de revenir ?
Et si vous revenez à Christ, alors vous n’êtes pas perdu. Vous êtes peut-être, pour la première fois depuis longtemps, en train de retrouver le vrai repos que Lui seul peut donner.
↑ Retour au sommaireX. Vous n’êtes pas seul : la communion fraternelle après avoir quitté une organisation
Par Christophe Binette — ancien ministre de RCG (2017–2024)
Après avoir quitté une organisation religieuse, l’une des douleurs les plus profondes peut être la solitude. Pendant des années, vos amis, vos habitudes, vos fêtes, vos conversations, votre calendrier, votre identité spirituelle et parfois même votre sentiment d’appartenance étaient liés à une communauté précise. Puis, presque du jour au lendemain, tout peut changer.
Des personnes avec qui vous avez prié, ri, servi, voyagé et partagé des années de votre vie peuvent soudain prendre leurs distances. Certaines ne savent pas quoi dire, d’autres ont peur de vous parler, et d’autres vous considèrent peut-être déjà comme un danger spirituel. Vous pouvez alors vous retrouver avec cette question douloureuse : « Où est ma famille spirituelle maintenant ? »
Cette solitude est réelle et ne doit pas être minimisée. Mais il faut aussi rappeler une vérité essentielle : vous n’êtes pas seul. Christ n’abandonne pas Ses brebis, et la communion fraternelle ne disparaît pas simplement parce que vous avez quitté une organisation humaine.
1. La communion fraternelle appartient à Christ, pas à une organisation
La Bible enseigne clairement l’importance de la communion fraternelle. Les premiers chrétiens « persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières » (Actes 2:42).
La communion fraternelle fait donc partie de la vie chrétienne normale. Dieu ne nous appelle pas à vivre une foi froide, isolée et coupée des autres. Mais cette communion ne dépend pas d’abord d’un nom d’organisation, d’un siège administratif, d’une liste officielle de membres, ou d’une structure humaine. Elle dépend de Christ.
Jean écrit :
« Notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ. » (1 Jean 1:3)
La communion chrétienne commence là : avec le Père et avec Son Fils. Lorsque deux croyants cherchent sincèrement Christ, prient ensemble, lisent les Écritures, s’encouragent, se portent mutuellement et veulent marcher dans la vérité, il existe déjà une forme réelle de communion fraternelle.
Jésus a dit :
« Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux. » (Matthieu 18:20)
Il n’a pas dit que Sa présence dépendait d’une inscription dans la même organisation humaine. Il a dit : « en mon nom ».
Cela ne signifie pas que l’ordre, l’enseignement, le ministère ou l’assemblée n’ont aucune importance. Mais cela signifie que Christ peut être présent au milieu de Ses disciples, même lorsqu’ils sont peu nombreux, blessés, dispersés ou en reconstruction.
Vous pouvez avoir perdu une structure, un rythme, un cercle social, et même une partie de votre sentiment d’appartenance. Mais vous n’avez pas perdu Christ. Et si vous n’avez pas perdu Christ, alors vous n’avez pas perdu la possibilité d’une vraie communion fraternelle.
2. Après avoir quitté une organisation, il faut parfois réapprendre une communion saine
Après avoir vécu longtemps dans un environnement très contrôlé, la communion fraternelle peut devenir difficile à reconstruire. On peut avoir peur de faire confiance, peur d’être jugé, peur d’être manipulé à nouveau, ou peur de rejoindre un autre groupe et de revivre les mêmes mécanismes. On peut aussi avoir peur de rester seul. Ces réactions sont compréhensibles.
Il peut alors être nécessaire de réapprendre progressivement ce qu’est une communion saine. Une communion saine ne repose pas sur la peur, la surveillance, l’obligation de penser exactement la même chose sur chaque sujet, ou le contrôle de la conscience. Elle repose sur Christ, sur l’amour, sur la vérité, sur l’humilité, sur la patience et sur le respect devant Dieu.
Paul écrit :
« Accueillez-vous donc les uns les autres, comme Christ vous a accueillis, pour la gloire de Dieu. » (Romains 15:7)
L’accueil chrétien ne consiste pas à accepter n’importe quelle doctrine ou n’importe quel comportement. Mais il implique une attitude de patience, de douceur et de respect. Il signifie que l’on ne traite pas une personne blessée comme un danger, une personne troublée comme une rebelle, ou une conscience fragile comme un problème à corriger immédiatement.
Après RCG, il peut être bon de ne pas reconstruire trop vite. Prenez le temps de guérir, de prier, de relire les Évangiles, de discerner les fruits, et de reconnaître ce qui est sain ou non. Ne remplacez pas immédiatement une dépendance par une autre. Ne cherchez pas seulement un nouveau groupe qui vous donnera rapidement toutes les réponses. Cherchez d’abord Christ.
Ensuite, cherchez des frères et sœurs qui vous rapprochent de Lui, et non d’une nouvelle peur. Une vraie communion fraternelle devrait vous aider à aimer davantage Dieu, à suivre Christ plus librement, à marcher dans la vérité avec humilité, et à retrouver la paix. Elle ne devrait pas vous remettre sous un joug de crainte.
3. Les brebis dispersées peuvent être relevées par le vrai Berger
Lorsque des personnes quittent une organisation, elles peuvent avoir l’impression d’être dispersées, perdues, ou spirituellement sans maison. Ce sentiment est réel. Après des années passées dans une communauté structurée, avec des habitudes, des relations, des fêtes, des responsabilités et une identité commune, le départ peut créer un vide profond.
Mais dans la Bible, Dieu se présente souvent comme Celui qui cherche, rassemble et soigne Ses brebis. Le prophète Ézéchiel rapporte ces paroles de Dieu :
« Voici, j’aurai soin moi-même de mes brebis, et j’en ferai la revue. » (Ézéchiel 34:11)
Et encore :
« Je chercherai celle qui était perdue, je ramènerai celle qui était égarée, je panserai celle qui est blessée, et je fortifierai celle qui est malade. » (Ézéchiel 34:16)
Ces paroles sont profondément réconfortantes. Dieu voit les brebis blessées, dispersées, fatiguées, désorientées, et celles qui ne savent plus à qui faire confiance. Il voit celles qui ont peur, celles qui ont été épuisées par la pression, les attentes, les conflits ou la confusion. Et Dieu n’est pas indifférent. Christ est le bon Berger, et Il sait retrouver Ses brebis, même lorsqu’elles se sentent isolées.
Cela ne signifie pas que le chemin sera toujours simple. Il peut y avoir une période de vide, des amitiés perdues, des silences douloureux, et des questions sans réponse immédiate. Mais ce temps peut aussi devenir un temps de purification, de guérison et de reconstruction.
La communion fraternelle après avoir quitté une organisation ne sera peut-être pas identique à ce que vous avez connu auparavant. Elle sera peut-être plus simple, plus petite, plus humble et moins structurée. Mais elle peut aussi devenir plus vraie. Quelques frères et sœurs qui prient sincèrement ensemble peuvent être une grande bénédiction. Une conversation honnête peut relever une âme fatiguée. Un message d’encouragement peut briser une solitude profonde. Une lecture biblique partagée peut rallumer l’espérance. Une prière simple peut rappeler que Christ est encore présent.
La question n’est donc pas : « Comment retrouver exactement ce que j’ai perdu ? » La vraie question est plutôt : comment laisser Christ reconstruire une communion plus saine, plus libre, plus vraie et plus enracinée en Lui ?
Vous n’êtes pas seul. D’autres ont traversé les mêmes peurs, connu la même solitude, et dû réapprendre à prier sans pression, à lire sans peur, à aimer sans contrôle, et à chercher Dieu sans dépendre d’une organisation.
Et surtout, Christ n’a pas cessé d’être votre Berger. Il peut vous relever, vous conduire, vous redonner des frères et sœurs, et vous apprendre à aimer à nouveau. Il peut transformer la dispersion en guérison, et la solitude en vraie communion.
Car la communion fraternelle ne commence pas par une organisation. Elle commence par Christ. Et ceux qui appartiennent à Christ ne sont jamais vraiment seuls.
↑ Retour au sommaireXI. Conclusion générale — Revenir à Christ
Les articles réunis sur cette page abordent plusieurs sujets différents : la loi de Christ, la vérité, la prophétie, les offrandes, l’Église, l’amour fraternel, la correction, la peur, la grâce et la communion après une organisation. Mais au fond, tous ces sujets conduisent à une même question : sommes-nous réellement ramenés à Jésus-Christ ?
La loi de Christ doit être centrale dans la vie chrétienne. Elle se manifeste par l’amour, la douceur, le pardon, la miséricorde, le service, la vérité, la patience, la restauration, le soutien des faibles et le fait de porter les fardeaux les uns des autres. Elle ne peut pas être réduite à une simple liste de règles extérieures. Elle touche le cœur, les motivations, la manière de corriger, de servir, de pardonner, d’aimer et de traiter les frères et sœurs.
La loi mosaïque a eu un rôle réel dans le plan de Dieu, mais elle n’est pas le cadre légal du salut pour le croyant en Christ. Le salut ne vient pas par l’observation de la loi, par la dîme, par le sabbat, par les fêtes, par l’appartenance à une organisation, ou par la loyauté envers un homme. Le salut est reçu par la grâce, au moyen de la foi en Jésus-Christ.
Le sabbat peut être respecté par conviction personnelle devant Dieu. Mais il ne doit pas devenir une condition du salut, ni un critère absolu permettant de décider qui appartient véritablement à Dieu. De même, la générosité chrétienne doit être libre, volontaire, joyeuse et faite selon la conscience de chacun devant Dieu. Elle ne doit pas être produite par la peur, la pression, la culpabilité ou l’urgence prophétique.
La prophétie doit être examinée avec prudence, humilité et respect des limites données par Jésus-Christ. Elle doit conduire à la repentance, à la foi, à la vigilance spirituelle et à l’espérance, non à la peur, à la confusion, à la fixation de dates ou à la dépendance envers un dirigeant humain.
L’Église de Dieu ne doit pas être réduite à une seule organisation humaine. Elle est le corps spirituel de Christ, composé de ceux qui appartiennent à Dieu, sont conduits par Son Esprit, demeurent dans Sa parole et pratiquent l’amour.
Si vous avez quitté RCG, ou si vous êtes encore à l’intérieur et que vous vous posez des questions, mon désir n’est pas de vous pousser vers un autre système humain. Mon désir est de vous encourager à examiner sans peur, à revenir à Christ, à redécouvrir la grâce, à retrouver la paix, à guérir spirituellement, et à reconstruire une foi fondée sur Jésus-Christ.
Car au final, ce n’est pas une organisation qui sauve. Ce n’est pas un homme qui donne la vie. Ce n’est pas la peur qui transforme le cœur. C’est Dieu qui sauve, par grâce, au moyen de la foi en Jésus-Christ. C’est Christ qui appelle, qui relève, qui restaure et qui conduit Ses brebis.
Et c’est la loi de Christ — l’amour vécu dans la vérité — qui doit devenir le signe visible de ceux qui Lui appartiennent.
Note sur les citations bibliques
Les citations bibliques sont principalement issues de la Bible Louis Segond. Certaines formulations peuvent être légèrement adaptées pour la lisibilité. Dans les versions traduites, des traductions reconnues sont utilisées.
↑ Retour au sommaireTo former members and current members of The Restored Church of God (RCG)
Examine all things; hold fast what is good.
By Christophe Binette | Published on 26 July 2026 | Founder of Examine All Things — Biblical studies based on the Scriptures
Examine All Things is not a Church, a religious organisation, a hierarchical ministry, nor a new group arising from RCG, UCG, LCG, PCG, COGWA, or any other branch of the Church of God.
This site aims to encourage everyone to examine teachings, practices, and spiritual fruits in the light of the Scriptures, with seriousness, humility, and prayer. It does not seek to exercise spiritual authority over consciences, nor to replace one organisation with another.
It simply invites a return to God, to Jesus Christ, to biblical truth, to grace, to the law of Christ, and to a living relationship with the Father.
For fourteen years, I was a member of The Restored Church of God (RCG). For seven of those years, I served as a minister to French-speaking brothers and sisters in Europe and Africa — voluntarily, out of love for you and for the truth.
In March 2024, after applying the principle that had been taught to me from the first day — “examine all things” (1 Thessalonians 5:21) — I submitted my resignation to David C. Pack.
This letter reflects my experience, my understanding, and my convictions at the time of my departure in March 2024. It should be read as a personal and historical document connected with that stage of my journey, and not as a complete or definitive doctrinal statement of Examine All Things.
You can read the complete letter via the button below.
I did not leave RCG in anger or bitterness. I love you, and I pray for each of you every day — including those who may consider me an “enemy” today.
My desire is not to lead you away from God, but to encourage you to return directly to Him, through Jesus Christ, in the truth, grace, peace, and freedom given by the Gospel.
Why this page?
This page brings together several articles that I have written specifically for you, my brothers and sisters in RCG. They address questions that I asked myself for years and never dared to ask openly — out of fear, loyalty, or habit.
These articles do not seek to lead the reader toward a new human organisation. They seek to bring everyone back to Christ, to the Scriptures, to grace, to truth, to the law of Christ, and to a direct relationship with God.
The central message of this page is simple: salvation does not rest on belonging to an organisation, loyalty to a leader, observance of the Mosaic law, tithing, the Sabbath, or religious performance. Salvation is received by the grace of God, through faith in Jesus Christ.
Note on the doctrinal legacy of Herbert W. Armstrong
Herbert W. Armstrong highlighted several important biblical truths, including the hope of the Kingdom of God, the resurrection, eternal life as a gift from God, the need for repentance, and the importance of obeying God.
These elements deserve to be acknowledged honestly.
However, some aspects of his teaching need to be re-examined in the light of the New Testament. In particular, part of his doctrinal system could tend to place the believer within a framework close to the Mosaic covenant, in which the Ten Commandments, the Sabbath, the festivals, tithing, and organisational membership became central markers of spiritual faithfulness.
Yet the New Testament presents salvation as a gift received by grace, through faith in Jesus Christ. Obedience remains important, but it is not the basis of salvation. It is the fruit of a living faith, a heart transformed by the Spirit, and a life placed under the law of Christ.
The point, therefore, is not to reject everything that was taught in the past, but to examine all things, hold fast what is good, and bring every doctrine back to Jesus Christ, to grace, to biblical truth, and to the new covenant.
This does not mean that obedience is unimportant. But true obedience is the fruit of a living faith, a transformed heart, and a life led by the Spirit of God. It must never become a means of earning salvation or proving spiritual superiority.
That is why this page places particular emphasis on the Kingdom of God, Jesus Christ, repentance, salvation by grace, the law of Christ, love, truth, freedom of conscience, spiritual healing, restoration, transformation of the heart, and new life in Christ.
Today, I invite you to examine these subjects with me, prayerfully, in the light of the Scriptures.
You do not have to agree with me. But I believe you have the right — and the responsibility — to examine these things for yourselves.
“Examine all things; hold fast what is good.” (1 Thessalonians 5:21)
Personal note
This text is a personal testimony and a biblical reflection based on my experience within RCG. It does not aim to attack individuals, but to invite everyone to examine teachings, practices, and spiritual fruits in the light of the Scriptures.
I am not writing in a spirit of vengeance, controversy, or condemnation. My desire is to help those who have been troubled, hurt, isolated, or made to feel guilty to rediscover peace, grace, biblical truth, and a living relationship with the Father through Jesus Christ.
Examine All Things claims no authority over consciences. The aim is not to replace one organisational dependency with another, but to encourage everyone to return to Christ, examine all things, and hold fast what is good.
I. The Law of Christ: Is It Practiced in RCG?
By Christophe Binette — former minister of RCG (2017–2024)
For fourteen years in The Restored Church of God, I learned to “prove all things.” It is precisely this principle that led me to re-examine everything and, ultimately, to leave in March 2024.
Today, I would like to invite you to consider a simple but profoundly important question: is the law of Christ truly practiced in RCG?
Before even answering that question, another, more fundamental question must be asked: how is the law of Christ understood and taught in RCG?
Of course, certain ideas related to love, service, obedience, helping brothers and sisters, or bearing burdens may be mentioned in RCG. But in fourteen years as a member, including seven years in the ministry, I do not remember hearing the law of Christ presented as a central teaching of Jesus Christ, nor explained as a reality distinct from a simple reference back to the Ten Commandments.
And yet the apostle Paul speaks about it clearly:
“Brothers, if a man is overtaken in any trespass, you who are spiritual restore such a one in a spirit of gentleness. Take heed to yourself, lest you also be tempted.” (Galatians 6:1)
Then he immediately adds:
“Bear one another’s burdens, and so fulfill the law of Christ.” (Galatians 6:2)
This passage does not simply say, “Keep the Ten Commandments.” It describes a concrete way of treating others: restoring with gentleness, bearing burdens, supporting the weak, loving the brethren, and acting according to the spirit of Christ.
Christ Himself gives its heart when He says:
“Love one another as I have loved you.” (John 13:34)
The law of Christ does not oppose the law of God. But neither can it be reduced to a simple list of commandments observed outwardly. It reveals the spirit in which Christ’s disciples must live, correct, serve, govern, forgive, and care for the sheep.
The question, therefore, is not merely: “Does RCG teach obedience to the commandments?” The real question is deeper: does RCG practice the law of Christ? In other words, in the way it corrects, governs, excludes, treats the weak, responds to doubts, bears burdens, and loves the sheep, does RCG truly reflect the example of Jesus Christ?
That is the question we are going to examine.
1. What I personally observed during my ministry
During the seven years in which I served as a minister to French-speaking brothers and sisters in Europe and Africa, I was gradually led to reflect on the spiritual and pastoral climate in which certain questions could be expressed.
I want to make clear that what follows concerns my personal experience and my perception of things at the time. I do not claim to know everyone’s intentions, nor to judge every decision that was made. Other people may have experienced or understood certain situations differently.
Looking back, I experienced moments when expressing a sincere question, reservation, or concern seemed difficult. This was not necessarily because of a written rule, but rather because of a climate that I perceived as not very favourable to expressing deep concerns.
On several occasions, I had the feeling that a question addressed to headquarters could be received not as a sincere search for clarification, but as a possible lack of submission or alignment. This troubled me, because in some situations it then became difficult to exercise a personal conscience before God with freedom and peace.
More broadly, over the years I seemed to observe that some ministers who expressed reservations, disagreements, or concerns about directions from headquarters could subsequently see their responsibilities change. In some cases, ministers serving at headquarters were reassigned to field responsibilities. To my knowledge, these changes were not always officially presented as disciplinary measures. They could, however, be explained in private conversations as an opportunity to be tested, to grow, or to develop greater humility. Some of these changes also seemed to involve a change in rank, function, or responsibility.
I am not referring here to any particular person or situation. I do not know all the reasons that may have motivated each decision. I am simply reporting a pattern that I perceived at the time and that contributed to my questions about the place given to sincere reservations, personal conscience, and brotherly dialogue.
I can also testify to my own experience during the Covid period. At that time, I felt significant pressure concerning vaccination, particularly in connection with attendance at the ministerial conference, while I myself had reservations of conscience before God.
What particularly affected me was the impression that the “conscience of the Church” could be presented as something that should take precedence over individual conscience. In other words, it seemed to me that a personal reservation of conscience could be regarded as secondary to a collective direction or expectation.
I describe this as a personal perception connected with that period, not as an accusation against the people involved. I also recognise that this was a difficult time for everyone and that each person may have acted according to what they understood at the time.
This experience led me to an important question: when a sincere personal conscience comes into tension with a collective expectation, how should a believer position himself before God?
Paul writes:
“Let each one be fully convinced in his own mind.” (Romans 14:5)
This principle seems essential to me. It reminds us that a believer’s conscience should not be treated lightly, especially when it is expressed with respect, prayer, and fear of God.
I do not claim to make a final judgment on every decision that was made. But I believe these questions deserve to be examined honestly in the light of the Scriptures.
The question I therefore ask you is this: does a culture in which it becomes difficult to express sincere questions or reservations of conscience truly reflect the law of Christ? Does it reflect the spirit of Galatians 6:1–2, where those who are spiritual are called to restore with gentleness and to bear one another’s burdens?
2. What Christ really teaches
The law of Christ is not a list of additional rules. It is a transformation of the heart, from the inside out. It produces freedom, not fear. It restores; it does not condemn. It leads to grace, mercy, patience, and sacrificial love.
Paul writes:
“You are not under law, but under grace.” (Romans 6:14)
This does not mean that a Christian is free to disobey God. But it does mean that the Christian life should not be dominated by condemnation, fear, human pressure, or spiritual control. It should be led by the Spirit of God and by the example of Jesus Christ.
The law of Christ goes even further. Christ teaches:
“Love your enemies, bless those who curse you, do good to those who hate you, and pray for those who mistreat you and persecute you.” (Matthew 5:44)
If, in the eyes of some, I have become an “enemy” because I left RCG and asked these questions, then the law of Christ applies precisely here. The real question then becomes: do we still pray for those who have left? Do we pray for their families? Do we pray for those who suffer, who doubt, who are in error, or even for those who have hurt us?
Not praying for one’s enemies, not bearing the burdens of the weak, and not restoring with gentleness goes directly against the spirit of the law of Christ.
The law of Christ is therefore measured not only by the doctrines we defend, but by the way we actually treat people. It is seen in how we respond to questions, accompany the weak, correct those who fall, speak about those who leave, and pray for those whom we no longer understand.
3. Can one be a disciple without practicing His teachings?
One cannot be a disciple — that is, a student — of Christ without putting His teachings into practice. A disciple does not merely admire his master or quote his words. He follows him, learns from him, allows himself to be corrected by him, and seeks to put into practice what he taught.
Jesus never defined discipleship by membership in a human organisation, a title, a function, or institutional loyalty. He defined it by a living relationship with His word.
Jesus said:
“If you abide in my word, you are truly my disciples.” (John 8:31)
The important word here is “abide.” It is not simply a matter of hearing Christ’s word, nor of using it to defend a doctrine, but of remaining in it, living in it, returning to it, and allowing that word to judge our thoughts, attitudes, and practices.
That is why the question becomes very serious. Can we truly call ourselves disciples of Christ if we teach obedience but do not practice gentleness? Can we speak about truth while stifling sincere questions? Can we insist on submission while neglecting to bear the burdens of the weak? Can we preach love if fear becomes the principal motivation for obedience?
Jesus also gave a very clear sign by which His disciples would be recognised:
“By this everyone will know that you are my disciples, if you have love for one another.” (John 13:35)
He did not say that His disciples would be recognised primarily by membership in the right organisation, by a perfect defence of a government structure, or by silence in the face of difficult questions. He said that the distinguishing mark of His disciples would be love.
The law of Christ is therefore not a secondary subject. It touches directly on the very identity of a disciple. If the law of Christ is neither clearly taught nor genuinely lived, can we still speak of true discipleship in the sense Christ intended?
The question then becomes personal. Do you experience the peace, freedom, and love of Christ in your congregation, or mainly fear? When someone is weak, are they supported or suspected? When a brother doubts, is he listened to or immediately regarded as rebellious? When a personal conscience is troubled, is it respected before God or crushed in the name of the “conscience of the Church”? When someone leaves, do we pray for that person with love, or does he or she automatically become a danger to avoid?
These questions are not intended to provoke rebellion against God. They are intended to bring everyone back to Christ. In the end, it is not an organisation that will judge our hearts. It is not an administrative headquarters that will define whether we have been faithful to Christ. It is Christ Himself.
And if we truly are His disciples, then we must return to His words, His example, His gentleness, His mercy, His truth, and His law.
The Spirit of truth will guide you into all truth — if you let Him. (John 16:13)
To learn more:
To go further, you can read the study: “Mosaic Law and the Law of Christ: Can We Be Saved by the Law or by Grace?”
This study examines more broadly the relationship between the Mosaic law, the law of Christ, grace, and salvation.
↑ Back to contentsII. “90 Reasons to Follow the Truth” — Do They Apply to RCG Today?
By Christophe Binette — former minister of RCG (2017–2024)
In 1993, David C. Pack gave a series of sermons entitled 90 Reasons to Follow the Truth. This series was connected with his departure from the Global Church of God and the formation of The Restored Church of God.
I do not wish to reproduce those sermons here or use them as a personal attack. I mention them simply as an important historical element, because they emphasised a principle that many of us learned to take seriously: when a person believes that truth is being altered, he or she must examine the matter before God in the light of the Scriptures.
1. A principle that was taught: follow the truth
The principle of “examining all things” should not depend on the organisation in which one finds oneself. It should not be valid only when applied to others. If it is right to examine an organisation when it appears to be moving away from the truth, then the same principle must be applicable everywhere, including to RCG.
The apostle John writes:
“Do not believe every spirit, but test the spirits to see whether they are from God.” (1 John 4:1)
And Paul exhorts us:
“Examine all things; hold fast what is good.” (1 Thessalonians 5:21)
These passages show that spiritual examination is not an act of rebellion. It is a Christian responsibility. Examining what is taught, checking the fruits produced, and comparing human words with the Scriptures are all part of a living faith before God.
According to my understanding of these sermons, David C. Pack particularly emphasised the danger of error accumulating within an organisation. He also developed the idea that the Spirit of God leads toward truth without being limited by institutional boundaries or an administrative structure.
These ideas deserve to be taken seriously, not because they come from a man, but because they correspond to a biblical principle: truth must always be tested by the Scriptures.
2. A question of consistency
The question therefore becomes one of consistency. If this principle was valid in 1993, why would it no longer be valid today? If the Global Church of God could be examined then, why could RCG not be examined today?
Truth does not change according to the organisation that teaches it. A sincere biblical question does not become wrong simply because it is asked within RCG. Likewise, a teaching does not become true simply because it comes from headquarters, a leader, or a religious structure. It must be examined in the light of the Word of God.
Paul warned that it is possible to be:
“Always learning, and never able to come to the knowledge of the truth.” (2 Timothy 3:7)
This verse should make us reflect. When teachings are regularly modified, corrected, developed, and then corrected again, it is legitimate to ask whether this leads to a clearer understanding of the truth, or whether it keeps believers in permanent expectation and continual dependence on new explanations.
This is not about rejecting every truth received in the past. Nor is it about encouraging bitterness, division, or rebellion. It is simply about asking an honest question before God: does what we are receiving truly bring us closer to Christ, to peace, to grace, to truth, and to the Gospel?
3. Examine without fear, return to Christ
When a brother or sister is troubled, the biblical response is not to frighten or silence that person. The law of Christ calls instead for restoration with gentleness and for bearing one another’s burdens.
If members feel confused, tired, or spiritually wounded, that should lead us to examine the fruits being produced. Jesus said that a tree is known by its fruits. Truth that comes from God should lead to greater clarity, repentance, faith, love, peace, and attachment to Christ.
The question I ask is therefore simple: should the principle of “examining all things” apply only to other organisations, or should it also apply to RCG? If we have learned to prove all things, then we must accept that this principle also applies to our own beliefs, habits, reasoning, and to every human structure that claims to speak in the name of God.
Examining does not mean hating; questioning does not mean abandoning God; and recognising a difficulty does not mean rejecting all truth. But refusing to examine because of fear, habit, or institutional loyalty can become dangerous for a believer’s conscience.
God’s truth does not need to be protected by fear. It can be examined. It can withstand the light. And if it truly comes from God, it will always bring us back to Jesus Christ.
The Spirit of truth leads into truth — if we let Him. (John 16:13)
↑ Back to contentsIII. Can We Know the Day of Christ’s Return?
By Christophe Binette — former minister of RCG (2017–2024)
The return of Jesus Christ is central to the Christian faith. Christ promised to return. Biblical prophecies announce His return. His disciples are called to watch, remain sober, discern the times, and prepare spiritually.
But an important question remains: can we know the precise day of Christ’s return?
This question is not secondary. It directly concerns our relationship to authority, prophecy, faith, fear, and the way we receive the very words of Jesus Christ.
I particularly remember an occasion when a date was announced, or at least strongly presented as significant, by RCG’s Pastor General. Many of us took it very seriously. Some stayed awake all night, sometimes even wearing suits, waiting for what was expected to happen, even though they had to return to work the next day.
That memory stayed with me. Not because it is wrong to watch spiritually, but because there is a great difference between watching as Christ commanded and staying awake all night because of a date announced by a man.
That is why the question deserves to be asked honestly: can we know the day of Christ’s return? And if Christ Himself declared that no one knows the day or the hour, what should we think about repeated announcements of dates, precise periods, or prophetic calculations presented as decisive?
1. Jesus clearly said that no one knows the day or the hour
Christ did not leave this question ambiguous. He declared:
“But of that day and hour no one knows, not even the angels of heaven, nor the Son, but the Father alone.” (Matthew 24:36)
He repeats the same idea in the Gospel of Mark:
“But of that day or hour no one knows, not even the angels in heaven, nor the Son, but the Father alone.” (Mark 13:32)
These words are simple. Jesus does not say, “No one knows it for now, except one man at the end of the age.” Nor does He say, “No one knows it until a leader receives the final calculation.” He says that this day and hour belong to the Father.
Christ’s disciples must therefore begin by respecting that limit. If Jesus Himself said that no one knows the day or the hour, then every attempt to set a precise date should immediately make us cautious.
True faith does not consist in going beyond what Christ has revealed. True faith consists in believing what He said.
2. Watching does not mean calculating a date
Some may respond: “Yes, no one knows the day or the hour, but perhaps we can know the year, the month, the season, or almost the exact moment.”
But Jesus did not give His teaching in order to encourage His disciples to search for a hidden formula. He gave it to call them to watch at all times.
He said:
“Watch therefore, for you do not know what day your Lord is coming.” (Matthew 24:42)
And again:
“Watch therefore, for you know neither the day nor the hour.” (Matthew 25:13)
After His resurrection, the disciples wanted to know the timetable of the Kingdom. Jesus answered them:
“It is not for you to know times or seasons which the Father has fixed by His own authority.” (Acts 1:7)
This answer is very important. Jesus did not give them a method for calculating the date. He reminded them that certain times belong to the Father’s authority.
Watching, therefore, does not mean living in calculated expectation around an announced date. Watching means being spiritually ready every day. It means remaining faithful, loving the brethren, practicing righteousness, keeping the faith, bearing fruit, and not allowing our relationship with God to depend on a prophetic calendar that is continually revised.
Christian vigilance is not an obsession with a date. It is a life of faithfulness.
3. The danger of repeated dates
When an organisation or a leader repeatedly insists on dates, precise periods, or prophetic calculations that are later changed, this can produce spiritually dangerous fruits.
Instead of leading members to peace, it can keep them in permanent tension. Instead of producing stable faith, it can create dependence on successive announcements. Instead of strengthening confidence in Christ, it can lead members to place their confidence in one man’s interpretation.
And when dates pass without the expected event taking place, responsibility can sometimes be shifted back onto the members: lack of faith, lack of zeal, lack of unity, lack of prayer, or lack of understanding. But is this how Christ taught His disciples to await His return?
The apostle Paul wrote:
“For you yourselves know very well that the day of the Lord will come like a thief in the night.” (1 Thessalonians 5:2)
A thief in the night does not arrive by a pre-announced appointment. Paul’s image confirms Christ’s teaching: the Lord’s return must be awaited with seriousness, sobriety, and vigilance, but not with the claim of knowing the exact day.
The question, therefore, is not: “What is the next date?” The real question is: am I ready today? Am I living according to Christ’s words? Am I being led by faith or by fear? Am I attached to Jesus Christ, or to changing prophetic announcements?
Christ will return. That is certain. But He did not ask His disciples to guess the day. He asked them to watch, persevere, love, serve, and remain faithful to the end.
The danger is not in waiting for Christ’s return. The danger is in replacing faithful expectation with an obsession with dates.
For if Jesus said, “You know neither the day nor the hour,” then a faithful disciple should not seek to be more precise than his Master.
↑ Back to contentsIV. Why Give Everything to the Church if Jesus Is Coming Immediately?
By Christophe Binette — former minister of RCG (2017–2024)
The question of money is always sensitive in a religious community. It touches on faith, sacrifice, trust, obedience, but also on personal conscience, family responsibility, and freedom before God.
In a context where Christ’s return is presented as imminent, a particular kind of pressure can arise. Some may then ask why they should keep money if Jesus is coming soon, why save, why think about the future, or why retain material possessions if God’s work seems to need everything now.
These questions may appear spiritual at first. But they deserve to be examined honestly in the light of the Scriptures. If the expectation of Christ’s return becomes an argument for pushing members to give more and more, an important question arises: is this still a free gift before God, or has it become a form of spiritual pressure based on prophetic urgency?
1. God loves the one who gives freely, not under pressure
The Bible clearly teaches generosity. Giving can be a sincere expression of faith, love, gratitude, and support for God’s work. But the New Testament also gives a very clear principle:
“Let each one give as he has determined in his heart, not reluctantly or under compulsion; for God loves a cheerful giver.” (2 Corinthians 9:7)
This verse is essential. Paul does not say that everyone must give because they are afraid, because a date is approaching, because they might be accused of lacking faith, or because they would feel guilty for keeping something. He says that each person should give “as he has determined in his heart.”
Christian giving must therefore be voluntary, thoughtful, free, and joyful. It must not be produced by guilt, fear, human pressure, or the impression that God will reject someone who does not give enough.
In Acts 5, when Peter speaks to Ananias about the sale of property, he says:
“While it remained unsold, did it not remain your own? And after it was sold, was not the money at your disposal?” (Acts 5:4)
This passage is often overlooked. Ananias’s problem was not that he failed to give everything. The problem was lying. Peter clearly recognises that the property belonged to him and that, even after the sale, the money remained at his disposal.
This shows an important principle: in the New Testament, giving is not presented as a spiritual confiscation of personal property. God looks at the heart, truth, sincerity, and freedom. Giving under pressure is not the same thing as giving out of love.
2. Prophetic urgency must not cancel personal and family responsibility
Christ asks us to watch. But watching does not mean abandoning all prudence, responsibility, or practical wisdom. Jesus said:
“Which of you, intending to build a tower, does not sit down first and count the cost, to see whether he has enough to finish it?” (Luke 14:28)
This principle shows that spiritual life does not exclude reflection, foresight, and responsibility. The apostle Paul goes even further when he writes:
“If anyone does not provide for his own, and especially for those of his household, he has denied the faith and is worse than an unbeliever.” (1 Timothy 5:8)
This is a very strong statement. It shows that caring for one’s family is not a lack of faith but a Christian responsibility.
So if someone gives to the point of neglecting family obligations, essential needs, debts, health, housing, or the future of his or her children, a serious question must be asked: is this really what God requires?
Jesus condemned religious traditions that allowed someone to declare possessions “dedicated to God” while neglecting his parents:
“Thus you nullify the word of God by your tradition.” (Mark 7:13)
This should make us think. A religious organisation should never encourage a kind of sacrifice that leads people to neglect responsibilities that God Himself has given them.
Expecting Christ’s return does not remove the duty of wisdom. It should make us more faithful, sober, loving, and responsible — not more vulnerable to pressure.
3. An imminent date can become a source of pressure
When Christ’s return is presented as extremely close, almost immediate, it becomes easy to think that money will soon be useless, that saving is no longer necessary, or that keeping a reserve may be a sign of weak faith. Someone may then wonder whether he is resisting God simply because he wishes to remain prudent or protect his family.
This reasoning can become dangerous when prophetic urgency is used to encourage ever greater financial sacrifices. Christ certainly taught detachment from riches, but He never taught that His disciples should be pushed to give by dates, fear, or constant pressure surrounding the imminence of His return.
Jesus said:
“Seek first the kingdom of God and His righteousness, and all these things will be added to you.” (Matthew 6:33)
Seeking the Kingdom first does not mean abandoning wisdom. It means placing God at the centre of our decisions, including the way we give.
Paul also wrote:
“I do not mean that others should be eased and you burdened.” (2 Corinthians 8:13)
This principle matters. Christian giving should not create a situation in which some are relieved while others are crushed.
If someone gives freely, joyfully, according to conscience, and without neglecting responsibilities, that can be a sincere act of faith. But if a person gives because he believes Christ is returning on a near date, because he is afraid of not being protected, because he fears being judged lukewarm, or because he feels spiritually inferior if he keeps a reserve, then one must ask whether that giving truly comes from faith or from fear.
True Christian generosity is born of love. It must not be extracted by prophetic pressure. True faith does not consist in emptying one’s accounts because a date is approaching. It consists in following Christ every day, with truth, wisdom, love, and a good conscience before God.
The question is therefore not: “How much can I give to prove my faith?” The real question is: do I give freely, joyfully, wisely, and before God, or do I give under pressure, out of fear, or because I have been made to believe that everything is about to end immediately?
Christ will return. But until He does, He asks us to be faithful, sober, responsible, merciful, and led by love.
And God loves a cheerful giver, not a person who gives because he has been pressured.
↑ Back to contentsV. Is There Only One Church of God?
By Christophe Binette — former minister of RCG (2017–2024)
The question of the Church is fundamental. Many religious groups claim to be “the only true Church,” “God’s only organisation,” or “the only place where God is truly working today.”
But before accepting such a claim, we need to return to a simpler question: what is the Church of God according to the Bible? Is it first of all a human organisation, an administrative headquarters, a legal structure, or a corporation registered in a country? Or is it something deeper, more spiritual, and more directly connected with Jesus Christ?
This question is important because, if we confuse the Church of God with a human organisation, leaving an organisation can then be presented as leaving God Himself. But is that really what the Bible teaches?
1. The Church of God is not first of all a human organisation
In the New Testament, the word translated “Church” comes from the Greek ekklēsia. It refers to an assembly, a called people, a community of people summoned or set apart.
The Church, therefore, is not first of all a building, an address, an administrative headquarters, a legal structure, or a human organisation. The Church consists of the people whom God calls, who belong to Christ, and who are led by His Spirit.
Jesus said:
“I will build my Church, and the gates of Hades shall not prevail against it.” (Matthew 16:18)
Notice that Jesus did not say that a man would build His Church. Nor did He say that a human corporation would automatically be His Church. He said, “I will build my Church.”
The Church therefore belongs to Christ. It does not belong to a human leader, a headquarters, a council, an organisation, or a religious brand.
Paul also writes:
“You are the body of Christ, and individually members of it.” (1 Corinthians 12:27)
The Church is the body of Christ. And a living body cannot be reduced to an administrative structure.
An organisation can serve the Church. It can help organise assemblies, teaching, publications, works, or services. But an organisation is not automatically the Church itself.
The Church of God consists of believers whom God has called, who belong to Christ, receive His Spirit, and seek to obey Him with faith, love, and truth.
2. There is one body, but that does not mean one human organisation
The Bible clearly teaches that there is one spiritual body. Paul writes:
“There is one body and one Spirit, just as you were called to one hope when you were called.” (Ephesians 4:4)
He also writes:
“For by one Spirit we were all baptised into one body.” (1 Corinthians 12:13)
Yes, there is one body of Christ. But this body is spiritual. It is formed by the Spirit of God, not by administrative enrolment in a human organisation.
This is where confusion can become dangerous. Saying that there is one body of Christ is biblical. But saying that this one body must necessarily correspond to one particular human organisation is a conclusion that must be proven from the Scriptures, not merely asserted by religious authority.
In the New Testament, believers were distributed among many cities: Jerusalem, Antioch, Corinth, Ephesus, Rome, Galatia, Thessalonica, Philippi, and Colossae. Together they formed the Church of God, but they are not described as a single centralised corporation in the modern sense.
Paul speaks of “the church of God which is at Corinth”:
“To the church of God which is at Corinth…” (1 Corinthians 1:2)
He also speaks of “the churches of God”:
“For you, brothers, became imitators of the churches of God which are in Christ Jesus in Judea.” (1 Thessalonians 2:14)
This shows that there can be several local assemblies, several groups of believers, several communities, while all belong to the same God and the same spiritual body.
The unity of the Church is therefore not primarily administrative. It is spiritual. It is founded on Christ, the Spirit of God, faith, truth, love, and obedience to God.
3. We are the Church of God if we belong to Christ
The Bible does not present the Church as an external organisation to which believers simply belong like members of a club. It presents believers themselves as God’s house, temple, and body.
Paul writes:
“Do you not know that you are God’s temple and that the Spirit of God dwells in you?” (1 Corinthians 3:16)
Peter likewise writes:
“You yourselves, like living stones, are being built up as a spiritual house.” (1 Peter 2:5)
These passages are very important. They show that the Church of God is not merely a place we go, an organisation we join, or a name we carry. The Church of God consists of people called by God, inhabited by His Spirit, attached to Christ, and built together as a spiritual house.
This does not mean that assembly, order, ministry, teaching, or fellowship do not matter. The Bible clearly encourages believers to gather, exhort one another, serve, receive teaching, and walk together.
But there is an enormous difference between saying that Christians should seek fellowship and spiritual order and saying that leaving one particular organisation necessarily means leaving the Church of God. The latter claim is extremely serious because it places a human organisation at a level that belongs to Christ alone.
Jesus is the head of the Church:
“He is the head of the body, the Church.” (Colossians 1:18)
If Christ is the head, then no human organisation can take His place in a believer’s conscience. Leaving a human organisation is not automatically leaving God. Leaving an administrative headquarters is not automatically leaving Christ. Leaving a religious structure is not automatically leaving the Church of God.
The real question is rather whether we are still attached to Christ, whether we abide in His word, seek the truth, practice love, are led by the Spirit of God, and desire to live as faithful members of the body of Christ.
The Church of God is not simply “over there” in an external structure. If we belong to Christ, if His Spirit dwells in us, and if we walk in truth and love, then we are part of His Church.
We must therefore not confuse faithfulness to God with unconditional faithfulness to a human organisation. An organisation can change, headquarters can be wrong, and leaders can fail. But Christ remains the head of His Church, and His Church consists of those who belong to Him.
The question is therefore not simply: “Which organisation claims to be the Church of God?” The deeper question is: who truly belongs to Christ, walks according to His Spirit, abides in His word, and practices His law of love?
For the Church of God is not human property. It is the living body of Christ.
↑ Back to contentsVI. Brotherly Love: The Distinguishing Mark of Christ’s Disciples
By Christophe Binette — former minister of RCG (2017–2024)
Jesus did not say that His disciples would primarily be recognised by their prophetic knowledge, their membership in an organisation, their apparent zeal, their government structure, or their ability to defend a doctrine.
He gave a much simpler, but also much more demanding, sign:
“By this everyone will know that you are my disciples, if you have love for one another.” (John 13:35)
Brotherly love is therefore not a secondary detail. It is the visible sign of a genuine life of discipleship.
This does not mean that doctrine does not matter, that truth is unimportant, or that obedience can be replaced by human feelings. But it does mean that the truth of Christ can never be separated from the love of Christ.
If a Church speaks much about truth but produces mainly fear, mistrust, harshness, isolation, and judgment, then a serious question must be asked: is this really the fruit of the Spirit of God?
1. Brotherly love is the central command given by Christ
Before His death, Jesus gave His disciples a new commandment:
“A new commandment I give to you: love one another; as I have loved you, you also must love one another.” (John 13:34)
This command is central because it reveals the very heart of Christ. Jesus does not merely say, “Love one another.” He adds, “as I have loved you.” That is what makes the command so profound.
We are not called to love according to our own measure, our mood, our comfort, or the rules of a group. We are called to love as Christ loved.
Christ carried the weak, welcomed the broken, corrected with truth but also with mercy, sought lost sheep, washed His disciples’ feet, prayed for those who crucified Him, and gave His life for His friends. That is the model.
Brotherly love is therefore not simply being cordial on the Sabbath, smiling in an assembly, or calling someone “brother” or “sister.” It is seen above all in how we treat people when they are weak, troubled, wounded, isolated, in disagreement, or in the process of leaving. It is often in those moments that the true fruit appears.
2. Brotherly love does not disappear when a brother asks questions
In a community genuinely led by the love of Christ, a sincere question should not immediately be perceived as a threat. Doubt should not automatically be interpreted as rebellion. A troubled conscience should not be crushed in the name of unity. A wounded person should not be treated as a danger simply because he or she expresses pain.
The Bible says:
“Bear with one another and, if one has a complaint against another, forgive each other.” (Colossians 3:13)
Paul also writes:
“Receive the one who is weak in faith, but not for disputes over opinions.” (Romans 14:1)
These passages show an attitude very different from constant suspicion. Brotherly love does not mean accepting every error or abandoning truth. But it does mean treating people with patience, gentleness, and respect before God.
If a brother asks a question, love listens. If a sister is troubled, love seeks to understand. If someone is weak, love carries that person. If someone moves away, love prays. If someone suffers, love does not immediately accuse.
This is where the law of Christ directly meets brotherly love:
“Bear one another’s burdens, and so fulfill the law of Christ.” (Galatians 6:2)
Bearing a burden does not mean adding weight to the shoulders of someone already tired. It does not mean making that person feel guilty for being weak. It does not mean isolating someone because he or she does not understand everything. Bearing a burden means drawing near with compassion, listening, helping, praying, restoring with gentleness, and loving as Christ loved.
3. Without brotherly love, truth becomes harsh and religion becomes fear
The Bible warns us clearly: we can possess knowledge, zeal, sacrifice, and even an appearance of faith, but without love all of this loses its value before God.
Paul writes:
“Though I speak with the tongues of men and of angels, but have not love, I have become sounding brass or a clanging cymbal.” (1 Corinthians 13:1)
He adds:
“Though I have the gift of prophecy, and understand all mysteries and all knowledge, and though I have all faith so that I could remove mountains, but have not love, I am nothing.” (1 Corinthians 13:2)
These verses are extremely strong. Paul does not say that knowledge is bad, that faith is useless, or that prophecy has no value. He says that without love, even the most impressive spiritual things become empty.
That should make us reflect. A Church may speak about prophecy, government, obedience, truth, and zeal. But if brotherly love is not visible in the way members are treated, something essential is missing.
Paul describes love as patient and kind, not seeking its own interests, not easily irritated, not keeping a record of wrongs, rejoicing in truth, bearing all things, believing all things, hoping all things, and enduring all things. This is what 1 Corinthians 13 places at the heart of Christian life.
The question then becomes personal: is brotherly love truly visible in your congregation? Are the weak supported or judged? Are troubled people listened to or kept at a distance? Are members who leave still loved, or immediately regarded as dangerous? Are sincere questions received patiently, or treated as a lack of submission? Do leaders serve as Christ served, or do they govern mainly through fear?
Jesus said that His disciples would be known by the love they have for one another. Not simply by their name, organisation, publications, or prophetic understanding, but by their love.
And if brotherly love disappears, even truth can be used in a way that no longer reflects the spirit of Christ.
The real question is therefore not simply: “Are we in the right Church?” The deeper question is: are we recognisable as Christ’s disciples by the love we have for one another?
For according to Jesus, that is the distinguishing mark of His disciples.
↑ Back to contentsVII. Public Correction: What Does the Bible Really Say?
By Christophe Binette — former minister of RCG (2017–2024)
Correction is an important subject in Christian life. God corrects those He loves. Christ corrects His Church. Ministers may sometimes need to warn, reprove, exhort, and protect the flock.
But an essential question must be asked: does the Bible authorise public correction as a means of humiliating, frightening, or breaking someone in front of others?
Biblical correction has a purpose: to restore, protect, instruct, and bring a person back to God. It must never become a spectacle, a demonstration of human authority, or a means of silencing sincere questions.
That is why we need to examine what the Bible actually says.
1. Biblical correction begins with gentleness and restoration
Paul writes:
“Brothers, if a man is overtaken in any trespass, you who are spiritual restore such a one in a spirit of gentleness. Take heed to yourself, lest you also be tempted.” (Galatians 6:1)
This verse is fundamental. Paul does not say to expose a person publicly, humiliate him before others, or make an example of him so that others will be afraid. He says to restore him in a spirit of gentleness.
The purpose of Christian correction is therefore not to crush the person, but to restore him. The one who corrects must also watch himself, because he too could fall. This requires humility, prudence, compassion, and a genuine fear of God.
Christ gave the same principle in Matthew 18:
“If your brother sins, go and tell him his fault between you and him alone.” (Matthew 18:15)
Notice the order Jesus gives: the first step is private. It is not public, it is not before the whole assembly, and it is not intended to create collective pressure. It is “between you and him alone.”
Why? Because the objective is to gain the brother, not lose him.
Jesus adds:
“If he listens to you, you have gained your brother.” (Matthew 18:15)
That is the heart of biblical correction: gaining the brother. Correction that destroys, humiliates, or frightens does not reflect the spirit of Christ. Even when correction is necessary, it should reflect gentleness, patience, and a sincere desire to restore.
2. Public correction exists, but for specific situations
The Bible does not say that public correction can never be appropriate. There are cases in which a public situation must be dealt with publicly, especially when sin is manifest, persistent, scandalous, or puts the Church in danger.
Paul writes to Timothy:
“Those who persist in sin, rebuke in the presence of all, so that the rest also may fear.” (1 Timothy 5:20)
But this verse must be read in context. Paul is speaking about the handling of elders after first giving this instruction:
“Do not receive an accusation against an elder except on the evidence of two or three witnesses.” (1 Timothy 5:19)
This is therefore not a general right to expose someone publicly as soon as he asks a question, expresses a reservation, or does not understand a decision. Paul is speaking about a serious context involving established accusations, witnesses, and actual wrongdoing.
Public correction is not a tool intended to protect human authority from every challenge. It is used to address real sin and to protect the Church when the situation requires it.
There is therefore an important difference between publicly correcting manifest sin and publicly humiliating someone because he has asked a sincere question. There is also a difference between protecting the flock and frightening the flock. Even when public correction becomes necessary, it should remain fair, proportionate, fact-based, and conducted in the spirit of Christ.
Paul also gives this instruction:
“Preach the word; be ready in season and out of season; reprove, rebuke, exhort, with all patience and teaching.” (2 Timothy 4:2)
Even rebuke must therefore be accompanied by patience, gentleness, and instruction.
3. Correction that mainly produces fear should be examined
Biblical correction should produce spiritual fruit: repentance, restoration, humility, healing, peace with God, and a return to truth. But when correction is exercised harshly, publicly, or humiliatingly, it can produce other fruits: fear, silence, confusion, shame, mistrust, and outward obedience without transformation of the heart.
The Bible says:
“There is no fear in love, but perfect love casts out fear, because fear involves punishment.” (1 John 4:18)
If an assembly learns mainly to remain silent out of fear of being exposed, we must ask whether that truly reflects the perfect love John describes. If ministers or members no longer dare to ask sincere questions because they fear public rebuke, we must ask whether that truly reflects the spirit of Galatians 6:1. And if correction becomes a means of preserving an image of authority rather than restoring a soul, we must ask whether it still reflects Christ’s correction.
Jesus warned His disciples against a harsh and domineering form of authority:
“You know that the rulers of the Gentiles lord it over them, and their great ones exercise authority over them. It shall not be so among you. Whoever would be great among you must be your servant.” (Matthew 20:25–26)
Authority in the Church should therefore not resemble human domination. It should resemble Christ’s service.
True Christian correction is not meant to humiliate, produce fear, crush conscience, or destroy a person. It must unite truth with love, firmness with gentleness, authority with humility, and justice with mercy.
The question therefore becomes personal: does the correction you see around you produce restoration or fear? Does it produce love of truth or forced silence? Does it genuinely protect the sheep, or mainly protect the image of authority? Does it seek to gain the brother, as Christ taught, or to make an example of him before others?
The Bible does teach correction. But it teaches correction led by the Spirit of Christ. And the Spirit of Christ does not correct in order to humiliate. He corrects in order to save, lift up, and restore.
↑ Back to contentsVIII. “Keeping Silent”: Is Fear Compatible with the Spirit of God?
By Christophe Binette — former minister of RCG (2017–2024)
In a Christian community, there can be times when silence is wise. The Bible teaches prudence, self-control, respect, humility, and not speaking carelessly.
But there is a great difference between silence chosen out of wisdom and silence imposed by fear. When a member remains silent because he wants to avoid unnecessary disputes, that is one thing. But when a member remains silent because he is afraid of being corrected, humiliated, labelled rebellious, suspected of lacking faith, or separated from brothers and sisters, that is something else.
The question therefore deserves to be asked: is fear compatible with the Spirit of God? And if a community produces a climate in which sincere questions are suppressed, consciences are restrained, and many no longer dare to speak honestly, can we truly say that this spirit comes from Christ?
1. God does not give a spirit of fear
The apostle Paul writes:
“For God has not given us a spirit of fear, but of power and of love and of a sound mind.” (2 Timothy 1:7)
This verse is fundamental. The Spirit of God does not produce paralysing fear. He does not lead the children of God to live in intimidation, mistrust, or the constant fear of being exposed.
The Spirit of God produces power, love, and wisdom. He gives strength to remain faithful to God, the love needed to speak with humility and patience, and the wisdom to discern when to speak, how to speak, and in what spirit to speak.
Fear produces something else. It pushes us to remain silent even when conscience is troubled. It pushes us to pretend to agree. It pushes us to avoid important questions. It pushes us to preserve an appearance of unity even while the heart is anxious.
But unity founded on fear is not the unity of the Spirit. True Christian unity does not rest on enforced silence. It rests on truth, love, trust, patience, and the presence of the Spirit of God.
2. Truth is not afraid of sincere questions
Jesus said:
“You will know the truth, and the truth will make you free.” (John 8:32)
Truth sets free. It does not need to be protected by fear. It does not need to prohibit honest questions. It does not need to silence sincere consciences.
If something is true, it should be able to be examined. If a doctrine is biblical, it should be able to be tested by the Scriptures. If a decision is right, it should be able to be explained with humility. And if authority truly comes from Christ, it should not be afraid of the light.
The Bereans are praised in the Bible because they examined the Scriptures to verify what they were being taught:
“They received the word with all eagerness, examining the Scriptures daily to see whether these things were so.” (Acts 17:11)
They were not condemned for checking. They were not accused of lacking submission. They were not presented as dangerous because they compared teaching with the Scriptures. On the contrary, their attitude is presented as noble. That should make us reflect.
If members are taught to “prove all things,” but in practice certain questions become dangerous, there is a contradiction. If biblical examination is encouraged only as long as the conclusions support the organisation, while the same questions become suspect when they reveal a genuine difficulty, then this is no longer truly proving all things. It is proving only what is permitted.
But God’s truth does not need that kind of protection.
3. Imposed silence can become a form of spiritual captivity
There is a silence that protects peace. But there is also a silence that damages the soul.
When someone can no longer express an honest concern without fearing judgment, that person is no longer free. When someone can no longer ask a biblical question without fearing that he will be considered rebellious, he is no longer genuinely encouraged to seek truth. And when someone can no longer follow conscience before God because he fears the organisation’s reaction, his conscience is no longer being respected.
Paul writes:
“For freedom Christ has set us free. Stand firm, therefore, and do not submit again to a yoke of slavery.” (Galatians 5:1)
This freedom is not freedom to sin. It is not freedom to despise order, teaching, or correction. It is freedom to serve God with an upright conscience. It is freedom to obey Christ before men. It is freedom to walk in truth without being dominated by human fear.
The apostles said:
“We must obey God rather than men.” (Acts 5:29)
This principle remains true. No human organisation should take God’s place in a believer’s conscience. No human leader should become the voice that crushes all personal reflection before God. No institutional fear should replace the peace Christ gives His disciples.
Jesus said:
“Peace I leave with you; my peace I give to you. I do not give to you as the world gives. Let not your heart be troubled, neither let it be afraid.” (John 14:27)
Christ’s peace is not the apparent peace of a group in which no one dares to speak. Christ’s peace is a deep peace founded on truth, love, and trust in God.
The question therefore becomes personal: do you keep silent out of wisdom, or out of fear? Are you free to ask sincere biblical questions, follow your conscience before God, and say that something troubles you without fearing that you will immediately be suspected? Do you experience the Spirit of power, love, and wisdom, or mainly the fear of speaking wrongly, thinking wrongly, or being viewed negatively?
These questions are not intended to encourage rebellion, disorder, or bitterness. They are intended to bring each person back before God, before Christ, before the Scriptures, and before his or her own conscience.
For silence imposed by fear is not the fruit of the Spirit of God. The Spirit of God leads into truth. And truth makes us free.
↑ Back to contentsIX. After RCG: How Can We Find Peace and Grace Again?
By Christophe Binette — former minister of RCG (2017–2024)
Leaving a religious organisation in which you have invested years of your life is not a small matter. It is not simply changing assemblies or turning a page. For many people, it touches identity, faith, friendships, spiritual family, sacrifices made, years given, decisions taken, and sometimes even one’s relationship with God.
After RCG, some may feel peace. Others may experience fear, guilt, confusion, anger, sadness, or a deep sense of emptiness. These reactions do not necessarily mean that you have abandoned God. They may simply mean that you need healing.
The real question is therefore not only, “What should I do now?” It is also deeper: how can I find Christ again, His peace, His grace, and His voice, without fear, without pressure, and without confusion?
1. Leaving a human organisation does not mean leaving God
One of the greatest fears after leaving RCG may be this: have I left God? Have I left the only true Church? Have I lost my place in God’s plan?
But we must return to a fundamental truth: Christ is not imprisoned within a human organisation.
Jesus said:
“I am the good shepherd. The good shepherd gives his life for the sheep.” (John 10:11)
He did not say that the organisation was the good shepherd. He did not say that administrative headquarters was the good shepherd. He did not say that a human leader was the good shepherd. He said, “I am the good shepherd.”
If you belong to Christ, then your relationship with God does not depend first of all on a human structure. It depends on Christ Himself.
Jesus also said:
“My sheep hear my voice; I know them, and they follow me.” (John 10:27)
That is the heart of Christian life: hearing Christ’s voice and following Him. Leaving a human organisation does not therefore automatically mean leaving God. On the contrary, it can become the beginning of a deeper return to Christ, to His word, to His grace, and to a faith less founded on fear.
The real question is not simply whether you are still inside an organisation. The real question is whether you are still attached to Christ, whether you seek His voice, abide in His word, desire to walk in truth, love God and your neighbour, and be led by His Spirit.
If that is your desire, then your story with God is not over.
2. What if this period is a trial permitted by God?
We should also consider another possibility: what if this period is a trial permitted by God?
God does not merely want us to belong to a group. He wants us to grow, mature, learn discernment, and truly place truth above everything else.
In the Christian life, God may permit difficult situations to reveal what is really in our hearts. He may allow us to be tested, tried, or shaken so that what matters most to us becomes clear. Are we attached to Christ, or only to an organisation? Are we attached to truth, or only to spiritual comfort? Are we willing to lose an apparent security, a reputation, or even certain relationships if that becomes necessary in order to remain faithful to God?
When entering RCG, many of us already made this sacrifice once. We may have lost friends, created tensions with family, or given up certain things because we believed we were following the truth.
But a difficult question deserves to be asked: what if, today, the test is not to remain in the organisation at all costs, but to discern before God whether one must leave it in order to remain faithful to Christ? What if this new test consists precisely in choosing truth above the organisation, even when it costs relationships, an apparent spiritual security, and part of our former identity?
It is a difficult question. But it deserves honest examination.
The Bible says:
“I will strike the shepherd, and the sheep of the flock will be scattered.” (Matthew 26:31; Zechariah 13:7)
This passage is fulfilled first in the context of Christ and His disciples. It should therefore not be used lightly or mechanically applied to every modern situation. But the spiritual principle remains serious: when spiritual authority is shaken, sheep can be scattered, troubled, disoriented, and tested.
In those moments, the real question is not simply, “Where are the other sheep?” The real question is: am I continuing to follow the true Shepherd?
Jesus Christ is the good Shepherd. If a human structure is shaken, if members are scattered, if relationships change, if certainties collapse, Christ remains.
This trial can therefore become a time of spiritual purification. Not in order to abandon God, but to return to Him more deeply. Not in order to reject all faith, but to distinguish genuine faith from dependence on an organisation. Not in order to become bitter, but to learn to follow Christ even when that costs something.
For in the end, God may allow us to be tested in order to reveal what matters most to us: the security of a group or the truth, the approval of men or the approval of God, fear of losing relationships or faithfulness to Christ.
3. Rediscovering grace after years of spiritual pressure
After living for a long time in a very demanding religious environment, it can be difficult simply to receive God’s grace.
We can have the impression that we never do enough: never pray enough, never give enough, never obey enough, never understand enough, never show enough zeal, never submit enough. But the Gospel does not begin with our performance. It begins with the grace of God.
Paul writes:
“For by grace you have been saved through faith. And this is not from yourselves; it is the gift of God.” (Ephesians 2:8)
Grace does not mean that obedience is unimportant. It does not mean that truth is unimportant. It does not mean that sin becomes acceptable. But it does mean that God does not save us because we have perfectly succeeded in living under pressure. He saves us by His goodness, mercy, love, and His work in Jesus Christ.
Jesus said:
“Come to me, all you who are weary and burdened, and I will give you rest.” (Matthew 11:28)
Notice that Jesus did not say, “Come to me and I will give you more pressure.” He said, “I will give you rest.”
This rest does not mean spiritual inactivity. It means the end of a relationship with God dominated by fear, constant guilt, and the feeling that one is never accepted. Christ does not call His sheep in order to crush them. He calls them to save, lift, lead, and heal them.
After RCG, it may be necessary to relearn grace. It may be necessary to relearn that God is not only Judge but also Father; that Christ is not only King but also Shepherd; that the Spirit of God does not produce fear but power, love, and wisdom. It may also be necessary to relearn that asking sincere questions is not necessarily rebellion, that resting is not abandoning God, and that healing takes time.
4. Rebuilding a faith founded on Christ, not fear
After leaving RCG, some may be tempted to abandon all faith. Others may immediately seek another organisation that will provide quick answers, a clear structure, and a sense of security.
But it is important not to rebuild too quickly on the same foundations of fear, pressure, or human dependence.
Paul writes:
“For no one can lay any foundation other than the one already laid, which is Jesus Christ.” (1 Corinthians 3:11)
The foundation of your faith must be Christ. Not fear, not a man, not an organisation, not a prophetic date, not collective pressure, not the opinion of others, but Christ.
This does not mean that you should live in isolation. Fellowship is important. Encouragement is important. Teaching is important. Prayer with other believers is important. But everything must be rebuilt on Christ.
Take time to return to the Gospels. Read Jesus’ words again. Observe how He treated the weak, His patience, compassion, firmness, and also His gentleness. Observe how He corrects, welcomes, and restores. Then ask yourself this question: does the image of God I received truly resemble Jesus Christ?
For Jesus is the perfect image of the Father. He said:
“He who has seen me has seen the Father.” (John 14:9)
If your view of God is mainly made up of fear, pressure, threat, guilt, and exhaustion, then perhaps it is time to allow Christ Himself to correct it.
The peace of God does not always return immediately. Sometimes it returns slowly: through prayer, simple reading of Scripture, honest conversations, rest, truth, forgiveness, grace, and the understanding that God has not abandoned you.
Jesus said:
“Peace I leave with you; my peace I give to you. I do not give to you as the world gives. Let not your heart be troubled, neither let it be afraid.” (John 14:27)
After RCG, these words can become alive again. Your heart does not have to remain in fear. Your faith does not have to remain imprisoned by guilt. Your relationship with God can be rebuilt, not on fear, not on pressure, not on institutional loyalty, but on Jesus Christ, His truth, His grace, His love, and His peace.
The question is therefore not only, “What have I left?” The real question is: to whom am I returning?
And if you are returning to Christ, then you are not lost. Perhaps, for the first time in a long time, you are beginning to rediscover the true rest that He alone can give.
↑ Back to contentsX. You Are Not Alone: Fellowship After Leaving an Organisation
By Christophe Binette — former minister of RCG (2017–2024)
After leaving a religious organisation, one of the deepest pains can be loneliness. For years, your friends, habits, festivals, conversations, calendar, spiritual identity, and sometimes even your sense of belonging were connected with one particular community. Then, almost overnight, everything can change.
People with whom you prayed, laughed, served, travelled, and shared years of your life may suddenly distance themselves. Some do not know what to say, others are afraid to speak to you, and others may already regard you as a spiritual danger. You may then find yourself facing the painful question: “Where is my spiritual family now?”
This loneliness is real and should not be minimised. But an essential truth must also be remembered: you are not alone. Christ does not abandon His sheep, and fellowship does not disappear simply because you have left a human organisation.
1. Fellowship belongs to Christ, not to an organisation
The Bible clearly teaches the importance of fellowship. The first Christians “continued steadfastly in the apostles’ teaching and fellowship, in the breaking of bread, and in prayers” (Acts 2:42).
Fellowship is therefore part of normal Christian life. God does not call us to a cold, isolated faith cut off from others. But this fellowship does not depend first of all on the name of an organisation, an administrative headquarters, an official membership list, or a human structure. It depends on Christ.
John writes:
“Our fellowship is with the Father and with His Son Jesus Christ.” (1 John 1:3)
Christian fellowship begins there: with the Father and with His Son. When two believers sincerely seek Christ, pray together, read the Scriptures, encourage one another, carry one another, and desire to walk in truth, a real form of fellowship already exists.
Jesus said:
“Where two or three are gathered in my name, I am there in the midst of them.” (Matthew 18:20)
He did not say that His presence depended on enrolment in the same human organisation. He said, “in my name.”
This does not mean that order, teaching, ministry, or assembly have no importance. But it does mean that Christ can be present among His disciples even when they are few, wounded, scattered, or rebuilding.
You may have lost a structure, a rhythm, a social circle, and even part of your sense of belonging. But you have not lost Christ. And if you have not lost Christ, then you have not lost the possibility of genuine fellowship.
2. After leaving an organisation, we sometimes need to relearn healthy fellowship
After living for a long time in a highly controlled environment, fellowship can be difficult to rebuild. We may be afraid to trust, afraid of being judged, afraid of being manipulated again, or afraid of joining another group and reliving the same mechanisms. We may also be afraid of remaining alone. These reactions are understandable.
It may therefore be necessary gradually to relearn what healthy fellowship is. Healthy fellowship does not rest on fear, surveillance, the obligation to think exactly the same thing about every subject, or control of conscience. It rests on Christ, love, truth, humility, patience, and respect before God.
Paul writes:
“Receive one another, therefore, just as Christ received you, to the glory of God.” (Romans 15:7)
Christian welcome does not mean accepting every doctrine or behaviour. But it does involve an attitude of patience, gentleness, and respect. It means not treating a wounded person as a danger, a troubled person as a rebel, or a fragile conscience as a problem that must immediately be corrected.
After RCG, it may be wise not to rebuild too quickly. Take time to heal, pray, reread the Gospels, discern the fruits, and recognise what is healthy and what is not. Do not immediately replace one dependency with another. Do not simply look for a new group that will quickly provide all the answers. Seek Christ first.
Then seek brothers and sisters who bring you closer to Him, not closer to a new fear. Genuine fellowship should help you love God more, follow Christ more freely, walk in truth with humility, and rediscover peace. It should not place you again under a yoke of fear.
3. Scattered sheep can be restored by the true Shepherd
When people leave an organisation, they may feel scattered, lost, or spiritually homeless. That feeling is real. After years in a structured community with habits, relationships, festivals, responsibilities, and a common identity, departure can create a deep void.
But in the Bible, God often presents Himself as the One who seeks, gathers, and cares for His sheep. The prophet Ezekiel records these words of God:
“Behold, I myself will search for my sheep and seek them out.” (Ezekiel 34:11)
And again:
“I will seek the lost, bring back the strayed, bind up the injured, and strengthen the weak.” (Ezekiel 34:16)
These words are deeply comforting. God sees wounded, scattered, tired, disoriented sheep and those who no longer know whom to trust. He sees those who are afraid, those exhausted by pressure, expectations, conflicts, or confusion. And God is not indifferent. Christ is the good Shepherd, and He knows how to find His sheep even when they feel isolated.
This does not mean that the road will always be simple. There may be a period of emptiness, lost friendships, painful silences, and questions without immediate answers. But this time can also become a time of purification, healing, and rebuilding.
Fellowship after leaving an organisation may not look exactly like what you knew before. It may be simpler, smaller, humbler, and less structured. But it can also become more genuine. A few brothers and sisters praying sincerely together can be a great blessing. An honest conversation can lift a tired soul. A message of encouragement can break deep loneliness. A shared Bible reading can rekindle hope. A simple prayer can remind us that Christ is still present.
The question, therefore, is not: “How can I recover exactly what I lost?” The real question is: how can I allow Christ to rebuild a healthier, freer, truer fellowship rooted more deeply in Him?
You are not alone. Others have gone through the same fears, experienced the same loneliness, and had to relearn how to pray without pressure, read without fear, love without control, and seek God without depending on an organisation.
Above all, Christ has not ceased to be your Shepherd. He can lift you up, guide you, give you brothers and sisters again, and teach you to love again. He can transform scattering into healing and loneliness into genuine fellowship.
For fellowship does not begin with an organisation. It begins with Christ. And those who belong to Christ are never truly alone.
↑ Back to contentsXI. General Conclusion — Return to Christ
The articles gathered on this page address several different subjects: the law of Christ, truth, prophecy, offerings, the Church, brotherly love, correction, fear, grace, and fellowship after an organisation. But fundamentally, all of these subjects lead to the same question: are we truly being brought back to Jesus Christ?
The law of Christ must be central to Christian life. It is expressed through love, gentleness, forgiveness, mercy, service, truth, patience, restoration, support for the weak, and bearing one another’s burdens. It cannot be reduced to a simple list of external rules. It touches the heart, motives, and the way we correct, serve, forgive, love, and treat brothers and sisters.
The Mosaic law had a real role in God’s plan, but it is not the legal framework of salvation for the believer in Christ. Salvation does not come through observance of the law, tithing, the Sabbath, festivals, membership in an organisation, or loyalty to a man. Salvation is received by grace through faith in Jesus Christ.
The Sabbath may be observed as a personal conviction before God. But it must not become a condition of salvation or an absolute criterion for deciding who truly belongs to God. Likewise, Christian generosity must be free, voluntary, joyful, and practiced according to each person’s conscience before God. It must not be produced by fear, pressure, guilt, or prophetic urgency.
Prophecy must be examined with prudence, humility, and respect for the limits given by Jesus Christ. It should lead to repentance, faith, spiritual vigilance, and hope, not to fear, confusion, date-setting, or dependence on a human leader.
The Church of God must not be reduced to one human organisation. It is the spiritual body of Christ, made up of those who belong to God, are led by His Spirit, abide in His word, and practice love.
If you have left RCG, or if you are still inside and asking questions, my desire is not to push you toward another human system. My desire is to encourage you to examine without fear, return to Christ, rediscover grace, find peace again, heal spiritually, and rebuild a faith founded on Jesus Christ.
For in the end, it is not an organisation that saves. It is not a man who gives life. It is not fear that transforms the heart. God saves, by grace, through faith in Jesus Christ. Christ is the One who calls, lifts up, restores, and leads His sheep.
And it is the law of Christ — love lived in truth — that should become the visible sign of those who belong to Him.
Note on biblical quotations
Biblical quotations are mainly based on the Louis Segond Bible in the French source. Some wording may be slightly adapted for readability. In translated versions, standard biblical wording is used where possible.
↑ Back to contentsA los antiguos miembros y a los miembros actuales de The Restored Church of God (RCG)
Examinadlo todo; retened lo bueno.
Por Christophe Binette | Publicado el 26 de julio de 2026 | Fundador de Examine All Things — Estudios bíblicos basados en las Escrituras
Examine All Things no es una Iglesia, una organización religiosa, un ministerio jerárquico ni un nuevo grupo procedente de RCG, UCG, LCG, PCG, COGWA o de cualquier otra rama de la Church of God.
Este sitio tiene como objetivo animar a cada persona a examinar las enseñanzas, las prácticas y los frutos espirituales a la luz de las Escrituras, con seriedad, humildad y oración. No pretende ejercer autoridad espiritual sobre las conciencias ni sustituir una organización por otra.
Invita sencillamente a volver a Dios, a Jesucristo, a la verdad bíblica, a la gracia, a la ley de Cristo y a una relación viva con el Padre.
Durante catorce años fui miembro de The Restored Church of God (RCG). Durante siete de esos años serví como ministro a los hermanos y hermanas francófonos de Europa y África — de manera voluntaria, por amor a vosotros y a la verdad.
En marzo de 2024, después de aplicar el principio que se me había enseñado desde el primer día — «examinadlo todo» (1 Tesalonicenses 5:21) — presenté mi renuncia a David C. Pack.
Esta carta refleja mi experiencia, mi comprensión y mis convicciones en el momento de mi salida, en marzo de 2024. Debe leerse como un documento personal e histórico relacionado con esa etapa de mi camino, y no como una declaración doctrinal completa o definitiva de Examine All Things.
Puede leer la carta completa mediante el botón que aparece a continuación.
No dejé RCG por ira ni por amargura. Os amo y oro por cada uno de vosotros todos los días — incluso por quienes quizá hoy me consideren un «enemigo».
Mi deseo no es alejaros de Dios, sino animaros a volver directamente a Él, por medio de Jesucristo, en la verdad, la gracia, la paz y la libertad que ofrece el Evangelio.
¿Por qué esta página?
Esta página reúne varios artículos que he escrito específicamente para vosotros, mis hermanos y hermanas de RCG. Abordan preguntas que yo mismo me hice durante años y que nunca me atreví a plantear abiertamente — por miedo, lealtad o costumbre.
Estos artículos no pretenden conducir al lector hacia una nueva organización humana. Pretenden llevar a cada persona de vuelta a Cristo, a las Escrituras, a la gracia, a la verdad, a la ley de Cristo y a una relación directa con Dios.
El mensaje central de esta página es sencillo: la salvación no se basa en pertenecer a una organización, en la lealtad a un dirigente, en la observancia de la ley mosaica, en el diezmo, en el sábado ni en rendimientos religiosos. La salvación se recibe por la gracia de Dios, mediante la fe en Jesucristo.
Nota sobre el legado doctrinal de Herbert W. Armstrong
Herbert W. Armstrong destacó varias verdades bíblicas importantes, entre ellas la esperanza del Reino de Dios, la resurrección, la vida eterna como don de Dios, la necesidad del arrepentimiento y la importancia de obedecer a Dios.
Estos elementos merecen ser reconocidos con honestidad.
Sin embargo, ciertos aspectos de su enseñanza deben ser reexaminados a la luz del Nuevo Testamento. En particular, parte de su sistema doctrinal podía tender a situar al creyente dentro de un marco cercano al pacto mosaico, en el que los Diez Mandamientos, el sábado, las fiestas, el diezmo y la pertenencia organizativa se convertían en marcadores centrales de fidelidad espiritual.
Ahora bien, el Nuevo Testamento presenta la salvación como un don recibido por gracia, mediante la fe en Jesucristo. La obediencia sigue siendo importante, pero no es la base de la salvación. Es el fruto de una fe viva, de un corazón transformado por el Espíritu y de una vida puesta bajo la ley de Cristo.
Por tanto, no se trata de rechazar todo lo que se enseñó en el pasado, sino de examinarlo todo, retener lo bueno y volver a someter cada doctrina a Jesucristo, a la gracia, a la verdad bíblica y al nuevo pacto.
Esto no significa que la obediencia carezca de importancia. Pero la verdadera obediencia es el fruto de una fe viva, de un corazón transformado y de una vida guiada por el Espíritu de Dios. Nunca debe convertirse en un medio para merecer la salvación o demostrar una supuesta superioridad espiritual.
Por eso esta página pone un énfasis particular en el Reino de Dios, Jesucristo, el arrepentimiento, la salvación por gracia, la ley de Cristo, el amor, la verdad, la libertad de conciencia, la sanidad espiritual, la restauración, la transformación del corazón y la nueva vida en Cristo.
Hoy os invito a examinar estos temas conmigo, en oración y a la luz de las Escrituras.
No tenéis que estar de acuerdo conmigo. Pero creo que tenéis el derecho — y la responsabilidad — de examinar estas cosas por vosotros mismos.
«Examinadlo todo; retened lo bueno.» (1 Tesalonicenses 5:21)
Nota personal
Este texto es un testimonio personal y una reflexión bíblica basada en mi experiencia dentro de RCG. No pretende atacar a personas, sino invitar a cada uno a examinar las enseñanzas, las prácticas y los frutos espirituales a la luz de las Escrituras.
No escribo con espíritu de venganza, polémica o condenación. Mi deseo es ayudar a quienes han quedado turbados, heridos, aislados o culpabilizados a recuperar la paz, la gracia, la verdad bíblica y una relación viva con el Padre por medio de Jesucristo.
Examine All Things no reivindica ninguna autoridad sobre las conciencias. El objetivo no es sustituir una dependencia organizativa por otra, sino animar a cada persona a volver a Cristo, examinarlo todo y retener lo bueno.
I. La ley de Cristo: ¿se practica en RCG?
Por Christophe Binette — antiguo ministro de RCG (2017–2024)
Durante catorce años en The Restored Church of God aprendí a «probar todas las cosas». Fue precisamente este principio el que me llevó a reexaminarlo todo y, finalmente, a marcharme en marzo de 2024.
Hoy quiero invitaros a considerar una pregunta sencilla, pero profundamente importante: ¿se practica realmente la ley de Cristo en RCG?
Antes incluso de responder a esa pregunta, hay que plantear otra aún más fundamental: ¿cómo se entiende y se enseña la ley de Cristo en RCG?
Por supuesto, en RCG pueden mencionarse ciertas ideas relacionadas con el amor, el servicio, la obediencia, la ayuda a los hermanos y hermanas o el hecho de llevar las cargas de los demás. Pero en catorce años como miembro, incluidos siete años de ministerio, no recuerdo haber oído presentar la ley de Cristo como una enseñanza central de Jesucristo, ni explicarla como una realidad distinta de una simple referencia a los Diez Mandamientos.
Y, sin embargo, el apóstol Pablo habla de ella con claridad:
«Hermanos, si alguno fuere sorprendido en alguna falta, vosotros que sois espirituales, restauradle con espíritu de mansedumbre; considerándote a ti mismo, no sea que tú también seas tentado.» (Gálatas 6:1)
Y añade inmediatamente:
«Sobrellevad los unos las cargas de los otros, y cumplid así la ley de Cristo.» (Gálatas 6:2)
Este pasaje no dice simplemente: «Guardad los Diez Mandamientos». Describe una manera concreta de tratar a los demás: restaurar con mansedumbre, llevar sus cargas, sostener a los débiles, amar a los hermanos y actuar según el espíritu de Cristo.
Cristo mismo expresa su esencia cuando dice:
«Amaos los unos a los otros como yo os he amado.» (Juan 13:34)
La ley de Cristo no se opone a la ley de Dios. Pero tampoco puede reducirse a una simple lista de mandamientos observados exteriormente. Revela el espíritu con el que los discípulos de Cristo deben vivir, corregir, servir, gobernar, perdonar y cuidar de las ovejas.
Por tanto, la pregunta no es solamente: «¿Enseña RCG la obediencia a los mandamientos?» La verdadera pregunta es más profunda: ¿practica RCG la ley de Cristo? Dicho de otro modo, en su manera de corregir, gobernar, excluir, tratar a los débiles, responder a las dudas, llevar las cargas y amar a las ovejas, ¿refleja realmente RCG el ejemplo de Jesucristo?
Esta es la pregunta que vamos a examinar.
1. Lo que observé personalmente durante mi ministerio
Durante los siete años en los que serví como ministro a los hermanos y hermanas francófonos de Europa y África, fui reflexionando progresivamente sobre el clima espiritual y pastoral en el que podían expresarse determinadas preguntas.
Quiero precisar que lo que sigue corresponde a mi experiencia personal y a mi percepción de las cosas en aquel momento. No pretendo conocer las intenciones de cada persona ni juzgar todas las decisiones tomadas. Otras personas pudieron vivir o comprender ciertas situaciones de manera diferente.
Con el paso del tiempo viví momentos en los que expresar una pregunta, una reserva o una preocupación sincera me parecía difícil. No se debía necesariamente a una regla escrita, sino más bien a un clima que yo percibía como poco favorable a la expresión de inquietudes profundas.
En varias ocasiones tuve la impresión de que una pregunta dirigida a la sede podía ser recibida no como una búsqueda sincera de aclaración, sino como una posible falta de sumisión o alineamiento. Esto me perturbaba, porque en ciertos casos resultaba difícil ejercer una conciencia personal ante Dios con libertad y paz.
Más ampliamente, a lo largo de los años me pareció observar que algunos ministros que expresaban reservas, desacuerdos o preocupaciones ante las orientaciones de la sede podían ver luego modificadas sus responsabilidades. En algunos casos, ministros que servían en la sede fueron reasignados a funciones de campo. Hasta donde sé, estos cambios no siempre se presentaban oficialmente como medidas disciplinarias. Sin embargo, en conversaciones privadas podían explicarse como una oportunidad para ser probados, crecer o desarrollar mayor humildad. Algunos de estos cambios parecían ir acompañados también de un cambio de rango, función o responsabilidad.
No señalo aquí a ninguna persona ni situación concreta. No conozco todas las razones que pudieron motivar cada decisión. Simplemente relato un patrón que percibí entonces y que contribuyó a mis preguntas sobre el lugar concedido a las reservas sinceras, la conciencia personal y el diálogo fraternal.
También puedo dar testimonio de mi propia experiencia durante el período del Covid. En aquel momento sentí una presión importante respecto a la vacunación, especialmente en relación con la participación en la conferencia ministerial, mientras yo mismo tenía reservas de conciencia ante Dios.
Lo que más me marcó fue la impresión de que la «conciencia de la Iglesia» podía presentarse como algo que debía prevalecer sobre la conciencia individual. En otras palabras, me parecía que una reserva personal de conciencia podía considerarse secundaria frente a una orientación o expectativa colectiva.
Formulo esto como una percepción personal vinculada a aquel período, y no como una acusación contra las personas implicadas. También reconozco que fue un tiempo difícil para todos y que cada persona pudo actuar según lo que entendía entonces.
Esta experiencia me llevó a una pregunta importante: cuando una conciencia personal sincera entra en tensión con una expectativa colectiva, ¿cómo debe situarse un creyente ante Dios?
Pablo escribe:
«Cada uno esté plenamente convencido en su propia mente.» (Romanos 14:5)
Este principio me parece esencial. Nos recuerda que la conciencia del creyente no debe tratarse a la ligera, sobre todo cuando se expresa con respeto, oración y temor de Dios.
No pretendo emitir un juicio definitivo sobre todas las decisiones tomadas. Pero creo que estas preguntas merecen ser examinadas honestamente a la luz de las Escrituras.
Por tanto, la pregunta que os planteo es la siguiente: ¿refleja realmente la ley de Cristo una cultura en la que resulta difícil expresar preguntas sinceras o reservas de conciencia? ¿Refleja el espíritu de Gálatas 6:1-2, donde los espirituales están llamados a restaurar con mansedumbre y a llevar las cargas unos de otros?
2. Lo que Cristo enseña realmente
La ley de Cristo no es una lista de reglas adicionales. Es una transformación del corazón, desde dentro hacia fuera. Produce libertad, no miedo. Restaura; no condena. Conduce a la gracia, la misericordia, la paciencia y el amor sacrificial.
Pablo escribe:
«No estáis bajo la ley, sino bajo la gracia.» (Romanos 6:14)
Esto no significa que el cristiano sea libre para desobedecer a Dios. Pero sí significa que la vida cristiana no debe estar dominada por la condenación, el miedo, la presión humana o el control espiritual. Debe ser guiada por el Espíritu de Dios y por el ejemplo de Jesucristo.
La ley de Cristo va aún más lejos. Cristo enseña:
«Amad a vuestros enemigos, bendecid a los que os maldicen, haced bien a los que os aborrecen, y orad por los que os ultrajan y os persiguen.» (Mateo 5:44)
Si, a los ojos de algunos, me he convertido en un «enemigo» por haber dejado RCG y planteado estas preguntas, entonces la ley de Cristo se aplica precisamente aquí. La verdadera pregunta pasa a ser: ¿seguimos orando por quienes se han marchado? ¿Oramos por sus familias? ¿Oramos por quienes sufren, dudan, están equivocados o incluso por quienes nos han herido?
No orar por los enemigos, no llevar las cargas de los débiles y no restaurar con mansedumbre va directamente en contra del espíritu de la ley de Cristo.
La ley de Cristo, por tanto, no se mide únicamente por las doctrinas que defendemos, sino por la manera concreta en que tratamos a las personas. Se ve en cómo respondemos a las preguntas, acompañamos a los débiles, corregimos a quienes caen, hablamos de quienes se marchan y oramos por aquellos a quienes ya no comprendemos.
3. ¿Se puede ser discípulo sin practicar Sus enseñanzas?
No se puede ser discípulo — es decir, alumno — de Cristo sin poner en práctica Sus enseñanzas. Un discípulo no se limita a admirar a su maestro ni a citar sus palabras. Lo sigue, aprende de él, acepta ser corregido por él y procura aplicar concretamente lo que ha enseñado.
Jesús nunca definió la vida de discípulo por la pertenencia a una organización humana, por un título, por una función o por una lealtad institucional. La definió por una relación viva con Su palabra.
Jesús dijo:
«Si permanecéis en mi palabra, seréis verdaderamente mis discípulos.» (Juan 8:31)
La palabra importante aquí es «permanecer». No se trata simplemente de escuchar la palabra de Cristo ni de utilizarla para defender una doctrina, sino de permanecer en ella, vivir en ella, volver a ella y dejar que esa palabra juzgue nuestros pensamientos, actitudes y prácticas.
Por eso la pregunta se vuelve muy seria. ¿Podemos llamarnos verdaderamente discípulos de Cristo si enseñamos obediencia pero no practicamos la mansedumbre? ¿Podemos hablar de verdad mientras sofocamos preguntas sinceras? ¿Podemos insistir en la sumisión mientras descuidamos llevar las cargas de los débiles? ¿Podemos predicar el amor si el miedo se convierte en el principal motor de la obediencia?
Jesús dio también una señal muy clara por la que serían reconocidos Sus discípulos:
«En esto conocerán todos que sois mis discípulos, si tenéis amor los unos por los otros.» (Juan 13:35)
No dijo que Sus discípulos serían reconocidos principalmente por pertenecer a la organización correcta, por defender perfectamente una estructura de gobierno o por guardar silencio ante preguntas difíciles. Dijo que la señal distintiva sería el amor.
La ley de Cristo no es, por tanto, un tema secundario. Toca directamente la identidad misma del discípulo. Si la ley de Cristo no se enseña claramente ni se vive realmente, ¿podemos seguir hablando de una verdadera vida de discípulo en el sentido que Cristo pretendía?
La pregunta se vuelve entonces personal. ¿Sentís en vuestra congregación la paz, la libertad y el amor de Cristo, o principalmente miedo? Cuando alguien es débil, ¿se le sostiene o se sospecha de él? Cuando un hermano duda, ¿se le escucha o se le considera inmediatamente rebelde? Cuando una conciencia personal está turbada, ¿se la respeta ante Dios o se la aplasta en nombre de la «conciencia de la Iglesia»? Cuando alguien se marcha, ¿oramos por esa persona con amor o se convierte automáticamente en un peligro que hay que evitar?
Estas preguntas no pretenden provocar rebelión contra Dios. Pretenden llevar a cada uno de vuelta a Cristo. Porque, al final, no será una organización la que juzgue nuestros corazones. No será una sede administrativa la que determine si hemos sido fieles a Cristo. Será Cristo mismo.
Y si somos verdaderamente Sus discípulos, debemos volver a Sus palabras, Su ejemplo, Su mansedumbre, Su misericordia, Su verdad y Su ley.
El Espíritu de verdad os guiará a toda la verdad — si se lo permitís. (Juan 16:13)
Para saber más:
Para profundizar, podéis leer el estudio: «Ley mosaica y ley de Cristo: ¿se puede ser salvo por la ley o por la gracia?»
Este estudio examina más ampliamente la relación entre la ley mosaica, la ley de Cristo, la gracia y la salvación.
↑ Volver al índiceII. «90 razones para seguir la verdad» — ¿se aplican hoy a RCG?
Por Christophe Binette — antiguo ministro de RCG (2017–2024)
En 1993, David C. Pack pronunció una serie de sermones titulada 90 Reasons to Follow the Truth — «90 razones para seguir la verdad». Esta serie estuvo vinculada a su salida de la Global Church of God y a la formación de The Restored Church of God.
No deseo reproducir aquí esos sermones ni utilizarlos como un ataque personal. Los menciono sencillamente como un elemento histórico importante, porque destacaban un principio que muchos de nosotros aprendimos a tomar en serio: cuando una persona cree ver alterada la verdad, debe examinar las cosas ante Dios, a la luz de las Escrituras.
1. Un principio enseñado: seguir la verdad
El principio de «examinarlo todo» no debería depender de la organización en la que uno se encuentre. No debería ser válido únicamente cuando se aplica a otros. Si es correcto examinar una organización cuando parece alejarse de la verdad, ese mismo principio debe poder aplicarse en todas partes, incluida RCG.
El apóstol Juan escribe:
«No creáis a todo espíritu, sino probad los espíritus para ver si son de Dios.» (1 Juan 4:1)
Y Pablo nos exhorta:
«Examinadlo todo; retened lo bueno.» (1 Tesalonicenses 5:21)
Estos pasajes muestran que el examen espiritual no es un acto de rebelión. Es una responsabilidad cristiana. Examinar lo que se enseña, comprobar los frutos producidos y comparar las palabras humanas con las Escrituras forma parte de una fe viva ante Dios.
Según mi comprensión de estos sermones, David C. Pack destacaba especialmente el peligro de que el error se acumulara dentro de una organización. También desarrollaba la idea de que el Espíritu de Dios conduce hacia la verdad sin quedar limitado por fronteras institucionales o por una estructura administrativa.
Estas ideas merecen ser consideradas seriamente, no porque procedan de un hombre, sino porque coinciden con un principio bíblico: la verdad debe ser siempre probada por las Escrituras.
2. Una cuestión de coherencia
La cuestión se convierte entonces en una cuestión de coherencia. Si este principio era válido en 1993, ¿por qué dejaría de serlo hoy? Si entonces se podía examinar la Global Church of God, ¿por qué no se podría examinar RCG hoy?
La verdad no cambia según la organización que la enseña. Una pregunta bíblica sincera no se vuelve mala simplemente porque se formule dentro de RCG. Del mismo modo, una enseñanza no se vuelve verdadera simplemente porque proceda de una sede, de un dirigente o de una estructura religiosa. Debe examinarse a la luz de la Palabra de Dios.
Pablo advirtió que es posible estar:
«Siempre aprendiendo, y nunca pudiendo llegar al conocimiento de la verdad.» (2 Timoteo 3:7)
Este versículo debería hacernos reflexionar. Cuando las enseñanzas se modifican, corrigen, desarrollan y vuelven a corregirse regularmente, es legítimo preguntarse si esto conduce a una comprensión más clara de la verdad o si mantiene a los creyentes en una expectativa permanente y una dependencia continua de nuevas explicaciones.
No se trata de rechazar toda verdad recibida en el pasado. Tampoco se trata de fomentar amargura, división o rebelión. Se trata simplemente de plantear una pregunta honesta ante Dios: ¿lo que recibimos nos acerca realmente a Cristo, a la paz, a la gracia, a la verdad y al Evangelio?
3. Examinar sin miedo, volver a Cristo
Cuando un hermano o una hermana está turbado, la respuesta bíblica no consiste en asustarlo o hacerlo callar. La ley de Cristo llama más bien a restaurar con mansedumbre y a llevar las cargas unos de otros.
Si algunos miembros se sienten confusos, cansados o espiritualmente heridos, esto debería llevarnos a examinar los frutos producidos. Jesús dijo que el árbol se conoce por sus frutos. Una verdad que viene de Dios debería conducir a mayor claridad, arrepentimiento, fe, amor, paz y apego a Cristo.
La pregunta que planteo es sencilla: ¿debe el principio de «examinarlo todo» aplicarse solamente a otras organizaciones, o también a RCG? Si hemos aprendido a probar todas las cosas, debemos aceptar que este principio se aplique también a nuestras propias creencias, hábitos, razonamientos y a toda estructura humana que pretenda hablar en nombre de Dios.
Examinar no significa odiar; preguntar no significa abandonar a Dios; reconocer una dificultad no significa rechazar toda verdad. Pero negarse a examinar por miedo, costumbre o lealtad institucional puede llegar a ser peligroso para la conciencia del creyente.
La verdad de Dios no necesita ser protegida por el miedo. Puede ser examinada. Puede soportar la luz. Y si realmente viene de Dios, siempre nos llevará de vuelta a Jesucristo.
El Espíritu de verdad conduce a la verdad — si se lo permitimos. (Juan 16:13)
↑ Volver al índiceIII. ¿Podemos conocer el día del regreso de Cristo?
Por Christophe Binette — antiguo ministro de RCG (2017–2024)
El regreso de Jesucristo es central en la fe cristiana. Cristo prometió volver. Las profecías bíblicas anuncian Su regreso. Sus discípulos están llamados a velar, mantenerse sobrios, discernir los tiempos y prepararse espiritualmente.
Pero queda una pregunta importante: ¿podemos conocer el día exacto del regreso de Cristo?
Esta pregunta no es secundaria. Afecta directamente a nuestra relación con la autoridad, la profecía, la fe, el miedo y la manera en que recibimos las propias palabras de Jesucristo.
Recuerdo particularmente una ocasión en la que el Pastor General de RCG anunció una fecha, o al menos la presentó con mucha fuerza como significativa. Muchos de nosotros la tomamos muy en serio. Algunos permanecieron despiertos toda la noche, incluso vestidos con traje, esperando lo que debía suceder, aunque tenían que volver al trabajo al día siguiente.
Ese recuerdo me marcó. No porque esté mal velar espiritualmente, sino porque existe una gran diferencia entre velar como Cristo lo mandó y permanecer despierto toda una noche a causa de una fecha anunciada por un hombre.
Por eso la pregunta merece plantearse con honestidad: ¿podemos conocer el día del regreso de Cristo? Y si Cristo mismo declaró que nadie conoce el día ni la hora, ¿qué debemos pensar de los repetidos anuncios de fechas, períodos precisos o cálculos proféticos presentados como decisivos?
1. Jesús dijo claramente que nadie conoce el día ni la hora
Cristo no dejó esta cuestión en la ambigüedad. Declaró:
«Pero del día y la hora nadie sabe, ni aun los ángeles de los cielos, ni el Hijo, sino solo el Padre.» (Mateo 24:36)
Repite la misma idea en el Evangelio de Marcos:
«Pero de aquel día y de la hora nadie sabe, ni aun los ángeles que están en el cielo, ni el Hijo, sino el Padre.» (Marcos 13:32)
Estas palabras son sencillas. Jesús no dice: «Nadie lo sabe por ahora, salvo un hombre al final de los tiempos». Tampoco dice: «Nadie lo sabe hasta que un dirigente reciba el cálculo final». Dice que ese día y esa hora pertenecen al Padre.
Los discípulos de Cristo deben, por tanto, comenzar respetando este límite. Si Jesús mismo dijo que nadie conoce el día ni la hora, todo intento de fijar una fecha precisa debería hacernos inmediatamente prudentes.
La verdadera fe no consiste en ir más allá de lo que Cristo ha revelado. La verdadera fe consiste en creer lo que Él dijo.
2. Velar no significa calcular una fecha
Algunos podrían responder: «Sí, nadie conoce el día ni la hora, pero quizá podamos conocer el año, el mes, la estación o casi el momento exacto».
Pero Jesús no dio esta enseñanza para animar a Sus discípulos a buscar una fórmula escondida. La dio para llamarlos a velar en todo tiempo.
Dijo:
«Velad, pues, porque no sabéis a qué hora ha de venir vuestro Señor.» (Mateo 24:42)
Y también:
«Velad, pues, porque no sabéis el día ni la hora.» (Mateo 25:13)
Después de Su resurrección, los discípulos quisieron conocer el calendario del Reino. Jesús les respondió:
«No os toca a vosotros saber los tiempos o las sazones que el Padre puso en su sola potestad.» (Hechos 1:7)
Esta respuesta es muy importante. Jesús no les dio un método para calcular la fecha. Les recordó que ciertos tiempos pertenecen a la autoridad del Padre.
Velar, por tanto, no significa vivir en una expectativa calculada alrededor de una fecha anunciada. Velar significa estar espiritualmente preparado cada día. Significa permanecer fiel, amar a los hermanos, practicar la justicia, guardar la fe, llevar fruto y no permitir que nuestra relación con Dios dependa de un calendario profético constantemente revisado.
La vigilancia cristiana no es una obsesión por la fecha. Es una vida de fidelidad.
3. El peligro de las fechas repetidas
Cuando una organización o un dirigente insiste repetidamente en fechas, períodos precisos o cálculos proféticos que después se modifican, esto puede producir frutos espiritualmente peligrosos.
En lugar de conducir a los miembros a la paz, puede mantenerlos en una tensión permanente. En vez de producir una fe estable, puede crear dependencia de anuncios sucesivos. En vez de fortalecer la confianza en Cristo, puede empujar a los miembros a depositar su confianza en la interpretación de un hombre.
Y cuando las fechas pasan sin que ocurra el acontecimiento esperado, a veces la responsabilidad puede devolverse a los miembros: falta de fe, falta de celo, falta de unidad, falta de oración o falta de comprensión. Pero ¿es así como Cristo enseñó a Sus discípulos a esperar Su regreso?
El apóstol Pablo escribió:
«Vosotros sabéis perfectamente que el día del Señor vendrá así como ladrón en la noche.» (1 Tesalonicenses 5:2)
Un ladrón en la noche no llega con una cita anunciada de antemano. La imagen utilizada por Pablo confirma la enseñanza de Cristo: el regreso del Señor debe esperarse con seriedad, sobriedad y vigilancia, pero no con la pretensión de conocer el día exacto.
La pregunta, por tanto, no es: «¿Cuál es la próxima fecha?» La verdadera pregunta es: ¿estoy preparado hoy? ¿Estoy viviendo según las palabras de Cristo? ¿Me guía la fe o el miedo? ¿Estoy unido a Jesucristo o a anuncios proféticos cambiantes?
Cristo volverá. Eso es seguro. Pero no pidió a Sus discípulos que adivinaran el día. Les pidió velar, perseverar, amar, servir y permanecer fieles hasta el fin.
El peligro no está en esperar el regreso de Cristo. El peligro está en sustituir una espera fiel por una obsesión con las fechas.
Porque si Jesús dijo: «No sabéis el día ni la hora», el discípulo fiel no debe intentar ser más preciso que su Maestro.
↑ Volver al índiceIV. ¿Por qué darlo todo a la Iglesia si Jesús vuelve inmediatamente?
Por Christophe Binette — antiguo ministro de RCG (2017–2024)
La cuestión del dinero siempre es delicada en una comunidad religiosa. Toca la fe, el sacrificio, la confianza, la obediencia, pero también la conciencia personal, la responsabilidad familiar y la libertad ante Dios.
En un contexto en el que el regreso de Cristo se presenta como inminente, puede surgir una presión particular. Algunos pueden preguntarse entonces por qué conservar dinero si Jesús vuelve pronto, por qué ahorrar, por qué pensar en el futuro o por qué conservar bienes materiales si la obra de Dios parece necesitarlo todo ahora.
Estas preguntas pueden parecer espirituales a primera vista. Pero merecen ser examinadas honestamente a la luz de las Escrituras. Porque si la expectativa del regreso de Cristo se convierte en un argumento para empujar a los miembros a dar cada vez más, surge una pregunta importante: ¿sigue siendo una ofrenda libre ante Dios o se ha convertido en una forma de presión espiritual basada en la urgencia profética?
1. Dios ama al que da libremente, no bajo presión
La Biblia enseña claramente la generosidad. Dar puede ser una expresión sincera de fe, amor, gratitud y apoyo a la obra de Dios. Pero el Nuevo Testamento también establece un principio muy claro:
«Cada uno dé como propuso en su corazón: no con tristeza, ni por necesidad; porque Dios ama al dador alegre.» (2 Corintios 9:7)
Este versículo es esencial. Pablo no dice que cada uno deba dar porque tenga miedo, porque se acerque una fecha, porque pueda ser acusado de falta de fe o porque se sienta culpable por conservar algo. Dice que cada uno debe dar «como propuso en su corazón».
La ofrenda cristiana debe ser, por tanto, voluntaria, reflexionada, libre y gozosa. No debe surgir de la culpa, el miedo, la presión humana o la impresión de que Dios rechazará a alguien si no da lo suficiente.
En Hechos 5, cuando Pedro habla con Ananías sobre la venta de un bien, le dice:
«Reteniéndola, ¿no se te quedaba a ti? Y vendida, ¿no estaba en tu poder?» (Hechos 5:4)
Este pasaje se olvida a menudo. El problema de Ananías no era que no hubiera dado todo. El problema era la mentira. Pedro reconoce claramente que el bien le pertenecía y que, incluso después de venderlo, el dinero seguía estando a su disposición.
Esto muestra un principio importante: en el Nuevo Testamento, la ofrenda no se presenta como una confiscación espiritual de los bienes personales. Dios mira el corazón, la verdad, la sinceridad y la libertad. Dar bajo presión no es lo mismo que dar por amor.
2. La urgencia profética no debe anular la responsabilidad personal y familiar
Cristo nos pide velar. Pero velar no significa abandonar toda prudencia, responsabilidad o sabiduría práctica. Jesús dijo:
«¿Quién de vosotros, queriendo edificar una torre, no se sienta primero y calcula los gastos, a ver si tiene lo que necesita para acabarla?» (Lucas 14:28)
Este principio muestra que la vida espiritual no excluye la reflexión, la previsión y la responsabilidad. El apóstol Pablo va incluso más lejos cuando escribe:
«Si alguno no provee para los suyos, y mayormente para los de su casa, ha negado la fe, y es peor que un incrédulo.» (1 Timoteo 5:8)
Este versículo es muy fuerte. Muestra que cuidar de la propia familia no es una falta de fe, sino una responsabilidad cristiana.
Por tanto, si una persona da hasta el punto de descuidar sus obligaciones familiares, sus necesidades esenciales, sus deudas, su salud, su vivienda o el futuro de sus hijos, hay que plantear una pregunta seria: ¿es realmente esto lo que Dios pide?
Jesús condenó tradiciones religiosas que permitían declarar los bienes «consagrados a Dios» mientras se descuidaba a los padres:
«Invalidáis así la palabra de Dios por vuestra tradición.» (Marcos 7:13)
Esto debería hacernos reflexionar. Una organización religiosa nunca debería fomentar una forma de sacrificio que lleve a las personas a descuidar responsabilidades que Dios mismo les ha dado.
La espera del regreso de Cristo no elimina el deber de actuar con sabiduría. Debería hacernos más fieles, sobrios, amorosos y responsables, no más vulnerables a la presión.
3. Una fecha inminente puede convertirse en una fuente de presión
Cuando el regreso de Cristo se presenta como extremadamente próximo, casi inmediato, resulta fácil pensar que el dinero pronto dejará de servir, que ahorrar ya no es necesario o que conservar una reserva puede ser señal de falta de fe. Una persona puede llegar a preguntarse si está resistiendo a Dios simplemente porque desea actuar con prudencia o proteger a su familia.
Este razonamiento puede volverse peligroso cuando la urgencia profética se utiliza para fomentar sacrificios financieros cada vez mayores. Cristo enseñó ciertamente el desapego de las riquezas, pero nunca enseñó que Sus discípulos debieran ser empujados a dar mediante fechas, miedo o una presión constante en torno a la inminencia de Su regreso.
Jesús dijo:
«Buscad primeramente el reino de Dios y su justicia, y todas estas cosas os serán añadidas.» (Mateo 6:33)
Buscar primero el Reino no significa perder toda sabiduría. Significa poner a Dios en el centro de nuestras decisiones, incluida nuestra manera de dar.
Pablo también escribió:
«No digo esto para que haya para otros holgura y para vosotros estrechez.» (2 Corintios 8:13)
Este principio es importante. La generosidad cristiana no debería crear una situación en la que unos sean aliviados mientras otros quedan aplastados.
Si una persona da libremente, con alegría, según su conciencia y sin descuidar sus responsabilidades, esto puede ser un acto sincero de fe. Pero si da porque cree que Cristo volverá en una fecha cercana, porque teme no ser protegida, porque tiene miedo de ser juzgada como tibia o porque se siente espiritualmente inferior si conserva una reserva, entonces hay que preguntarse si ese don nace realmente de la fe o del miedo.
La verdadera generosidad cristiana nace del amor. No debe ser arrancada mediante presión profética. La verdadera fe no consiste en vaciar las cuentas porque se acerca una fecha. Consiste en seguir a Cristo cada día, con verdad, sabiduría, amor y buena conciencia ante Dios.
La pregunta, por tanto, no es: «¿Cuánto puedo dar para demostrar mi fe?» La verdadera pregunta es: ¿doy libremente, con alegría, sabiduría y ante Dios, o doy bajo presión, por miedo o porque me han hecho creer que todo terminará inmediatamente?
Cristo volverá. Pero mientras esperamos Su regreso, nos pide ser fieles, sobrios, responsables, misericordiosos y guiados por el amor.
Y Dios ama al que da con alegría, no al que da porque ha sido sometido a presión.
↑ Volver al índiceV. ¿Hay una sola Iglesia de Dios?
Por Christophe Binette — antiguo ministro de RCG (2017–2024)
La cuestión de la Iglesia es fundamental. Muchos grupos religiosos afirman ser «la única Iglesia verdadera», «la única organización de Dios» o «el único lugar donde Dios trabaja realmente hoy».
Pero antes de aceptar una afirmación semejante, debemos volver a una pregunta más sencilla: ¿qué es la Iglesia de Dios según la Biblia? ¿Es ante todo una organización humana, una sede administrativa, una estructura jurídica o una corporación registrada en un país? ¿O es algo más profundo, más espiritual y más directamente relacionado con Jesucristo?
Esta pregunta es importante porque, si confundimos la Iglesia de Dios con una organización humana, abandonar una organización puede presentarse como abandonar a Dios mismo. Pero ¿es realmente esto lo que enseña la Biblia?
1. La Iglesia de Dios no es ante todo una organización humana
En el Nuevo Testamento, la palabra traducida como «Iglesia» procede del griego ekklēsia. Designa una asamblea, un pueblo llamado, una comunidad de personas convocadas o apartadas.
La Iglesia, por tanto, no es ante todo un edificio, una dirección, una sede administrativa, una estructura jurídica o una organización humana. La Iglesia son las personas a las que Dios llama, que pertenecen a Cristo y son guiadas por Su Espíritu.
Jesús dijo:
«Edificaré mi Iglesia, y las puertas del Hades no prevalecerán contra ella.» (Mateo 16:18)
Observemos bien que Jesús no dijo que un hombre edificaría Su Iglesia. Tampoco dijo que una corporación humana sería automáticamente Su Iglesia. Dijo: «Edificaré mi Iglesia».
La Iglesia pertenece, por tanto, a Cristo. No pertenece a un dirigente humano, a una sede, a un consejo, a una organización ni a una marca religiosa.
Pablo escribe también:
«Vosotros sois el cuerpo de Cristo, y miembros cada uno en particular.» (1 Corintios 12:27)
La Iglesia es el cuerpo de Cristo. Y un cuerpo vivo no puede reducirse a una estructura administrativa.
Una organización puede servir a la Iglesia. Puede ayudar a organizar asambleas, enseñanza, publicaciones, obras o servicios. Pero una organización no es automáticamente la Iglesia misma.
La Iglesia de Dios está formada por los creyentes a quienes Dios ha llamado, que pertenecen a Cristo, reciben Su Espíritu y procuran obedecerle con fe, amor y verdad.
2. Hay un solo cuerpo, pero eso no significa una sola organización humana
La Biblia enseña claramente que hay un solo cuerpo espiritual. Pablo escribe:
«Un cuerpo y un Espíritu, como fuisteis también llamados en una misma esperanza de vuestra vocación.» (Efesios 4:4)
También escribe:
«Por un solo Espíritu fuimos todos bautizados en un cuerpo.» (1 Corintios 12:13)
Sí, hay un solo cuerpo de Cristo. Pero este cuerpo es espiritual. Está formado por el Espíritu de Dios, no por una inscripción administrativa dentro de una organización humana.
Aquí es donde la confusión puede volverse peligrosa. Decir que hay un solo cuerpo de Cristo es bíblico. Pero afirmar que ese único cuerpo corresponde obligatoriamente a una organización humana concreta es una conclusión que debe demostrarse con las Escrituras, no simplemente afirmarse por una autoridad religiosa.
En el Nuevo Testamento, los creyentes estaban repartidos por muchas ciudades: Jerusalén, Antioquía, Corinto, Éfeso, Roma, Galacia, Tesalónica, Filipos y Colosas. Juntos formaban la Iglesia de Dios, pero no se los describe como una única corporación centralizada en el sentido moderno.
Pablo habla de «la Iglesia de Dios que está en Corinto»:
«A la Iglesia de Dios que está en Corinto…» (1 Corintios 1:2)
También habla de las «Iglesias de Dios»:
«Vosotros, hermanos, vinisteis a ser imitadores de las Iglesias de Dios en Cristo Jesús que están en Judea.» (1 Tesalonicenses 2:14)
Esto demuestra que puede haber varias asambleas locales, varios grupos de creyentes y varias comunidades, perteneciendo todos al mismo Dios y al mismo cuerpo espiritual.
La unidad de la Iglesia no es, por tanto, ante todo administrativa. Es espiritual. Está fundada en Cristo, en el Espíritu de Dios, en la fe, la verdad, el amor y la obediencia a Dios.
3. Somos la Iglesia de Dios si pertenecemos a Cristo
La Biblia no presenta la Iglesia como una organización exterior a la que los creyentes pertenecen simplemente como miembros de un club. Presenta a los propios creyentes como la casa, el templo y el cuerpo de Dios.
Pablo escribe:
«¿No sabéis que sois templo de Dios, y que el Espíritu de Dios mora en vosotros?» (1 Corintios 3:16)
Pedro escribe igualmente:
«Vosotros también, como piedras vivas, sed edificados como casa espiritual.» (1 Pedro 2:5)
Estos pasajes son muy importantes. Muestran que la Iglesia de Dios no es únicamente un lugar al que vamos, una organización a la que nos unimos o un nombre que llevamos. La Iglesia de Dios son las personas llamadas por Dios, habitadas por Su Espíritu, unidas a Cristo y edificadas juntas como una casa espiritual.
Esto no significa que la asamblea, el orden, el ministerio, la enseñanza o la comunión fraternal carezcan de importancia. La Biblia anima claramente a los creyentes a reunirse, exhortarse, servir, recibir enseñanza y caminar juntos.
Pero existe una enorme diferencia entre decir que los cristianos deben buscar la comunión y el orden espiritual y afirmar que abandonar una organización concreta equivale necesariamente a abandonar la Iglesia de Dios. Esta última afirmación es extremadamente grave, porque coloca a una organización humana en un nivel que pertenece únicamente a Cristo.
Jesús es la cabeza de la Iglesia:
«Él es la cabeza del cuerpo que es la Iglesia.» (Colosenses 1:18)
Si Cristo es la cabeza, ninguna organización humana puede ocupar Su lugar en la conciencia del creyente. Abandonar una organización humana no significa automáticamente abandonar a Dios. Dejar una sede administrativa no significa automáticamente dejar a Cristo. Salir de una estructura religiosa no significa automáticamente abandonar la Iglesia de Dios.
La verdadera pregunta es si seguimos unidos a Cristo, si permanecemos en Su palabra, buscamos la verdad, practicamos el amor, somos guiados por el Espíritu de Dios y deseamos vivir como miembros fieles del cuerpo de Cristo.
La Iglesia de Dios no está simplemente «allí fuera», en una estructura externa. Si pertenecemos a Cristo, si Su Espíritu habita en nosotros y si caminamos en la verdad y el amor, formamos parte de Su Iglesia.
Por tanto, no debemos confundir la fidelidad a Dios con la fidelidad incondicional a una organización humana. Una organización puede cambiar, una sede puede equivocarse y los dirigentes pueden fallar. Pero Cristo sigue siendo la cabeza de Su Iglesia, y Su Iglesia está formada por quienes le pertenecen.
La pregunta no es solamente: «¿Qué organización afirma ser la Iglesia de Dios?» La pregunta más profunda es: ¿quién pertenece realmente a Cristo, camina según Su Espíritu, permanece en Su palabra y practica Su ley de amor?
Porque la Iglesia de Dios no es una propiedad humana. Es el cuerpo vivo de Cristo.
↑ Volver al índiceVI. El amor fraternal: la señal distintiva de los discípulos de Cristo
Por Christophe Binette — antiguo ministro de RCG (2017–2024)
Jesús no dijo que Sus discípulos serían reconocidos principalmente por su conocimiento profético, su pertenencia a una organización, su celo aparente, su estructura de gobierno o su capacidad para defender una doctrina.
Dio una señal mucho más sencilla, pero también mucho más exigente:
«En esto conocerán todos que sois mis discípulos, si tenéis amor los unos por los otros.» (Juan 13:35)
El amor fraternal no es, por tanto, un detalle secundario. Es la señal visible de una verdadera vida de discípulo.
Esto no significa que la doctrina no importe, que la verdad carezca de importancia o que la obediencia pueda sustituirse por sentimientos humanos. Pero sí significa que la verdad de Cristo nunca puede separarse del amor de Cristo.
Si una Iglesia habla mucho de verdad, pero produce sobre todo miedo, desconfianza, dureza, aislamiento y juicio, hay que plantear una pregunta seria: ¿es realmente este el fruto del Espíritu de Dios?
1. El amor fraternal es el mandamiento central dado por Cristo
Antes de Su muerte, Jesús dio a Sus discípulos un mandamiento nuevo:
«Un mandamiento nuevo os doy: que os améis unos a otros; como yo os he amado, que también os améis unos a otros.» (Juan 13:34)
Este mandamiento es central porque revela el corazón mismo de Cristo. Jesús no dice solamente: «Amaos unos a otros». Añade: «como yo os he amado». Eso es lo que hace que este mandamiento sea tan profundo.
No estamos llamados a amar según nuestra propia medida, nuestro estado de ánimo, nuestra comodidad o las reglas de un grupo. Estamos llamados a amar como Cristo amó.
Cristo sostuvo a los débiles, acogió a los quebrantados, corrigió con verdad pero también con misericordia, buscó a las ovejas perdidas, lavó los pies de Sus discípulos, oró por quienes lo crucificaban y dio Su vida por Sus amigos. Ese es el modelo.
El amor fraternal no consiste simplemente en ser cordial el sábado, sonreír en una asamblea o llamar a alguien «hermano» o «hermana». Se ve sobre todo en la manera en que tratamos a las personas cuando están débiles, turbadas, heridas, aisladas, en desacuerdo o a punto de marcharse. A menudo es en esos momentos cuando aparece el verdadero fruto.
2. El amor fraternal no desaparece cuando un hermano plantea preguntas
En una comunidad realmente guiada por el amor de Cristo, una pregunta sincera no debería percibirse inmediatamente como una amenaza. Una duda no debería interpretarse automáticamente como rebelión. Una conciencia turbada no debería ser aplastada en nombre de la unidad. Una persona herida no debería ser tratada como un peligro simplemente porque expresa su sufrimiento.
La Biblia dice:
«Soportaos unos a otros, y perdonaos unos a otros si alguno tuviere queja contra otro.» (Colosenses 3:13)
Pablo escribe también:
«Recibid al débil en la fe, pero no para contender sobre opiniones.» (Romanos 14:1)
Estos pasajes muestran una actitud muy diferente de la sospecha permanente. El amor fraternal no significa aceptar todos los errores ni abandonar la verdad. Pero sí significa tratar a las personas con paciencia, mansedumbre y respeto ante Dios.
Si un hermano hace una pregunta, el amor escucha. Si una hermana está turbada, el amor intenta comprender. Si alguien es débil, el amor lo sostiene. Si alguien se aleja, el amor ora. Si alguien sufre, el amor no lo acusa inmediatamente.
Aquí es donde la ley de Cristo se une directamente al amor fraternal:
«Sobrellevad los unos las cargas de los otros, y cumplid así la ley de Cristo.» (Gálatas 6:2)
Llevar una carga no significa añadir peso a los hombros de una persona que ya está cansada. No significa hacerla sentir culpable por ser débil. No significa aislarla porque no comprende todo. Llevar una carga significa acercarse con compasión, escuchar, ayudar, orar, restaurar con mansedumbre y amar como Cristo amó.
3. Sin amor fraternal, la verdad se vuelve dura y la religión se convierte en miedo
La Biblia nos advierte claramente: podemos tener conocimiento, celo, sacrificios e incluso apariencia de fe, pero sin amor todo ello pierde su valor ante Dios.
Pablo escribe:
«Si yo hablase lenguas humanas y angélicas, y no tengo amor, vengo a ser como metal que resuena o címbalo que retiñe.» (1 Corintios 13:1)
Añade:
«Si tuviese profecía, y entendiese todos los misterios y toda ciencia, y si tuviese toda la fe, de tal manera que trasladase los montes, y no tengo amor, nada soy.» (1 Corintios 13:2)
Estos versículos son extremadamente fuertes. Pablo no dice que el conocimiento sea malo, que la fe sea inútil o que la profecía no tenga valor. Dice que, sin amor, incluso las cosas espiritualmente más impresionantes quedan vacías.
Esto debería hacernos reflexionar. Una Iglesia puede hablar de profecía, gobierno, obediencia, verdad y celo. Pero si el amor fraternal no es visible en la manera en que se trata a los miembros, falta algo esencial.
Pablo describe el amor como paciente y bondadoso, que no busca lo suyo, no se irrita fácilmente, no lleva cuenta del mal, se goza con la verdad, todo lo soporta, todo lo cree, todo lo espera y todo lo persevera. Eso es lo que 1 Corintios 13 sitúa en el corazón de la vida cristiana.
La pregunta se vuelve entonces personal: ¿es realmente visible el amor fraternal en vuestra congregación? ¿Se sostiene a los débiles o se los juzga? ¿Se escucha a las personas turbadas o se las mantiene a distancia? ¿Se ama a los miembros que se marchan o se los considera inmediatamente peligrosos? ¿Se reciben las preguntas sinceras con paciencia o se tratan como falta de sumisión? ¿Sirven los responsables como sirvió Cristo o gobiernan principalmente mediante el miedo?
Jesús dijo que Sus discípulos serían reconocidos por el amor que tienen unos por otros. No simplemente por su nombre, su organización, sus publicaciones o su comprensión profética, sino por su amor.
Y si desaparece el amor fraternal, incluso la verdad puede utilizarse de una manera que ya no refleje el espíritu de Cristo.
La verdadera pregunta no es solamente: «¿Estamos en la Iglesia correcta?» La pregunta más profunda es: ¿somos reconocibles como discípulos de Cristo por el amor que tenemos unos por otros?
Porque, según Jesús, esa es la señal distintiva de Sus discípulos.
↑ Volver al índiceVII. La corrección pública: ¿qué dice realmente la Biblia?
Por Christophe Binette — antiguo ministro de RCG (2017–2024)
La corrección es un tema importante en la vida cristiana. Dios corrige a quienes ama. Cristo corrige a Su Iglesia. En ocasiones, los ministros pueden tener que advertir, reprender, exhortar y proteger al rebaño.
Pero debemos plantear una pregunta esencial: ¿autoriza la Biblia la corrección pública como medio para humillar, asustar o quebrantar a alguien delante de los demás?
La corrección bíblica tiene un propósito: restaurar, proteger, instruir y devolver a la persona a Dios. Nunca debe convertirse en un espectáculo, una demostración de autoridad humana o un medio para hacer callar preguntas sinceras.
Por eso debemos examinar lo que la Biblia dice realmente.
1. La corrección bíblica comienza con la mansedumbre y la restauración
Pablo escribe:
«Hermanos, si alguno fuere sorprendido en alguna falta, vosotros que sois espirituales, restauradle con espíritu de mansedumbre; considerándote a ti mismo, no sea que tú también seas tentado.» (Gálatas 6:1)
Este versículo es fundamental. Pablo no dice que haya que exponer públicamente a la persona, humillarla ante los demás o convertirla en un ejemplo para que otros tengan miedo. Dice que hay que restaurarla con espíritu de mansedumbre.
Por tanto, el objetivo de la corrección cristiana no es aplastar a la persona, sino restaurarla. Quien corrige también debe vigilarse a sí mismo, porque puede caer a su vez. Esto exige humildad, prudencia, compasión y verdadero temor de Dios.
Cristo dio el mismo principio en Mateo 18:
«Si tu hermano peca contra ti, ve y repréndele estando tú y él solos.» (Mateo 18:15)
Observemos el orden que da Jesús: el primer paso se hace en privado. No es público, no tiene lugar delante de toda la asamblea y no pretende crear una presión colectiva. Se hace «tú y él solos».
¿Por qué? Porque el objetivo es ganar al hermano, no perderlo.
Jesús añade:
«Si te oyere, has ganado a tu hermano.» (Mateo 18:15)
Ese es el corazón de la corrección bíblica: ganar al hermano. Una corrección que destruye, humilla o asusta no corresponde al espíritu de Cristo. Incluso cuando una corrección es necesaria, debe reflejar mansedumbre, paciencia y un deseo sincero de restaurar.
2. La corrección pública existe, pero responde a casos concretos
La Biblia no dice que nunca pueda haber una corrección pública. Hay situaciones en las que un problema público debe tratarse públicamente, especialmente cuando el pecado es manifiesto, persistente, escandaloso o pone en peligro a la Iglesia.
Pablo escribe a Timoteo:
«A los que persisten en pecar, repréndelos delante de todos, para que los demás también teman.» (1 Timoteo 5:20)
Pero este versículo debe leerse en su contexto. Pablo habla del trato a los ancianos después de haber dado esta instrucción:
«Contra un anciano no admitas acusación sino con dos o tres testigos.» (1 Timoteo 5:19)
No se trata, por tanto, de un derecho general a exponer públicamente a alguien en cuanto plantea una pregunta, expresa una reserva o no comprende una decisión. Pablo habla de un contexto serio, con acusaciones establecidas, testigos y una falta real.
La corrección pública no es una herramienta destinada a proteger a una autoridad humana frente a toda cuestionamiento. Sirve para tratar un pecado real y proteger a la Iglesia cuando la situación lo exige.
Existe, por tanto, una diferencia importante entre corregir públicamente un pecado manifiesto y humillar públicamente a alguien porque ha planteado una pregunta sincera. También existe una diferencia entre proteger al rebaño y asustarlo. Incluso cuando una corrección pública llega a ser necesaria, debe seguir siendo justa, proporcionada, basada en hechos y realizada en el espíritu de Cristo.
Pablo da también esta instrucción:
«Predica la palabra; insta a tiempo y fuera de tiempo; redarguye, reprende, exhorta con toda paciencia y doctrina.» (2 Timoteo 4:2)
Incluso la reprensión debe ir acompañada de paciencia, mansedumbre e instrucción.
3. Una corrección que produce principalmente miedo debe ser examinada
La corrección bíblica debería producir fruto espiritual: arrepentimiento, restauración, humildad, sanidad, paz con Dios y regreso a la verdad. Pero cuando se ejerce de manera dura, pública o humillante, puede producir otros frutos: miedo, silencio, confusión, vergüenza, desconfianza y obediencia exterior sin transformación del corazón.
La Biblia dice:
«En el amor no hay temor, sino que el perfecto amor echa fuera el temor; porque el temor lleva en sí castigo.» (1 Juan 4:18)
Si una asamblea aprende principalmente a callar por miedo a ser expuesta, debemos preguntarnos si eso refleja realmente el amor perfecto del que habla Juan. Si ministros o miembros ya no se atreven a formular preguntas sinceras por temor a ser reprendidos públicamente, debemos preguntarnos si eso refleja realmente el espíritu de Gálatas 6:1. Y si la corrección se convierte en un medio para preservar una imagen de autoridad en lugar de restaurar un alma, debemos preguntarnos si sigue reflejando la corrección de Cristo.
Jesús advirtió a Sus discípulos contra una forma dura y dominadora de autoridad:
«Sabéis que los gobernantes de las naciones se enseñorean de ellas, y los que son grandes ejercen sobre ellas potestad. Mas entre vosotros no será así; sino que el que quiera hacerse grande entre vosotros será vuestro servidor.» (Mateo 20:25-26)
La autoridad dentro de la Iglesia no debería parecerse a la dominación humana. Debería parecerse al servicio de Cristo.
La verdadera corrección cristiana no tiene por objeto humillar, producir miedo, aplastar la conciencia ni destruir a la persona. Debe unir la verdad con el amor, la firmeza con la mansedumbre, la autoridad con la humildad y la justicia con la misericordia.
La pregunta, por tanto, se vuelve personal: ¿la corrección que veis a vuestro alrededor produce restauración o miedo? ¿Produce amor a la verdad o silencio forzado? ¿Protege realmente a las ovejas o protege sobre todo la imagen de la autoridad? ¿Busca ganar al hermano, como enseñó Cristo, o convertirlo en un ejemplo delante de los demás?
La Biblia enseña la corrección. Pero enseña una corrección guiada por el Espíritu de Cristo. Y el Espíritu de Cristo no corrige para humillar. Corrige para salvar, levantar y restaurar.
↑ Volver al índiceVIII. «Guardar silencio»: ¿es el miedo compatible con el Espíritu de Dios?
Por Christophe Binette — antiguo ministro de RCG (2017–2024)
En una comunidad cristiana puede haber momentos en los que guardar silencio sea sabio. La Biblia enseña prudencia, dominio propio, respeto, humildad y no hablar a la ligera.
Pero existe una gran diferencia entre el silencio elegido por sabiduría y el silencio impuesto por miedo. Cuando un miembro guarda silencio porque quiere evitar disputas inútiles, eso es una cosa. Pero cuando guarda silencio porque teme ser corregido, humillado, etiquetado como rebelde, sospechoso de falta de fe o separado de sus hermanos y hermanas, eso es otra cosa.
La pregunta merece, por tanto, ser planteada: ¿es el miedo compatible con el Espíritu de Dios? Y si una comunidad produce un clima en el que se sofocan preguntas sinceras, se contienen las conciencias y muchos ya no se atreven a hablar con honestidad, ¿podemos decir realmente que ese espíritu viene de Cristo?
1. Dios no da un espíritu de miedo
El apóstol Pablo escribe:
«No nos ha dado Dios espíritu de cobardía, sino de poder, de amor y de dominio propio.» (2 Timoteo 1:7)
Este versículo es fundamental. El Espíritu de Dios no produce un miedo paralizante. No conduce a los hijos de Dios a vivir en la intimidación, la desconfianza o el temor constante de ser expuestos.
El Espíritu de Dios produce poder, amor y sabiduría. Da la fuerza para permanecer fieles a Dios, el amor necesario para hablar con humildad y paciencia y la sabiduría para discernir cuándo hablar, cómo hablar y con qué espíritu hacerlo.
El miedo produce otra cosa. Empuja a callar incluso cuando la conciencia está turbada. Empuja a fingir acuerdo. Empuja a evitar preguntas importantes. Empuja a proteger una apariencia de unidad incluso cuando el corazón está inquieto.
Pero una unidad fundada en el miedo no es la unidad del Espíritu. La verdadera unidad cristiana no descansa en un silencio forzado. Descansa en la verdad, el amor, la confianza, la paciencia y la presencia del Espíritu de Dios.
2. La verdad no teme las preguntas sinceras
Jesús dijo:
«Conoceréis la verdad, y la verdad os hará libres.» (Juan 8:32)
La verdad libera. No necesita ser protegida por el miedo. No necesita prohibir preguntas honestas. No necesita hacer callar conciencias sinceras.
Si algo es verdadero, debe poder ser examinado. Si una doctrina es bíblica, debe poder ser probada por las Escrituras. Si una decisión es justa, debe poder explicarse con humildad. Y si una autoridad viene realmente de Cristo, no debería temer la luz.
Los bereanos son elogiados en la Biblia porque examinaban las Escrituras para comprobar lo que se les enseñaba:
«Recibieron la palabra con toda solicitud, escudriñando cada día las Escrituras para ver si estas cosas eran así.» (Hechos 17:11)
No fueron condenados por verificar. No fueron acusados de falta de sumisión. No fueron presentados como peligrosos porque compararan la enseñanza recibida con las Escrituras. Al contrario, su actitud se presenta como noble. Esto debería hacernos reflexionar.
Si se enseña a los miembros a «probar todas las cosas», pero en la práctica ciertas preguntas se vuelven peligrosas, existe una contradicción. Si el examen bíblico solo se fomenta mientras las conclusiones apoyan a la organización, pero esas mismas preguntas se vuelven sospechosas cuando revelan una dificultad real, entonces ya no se trata verdaderamente de probar todas las cosas. Se trata de probar únicamente lo que está permitido.
Pero la verdad de Dios no necesita ese tipo de protección.
3. El silencio impuesto puede convertirse en una forma de cautividad espiritual
Existe un silencio que protege la paz. Pero existe también un silencio que daña el alma.
Cuando alguien ya no puede expresar una preocupación honesta sin temer ser juzgado, deja de ser libre. Cuando alguien ya no puede plantear una pregunta bíblica sin temer ser considerado rebelde, ya no se le anima realmente a buscar la verdad. Y cuando alguien ya no puede seguir su conciencia ante Dios porque teme la reacción de la organización, su conciencia deja de ser respetada.
Pablo escribe:
«Para libertad nos libertó Cristo. Estad, pues, firmes, y no estéis otra vez sujetos al yugo de esclavitud.» (Gálatas 5:1)
Esta libertad no es libertad para pecar. No es libertad para despreciar el orden, la enseñanza o la corrección. Es la libertad de servir a Dios con una conciencia recta. Es la libertad de obedecer a Cristo antes que a los hombres. Es la libertad de caminar en la verdad sin estar dominados por el miedo humano.
Los apóstoles dijeron:
«Es necesario obedecer a Dios antes que a los hombres.» (Hechos 5:29)
Este principio sigue siendo verdadero. Ninguna organización humana debe ocupar el lugar de Dios en la conciencia de un creyente. Ningún dirigente humano debe convertirse en la voz que aplasta toda reflexión personal ante Dios. Ningún miedo institucional debe sustituir la paz que Cristo da a Sus discípulos.
Jesús dijo:
«La paz os dejo, mi paz os doy; yo no os la doy como el mundo la da. No se turbe vuestro corazón, ni tenga miedo.» (Juan 14:27)
La paz de Cristo no es la paz aparente de un grupo en el que nadie se atreve a hablar. La paz de Cristo es una paz profunda, fundada en la verdad, el amor y la confianza en Dios.
La pregunta se vuelve entonces personal: ¿guardáis silencio por sabiduría o por miedo? ¿Sois libres de plantear preguntas bíblicas sinceras, seguir vuestra conciencia ante Dios y decir que algo os preocupa sin temer ser inmediatamente sospechosos? ¿Experimentáis el Espíritu de poder, amor y sabiduría, o principalmente el miedo de hablar mal, pensar mal o ser vistos negativamente?
Estas preguntas no pretenden fomentar rebelión, desorden o amargura. Pretenden llevar a cada persona de vuelta ante Dios, ante Cristo, ante las Escrituras y ante su propia conciencia.
Porque el silencio impuesto por el miedo no es fruto del Espíritu de Dios. El Espíritu de Dios conduce a la verdad. Y la verdad hace libres.
↑ Volver al índiceIX. Después de RCG: ¿cómo recuperar la paz y la gracia?
Por Christophe Binette — antiguo ministro de RCG (2017–2024)
Dejar una organización religiosa en la que se han invertido años de vida no es algo ligero. No es simplemente cambiar de asamblea o pasar página. Para muchos afecta a la identidad, la fe, las amistades, la familia espiritual, los sacrificios realizados, los años entregados, las decisiones tomadas y, a veces, incluso la relación con Dios.
Después de RCG, algunas personas pueden sentir paz. Otras pueden sentir miedo, culpa, confusión, ira, tristeza o una profunda sensación de vacío. Estas reacciones no significan necesariamente que hayáis abandonado a Dios. Quizá simplemente significan que necesitáis sanar.
La verdadera pregunta no es solamente: «¿Qué debo hacer ahora?» Es también más profunda: ¿cómo recuperar a Cristo, Su paz, Su gracia y Su voz, sin miedo, sin presión y sin confusión?
1. Dejar una organización humana no significa dejar a Dios
Uno de los mayores temores después de salir de RCG puede ser este: ¿he dejado a Dios? ¿He dejado la única Iglesia verdadera? ¿He perdido mi lugar en el plan de Dios?
Pero debemos volver a una verdad fundamental: Cristo no está prisionero dentro de una organización humana.
Jesús dijo:
«Yo soy el buen pastor; el buen pastor su vida da por las ovejas.» (Juan 10:11)
No dijo que la organización fuera el buen pastor. No dijo que la sede administrativa fuera el buen pastor. No dijo que un dirigente humano fuera el buen pastor. Dijo: «Yo soy el buen pastor».
Si pertenecéis a Cristo, vuestra relación con Dios no depende ante todo de una estructura humana. Depende de Cristo mismo.
Jesús dijo también:
«Mis ovejas oyen mi voz, y yo las conozco, y me siguen.» (Juan 10:27)
Ahí está el corazón de la vida cristiana: escuchar la voz de Cristo y seguirle. Dejar una organización humana no significa, por tanto, dejar automáticamente a Dios. Por el contrario, puede convertirse en el comienzo de un regreso más profundo a Cristo, a Su palabra, a Su gracia y a una fe menos fundada en el miedo.
La verdadera pregunta no es simplemente si seguís dentro de una organización. La verdadera pregunta es si seguís unidos a Cristo, si buscáis Su voz, permanecéis en Su palabra, queréis caminar en la verdad, amar a Dios y al prójimo y ser guiados por Su Espíritu.
Si ese es vuestro deseo, vuestra historia con Dios no ha terminado.
2. ¿Y si este período fuera una prueba permitida por Dios?
También debemos considerar otra posibilidad: ¿y si este período fuera una prueba permitida por Dios?
Dios no quiere únicamente que pertenezcamos a un grupo. Quiere que crezcamos, maduremos, aprendamos a discernir y pongamos realmente la verdad por encima de todo.
En la vida cristiana, Dios puede permitir situaciones difíciles para revelar lo que hay realmente en nuestro corazón. Puede permitir que seamos probados, examinados o sacudidos para mostrar qué es lo más importante para nosotros. ¿Estamos unidos a Cristo o solamente a una organización? ¿Estamos unidos a la verdad o solamente a nuestra comodidad espiritual? ¿Estamos dispuestos a perder una seguridad aparente, una reputación o incluso ciertas relaciones si fuera necesario para permanecer fieles a Dios?
Al entrar en RCG, muchos de nosotros ya hicimos este sacrificio una primera vez. Quizá perdimos amigos, creamos tensiones con la familia o renunciamos a ciertas cosas porque pensábamos que estábamos siguiendo la verdad.
Pero merece plantearse una pregunta difícil: ¿y si hoy la prueba no consistiera en permanecer en la organización a cualquier precio, sino en discernir ante Dios si debemos salir de ella para permanecer fieles a Cristo? ¿Y si esta nueva prueba consistiera precisamente en escoger la verdad por encima de la organización, incluso cuando ello cueste relaciones, una aparente seguridad espiritual y parte de nuestra antigua identidad?
Es una pregunta difícil. Pero merece ser examinada con honestidad.
La Biblia dice:
«Heriré al pastor, y las ovejas del rebaño serán dispersadas.» (Mateo 26:31; Zacarías 13:7)
Este pasaje se cumple en primer lugar en el contexto de Cristo y Sus discípulos. Por tanto, no debe utilizarse a la ligera ni aplicarse mecánicamente a toda situación moderna. Pero el principio espiritual sigue siendo serio: cuando una autoridad espiritual es sacudida, las ovejas pueden quedar dispersas, turbadas, desorientadas y puestas a prueba.
En esos momentos, la verdadera pregunta no es solamente: «¿Dónde están las otras ovejas?» La verdadera pregunta es: ¿sigo al verdadero Pastor?
Jesucristo es el buen Pastor. Si una estructura humana es sacudida, si los miembros se dispersan, si cambian las relaciones o si se derrumban certezas, Cristo permanece.
Esta prueba puede convertirse, por tanto, en un tiempo de purificación espiritual. No para abandonar a Dios, sino para volver a Él más profundamente. No para rechazar toda fe, sino para distinguir la fe verdadera de la dependencia de una organización. No para volverse amargo, sino para aprender a seguir a Cristo incluso cuando eso tiene un precio.
Porque, al final, Dios puede permitir que seamos probados para revelar qué es lo más importante para nosotros: la seguridad de un grupo o la verdad, la aprobación de los hombres o la aprobación de Dios, el miedo a perder relaciones o la fidelidad a Cristo.
3. Recuperar la gracia después de años de presión espiritual
Después de vivir mucho tiempo en un entorno religioso muy exigente, puede resultar difícil simplemente recibir la gracia de Dios.
Podemos tener la impresión de no hacer nunca lo suficiente: no orar bastante, no dar bastante, no obedecer bastante, no comprender bastante, no ser suficientemente celosos o suficientemente sumisos. Pero el Evangelio no comienza con nuestro rendimiento. Comienza con la gracia de Dios.
Pablo escribe:
«Por gracia sois salvos por medio de la fe; y esto no de vosotros, pues es don de Dios.» (Efesios 2:8)
La gracia no significa que la obediencia carezca de importancia. No significa que la verdad no importe. No significa que el pecado se vuelva aceptable. Pero significa que Dios no nos salva porque hayamos conseguido vivir perfectamente bajo presión. Nos salva por Su bondad, Su misericordia, Su amor y Su obra en Jesucristo.
Jesús dijo:
«Venid a mí todos los que estáis trabajados y cargados, y yo os haré descansar.» (Mateo 11:28)
Observemos que Jesús no dijo: «Venid a mí y os daré todavía más presión». Dijo: «Yo os haré descansar».
Este descanso no significa inactividad espiritual. Significa el fin de una relación con Dios dominada por el miedo, la culpa constante y la sensación de no ser nunca aceptado. Cristo no llama a Sus ovejas para aplastarlas. Las llama para salvarlas, levantarlas, guiarlas y sanarlas.
Después de RCG, puede ser necesario volver a aprender la gracia. Puede ser necesario volver a aprender que Dios no es solamente Juez, sino también Padre; que Cristo no es solamente Rey, sino también Pastor; que el Espíritu de Dios no produce miedo, sino poder, amor y sabiduría. También puede ser necesario volver a aprender que hacer preguntas sinceras no es necesariamente rebelión, que descansar no significa abandonar a Dios y que sanar lleva tiempo.
4. Reconstruir una fe fundada en Cristo, no en el miedo
Después de dejar RCG, algunos pueden sentirse tentados a abandonar toda fe. Otros pueden buscar inmediatamente otra organización que proporcione respuestas rápidas, una estructura clara y una sensación de seguridad.
Pero es importante no reconstruir demasiado rápido sobre los mismos fundamentos de miedo, presión o dependencia humana.
Pablo escribe:
«Nadie puede poner otro fundamento que el que está puesto, el cual es Jesucristo.» (1 Corintios 3:11)
El fundamento de vuestra fe debe ser Cristo. No el miedo, no un hombre, no una organización, no una fecha profética, no la presión colectiva, no la mirada de los demás, sino Cristo.
Esto no significa que debáis vivir aislados. La comunión fraternal es importante. El ánimo es importante. La enseñanza es importante. La oración con otros creyentes es importante. Pero todo debe reconstruirse sobre Cristo.
Tomad tiempo para volver a los Evangelios. Leed de nuevo las palabras de Jesús. Observad Su manera de tratar a los débiles, Su paciencia, Su compasión, Su firmeza y también Su mansedumbre. Observad cómo corrige, acoge y restaura. Después preguntaos: ¿se parece realmente a Jesucristo la imagen de Dios que he recibido?
Porque Jesús es la imagen perfecta del Padre. Dijo:
«El que me ha visto a mí, ha visto al Padre.» (Juan 14:9)
Si vuestra visión de Dios está formada principalmente por miedo, presión, amenaza, culpa y agotamiento, quizá haya llegado el momento de dejar que Cristo mismo la corrija.
La paz de Dios no siempre vuelve inmediatamente. A veces vuelve poco a poco: por la oración, la lectura sencilla de las Escrituras, conversaciones honestas, descanso, verdad, perdón, gracia y la comprensión de que Dios no os ha abandonado.
Jesús dijo:
«La paz os dejo, mi paz os doy; yo no os la doy como el mundo la da. No se turbe vuestro corazón, ni tenga miedo.» (Juan 14:27)
Después de RCG, esta palabra puede volver a cobrar vida. Vuestro corazón no tiene que permanecer en el miedo. Vuestra fe no tiene que seguir prisionera de la culpa. Vuestra relación con Dios puede reconstruirse, no sobre el miedo, no sobre la presión, no sobre una lealtad institucional, sino sobre Jesucristo, Su verdad, Su gracia, Su amor y Su paz.
La pregunta no es solamente: «¿Qué he dejado?» La verdadera pregunta es: ¿a quién estoy volviendo?
Y si estáis volviendo a Cristo, no estáis perdidos. Quizá, por primera vez en mucho tiempo, estáis empezando a recuperar el verdadero descanso que solo Él puede dar.
↑ Volver al índiceX. No estáis solos: la comunión fraternal después de dejar una organización
Por Christophe Binette — antiguo ministro de RCG (2017–2024)
Después de dejar una organización religiosa, uno de los dolores más profundos puede ser la soledad. Durante años, vuestros amigos, hábitos, fiestas, conversaciones, calendario, identidad espiritual y a veces incluso vuestro sentimiento de pertenencia estuvieron ligados a una comunidad concreta. Después, casi de un día para otro, todo puede cambiar.
Personas con las que habéis orado, reído, servido, viajado y compartido años de vuestra vida pueden de repente tomar distancia. Algunas no saben qué decir, otras tienen miedo de hablaros y otras quizá ya os consideren un peligro espiritual. Entonces podéis encontraros ante esta dolorosa pregunta: «¿Dónde está ahora mi familia espiritual?»
Esta soledad es real y no debe minimizarse. Pero también debemos recordar una verdad esencial: no estáis solos. Cristo no abandona a Sus ovejas y la comunión fraternal no desaparece simplemente porque hayáis dejado una organización humana.
1. La comunión fraternal pertenece a Cristo, no a una organización
La Biblia enseña claramente la importancia de la comunión fraternal. Los primeros cristianos «perseveraban en la doctrina de los apóstoles, en la comunión unos con otros, en el partimiento del pan y en las oraciones» (Hechos 2:42).
La comunión forma parte, por tanto, de la vida cristiana normal. Dios no nos llama a una fe fría, aislada y separada de los demás. Pero esta comunión no depende ante todo del nombre de una organización, de una sede administrativa, de una lista oficial de miembros o de una estructura humana. Depende de Cristo.
Juan escribe:
«Nuestra comunión verdaderamente es con el Padre, y con su Hijo Jesucristo.» (1 Juan 1:3)
La comunión cristiana comienza ahí: con el Padre y con Su Hijo. Cuando dos creyentes buscan sinceramente a Cristo, oran juntos, leen las Escrituras, se animan, se sostienen mutuamente y desean caminar en la verdad, ya existe una forma real de comunión fraternal.
Jesús dijo:
«Donde están dos o tres congregados en mi nombre, allí estoy yo en medio de ellos.» (Mateo 18:20)
No dijo que Su presencia dependiera de estar inscritos en la misma organización humana. Dijo: «en mi nombre».
Esto no significa que el orden, la enseñanza, el ministerio o la asamblea no tengan importancia. Pero significa que Cristo puede estar presente en medio de Sus discípulos incluso cuando son pocos, están heridos, dispersos o reconstruyéndose.
Quizá habéis perdido una estructura, un ritmo, un círculo social e incluso parte de vuestro sentimiento de pertenencia. Pero no habéis perdido a Cristo. Y si no habéis perdido a Cristo, no habéis perdido la posibilidad de una verdadera comunión fraternal.
2. Después de dejar una organización, a veces hay que volver a aprender una comunión sana
Después de vivir mucho tiempo en un entorno muy controlado, puede resultar difícil reconstruir la comunión. Podemos tener miedo de confiar, miedo de ser juzgados, miedo de ser manipulados de nuevo o miedo de unirnos a otro grupo y revivir los mismos mecanismos. También podemos temer quedarnos solos. Estas reacciones son comprensibles.
Puede ser necesario volver a aprender poco a poco qué es una comunión sana. Una comunión sana no descansa en el miedo, la vigilancia, la obligación de pensar exactamente lo mismo sobre cada tema o el control de la conciencia. Descansa en Cristo, el amor, la verdad, la humildad, la paciencia y el respeto ante Dios.
Pablo escribe:
«Recibíos los unos a los otros, como también Cristo nos recibió, para gloria de Dios.» (Romanos 15:7)
La acogida cristiana no significa aceptar cualquier doctrina o comportamiento. Pero implica una actitud de paciencia, mansedumbre y respeto. Significa no tratar a una persona herida como un peligro, a una persona turbada como rebelde ni a una conciencia frágil como un problema que hay que corregir inmediatamente.
Después de RCG, puede ser bueno no reconstruir demasiado deprisa. Tomad tiempo para sanar, orar, releer los Evangelios, discernir los frutos y reconocer lo que es sano y lo que no lo es. No sustituyáis inmediatamente una dependencia por otra. No busquéis solamente un nuevo grupo que os dé rápidamente todas las respuestas. Buscad primero a Cristo.
Después buscad hermanos y hermanas que os acerquen a Él y no a un nuevo miedo. Una verdadera comunión fraternal debería ayudaros a amar más a Dios, seguir a Cristo con mayor libertad, caminar en la verdad con humildad y recuperar la paz. No debería volver a colocaros bajo un yugo de temor.
3. Las ovejas dispersas pueden ser restauradas por el verdadero Pastor
Cuando las personas dejan una organización, pueden sentirse dispersas, perdidas o espiritualmente sin hogar. Ese sentimiento es real. Después de años dentro de una comunidad estructurada, con hábitos, relaciones, fiestas, responsabilidades y una identidad común, la salida puede crear un vacío profundo.
Pero en la Biblia, Dios se presenta muchas veces como Aquel que busca, reúne y cuida a Sus ovejas. El profeta Ezequiel recoge estas palabras de Dios:
«He aquí yo, yo mismo iré a buscar mis ovejas, y las reconoceré.» (Ezequiel 34:11)
Y también:
«Yo buscaré la perdida, y haré volver al redil la descarriada; vendaré la perniquebrada, y fortaleceré la débil.» (Ezequiel 34:16)
Estas palabras son profundamente reconfortantes. Dios ve a las ovejas heridas, dispersas, cansadas, desorientadas y a aquellas que ya no saben en quién confiar. Ve a quienes tienen miedo, a quienes están agotados por la presión, las expectativas, los conflictos o la confusión. Y Dios no es indiferente. Cristo es el buen Pastor y sabe encontrar a Sus ovejas incluso cuando se sienten aisladas.
Esto no significa que el camino vaya a ser siempre sencillo. Puede haber un período de vacío, amistades perdidas, silencios dolorosos y preguntas sin respuestas inmediatas. Pero este tiempo también puede convertirse en un tiempo de purificación, sanidad y reconstrucción.
La comunión fraternal después de dejar una organización quizá no sea idéntica a lo que conocíais antes. Quizá sea más sencilla, más pequeña, más humilde y menos estructurada. Pero también puede ser más verdadera. Unos pocos hermanos y hermanas que oran sinceramente juntos pueden ser una gran bendición. Una conversación honesta puede levantar un alma cansada. Un mensaje de ánimo puede romper una profunda soledad. Una lectura bíblica compartida puede reavivar la esperanza. Una oración sencilla puede recordar que Cristo sigue presente.
La pregunta no es, por tanto: «¿Cómo recuperar exactamente lo que he perdido?» La verdadera pregunta es: ¿cómo permitir que Cristo reconstruya una comunión más sana, más libre, más verdadera y más arraigada en Él?
No estáis solos. Otros han atravesado los mismos miedos, vivido la misma soledad y tenido que volver a aprender a orar sin presión, leer sin miedo, amar sin control y buscar a Dios sin depender de una organización.
Y, sobre todo, Cristo no ha dejado de ser vuestro Pastor. Puede levantaros, guiaros, volver a daros hermanos y hermanas y enseñaros a amar de nuevo. Puede transformar la dispersión en sanidad y la soledad en verdadera comunión.
Porque la comunión fraternal no comienza con una organización. Comienza con Cristo. Y quienes pertenecen a Cristo nunca están verdaderamente solos.
↑ Volver al índiceXI. Conclusión general — Volver a Cristo
Los artículos reunidos en esta página abordan varios temas distintos: la ley de Cristo, la verdad, la profecía, las ofrendas, la Iglesia, el amor fraternal, la corrección, el miedo, la gracia y la comunión después de una organización. Pero, en el fondo, todos estos temas conducen a una misma pregunta: ¿estamos siendo llevados realmente de vuelta a Jesucristo?
La ley de Cristo debe ser central en la vida cristiana. Se manifiesta mediante el amor, la mansedumbre, el perdón, la misericordia, el servicio, la verdad, la paciencia, la restauración, el apoyo a los débiles y el hecho de llevar las cargas unos de otros. No puede reducirse a una simple lista de reglas exteriores. Toca el corazón, las motivaciones y la manera de corregir, servir, perdonar, amar y tratar a los hermanos y hermanas.
La ley mosaica tuvo un papel real en el plan de Dios, pero no es el marco legal de la salvación para el creyente en Cristo. La salvación no viene por la observancia de la ley, por el diezmo, por el sábado, por las fiestas, por pertenecer a una organización o por la lealtad a un hombre. La salvación se recibe por gracia mediante la fe en Jesucristo.
El sábado puede observarse como convicción personal ante Dios. Pero no debe convertirse en una condición de salvación ni en un criterio absoluto para decidir quién pertenece realmente a Dios. Del mismo modo, la generosidad cristiana debe ser libre, voluntaria, gozosa y practicada según la conciencia de cada persona ante Dios. No debe ser producida por miedo, presión, culpa o urgencia profética.
La profecía debe examinarse con prudencia, humildad y respeto por los límites establecidos por Jesucristo. Debe conducir al arrepentimiento, la fe, la vigilancia espiritual y la esperanza, no al miedo, la confusión, la fijación de fechas o la dependencia de un dirigente humano.
La Iglesia de Dios no debe reducirse a una sola organización humana. Es el cuerpo espiritual de Cristo, formado por quienes pertenecen a Dios, son guiados por Su Espíritu, permanecen en Su palabra y practican el amor.
Si habéis dejado RCG, o si todavía estáis dentro y os planteáis preguntas, mi deseo no es empujaros hacia otro sistema humano. Mi deseo es animaros a examinar sin miedo, volver a Cristo, redescubrir la gracia, recuperar la paz, sanar espiritualmente y reconstruir una fe fundada en Jesucristo.
Porque, al final, no es una organización la que salva. No es un hombre quien da la vida. No es el miedo el que transforma el corazón. Dios salva, por gracia, mediante la fe en Jesucristo. Cristo es quien llama, levanta, restaura y guía a Sus ovejas.
Y es la ley de Cristo — el amor vivido en la verdad — la que debe convertirse en la señal visible de quienes le pertenecen.
Nota sobre las citas bíblicas
Las citas bíblicas proceden principalmente de la Biblia Louis Segond en el texto francés de referencia. Algunas formulaciones pueden adaptarse ligeramente para facilitar la lectura. En las versiones traducidas se utiliza, en la medida de lo posible, una formulación bíblica habitual en cada idioma.
↑ Volver al índiceAgli ex membri e agli attuali membri della Restored Church of God (RCG)
Esaminate ogni cosa; ritenete ciò che è buono.
Di Christophe Binette | Pubblicato il 26 luglio 2026 | Fondatore di Examine All Things — Studi biblici basati sulle Scritture
Examine All Things non è una Chiesa, un’organizzazione religiosa, un ministero gerarchico né un nuovo gruppo derivato da RCG, UCG, LCG, PCG, COGWA o da un’altra branca della Church of God.
Questo sito ha lo scopo di incoraggiare ciascuno a esaminare gli insegnamenti, le pratiche e i frutti spirituali alla luce delle Scritture, con serietà, umiltà e preghiera. Non cerca di esercitare un’autorità spirituale sulle coscienze né di sostituire un’organizzazione con un’altra.
Invita semplicemente a tornare a Dio, a Gesù Cristo, alla verità biblica, alla grazia, alla legge di Cristo e a una relazione viva con il Padre.
Per quattordici anni sono stato membro della Restored Church of God (RCG). Per sette di quegli anni ho servito come ministro dei fratelli e delle sorelle francofoni in Europa e in Africa — volontariamente, per amore vostro e della verità.
Nel marzo 2024, dopo aver applicato il principio che mi era stato insegnato fin dal primo giorno — «esaminate ogni cosa» (1 Tessalonicesi 5:21) — ho presentato le mie dimissioni a David C. Pack.
Questa lettera riflette la mia esperienza, la mia comprensione e le mie convinzioni al momento della mia partenza, nel marzo 2024. Deve essere letta come un documento personale e storico legato a quella fase del mio percorso, e non come una dichiarazione dottrinale completa o definitiva di Examine All Things.
Potete leggere la lettera completa tramite il pulsante qui sotto.
Non ho lasciato RCG per rabbia o amarezza. Vi amo e prego ogni giorno per ciascuno di voi — compresi coloro che oggi forse mi considerano un «nemico».
Il mio desiderio non è allontanarvi da Dio, ma incoraggiarvi a tornare direttamente a Lui, per mezzo di Gesù Cristo, nella verità, nella grazia, nella pace e nella libertà che il Vangelo dona.
Perché questa pagina?
Questa pagina raccoglie diversi articoli che ho scritto specificamente per voi, miei fratelli e sorelle di RCG. Affrontano domande che io stesso mi sono posto per anni e che non ho mai osato porre apertamente — per paura, lealtà o abitudine.
Questi articoli non cercano di condurre il lettore verso una nuova organizzazione umana. Cercano di riportare ciascuno a Cristo, alle Scritture, alla grazia, alla verità, alla legge di Cristo e a una relazione diretta con Dio.
Il messaggio centrale di questa pagina è semplice: la salvezza non si fonda sull’appartenenza a un’organizzazione, sulla lealtà verso un dirigente, sull’osservanza della legge mosaica, sulla decima, sul sabato o sulle prestazioni religiose. La salvezza si riceve per la grazia di Dio, mediante la fede in Gesù Cristo.
Nota sull’eredità dottrinale di Herbert W. Armstrong
Herbert W. Armstrong mise in evidenza diverse importanti verità bibliche, tra cui la speranza del Regno di Dio, la risurrezione, la vita eterna come dono di Dio, la necessità del ravvedimento e l’importanza di obbedire a Dio.
Questi elementi meritano di essere riconosciuti con onestà.
Tuttavia, alcuni aspetti del suo insegnamento devono essere riesaminati alla luce del Nuovo Testamento. In particolare, una parte del suo sistema dottrinale poteva tendere a ricollocare il credente in un quadro vicino all’alleanza mosaica, nel quale i Dieci Comandamenti, il sabato, le feste, la decima e l’appartenenza organizzativa diventavano indicatori centrali di fedeltà spirituale.
Il Nuovo Testamento, invece, presenta la salvezza come un dono ricevuto per grazia, mediante la fede in Gesù Cristo. L’obbedienza rimane importante, ma non è il fondamento della salvezza. È il frutto di una fede viva, di un cuore trasformato dallo Spirito e di una vita posta sotto la legge di Cristo.
Non si tratta quindi di respingere tutto ciò che è stato insegnato in passato, ma di esaminare ogni cosa, ritenere ciò che è buono e riportare ogni dottrina a Gesù Cristo, alla grazia, alla verità biblica e alla nuova alleanza.
Questo non significa che l’obbedienza non abbia importanza. Ma la vera obbedienza è il frutto di una fede viva, di un cuore trasformato e di una vita guidata dallo Spirito di Dio. Non deve mai diventare un mezzo per meritare la salvezza o dimostrare una presunta superiorità spirituale.
Per questo questa pagina pone un’enfasi particolare sul Regno di Dio, Gesù Cristo, il ravvedimento, la salvezza per grazia, la legge di Cristo, l’amore, la verità, la libertà di coscienza, la guarigione spirituale, la restaurazione, la trasformazione del cuore e la nuova vita in Cristo.
Oggi vi invito a esaminare con me questi temi, in preghiera e alla luce delle Scritture.
Non dovete essere d’accordo con me. Ma credo che abbiate il diritto — e la responsabilità — di esaminare personalmente queste cose.
«Esaminate ogni cosa; ritenete ciò che è buono.» (1 Tessalonicesi 5:21)
Nota personale
Questo testo è una testimonianza personale e una riflessione biblica fondata sulla mia esperienza all’interno di RCG. Non mira ad attaccare individui, ma a invitare ciascuno a esaminare insegnamenti, pratiche e frutti spirituali alla luce delle Scritture.
Non scrivo con spirito di vendetta, polemica o condanna. Il mio desiderio è aiutare coloro che sono stati turbati, feriti, isolati o fatti sentire in colpa a ritrovare la pace, la grazia, la verità biblica e una relazione viva con il Padre per mezzo di Gesù Cristo.
Examine All Things non rivendica alcuna autorità sulle coscienze. Lo scopo non è sostituire una dipendenza organizzativa con un’altra, ma incoraggiare ciascuno a tornare a Cristo, esaminare ogni cosa e ritenere ciò che è buono.
I. La legge di Cristo: viene praticata in RCG?
Di Christophe Binette — ex ministro di RCG (2017–2024)
Per quattordici anni nella Restored Church of God ho imparato a «provare ogni cosa». È proprio questo principio che mi ha portato a riesaminare tutto e, infine, a lasciare RCG nel marzo 2024.
Oggi vorrei invitarvi a considerare una domanda semplice ma profondamente importante: la legge di Cristo viene davvero praticata in RCG?
Prima ancora di rispondere a questa domanda, bisogna porne un’altra, ancora più fondamentale: come viene compresa e insegnata la legge di Cristo in RCG?
Naturalmente in RCG possono essere menzionati alcuni concetti legati all’amore, al servizio, all’obbedienza, all’aiuto ai fratelli e alle sorelle o al portare i pesi gli uni degli altri. Ma in quattordici anni come membro, di cui sette nel ministero, non ricordo di aver sentito presentare la legge di Cristo come un insegnamento centrale di Gesù Cristo, né di averla sentita spiegare come una realtà distinta da un semplice rimando ai Dieci Comandamenti.
Eppure l’apostolo Paolo ne parla chiaramente:
«Fratelli, se uno viene sorpreso in qualche colpa, voi che siete spirituali rialzatelo con spirito di mansuetudine; e bada bene a te stesso, affinché anche tu non sia tentato.» (Galati 6:1)
Poi aggiunge immediatamente:
«Portate i pesi gli uni degli altri e adempirete così la legge di Cristo.» (Galati 6:2)
Questo passo non dice semplicemente: «Osservate i Dieci Comandamenti». Descrive un modo concreto di trattare gli altri: restaurare con mansuetudine, portare i loro pesi, sostenere i deboli, amare i fratelli e agire secondo lo spirito di Cristo.
Cristo stesso ne esprime il cuore quando dice:
«Amatevi gli uni gli altri come io ho amato voi.» (Giovanni 13:34)
La legge di Cristo non si oppone alla legge di Dio. Ma non può nemmeno essere ridotta a un semplice elenco di comandamenti osservati esteriormente. Rivela lo spirito nel quale i discepoli di Cristo devono vivere, correggere, servire, governare, perdonare e prendersi cura delle pecore.
La domanda, dunque, non è soltanto: «RCG insegna l’obbedienza ai comandamenti?» La vera domanda è più profonda: RCG pratica la legge di Cristo? In altre parole, nel modo in cui corregge, governa, esclude, tratta i deboli, risponde ai dubbi, porta i pesi e ama le pecore, RCG riflette davvero l’esempio di Gesù Cristo?
È questa la domanda che esamineremo.
1. Ciò che ho osservato personalmente durante il mio ministero
Durante i sette anni in cui ho servito come ministro dei fratelli e delle sorelle francofoni in Europa e in Africa, sono stato gradualmente portato a riflettere sul clima spirituale e pastorale nel quale potevano essere espresse alcune domande.
Preciso che ciò che segue riguarda la mia esperienza personale e la mia percezione delle cose in quel periodo. Non pretendo di conoscere le intenzioni di tutti né di giudicare ogni decisione presa. Altre persone possono aver vissuto o compreso alcune situazioni in modo diverso.
Con il senno di poi, ho vissuto momenti nei quali esprimere una domanda, una riserva o una preoccupazione sincera mi sembrava difficile. Non necessariamente a causa di una regola scritta, ma piuttosto per un clima che percepivo come poco favorevole all’espressione di preoccupazioni profonde.
In diverse occasioni ho avuto l’impressione che una domanda rivolta alla sede potesse essere ricevuta non come una sincera ricerca di chiarimento, ma come un possibile segno di mancanza di sottomissione o di allineamento. Questo mi turbava, perché in alcuni casi diventava difficile esercitare una coscienza personale davanti a Dio con libertà e pace.
Più in generale, nel corso degli anni mi è sembrato di osservare che alcuni ministri che esprimevano riserve, disaccordi o preoccupazioni riguardo alle direttive della sede potevano poi vedere cambiare le proprie responsabilità. In alcuni casi, ministri che servivano alla sede furono riassegnati a incarichi sul territorio. Per quanto ne so, questi cambiamenti non venivano sempre presentati ufficialmente come misure disciplinari. Tuttavia, in conversazioni private potevano essere spiegati come un’occasione per essere messi alla prova, crescere o sviluppare maggiore umiltà. Alcuni di questi cambiamenti sembravano anche accompagnarsi a un cambiamento di rango, funzione o responsabilità.
Non mi riferisco qui a una persona o a una situazione precisa. Non conosco tutte le ragioni che possono aver motivato ogni decisione. Riporto semplicemente uno schema che percepivo allora e che ha contribuito alle mie domande sullo spazio concesso alle riserve sincere, alla coscienza personale e al dialogo fraterno.
Posso anche testimoniare la mia esperienza personale durante il periodo del Covid. In quel momento avvertii una forte pressione riguardo alla vaccinazione, in particolare in relazione alla partecipazione alla conferenza ministeriale, mentre io stesso avevo delle riserve di coscienza davanti a Dio.
Ciò che mi colpì maggiormente fu l’impressione che la «coscienza della Chiesa» potesse essere presentata come qualcosa che doveva prevalere sulla coscienza individuale. In altre parole, mi sembrava che una riserva personale di coscienza potesse essere considerata secondaria rispetto a un orientamento o a un’aspettativa collettiva.
Formulo questo come una percezione personale legata a quel periodo, e non come un’accusa nei confronti delle persone coinvolte. Riconosco anche che fu un periodo difficile per tutti e che ciascuno può aver agito secondo ciò che comprendeva allora.
Questa esperienza mi ha condotto a una domanda importante: quando una coscienza personale sincera entra in tensione con un’aspettativa collettiva, come dovrebbe porsi un credente davanti a Dio?
Paolo scrive:
«Ciascuno sia pienamente convinto nella propria mente.» (Romani 14:5)
Questo principio mi sembra essenziale. Ci ricorda che la coscienza del credente non deve essere trattata con leggerezza, soprattutto quando si esprime con rispetto, preghiera e timore di Dio.
Non pretendo di formulare un giudizio definitivo su tutte le decisioni prese. Ma credo che queste domande meritino di essere esaminate onestamente alla luce delle Scritture.
La domanda che vi pongo è dunque questa: una cultura nella quale diventa difficile esprimere domande sincere o riserve di coscienza riflette davvero la legge di Cristo? Riflette lo spirito di Galati 6:1-2, dove coloro che sono spirituali sono chiamati a restaurare con mansuetudine e a portare i pesi gli uni degli altri?
2. Ciò che Cristo insegna veramente
La legge di Cristo non è un elenco di regole aggiuntive. È una trasformazione del cuore, dall’interno verso l’esterno. Produce libertà, non paura. Restaura, non condanna. Conduce alla grazia, alla misericordia, alla pazienza e all’amore sacrificale.
Paolo scrive:
«Non siete sotto la legge, ma sotto la grazia.» (Romani 6:14)
Questo non significa che il cristiano sia libero di disobbedire a Dio. Significa però che la vita cristiana non dovrebbe essere dominata dalla condanna, dalla paura, dalla pressione umana o dal controllo spirituale. Dovrebbe essere guidata dallo Spirito di Dio e dall’esempio di Gesù Cristo.
La legge di Cristo va ancora oltre. Cristo insegna:
«Amate i vostri nemici, benedite quelli che vi maledicono, fate del bene a quelli che vi odiano e pregate per quelli che vi maltrattano e vi perseguitano.» (Matteo 5:44)
Se agli occhi di alcuni sono diventato un «nemico» per aver lasciato RCG e posto queste domande, allora la legge di Cristo si applica precisamente qui. La vera domanda diventa: preghiamo ancora per coloro che se ne sono andati? Preghiamo per le loro famiglie? Preghiamo per chi soffre, dubita, sbaglia o perfino per chi ci ha feriti?
Non pregare per i propri nemici, non portare i pesi dei deboli e non restaurare con mansuetudine significa andare direttamente contro lo spirito della legge di Cristo.
La legge di Cristo non si misura quindi soltanto dalle dottrine che difendiamo, ma dal modo concreto in cui trattiamo le persone. Si vede nel modo in cui rispondiamo alle domande, accompagniamo i deboli, correggiamo chi cade, parliamo di chi se ne va e preghiamo per coloro che non comprendiamo più.
3. Si può essere discepoli senza praticare i Suoi insegnamenti?
Non si può essere discepoli — cioè studenti — di Cristo senza mettere in pratica i Suoi insegnamenti. Un discepolo non si limita ad ammirare il proprio maestro o a citarne le parole. Lo segue, impara da lui, si lascia correggere da lui e cerca di applicare concretamente ciò che egli ha insegnato.
Gesù non definì mai la vita del discepolo attraverso l’appartenenza a un’organizzazione umana, un titolo, una funzione o una lealtà istituzionale. La definì attraverso una relazione viva con la Sua parola.
Gesù disse:
«Se perseverate nella mia parola, siete veramente miei discepoli.» (Giovanni 8:31)
La parola importante qui è «perseverate». Non si tratta semplicemente di ascoltare la parola di Cristo o di utilizzarla per difendere una dottrina, ma di rimanervi, viverla, tornarvi e lasciare che quella parola giudichi i nostri pensieri, atteggiamenti e pratiche.
Per questo la domanda diventa molto seria. Possiamo davvero definirci discepoli di Cristo se insegniamo l’obbedienza ma non pratichiamo la mansuetudine? Possiamo parlare di verità soffocando domande sincere? Possiamo insistere sulla sottomissione trascurando di portare i pesi dei deboli? Possiamo predicare l’amore se la paura diventa il principale motore dell’obbedienza?
Gesù diede anche un segno molto chiaro per riconoscere i Suoi discepoli:
«Da questo conosceranno tutti che siete miei discepoli, se avete amore gli uni per gli altri.» (Giovanni 13:35)
Non disse che i Suoi discepoli sarebbero stati riconosciuti soprattutto dall’appartenenza all’organizzazione giusta, dalla perfetta difesa di una struttura di governo o dal silenzio davanti alle domande difficili. Disse che il segno distintivo sarebbe stato l’amore.
La legge di Cristo non è quindi un argomento secondario. Tocca direttamente l’identità stessa del discepolo. Se la legge di Cristo non viene né insegnata chiaramente né vissuta realmente, possiamo ancora parlare di una vera vita di discepolato nel senso voluto da Cristo?
La domanda diventa allora personale. Sentite nella vostra congregazione la pace, la libertà e l’amore di Cristo, oppure soprattutto paura? Quando una persona è debole, viene sostenuta o sospettata? Quando un fratello dubita, viene ascoltato o immediatamente considerato ribelle? Quando una coscienza personale è turbata, viene rispettata davanti a Dio o schiacciata in nome della «coscienza della Chiesa»? Quando una persona se ne va, si prega per lei con amore o diventa automaticamente un pericolo da evitare?
Queste domande non hanno lo scopo di provocare ribellione contro Dio. Vogliono riportare ciascuno a Cristo. Perché alla fine non sarà un’organizzazione a giudicare i nostri cuori. Non sarà una sede amministrativa a definire se siamo stati fedeli a Cristo. Sarà Cristo stesso.
E se siamo veramente Suoi discepoli, dobbiamo tornare alle Sue parole, al Suo esempio, alla Sua mansuetudine, alla Sua misericordia, alla Sua verità e alla Sua legge.
Lo Spirito della verità vi guiderà in tutta la verità — se glielo permetterete. (Giovanni 16:13)
Per approfondire:
Per andare oltre, potete leggere lo studio: «Legge mosaica e legge di Cristo: si può essere salvati dalla legge o dalla grazia?»
Questo studio esamina più ampiamente la relazione tra la legge mosaica, la legge di Cristo, la grazia e la salvezza.
↑ Torna all’indiceII. «90 ragioni per seguire la verità» — si applicano oggi a RCG?
Di Christophe Binette — ex ministro di RCG (2017–2024)
Nel 1993 David C. Pack pronunciò una serie di sermoni intitolata 90 Reasons to Follow the Truth — «90 ragioni per seguire la verità». Questa serie era legata alla sua uscita dalla Global Church of God e alla formazione della Restored Church of God.
Non desidero riprodurre qui quei sermoni né utilizzarli come attacco personale. Li menziono semplicemente come un elemento storico importante, perché mettevano in evidenza un principio che molti di noi hanno imparato a prendere sul serio: quando una persona ritiene che la verità venga alterata, deve esaminare le cose davanti a Dio, alla luce delle Scritture.
1. Un principio insegnato: seguire la verità
Il principio di «esaminare ogni cosa» non dovrebbe dipendere dall’organizzazione nella quale ci si trova. Non dovrebbe essere valido soltanto quando viene applicato agli altri. Se è giusto esaminare un’organizzazione quando sembra allontanarsi dalla verità, lo stesso principio deve poter essere applicato ovunque, compresa RCG.
L’apostolo Giovanni scrive:
«Non credete a ogni spirito, ma provate gli spiriti per sapere se sono da Dio.» (1 Giovanni 4:1)
E Paolo ci esorta:
«Esaminate ogni cosa; ritenete ciò che è buono.» (1 Tessalonicesi 5:21)
Questi passi mostrano che l’esame spirituale non è un atto di ribellione. È una responsabilità cristiana. Esaminare ciò che viene insegnato, verificare i frutti prodotti e confrontare le parole umane con le Scritture fa parte di una fede viva davanti a Dio.
Secondo la mia comprensione di quei sermoni, David C. Pack sottolineava in particolare il pericolo dell’accumularsi dell’errore all’interno di un’organizzazione. Sviluppava anche l’idea che lo Spirito di Dio conduca verso la verità senza essere limitato da confini istituzionali o da una struttura amministrativa.
Queste idee meritano di essere considerate seriamente, non perché provengono da un uomo, ma perché corrispondono a un principio biblico: la verità deve sempre essere provata dalle Scritture.
2. Una questione di coerenza
La domanda diventa quindi una questione di coerenza. Se questo principio era valido nel 1993, perché non dovrebbe esserlo oggi? Se allora si poteva esaminare la Global Church of God, perché oggi non si potrebbe esaminare RCG?
La verità non cambia a seconda dell’organizzazione che la insegna. Una domanda biblica sincera non diventa sbagliata semplicemente perché viene posta all’interno di RCG. Allo stesso modo, un insegnamento non diventa vero semplicemente perché proviene da una sede, da un dirigente o da una struttura religiosa. Deve essere esaminato alla luce della Parola di Dio.
Paolo avvertì che è possibile essere:
«Sempre pronti a imparare e mai capaci di giungere alla conoscenza della verità.» (2 Timoteo 3:7)
Questo versetto dovrebbe farci riflettere. Quando gli insegnamenti vengono regolarmente modificati, corretti, sviluppati e poi nuovamente corretti, è legittimo chiedersi se ciò conduca a una comprensione più chiara della verità oppure mantenga i credenti in un’attesa permanente e in una dipendenza continua da nuove spiegazioni.
Non si tratta di respingere ogni verità ricevuta in passato. Né di incoraggiare amarezza, divisione o ribellione. Si tratta semplicemente di porre una domanda onesta davanti a Dio: ciò che riceviamo ci avvicina davvero a Cristo, alla pace, alla grazia, alla verità e al Vangelo?
3. Esaminare senza paura, tornare a Cristo
Quando un fratello o una sorella è turbato, la risposta biblica non è spaventarlo o farlo tacere. La legge di Cristo chiama piuttosto a restaurare con mansuetudine e a portare i pesi gli uni degli altri.
Se alcuni membri si sentono confusi, stanchi o spiritualmente feriti, questo dovrebbe spingerci a esaminare i frutti prodotti. Gesù disse che un albero si riconosce dai suoi frutti. Una verità che viene da Dio dovrebbe condurre a maggiore chiarezza, ravvedimento, fede, amore, pace e attaccamento a Cristo.
La domanda che pongo è quindi semplice: il principio di «esaminare ogni cosa» deve applicarsi soltanto alle altre organizzazioni, oppure anche a RCG? Se abbiamo imparato a provare ogni cosa, dobbiamo accettare che questo principio si applichi anche alle nostre convinzioni, abitudini, ragionamenti e a ogni struttura umana che pretenda di parlare nel nome di Dio.
Esaminare non significa odiare; porre domande non significa abbandonare Dio; riconoscere una difficoltà non significa respingere tutta la verità. Ma rifiutarsi di esaminare per paura, abitudine o lealtà istituzionale può diventare pericoloso per la coscienza del credente.
La verità di Dio non ha bisogno di essere protetta dalla paura. Può essere esaminata. Può sopportare la luce. E se viene veramente da Dio, ci riporterà sempre a Gesù Cristo.
Lo Spirito della verità conduce alla verità — se glielo permettiamo. (Giovanni 16:13)
↑ Torna all’indiceIII. Possiamo conoscere il giorno del ritorno di Cristo?
Di Christophe Binette — ex ministro di RCG (2017–2024)
Il ritorno di Gesù Cristo è centrale nella fede cristiana. Cristo ha promesso di ritornare. Le profezie bibliche annunciano il Suo ritorno. I discepoli sono chiamati a vegliare, rimanere sobri, discernere i tempi e prepararsi spiritualmente.
Ma rimane una domanda importante: possiamo conoscere il giorno preciso del ritorno di Cristo?
Questa domanda non è secondaria. Tocca direttamente il nostro rapporto con l’autorità, la profezia, la fede, la paura e il modo in cui riceviamo le parole stesse di Gesù Cristo.
Ricordo in particolare un’occasione in cui il Pastore Generale di RCG annunciò una data, o almeno la presentò con forza come significativa. Molti di noi la presero molto sul serio. Alcuni rimasero svegli tutta la notte, a volte perfino in abito, aspettando ciò che doveva accadere, nonostante dovessero tornare al lavoro il giorno seguente.
Quel ricordo mi ha segnato. Non perché sia sbagliato vegliare spiritualmente, ma perché esiste una grande differenza tra vegliare come Cristo ha comandato e rimanere svegli tutta la notte a causa di una data annunciata da un uomo.
Per questo la domanda merita di essere posta onestamente: possiamo conoscere il giorno del ritorno di Cristo? E se Cristo stesso ha dichiarato che nessuno conosce il giorno né l’ora, che cosa dobbiamo pensare dei ripetuti annunci di date, periodi precisi o calcoli profetici presentati come decisivi?
1. Gesù ha detto chiaramente che nessuno conosce il giorno né l’ora
Cristo non ha lasciato questa questione nell’ambiguità. Ha dichiarato:
«Quanto a quel giorno e a quell’ora, nessuno li sa, neppure gli angeli dei cieli, né il Figlio, ma il Padre solo.» (Matteo 24:36)
Ripete la stessa idea nel Vangelo di Marco:
«Quanto a quel giorno o a quell’ora, nessuno li sa, neppure gli angeli nel cielo, né il Figlio, ma il Padre solo.» (Marco 13:32)
Queste parole sono semplici. Gesù non dice: «Nessuno lo sa per ora, tranne un uomo alla fine dei tempi». Non dice neppure: «Nessuno lo sa finché un dirigente non riceverà il calcolo finale». Dice che quel giorno e quell’ora appartengono al Padre.
I discepoli di Cristo devono quindi cominciare rispettando questo limite. Se Gesù stesso ha detto che nessuno conosce il giorno né l’ora, ogni tentativo di fissare una data precisa dovrebbe renderci immediatamente prudenti.
La vera fede non consiste nell’andare oltre ciò che Cristo ha rivelato. La vera fede consiste nel credere a ciò che Egli ha detto.
2. Vegliare non significa calcolare una data
Qualcuno potrebbe rispondere: «Sì, nessuno conosce il giorno né l’ora, ma forse possiamo conoscere l’anno, il mese, la stagione o quasi il momento esatto».
Ma Gesù non diede questo insegnamento per incoraggiare i Suoi discepoli a cercare una formula nascosta. Lo diede per chiamarli a vegliare in ogni tempo.
Disse:
«Vegliate dunque, perché non sapete in quale giorno il vostro Signore verrà.» (Matteo 24:42)
E ancora:
«Vegliate dunque, perché non sapete né il giorno né l’ora.» (Matteo 25:13)
Dopo la Sua risurrezione, i discepoli volevano conoscere il calendario del Regno. Gesù rispose:
«Non spetta a voi sapere i tempi o i momenti che il Padre ha riservato alla propria autorità.» (Atti 1:7)
Questa risposta è molto importante. Gesù non diede loro un metodo per calcolare la data. Ricordò loro che alcuni tempi appartengono all’autorità del Padre.
Vegliare, dunque, non significa vivere in un’attesa calcolata attorno a una data annunciata. Vegliare significa essere spiritualmente pronti ogni giorno. Significa rimanere fedeli, amare i fratelli, praticare la giustizia, conservare la fede, portare frutto e non permettere che la nostra relazione con Dio dipenda da un calendario profetico continuamente rivisto.
La vigilanza cristiana non è un’ossessione per la data. È una vita di fedeltà.
3. Il pericolo delle date ripetute
Quando un’organizzazione o un dirigente insiste ripetutamente su date, periodi precisi o calcoli profetici che poi vengono modificati, questo può produrre frutti spiritualmente pericolosi.
Invece di condurre i membri alla pace, può mantenerli in una tensione permanente. Invece di produrre una fede stabile, può creare dipendenza dagli annunci successivi. Invece di rafforzare la fiducia in Cristo, può spingere i membri a riporre la propria fiducia nell’interpretazione di un uomo.
E quando le date passano senza che avvenga l’evento atteso, la responsabilità può talvolta essere rimandata ai membri: mancanza di fede, di zelo, di unità, di preghiera o di comprensione. Ma è così che Cristo ha insegnato ai Suoi discepoli ad attendere il Suo ritorno?
L’apostolo Paolo scrisse:
«Voi stessi sapete molto bene che il giorno del Signore verrà come un ladro nella notte.» (1 Tessalonicesi 5:2)
Un ladro nella notte non arriva con un appuntamento annunciato in anticipo. L’immagine usata da Paolo conferma l’insegnamento di Cristo: il ritorno del Signore deve essere atteso con serietà, sobrietà e vigilanza, ma non con la pretesa di conoscere il giorno esatto.
La domanda, quindi, non è: «Qual è la prossima data?» La vera domanda è: sono pronto oggi? Sto vivendo secondo le parole di Cristo? Sono guidato dalla fede o dalla paura? Sono legato a Gesù Cristo o ad annunci profetici mutevoli?
Cristo ritornerà. Questo è certo. Ma non ha chiesto ai Suoi discepoli di indovinare il giorno. Ha chiesto loro di vegliare, perseverare, amare, servire e rimanere fedeli fino alla fine.
Il pericolo non sta nell’attendere il ritorno di Cristo. Il pericolo sta nel sostituire un’attesa fedele con un’ossessione per le date.
Perché se Gesù ha detto: «Non sapete né il giorno né l’ora», il discepolo fedele non dovrebbe cercare di essere più preciso del suo Maestro.
↑ Torna all’indiceIV. Perché dare tutto alla Chiesa se Gesù ritorna immediatamente?
Di Christophe Binette — ex ministro di RCG (2017–2024)
La questione del denaro è sempre delicata in una comunità religiosa. Tocca la fede, il sacrificio, la fiducia, l’obbedienza, ma anche la coscienza personale, la responsabilità familiare e la libertà davanti a Dio.
In un contesto in cui il ritorno di Cristo viene presentato come imminente, può sorgere una pressione particolare. Alcuni possono allora chiedersi perché conservare del denaro se Gesù ritorna presto, perché risparmiare, perché pensare al futuro o perché mantenere dei beni materiali se l’opera di Dio sembra aver bisogno di tutto adesso.
Queste domande possono sembrare spirituali a prima vista. Ma meritano di essere esaminate onestamente alla luce delle Scritture. Perché se l’attesa del ritorno di Cristo diventa un argomento per spingere i membri a dare sempre di più, allora sorge una domanda importante: si tratta ancora di un dono libero davanti a Dio, oppure di una forma di pressione spirituale fondata sull’urgenza profetica?
1. Dio ama chi dona liberamente, non sotto pressione
La Bibbia insegna chiaramente la generosità. Donare può essere un’espressione sincera di fede, amore, gratitudine e sostegno all’opera di Dio. Ma il Nuovo Testamento dà anche un principio molto chiaro:
«Ciascuno dia come ha deliberato in cuor suo, non di malavoglia né per forza, perché Dio ama un donatore gioioso.» (2 Corinzi 9:7)
Questo versetto è essenziale. Paolo non dice che ciascuno debba dare perché ha paura, perché una data si avvicina, perché verrebbe accusato di mancare di fede o perché si sentirebbe colpevole di conservare qualcosa. Dice che ciascuno deve dare «come ha deliberato in cuor suo».
Il dono cristiano deve quindi essere volontario, ponderato, libero e gioioso. Non deve essere prodotto dalla colpa, dalla paura, dalla pressione umana o dall’impressione che Dio rifiuterà qualcuno se non dona abbastanza.
In Atti 5, quando Pietro parla ad Anania riguardo alla vendita di un bene, gli dice:
«Se restava invenduto, non rimaneva tuo? E, una volta venduto, il ricavato non era a tua disposizione?» (Atti 5:4)
Questo passaggio viene spesso dimenticato. Il problema di Anania non era che non avesse dato tutto. Il problema era la menzogna. Pietro riconosce chiaramente che il bene gli apparteneva e che, anche dopo la vendita, il denaro restava a sua disposizione.
Questo mostra un principio importante: nel Nuovo Testamento il dono non viene presentato come una confisca spirituale dei beni personali. Dio guarda il cuore, la verità, la sincerità e la libertà. Donare sotto pressione non è la stessa cosa che donare per amore.
2. L’urgenza profetica non deve annullare la responsabilità personale e familiare
Cristo ci chiede di vegliare. Ma vegliare non significa abbandonare ogni prudenza, ogni responsabilità o ogni saggezza pratica. Gesù disse:
«Chi di voi, volendo costruire una torre, non si siede prima a calcolarne la spesa, per vedere se ha abbastanza per portarla a termine?» (Luca 14:28)
Questo principio mostra che la vita spirituale non esclude la riflessione, la previdenza e la responsabilità. L’apostolo Paolo va persino oltre quando scrive:
«Se uno non provvede ai suoi, e soprattutto a quelli della sua famiglia, ha rinnegato la fede ed è peggiore di un incredulo.» (1 Timoteo 5:8)
Questo versetto è molto forte. Mostra che prendersi cura della propria famiglia non è una mancanza di fede, ma una responsabilità cristiana.
Quindi, se una persona dona fino al punto di trascurare i propri obblighi familiari, i bisogni essenziali, i debiti, la salute, l’alloggio o il futuro dei figli, bisogna porre una domanda seria: è davvero questo ciò che Dio chiede?
Gesù condannò le tradizioni religiose che permettevano a qualcuno di dichiarare i propri beni «consacrati a Dio» trascurando però i propri genitori:
«Annullate così la parola di Dio con la vostra tradizione.» (Marco 7:13)
Questo dovrebbe farci riflettere. Un’organizzazione religiosa non dovrebbe mai incoraggiare una forma di sacrificio che conduca le persone a trascurare le responsabilità che Dio stesso ha affidato loro.
L’attesa del ritorno di Cristo non elimina il dovere della saggezza. Dovrebbe renderci più fedeli, più sobri, più amorevoli e più responsabili, non più vulnerabili alla pressione.
3. Una data imminente può diventare una fonte di pressione
Quando il ritorno di Cristo viene presentato come estremamente vicino, quasi immediato, diventa facile pensare che il denaro presto non servirà più, che non sia più necessario risparmiare o che conservare una riserva possa essere un segno di mancanza di fede. Una persona può allora chiedersi se sta resistendo a Dio semplicemente perché desidera rimanere prudente o proteggere la propria famiglia.
Questo ragionamento può diventare pericoloso quando l’urgenza profetica viene usata per incoraggiare sacrifici finanziari sempre maggiori. Cristo ha certamente insegnato il distacco dalle ricchezze, ma non ha mai insegnato che i Suoi discepoli dovessero essere spinti a donare mediante date, paura o una pressione costante riguardo all’imminenza del Suo ritorno.
Gesù disse:
«Cercate prima il regno e la giustizia di Dio, e tutte queste cose vi saranno date in più.» (Matteo 6:33)
Cercare prima il Regno non significa perdere ogni saggezza. Significa mettere Dio al centro delle nostre decisioni, anche nel nostro modo di donare.
Paolo scrisse anche:
«Non si tratta infatti di mettere gli altri nell’abbondanza e voi nella ristrettezza.» (2 Corinzi 8:13)
Questo principio è importante. Il dono cristiano non dovrebbe creare una situazione in cui alcuni vengono sollevati mentre altri vengono schiacciati.
Se una persona dona liberamente, con gioia, secondo la propria coscienza e senza trascurare le proprie responsabilità, questo può essere un sincero atto di fede. Ma se dona perché crede che Cristo ritornerà a una data vicina, perché ha paura di non essere protetta, perché teme di essere giudicata tiepida o perché si sente spiritualmente inferiore se conserva una riserva, allora bisogna chiedersi se quel dono provenga davvero dalla fede o dalla paura.
La vera generosità cristiana nasce dall’amore. Non deve essere strappata dalla pressione profetica. La vera fede non consiste nello svuotare i propri conti perché una data si avvicina. Consiste nel seguire Cristo ogni giorno, con verità, saggezza, amore e una buona coscienza davanti a Dio.
La domanda, dunque, non è: «Quanto posso dare per dimostrare la mia fede?» La vera domanda è piuttosto: dono liberamente, con gioia, con saggezza e davanti a Dio, oppure dono sotto pressione, per paura o perché mi è stato fatto credere che tutto finirà immediatamente?
Cristo ritornerà. Ma nell’attesa del Suo ritorno, ci chiede di essere fedeli, sobri, responsabili, misericordiosi e guidati dall’amore.
E Dio ama chi dona con gioia, non chi dona perché è stato messo sotto pressione.
↑ Torna all’indiceV. Esiste una sola Chiesa di Dio?
Di Christophe Binette — ex ministro di RCG (2017–2024)
La questione della Chiesa è fondamentale. Molti gruppi religiosi affermano di essere «l’unica vera Chiesa», «l’unica organizzazione di Dio» o «l’unico luogo in cui Dio opera realmente oggi».
Ma prima di accettare una simile affermazione, bisogna tornare a una domanda più semplice: che cos’è la Chiesa di Dio secondo la Bibbia? È anzitutto un’organizzazione umana, una sede amministrativa, una struttura giuridica o una società registrata in un Paese? Oppure è qualcosa di più profondo, più spirituale e più direttamente legato a Gesù Cristo?
Questa domanda è importante, perché se confondiamo la Chiesa di Dio con un’organizzazione umana, allora lasciare un’organizzazione può essere presentato come lasciare Dio stesso. Ma è davvero questo ciò che insegna la Bibbia?
1. La Chiesa di Dio non è anzitutto un’organizzazione umana
Nel Nuovo Testamento, la parola tradotta «Chiesa» deriva dal greco ekklēsia. Indica un’assemblea, un popolo chiamato, una comunità di persone convocate o messe da parte.
La Chiesa non è quindi anzitutto un edificio, un indirizzo, una sede amministrativa, una struttura legale o un’organizzazione umana. La Chiesa sono le persone che Dio chiama, che appartengono a Cristo e che sono guidate dal Suo Spirito.
Gesù disse:
«Io edificherò la mia Chiesa, e le porte dell’Ades non la potranno vincere.» (Matteo 16:18)
Notiamo bene che Gesù non disse che un uomo avrebbe edificato la Sua Chiesa. Non disse neppure che una società umana sarebbe automaticamente la Sua Chiesa. Disse: «Io edificherò la mia Chiesa».
La Chiesa appartiene dunque a Cristo. Non appartiene a un dirigente umano, a una sede, a un consiglio, a un’organizzazione o a un marchio religioso.
Paolo scrive inoltre:
«Voi siete il corpo di Cristo e, individualmente, siete membra di esso.» (1 Corinzi 12:27)
La Chiesa è il corpo di Cristo. E un corpo vivente non può essere ridotto a una struttura amministrativa.
Un’organizzazione può servire la Chiesa. Può aiutare a organizzare assemblee, insegnamenti, pubblicazioni, opere o servizi. Ma un’organizzazione non è automaticamente la Chiesa stessa.
La Chiesa di Dio è composta dai credenti che Dio ha chiamato, che appartengono a Cristo, che ricevono il Suo Spirito e che cercano di obbedirGli con fede, amore e verità.
2. C’è un solo corpo, ma questo non significa una sola organizzazione umana
La Bibbia insegna chiaramente che c’è un solo corpo spirituale. Paolo scrive:
«Vi è un corpo solo e un solo Spirito, come pure siete stati chiamati a una sola speranza.» (Efesini 4:4)
Scrive anche:
«Noi tutti siamo stati battezzati in un unico Spirito per formare un unico corpo.» (1 Corinzi 12:13)
Sì, c’è un solo corpo di Cristo. Ma questo corpo è spirituale. È formato dallo Spirito di Dio, non da un’iscrizione amministrativa in un’organizzazione umana.
È qui che la confusione può diventare pericolosa. Dire che c’è un solo corpo di Cristo è biblico. Ma dire che questo unico corpo corrisponda necessariamente a una precisa organizzazione umana è una conclusione che deve essere dimostrata dalle Scritture, e non semplicemente affermata da un’autorità religiosa.
Nel Nuovo Testamento, i credenti erano distribuiti in diverse città: Gerusalemme, Antiochia, Corinto, Efeso, Roma, Galazia, Tessalonica, Filippi e Colosse. Insieme formavano la Chiesa di Dio, ma non venivano descritti come una sola società centralizzata nel senso moderno.
Paolo parla della «Chiesa di Dio che è in Corinto»:
«Alla Chiesa di Dio che è in Corinto…» (1 Corinzi 1:2)
Parla anche delle «Chiese di Dio»:
«Voi, fratelli, siete diventati imitatori delle Chiese di Dio che sono in Cristo Gesù nella Giudea.» (1 Tessalonicesi 2:14)
Questo mostra che possono esistere diverse assemblee locali, diversi gruppi di credenti e diverse comunità, pur appartenendo allo stesso Dio e allo stesso corpo spirituale.
L’unità della Chiesa non è quindi anzitutto amministrativa. È spirituale. È fondata su Cristo, sullo Spirito di Dio, sulla fede, sulla verità, sull’amore e sull’obbedienza a Dio.
3. Siamo la Chiesa di Dio se apparteniamo a Cristo
La Bibbia non presenta la Chiesa come un’organizzazione esterna alla quale i credenti appartengono semplicemente come membri di un club. Presenta i credenti stessi come la casa, il tempio e il corpo di Dio.
Paolo scrive:
«Non sapete che siete il tempio di Dio e che lo Spirito di Dio abita in voi?» (1 Corinzi 3:16)
Pietro scrive inoltre:
«Anche voi, come pietre viventi, siete edificati per formare una casa spirituale.» (1 Pietro 2:5)
Questi passi sono molto importanti. Mostrano che la Chiesa di Dio non è soltanto un luogo in cui si va, un’organizzazione a cui ci si unisce o un nome che si porta. La Chiesa di Dio sono le persone chiamate da Dio, abitate dal Suo Spirito, legate a Cristo ed edificate insieme come una casa spirituale.
Questo non significa che l’assemblea, l’ordine, il ministero, l’insegnamento o la comunione fraterna non abbiano importanza. La Bibbia incoraggia chiaramente i credenti a riunirsi, esortarsi, servire, ricevere insegnamento e camminare insieme.
Ma c’è una differenza enorme tra dire che i cristiani devono cercare la comunione fraterna e l’ordine spirituale, e dire che lasciare una determinata organizzazione equivale necessariamente a lasciare la Chiesa di Dio. Quest’ultima affermazione è estremamente grave, perché pone un’organizzazione umana a un livello che appartiene soltanto a Cristo.
Gesù è il capo della Chiesa:
«Egli è il capo del corpo, cioè della Chiesa.» (Colossesi 1:18)
Se Cristo è il capo, nessuna organizzazione umana può prendere il Suo posto nella coscienza del credente. Lasciare un’organizzazione umana non significa automaticamente lasciare Dio. Lasciare una sede amministrativa non significa automaticamente lasciare Cristo. Lasciare una struttura religiosa non significa automaticamente lasciare la Chiesa di Dio.
La vera domanda è piuttosto se siamo ancora legati a Cristo, se dimoriamo nella Sua parola, se cerchiamo la verità, se pratichiamo l’amore, se siamo guidati dallo Spirito di Dio e se desideriamo vivere come membri fedeli del corpo di Cristo.
La Chiesa di Dio non è semplicemente «là fuori», in una struttura esterna. Se apparteniamo a Cristo, se il Suo Spirito abita in noi e se camminiamo nella verità e nell’amore, allora facciamo parte della Sua Chiesa.
Non dobbiamo quindi confondere la fedeltà a Dio con la fedeltà incondizionata a un’organizzazione umana. Un’organizzazione può cambiare, una sede può sbagliare e dei dirigenti possono fallire. Ma Cristo rimane il capo della Sua Chiesa, e la Sua Chiesa sono coloro che Gli appartengono.
La domanda, dunque, non è soltanto: «Quale organizzazione afferma di essere la Chiesa di Dio?» La vera domanda è più profonda: chi appartiene realmente a Cristo, cammina secondo il Suo Spirito, dimora nella Sua parola e pratica la Sua legge d’amore?
Perché la Chiesa di Dio non è una proprietà umana. È il corpo vivente di Cristo.
↑ Torna all’indiceVI. L’amore fraterno: il segno distintivo dei discepoli di Cristo
Di Christophe Binette — ex ministro di RCG (2017–2024)
Gesù non disse che i Suoi discepoli sarebbero stati riconosciuti principalmente dalla loro conoscenza profetica, dalla loro appartenenza a un’organizzazione, dal loro zelo apparente, dalla loro struttura di governo o dalla loro capacità di difendere una dottrina.
Diede un segno molto più semplice, ma anche molto più esigente:
«Da questo conosceranno tutti che siete miei discepoli, se avete amore gli uni per gli altri.» (Giovanni 13:35)
L’amore fraterno non è dunque un dettaglio secondario. È il segno visibile di una vera vita da discepolo.
Questo non significa che la dottrina non conti, che la verità non abbia importanza o che l’obbedienza possa essere sostituita da sentimenti umani. Significa però che la verità di Cristo non può mai essere separata dall’amore di Cristo.
Se una Chiesa parla molto di verità, ma produce soprattutto paura, diffidenza, durezza, isolamento e giudizio, bisogna porre una domanda seria: è davvero questo il frutto dello Spirito di Dio?
1. L’amore fraterno è il comandamento centrale dato da Cristo
Prima della Sua morte, Gesù diede ai Suoi discepoli un comandamento nuovo:
«Vi do un comandamento nuovo: che vi amiate gli uni gli altri; come io vi ho amati, anche voi amatevi gli uni gli altri.» (Giovanni 13:34)
Questo comandamento è centrale perché rivela il cuore stesso di Cristo. Gesù non dice soltanto: «Amatevi gli uni gli altri». Aggiunge: «come io vi ho amati». È questo che rende il comandamento così profondo.
Non siamo chiamati ad amare secondo la nostra misura, secondo il nostro umore, secondo la nostra comodità o secondo le regole di un gruppo. Siamo chiamati ad amare come Cristo ha amato.
Cristo ha sostenuto i deboli, accolto chi era spezzato, corretto con verità ma anche con misericordia, cercato le pecore perdute, lavato i piedi ai Suoi discepoli, pregato per coloro che Lo crocifiggevano e dato la Sua vita per i Suoi amici. Questo è il modello.
L’amore fraterno non è quindi soltanto essere cordiali il sabato, sorridere in un’assemblea o chiamare qualcuno «fratello» o «sorella». Si vede soprattutto nel modo in cui trattiamo le persone quando sono deboli, turbate, ferite, isolate, in disaccordo o in procinto di andarsene. Spesso è proprio in quei momenti che appare il vero frutto.
2. L’amore fraterno non scompare quando un fratello pone domande
In una comunità realmente guidata dall’amore di Cristo, una domanda sincera non dovrebbe essere percepita immediatamente come una minaccia. Un dubbio non dovrebbe essere interpretato automaticamente come ribellione. Una coscienza turbata non dovrebbe essere schiacciata in nome dell’unità. Una persona ferita non dovrebbe essere trattata come un pericolo semplicemente perché esprime sofferenza.
La Bibbia dice:
«Sopportatevi gli uni gli altri e, se uno ha motivo di lamentarsi dell’altro, perdonatevi a vicenda.» (Colossesi 3:13)
Paolo scrive anche:
«Accogliete chi è debole nella fede, senza discutere sulle opinioni.» (Romani 14:1)
Questi passi mostrano un atteggiamento molto diverso dal sospetto permanente. L’amore fraterno non significa accettare ogni errore né abbandonare la verità. Significa però trattare le persone con pazienza, dolcezza e rispetto davanti a Dio.
Se un fratello pone una domanda, l’amore ascolta. Se una sorella è turbata, l’amore cerca di comprendere. Se una persona è debole, l’amore la sostiene. Se qualcuno si allontana, l’amore prega. Se qualcuno soffre, l’amore non lo accusa immediatamente.
È qui che la legge di Cristo incontra direttamente l’amore fraterno:
«Portate i pesi gli uni degli altri e adempirete così la legge di Cristo.» (Galati 6:2)
Portare un peso non significa aggiungere altro peso sulle spalle di una persona già stanca. Non significa farla sentire colpevole perché è debole. Non significa isolarla perché non comprende tutto. Portare un peso significa avvicinarsi con compassione, ascoltare, aiutare, pregare, restaurare con dolcezza e amare come Cristo ha amato.
3. Senza amore fraterno, la verità diventa dura e la religione diventa paura
La Bibbia ci avverte chiaramente: si può avere conoscenza, zelo, sacrifici e perfino un’apparenza di fede, ma senza amore tutto questo perde valore davanti a Dio.
Paolo scrive:
«Quand’anche parlassi le lingue degli uomini e degli angeli, ma non avessi amore, sarei un rame risonante o uno squillante cembalo.» (1 Corinzi 13:1)
Aggiunge:
«E se avessi il dono di profezia e conoscessi tutti i misteri e tutta la scienza, e avessi tutta la fede da trasportare i monti, ma non avessi amore, non sarei nulla.» (1 Corinzi 13:2)
Questi versetti sono estremamente forti. Paolo non dice che la conoscenza sia cattiva, che la fede sia inutile o che la profezia non abbia alcun valore. Dice che senza amore anche le cose spiritualmente più impressionanti diventano vuote.
Questo dovrebbe farci riflettere. Una Chiesa può parlare di profezia, governo, obbedienza, verità e zelo. Ma se l’amore fraterno non è visibile nel modo in cui i membri vengono trattati, allora manca qualcosa di essenziale.
Paolo descrive l’amore come paziente, pieno di bontà, non interessato a sé stesso, non facilmente irritabile, non sospettoso del male, gioioso della verità, capace di sopportare, credere, sperare e perseverare. Questo è ciò che 1 Corinzi 13 pone al centro della vita cristiana.
La domanda diventa dunque personale: l’amore fraterno è realmente visibile nella vostra congregazione? I deboli vengono sostenuti o giudicati? Le persone turbate vengono ascoltate o messe a distanza? I membri che se ne vanno vengono amati oppure considerati immediatamente pericolosi? Le domande sincere vengono accolte con pazienza o trattate come una mancanza di sottomissione? I responsabili servono come Cristo ha servito oppure governano soprattutto mediante la paura?
Gesù disse che i Suoi discepoli sarebbero stati riconosciuti dall’amore che hanno gli uni per gli altri. Non semplicemente dal loro nome, dalla loro organizzazione, dalle loro pubblicazioni o dalla loro comprensione profetica, ma dal loro amore.
E se l’amore fraterno scompare, perfino la verità può essere usata in un modo che non riflette più lo spirito di Cristo.
La vera domanda non è quindi soltanto: «Siamo nella Chiesa giusta?» La vera domanda è più profonda: siamo riconoscibili come discepoli di Cristo per l’amore che abbiamo gli uni per gli altri?
Perché secondo Gesù, questo è il segno distintivo dei Suoi discepoli.
↑ Torna all’indiceVII. La correzione pubblica: che cosa dice davvero la Bibbia?
Di Christophe Binette — ex ministro di RCG (2017–2024)
La correzione è un tema importante nella vita cristiana. Dio corregge coloro che ama. Cristo corregge la Sua Chiesa. I ministri possono talvolta essere chiamati ad avvertire, riprendere, esortare e proteggere il gregge.
Ma bisogna porre una domanda essenziale: la Bibbia autorizza la correzione pubblica come mezzo per umiliare, intimidire o spezzare qualcuno davanti agli altri?
La correzione biblica ha uno scopo: restaurare, proteggere, istruire e ricondurre a Dio. Non deve mai diventare uno spettacolo, una dimostrazione di autorità umana o un mezzo per mettere a tacere domande sincere.
Per questo bisogna esaminare ciò che la Bibbia dice realmente.
1. La correzione biblica comincia con la dolcezza e la restaurazione
Paolo scrive:
«Fratelli, se uno viene sorpreso in qualche colpa, voi che siete spirituali rialzatelo con spirito di mansuetudine. Bada a te stesso, affinché anche tu non sia tentato.» (Galati 6:1)
Questo versetto è fondamentale. Paolo non dice di esporre pubblicamente una persona, umiliarla davanti agli altri o farne un esempio perché gli altri abbiano paura. Dice di rialzarla con spirito di dolcezza.
Lo scopo della correzione cristiana non è quindi schiacciare la persona, ma restaurarla. Chi corregge deve anche badare a sé stesso, perché potrebbe cadere a sua volta. Ciò richiede umiltà, prudenza, compassione e un vero timore di Dio.
Cristo diede lo stesso principio in Matteo 18:
«Se tuo fratello ha peccato, va’ e riprendilo fra te e lui solo.» (Matteo 18:15)
Notiamo l’ordine dato da Gesù: il primo passo avviene in privato. Non è pubblico, non è davanti a tutta l’assemblea e non è destinato a creare una pressione collettiva. Avviene «fra te e lui solo».
Perché? Perché l’obiettivo è guadagnare il fratello, non perderlo.
Gesù aggiunge:
«Se ti ascolta, hai guadagnato tuo fratello.» (Matteo 18:15)
Ecco il cuore della correzione biblica: guadagnare il fratello. Una correzione che distrugge, umilia o spaventa non è conforme allo spirito di Cristo. Anche quando una correzione è necessaria, deve riflettere la dolcezza, la pazienza e il sincero desiderio di restaurare.
2. La correzione pubblica esiste, ma riguarda casi precisi
La Bibbia non dice che nessuna correzione pubblica sia mai possibile. Esistono casi in cui una situazione pubblica deve essere trattata pubblicamente, soprattutto quando un peccato è manifesto, persistente, scandaloso o mette in pericolo la Chiesa.
Paolo scrive a Timoteo:
«Quelli che peccano, riprendili in presenza di tutti, affinché anche gli altri abbiano timore.» (1 Timoteo 5:20)
Ma questo versetto deve essere letto nel suo contesto. Paolo parla qui del modo di trattare gli anziani, dopo aver dato questa istruzione:
«Non ricevere accusa contro un anziano se non sulla deposizione di due o tre testimoni.» (1 Timoteo 5:19)
Non si tratta quindi di un diritto generale di esporre pubblicamente qualcuno appena pone una domanda, esprime una riserva o non comprende una decisione. Paolo parla di un contesto serio, con accuse stabilite, testimoni e una colpa reale.
La correzione pubblica non è uno strumento destinato a proteggere un’autorità umana da ogni contestazione. Serve a trattare un peccato reale e a proteggere la Chiesa quando la situazione lo richiede.
C’è dunque una differenza importante tra correggere pubblicamente un peccato manifesto e umiliare pubblicamente qualcuno perché ha posto una domanda sincera. C’è anche una differenza tra proteggere il gregge e incutere paura al gregge. Anche quando una correzione pubblica diventa necessaria, deve restare giusta, proporzionata, fondata sui fatti e condotta nello spirito di Cristo.
Paolo dà anche questa istruzione:
«Predica la parola, insisti in ogni occasione, opportuna e non opportuna, riprendi, sgrida, esorta con ogni pazienza e insegnamento.» (2 Timoteo 4:2)
Anche la riprensione deve dunque essere accompagnata da dolcezza, pazienza e istruzione.
3. Una correzione che produce soprattutto paura deve essere esaminata
La correzione biblica deve produrre un frutto spirituale: pentimento, restaurazione, umiltà, guarigione, pace con Dio e ritorno alla verità. Ma quando viene esercitata in modo duro, pubblico o umiliante, può produrre altri frutti: paura, silenzio, confusione, vergogna, diffidenza e obbedienza esteriore senza trasformazione del cuore.
La Bibbia dice:
«Nell’amore non c’è paura; anzi, l’amore perfetto caccia via la paura, perché la paura implica castigo.» (1 Giovanni 4:18)
Se un’assemblea impara soprattutto a tacere per paura di essere esposta, bisogna chiedersi se ciò rifletta davvero l’amore perfetto di cui parla Giovanni. Se ministri o membri non osano più porre domande sincere per paura di essere ripresi pubblicamente, bisogna chiedersi se ciò rifletta davvero lo spirito di Galati 6:1. E se la correzione diventa un mezzo per preservare un’immagine di autorità piuttosto che per restaurare un’anima, bisogna chiedersi se rifletta ancora la correzione di Cristo.
Gesù mise in guardia i Suoi discepoli contro una forma di autorità dura e dominatrice:
«Voi sapete che i capi delle nazioni le dominano e che i grandi esercitano autorità su di esse. Non sarà così tra voi; ma chiunque vorrà essere grande tra voi sarà vostro servitore.» (Matteo 20:25-26)
L’autorità nella Chiesa non deve dunque assomigliare a una dominazione umana. Deve assomigliare al servizio di Cristo.
La vera correzione cristiana non è destinata a umiliare, produrre paura, schiacciare la coscienza o distruggere la persona. Deve unire la verità all’amore, la fermezza alla dolcezza, l’autorità all’umiltà e la giustizia alla misericordia.
La domanda diventa dunque personale: la correzione che vedete intorno a voi produce restaurazione o paura? Produce amore per la verità o silenzio forzato? Protegge realmente le pecore o protegge soprattutto l’immagine dell’autorità? Cerca di guadagnare il fratello, come Cristo ha insegnato, oppure di farne un esempio davanti agli altri?
La Bibbia insegna certamente la correzione. Ma insegna una correzione guidata dallo Spirito di Cristo. E lo Spirito di Cristo non corregge per umiliare. Corregge per salvare, rialzare e restaurare.
↑ Torna all’indiceVIII. «Tacere»: la paura è compatibile con lo Spirito di Dio?
Di Christophe Binette — ex ministro di RCG (2017–2024)
In una comunità cristiana possono esserci momenti in cui il silenzio è saggio. La Bibbia insegna la prudenza, l’autocontrollo, il rispetto, l’umiltà e il non parlare con leggerezza.
Ma c’è una grande differenza tra il silenzio scelto per saggezza e il silenzio imposto dalla paura. Quando un membro tace perché vuole evitare dispute inutili, è una cosa. Ma quando tace perché ha paura di essere ripreso, umiliato, etichettato come ribelle, sospettato di mancare di fede o separato dai propri fratelli e sorelle, è un’altra cosa.
La domanda merita quindi di essere posta: la paura è compatibile con lo Spirito di Dio? E se una comunità produce un clima in cui le domande sincere vengono soffocate, le coscienze trattenute e molti non osano più parlare onestamente, possiamo davvero dire che questo spirito viene da Cristo?
1. Dio non ci dà uno spirito di paura
L’apostolo Paolo scrive:
«Dio infatti non ci ha dato uno spirito di timidezza, ma di forza, d’amore e di saggezza.» (2 Timoteo 1:7)
Questo versetto è fondamentale. Lo Spirito di Dio non produce una paura paralizzante. Non conduce i figli di Dio a vivere nell’intimidazione, nella diffidenza o nel timore costante di essere esposti.
Lo Spirito di Dio produce forza, amore e saggezza. Dà la forza di rimanere fedeli a Dio, l’amore necessario per parlare con umiltà e pazienza e la saggezza per discernere quando parlare, come parlare e con quale spirito parlare.
La paura produce altro. Spinge a tacere anche quando la coscienza è turbata. Spinge a fingere di essere d’accordo. Spinge a evitare le domande importanti. Spinge a proteggere un’apparenza di unità anche quando il cuore è inquieto.
Ma un’unità fondata sulla paura non è l’unità dello Spirito. La vera unità cristiana non si fonda sul silenzio forzato. Si fonda sulla verità, sull’amore, sulla fiducia, sulla pazienza e sulla presenza dello Spirito di Dio.
2. La verità non teme le domande sincere
Gesù disse:
«Conoscerete la verità e la verità vi farà liberi.» (Giovanni 8:32)
La verità libera. Non ha bisogno di essere protetta dalla paura. Non ha bisogno di vietare le domande oneste. Non ha bisogno di mettere a tacere le coscienze sincere.
Se qualcosa è vero, deve poter essere esaminato. Se una dottrina è biblica, deve poter essere provata mediante le Scritture. Se una decisione è giusta, deve poter essere spiegata con umiltà. E se un’autorità viene realmente da Cristo, non dovrebbe temere la luce.
I Bereani sono lodati nella Bibbia perché esaminavano le Scritture per verificare ciò che veniva loro insegnato:
«Ricevettero la parola con grande premura, esaminando ogni giorno le Scritture per vedere se le cose stavano così.» (Atti 17:11)
Non furono condannati per aver verificato. Non furono accusati di mancare di sottomissione. Non furono presentati come pericolosi perché confrontavano l’insegnamento ricevuto con le Scritture. Al contrario, il loro atteggiamento viene presentato come nobile. Questo dovrebbe farci riflettere.
Se si insegna ai membri a «provare ogni cosa», ma in pratica alcune domande diventano pericolose, c’è una contraddizione. Se l’esame biblico viene incoraggiato solo finché le conclusioni sostengono l’organizzazione, mentre le stesse domande diventano sospette quando rivelano una difficoltà reale, allora non si tratta più davvero di provare ogni cosa. Si tratta piuttosto di provare ciò che è consentito.
Ma la verità di Dio non ha bisogno di questo tipo di protezione.
3. Il silenzio imposto può diventare una forma di prigionia spirituale
Esiste un silenzio che protegge la pace. Ma esiste anche un silenzio che distrugge l’anima.
Quando qualcuno non può più esprimere una preoccupazione onesta senza temere di essere giudicato, non è più libero. Quando qualcuno non può più porre una domanda biblica senza temere di essere considerato ribelle, non è più realmente incoraggiato a cercare la verità. E quando qualcuno non può più seguire la propria coscienza davanti a Dio perché teme la reazione dell’organizzazione, la sua coscienza non viene più rispettata.
Paolo scrive:
«Cristo ci ha liberati perché fossimo liberi. State dunque saldi e non lasciatevi porre di nuovo sotto il giogo della schiavitù.» (Galati 5:1)
Questa libertà non è libertà di peccare. Non è libertà di disprezzare l’ordine, l’insegnamento o la correzione. È la libertà di servire Dio con una coscienza retta. È la libertà di obbedire a Cristo prima che agli uomini. È la libertà di camminare nella verità senza essere dominati dalla paura umana.
Gli apostoli dissero:
«Bisogna obbedire a Dio anziché agli uomini.» (Atti 5:29)
Questo principio rimane vero. Nessuna organizzazione umana deve prendere il posto di Dio nella coscienza di un credente. Nessun dirigente umano deve diventare la voce che schiaccia ogni riflessione personale davanti a Dio. Nessuna paura istituzionale deve sostituire la pace che Cristo dà ai Suoi discepoli.
Gesù disse:
«Vi lascio pace; vi do la mia pace. Io non vi do come il mondo dà. Il vostro cuore non sia turbato e non abbia paura.» (Giovanni 14:27)
La pace di Cristo non è la pace apparente di un gruppo in cui nessuno osa parlare. La pace di Cristo è una pace profonda, fondata sulla verità, sull’amore e sulla fiducia in Dio.
La domanda diventa dunque personale: tacete per saggezza o per paura? Siete liberi di porre domande bibliche sincere, di seguire la vostra coscienza davanti a Dio e di dire che qualcosa vi turba senza temere di essere immediatamente sospettati? Sentite lo Spirito di forza, d’amore e di saggezza, oppure soprattutto la paura di parlare male, pensare male o essere visti male?
Queste domande non sono destinate a incoraggiare la ribellione, il disordine o l’amarezza. Sono destinate a riportare ciascuno davanti a Dio, davanti a Cristo, davanti alle Scritture e davanti alla propria coscienza.
Perché il silenzio imposto dalla paura non è il frutto dello Spirito di Dio. Lo Spirito di Dio conduce alla verità. E la verità rende liberi.
↑ Torna all’indiceIX. Dopo RCG: come ritrovare la pace e la grazia?
Di Christophe Binette — ex ministro di RCG (2017–2024)
Lasciare un’organizzazione religiosa nella quale si sono investiti anni della propria vita non è una cosa leggera. Non significa semplicemente cambiare assemblea o voltare pagina. Per molti tocca l’identità, la fede, le amicizie, la famiglia spirituale, i sacrifici compiuti, gli anni donati, le decisioni prese e talvolta perfino la relazione con Dio.
Dopo RCG, alcuni possono provare pace. Altri possono provare paura, colpa, confusione, rabbia, tristezza o un profondo senso di vuoto. Queste reazioni non significano necessariamente che avete abbandonato Dio. Possono semplicemente significare che avete bisogno di guarire.
La vera domanda non è quindi soltanto: «Che cosa devo fare adesso?» È anche più profonda: come ritrovare Cristo, la Sua pace, la Sua grazia e la Sua voce, senza paura, senza pressione e senza confusione?
1. Lasciare un’organizzazione umana non significa lasciare Dio
Una delle paure più grandi dopo aver lasciato RCG può essere questa: ho lasciato Dio? Ho lasciato l’unica vera Chiesa? Ho perso il mio posto nel piano di Dio?
Ma bisogna tornare a una verità fondamentale: Cristo non è prigioniero di un’organizzazione umana.
Gesù disse:
«Io sono il buon pastore. Il buon pastore dà la sua vita per le pecore.» (Giovanni 10:11)
Non disse che l’organizzazione era il buon pastore. Non disse che la sede amministrativa era il buon pastore. Non disse che un dirigente umano era il buon pastore. Disse: «Io sono il buon pastore».
Se appartenete a Cristo, la vostra relazione con Dio non dipende anzitutto da una struttura umana. Dipende da Cristo stesso.
Gesù disse anche:
«Le mie pecore ascoltano la mia voce; io le conosco ed esse mi seguono.» (Giovanni 10:27)
Il cuore della vita cristiana è qui: ascoltare la voce di Cristo e seguirLo. Lasciare un’organizzazione umana non significa dunque automaticamente lasciare Dio. Può, al contrario, diventare l’inizio di un ritorno più profondo a Cristo, alla Sua parola, alla Sua grazia e a una fede meno fondata sulla paura.
La vera domanda non è semplicemente se siete ancora in un’organizzazione. La vera domanda è se siete ancora legati a Cristo, se cercate la Sua voce, se dimorate nella Sua parola, se desiderate camminare nella verità, amare Dio e il prossimo ed essere guidati dal Suo Spirito.
Se questo è il vostro desiderio, la vostra storia con Dio non è finita.
2. E se questo periodo fosse una prova permessa da Dio?
Bisogna anche considerare un’altra possibilità: e se questo periodo fosse una prova permessa da Dio?
Dio non vuole semplicemente che apparteniamo a un gruppo. Vuole che cresciamo, maturiamo, impariamo a discernere e mettiamo realmente la verità al di sopra di ogni cosa.
Nella vita cristiana, Dio può permettere situazioni difficili per rivelare ciò che è realmente nel nostro cuore. Può permettere che siamo messi alla prova, provati o scossi, per vedere ciò che conta di più per noi. Siamo legati a Cristo o soltanto a un’organizzazione? Siamo legati alla verità o soltanto al nostro conforto spirituale? Siamo disposti a perdere una sicurezza apparente, una reputazione o perfino alcune relazioni, se ciò diventa necessario per restare fedeli a Dio?
Entrando in RCG, molti di noi hanno già fatto questo sacrificio una prima volta. Abbiamo talvolta perso amici, creato tensioni con la famiglia, rinunciato a certe cose, perché pensavamo di seguire la verità.
Ma una domanda difficile merita di essere posta: e se, oggi, la prova non fosse restare nell’organizzazione a ogni costo, ma discernere davanti a Dio se sia necessario uscirne per restare fedeli a Cristo? E se questa nuova prova consistesse proprio nello scegliere la verità al di sopra dell’organizzazione, anche quando ciò costa relazioni, una sicurezza spirituale apparente e una parte della nostra vecchia identità?
È una domanda difficile. Ma merita di essere esaminata onestamente.
La Bibbia dice:
«Percuoterò il pastore e le pecore del gregge saranno disperse.» (Matteo 26:31; Zaccaria 13:7)
Questo passo si compie anzitutto nel contesto di Cristo e dei Suoi discepoli. Non deve quindi essere usato con leggerezza né applicato meccanicamente a ogni situazione moderna. Ma il principio spirituale rimane serio: quando un’autorità spirituale viene scossa, le pecore possono essere disperse, turbate, disorientate e messe alla prova.
In quei momenti, la vera domanda non è semplicemente: «Dove sono le altre pecore?» La vera domanda è piuttosto: continuo a seguire il vero Pastore?
Gesù Cristo è il buon Pastore. Se una struttura umana viene scossa, se i membri vengono dispersi, se le relazioni cambiano, se le certezze crollano, Cristo rimane.
Questa prova può quindi diventare un momento di purificazione spirituale. Non per abbandonare Dio, ma per ritornare a Lui più profondamente. Non per respingere ogni fede, ma per distinguere la fede autentica dalla dipendenza da un’organizzazione. Non per diventare amareggiati, ma per imparare a seguire Cristo anche quando costa qualcosa.
Perché alla fine Dio può permettere che siamo provati per rivelare ciò che è più importante per noi: la sicurezza di un gruppo o la verità, l’approvazione degli uomini o l’approvazione di Dio, la paura di perdere relazioni o la fedeltà a Cristo.
3. Ritrovare la grazia dopo anni di pressione spirituale
Dopo aver vissuto a lungo in un ambiente religioso molto esigente, può essere difficile ricevere semplicemente la grazia di Dio.
Si può avere l’impressione di non fare mai abbastanza: non pregare abbastanza, non donare abbastanza, non obbedire abbastanza, non comprendere abbastanza, non essere abbastanza zelanti, non essere abbastanza sottomessi. Ma il Vangelo non comincia con la nostra prestazione. Comincia con la grazia di Dio.
Paolo scrive:
«È per grazia che siete stati salvati, mediante la fede. E ciò non viene da voi: è il dono di Dio.» (Efesini 2:8)
La grazia non significa che l’obbedienza non abbia importanza. Non significa che la verità non abbia importanza. Non significa che il peccato diventi accettabile. Significa però che Dio non ci salva perché siamo riusciti perfettamente a vivere sotto pressione. Ci salva per la Sua bontà, la Sua misericordia, il Suo amore e la Sua opera in Gesù Cristo.
Gesù disse:
«Venite a me, voi tutti che siete affaticati e oppressi, e io vi darò riposo.» (Matteo 11:28)
Notiamo bene che Gesù non disse: «Venite a me e vi darò ancora più pressione». Disse: «Io vi darò riposo».
Questo riposo non significa inattività spirituale. Significa la fine di una relazione con Dio dominata dalla paura, dalla colpa costante e dall’impressione di non essere mai accettati. Cristo non chiama le Sue pecore per schiacciarle. Le chiama per salvarle, rialzarle, guidarle e guarirle.
Dopo RCG, può essere necessario reimparare la grazia. Può essere necessario reimparare che Dio non è soltanto un Giudice, ma anche un Padre; che Cristo non è soltanto Re, ma anche Pastore; che lo Spirito di Dio non produce paura, ma forza, amore e saggezza. Può anche essere necessario reimparare che porre domande sincere non è necessariamente ribellione, che riposare non significa abbandonare Dio e che guarire richiede tempo.
4. Ricostruire una fede fondata su Cristo, non sulla paura
Dopo aver lasciato RCG, alcuni possono essere tentati di abbandonare ogni fede. Altri possono cercare immediatamente un’altra organizzazione che dia risposte rapide, una struttura chiara e un senso di sicurezza.
Ma è importante non ricostruire troppo in fretta sulle stesse fondamenta di paura, pressione o dipendenza umana.
Paolo scrive:
«Nessuno può porre altro fondamento oltre a quello già posto, cioè Gesù Cristo.» (1 Corinzi 3:11)
Il fondamento della vostra fede deve essere Cristo. Non la paura, non un uomo, non un’organizzazione, non una data profetica, non una pressione collettiva, non lo sguardo degli altri, ma Cristo.
Questo non significa che si debba vivere isolati. La comunione fraterna è importante. L’incoraggiamento è importante. L’insegnamento è importante. La preghiera con altri credenti è importante. Ma tutto deve essere ricostruito su Cristo.
Prendetevi il tempo di tornare ai Vangeli. Rileggete le parole di Gesù. Osservate il Suo modo di trattare i deboli, la Sua pazienza, la Sua compassione, la Sua fermezza, ma anche la Sua dolcezza. Osservate come corregge, come accoglie e come restaura. Poi ponetevi questa domanda: l’immagine di Dio che ho ricevuto assomiglia davvero a Gesù Cristo?
Perché Gesù è l’immagine perfetta del Padre. Disse:
«Chi ha visto me ha visto il Padre.» (Giovanni 14:9)
Se la vostra visione di Dio è fatta soprattutto di paura, pressione, minaccia, colpa ed esaurimento, forse è tempo di lasciarla correggere da Cristo stesso.
La pace di Dio non ritorna sempre immediatamente. Talvolta ritorna lentamente: attraverso la preghiera, una lettura semplice delle Scritture, conversazioni oneste, il riposo, la verità, il perdono, la grazia e la comprensione che Dio non vi ha abbandonati.
Gesù disse:
«Vi lascio pace; vi do la mia pace. Io non vi do come il mondo dà. Il vostro cuore non sia turbato e non abbia paura.» (Giovanni 14:27)
Dopo RCG, questa parola può tornare viva. Il vostro cuore non deve rimanere nella paura. La vostra fede non deve restare prigioniera della colpa. La vostra relazione con Dio può essere ricostruita, non sulla paura, non sulla pressione, non sulla lealtà istituzionale, ma su Gesù Cristo, sulla Sua verità, sulla Sua grazia, sul Suo amore e sulla Sua pace.
La domanda non è dunque soltanto: «Che cosa ho lasciato?» La vera domanda è: verso chi sto tornando?
E se state tornando a Cristo, allora non siete perduti. Forse, per la prima volta da molto tempo, state ritrovando il vero riposo che Lui solo può dare.
↑ Torna all’indiceX. Non siete soli: la comunione fraterna dopo aver lasciato un’organizzazione
Di Christophe Binette — ex ministro di RCG (2017–2024)
Dopo aver lasciato un’organizzazione religiosa, uno dei dolori più profondi può essere la solitudine. Per anni, i vostri amici, le vostre abitudini, le vostre feste, le vostre conversazioni, il vostro calendario, la vostra identità spirituale e talvolta perfino il vostro senso di appartenenza erano legati a una comunità precisa. Poi, quasi da un giorno all’altro, tutto può cambiare.
Persone con cui avete pregato, riso, servito, viaggiato e condiviso anni della vostra vita possono improvvisamente prendere le distanze. Alcune non sanno cosa dire, altre hanno paura di parlarvi e altre forse vi considerano già un pericolo spirituale. Potete allora ritrovarvi con questa domanda dolorosa: «Dov’è adesso la mia famiglia spirituale?»
Questa solitudine è reale e non deve essere minimizzata. Ma bisogna anche ricordare una verità essenziale: non siete soli. Cristo non abbandona le Sue pecore, e la comunione fraterna non scompare semplicemente perché avete lasciato un’organizzazione umana.
1. La comunione fraterna appartiene a Cristo, non a un’organizzazione
La Bibbia insegna chiaramente l’importanza della comunione fraterna. I primi cristiani «perseveravano nell’insegnamento degli apostoli, nella comunione fraterna, nel rompere il pane e nelle preghiere» (Atti 2:42).
La comunione fraterna fa dunque parte della vita cristiana normale. Dio non ci chiama a vivere una fede fredda, isolata e separata dagli altri. Ma questa comunione non dipende anzitutto da un nome di organizzazione, da una sede amministrativa, da un elenco ufficiale di membri o da una struttura umana. Dipende da Cristo.
Giovanni scrive:
«La nostra comunione è con il Padre e con il Figlio suo, Gesù Cristo.» (1 Giovanni 1:3)
La comunione cristiana comincia lì: con il Padre e con Suo Figlio. Quando due credenti cercano sinceramente Cristo, pregano insieme, leggono le Scritture, si incoraggiano, si sostengono reciprocamente e desiderano camminare nella verità, esiste già una forma reale di comunione fraterna.
Gesù disse:
«Dove due o tre sono riuniti nel mio nome, lì sono io in mezzo a loro.» (Matteo 18:20)
Non disse che la Sua presenza dipendesse dall’iscrizione nella stessa organizzazione umana. Disse: «nel mio nome».
Questo non significa che l’ordine, l’insegnamento, il ministero o l’assemblea non abbiano importanza. Significa però che Cristo può essere presente in mezzo ai Suoi discepoli anche quando sono pochi, feriti, dispersi o in fase di ricostruzione.
Potreste aver perso una struttura, un ritmo, una cerchia sociale e perfino una parte del vostro senso di appartenenza. Ma non avete perso Cristo. E se non avete perso Cristo, non avete perso la possibilità di una vera comunione fraterna.
2. Dopo aver lasciato un’organizzazione, a volte bisogna reimparare una comunione sana
Dopo aver vissuto a lungo in un ambiente molto controllato, la comunione fraterna può diventare difficile da ricostruire. Si può avere paura di fidarsi, paura di essere giudicati, paura di essere manipolati di nuovo o paura di entrare in un altro gruppo e rivivere gli stessi meccanismi. Si può anche avere paura di restare soli. Queste reazioni sono comprensibili.
Può allora essere necessario reimparare gradualmente che cos’è una comunione sana. Una comunione sana non si fonda sulla paura, sulla sorveglianza, sull’obbligo di pensare esattamente allo stesso modo su ogni argomento o sul controllo della coscienza. Si fonda su Cristo, sull’amore, sulla verità, sull’umiltà, sulla pazienza e sul rispetto davanti a Dio.
Paolo scrive:
«Accoglietevi dunque gli uni gli altri, come anche Cristo ha accolto voi, per la gloria di Dio.» (Romani 15:7)
L’accoglienza cristiana non consiste nell’accettare qualsiasi dottrina o qualsiasi comportamento. Ma implica un atteggiamento di pazienza, dolcezza e rispetto. Significa non trattare una persona ferita come un pericolo, una persona turbata come una ribelle o una coscienza fragile come un problema da correggere immediatamente.
Dopo RCG, può essere bene non ricostruire troppo in fretta. Prendetevi il tempo di guarire, pregare, rileggere i Vangeli, discernere i frutti e riconoscere ciò che è sano e ciò che non lo è. Non sostituite immediatamente una dipendenza con un’altra. Non cercate soltanto un nuovo gruppo che vi dia rapidamente tutte le risposte. Cercate prima Cristo.
Poi cercate fratelli e sorelle che vi avvicinino a Lui, non a una nuova paura. Una vera comunione fraterna dovrebbe aiutarvi ad amare di più Dio, a seguire Cristo più liberamente, a camminare nella verità con umiltà e a ritrovare la pace. Non dovrebbe rimettervi sotto un giogo di timore.
3. Le pecore disperse possono essere rialzate dal vero Pastore
Quando le persone lasciano un’organizzazione, possono avere l’impressione di essere disperse, perdute o spiritualmente senza casa. Questo sentimento è reale. Dopo anni trascorsi in una comunità strutturata, con abitudini, relazioni, feste, responsabilità e un’identità comune, la partenza può creare un vuoto profondo.
Ma nella Bibbia, Dio si presenta spesso come Colui che cerca, raduna e cura le Sue pecore. Il profeta Ezechiele riporta queste parole di Dio:
«Ecco, io stesso avrò cura delle mie pecore e ne farò la rassegna.» (Ezechiele 34:11)
E ancora:
«Cercherò la perduta, ricondurrò la smarrita, fascerò la ferita e fortificherò la malata.» (Ezechiele 34:16)
Queste parole sono profondamente consolanti. Dio vede le pecore ferite, disperse, stanche, disorientate e quelle che non sanno più di chi fidarsi. Vede quelle che hanno paura, quelle che sono state esaurite dalla pressione, dalle aspettative, dai conflitti o dalla confusione. E Dio non è indifferente. Cristo è il buon Pastore e sa ritrovare le Sue pecore anche quando si sentono isolate.
Questo non significa che il cammino sarà sempre semplice. Potrà esserci un periodo di vuoto, amicizie perdute, silenzi dolorosi e domande senza risposta immediata. Ma questo tempo può anche diventare un tempo di purificazione, guarigione e ricostruzione.
La comunione fraterna dopo aver lasciato un’organizzazione forse non sarà identica a ciò che avete conosciuto prima. Potrà essere più semplice, più piccola, più umile e meno strutturata. Ma potrà anche diventare più vera. Alcuni fratelli e sorelle che pregano sinceramente insieme possono essere una grande benedizione. Una conversazione onesta può rialzare un’anima stanca. Un messaggio d’incoraggiamento può spezzare una profonda solitudine. Una lettura biblica condivisa può riaccendere la speranza. Una semplice preghiera può ricordare che Cristo è ancora presente.
La domanda non è dunque: «Come posso ritrovare esattamente ciò che ho perso?» La vera domanda è piuttosto: come lasciare che Cristo ricostruisca una comunione più sana, più libera, più vera e più radicata in Lui?
Non siete soli. Altri hanno attraversato le stesse paure, conosciuto la stessa solitudine e dovuto reimparare a pregare senza pressione, a leggere senza paura, ad amare senza controllo e a cercare Dio senza dipendere da un’organizzazione.
E soprattutto, Cristo non ha cessato di essere il vostro Pastore. Può rialzarvi, guidarvi, ridarvi fratelli e sorelle e insegnarvi ad amare di nuovo. Può trasformare la dispersione in guarigione e la solitudine in vera comunione.
Perché la comunione fraterna non comincia con un’organizzazione. Comincia con Cristo. E coloro che appartengono a Cristo non sono mai veramente soli.
↑ Torna all’indiceXI. Conclusione generale — Ritornare a Cristo
Gli articoli raccolti in questa pagina affrontano diversi temi: la legge di Cristo, la verità, la profezia, le offerte, la Chiesa, l’amore fraterno, la correzione, la paura, la grazia e la comunione dopo un’organizzazione. Ma in fondo tutti questi temi conducono alla stessa domanda: siamo realmente ricondotti a Gesù Cristo?
La legge di Cristo deve essere centrale nella vita cristiana. Si manifesta attraverso l’amore, la dolcezza, il perdono, la misericordia, il servizio, la verità, la pazienza, la restaurazione, il sostegno dei deboli e il portare i pesi gli uni degli altri. Non può essere ridotta a una semplice lista di regole esteriori. Tocca il cuore, le motivazioni, il modo di correggere, servire, perdonare, amare e trattare i fratelli e le sorelle.
La legge mosaica ha avuto un ruolo reale nel piano di Dio, ma non è il quadro giuridico della salvezza per il credente in Cristo. La salvezza non viene dall’osservanza della legge, dalla decima, dal sabato, dalle feste, dall’appartenenza a un’organizzazione o dalla lealtà verso un uomo. La salvezza si riceve per grazia, mediante la fede in Gesù Cristo.
Il sabato può essere osservato per convinzione personale davanti a Dio. Ma non deve diventare una condizione della salvezza né un criterio assoluto per decidere chi appartiene veramente a Dio. Allo stesso modo, la generosità cristiana deve essere libera, volontaria, gioiosa e secondo la coscienza di ciascuno davanti a Dio. Non deve essere prodotta dalla paura, dalla pressione, dalla colpa o dall’urgenza profetica.
La profezia deve essere esaminata con prudenza, umiltà e rispetto dei limiti dati da Gesù Cristo. Deve condurre al pentimento, alla fede, alla vigilanza spirituale e alla speranza, non alla paura, alla confusione, alla fissazione di date o alla dipendenza da un dirigente umano.
La Chiesa di Dio non deve essere ridotta a una sola organizzazione umana. È il corpo spirituale di Cristo, composto da coloro che appartengono a Dio, sono guidati dal Suo Spirito, dimorano nella Sua parola e praticano l’amore.
Se avete lasciato RCG, o se siete ancora al suo interno e vi ponete domande, il mio desiderio non è spingervi verso un altro sistema umano. Il mio desiderio è incoraggiarvi a esaminare senza paura, a ritornare a Cristo, a riscoprire la grazia, a ritrovare la pace, a guarire spiritualmente e a ricostruire una fede fondata su Gesù Cristo.
Perché alla fine non è un’organizzazione che salva. Non è un uomo che dà la vita. Non è la paura che trasforma il cuore. È Dio che salva, per grazia, mediante la fede in Gesù Cristo. È Cristo che chiama, rialza, restaura e guida le Sue pecore.
Ed è la legge di Cristo — l’amore vissuto nella verità — che deve diventare il segno visibile di coloro che Gli appartengono.
Nota sulle citazioni bibliche
Le citazioni bibliche sono principalmente tratte da traduzioni italiane riconosciute. Alcune formulazioni possono essere leggermente adattate per la leggibilità.
↑ Torna all’indiceAos antigos membros e aos membros atuais da Restored Church of God (RCG)
Examinai tudo; retende o que é bom.
Por Christophe Binette | Publicado em 26 de julho de 2026 | Fundador do Examine All Things — Estudos bíblicos baseados nas Escrituras
Examine All Things não é uma Igreja, uma organização religiosa, um ministério hierárquico, nem um novo grupo proveniente da RCG, UCG, LCG, PCG, COGWA ou de qualquer outro ramo da Church of God.
Este site tem como objetivo encorajar cada pessoa a examinar os ensinamentos, as práticas e os frutos espirituais à luz das Escrituras, com seriedade, humildade e oração. Não procura exercer autoridade espiritual sobre as consciências, nem substituir uma organização por outra.
Convida simplesmente a voltar para Deus, para Jesus Cristo, para a verdade bíblica, para a graça, para a lei de Cristo e para uma relação viva com o Pai.
Durante catorze anos, fui membro da The Restored Church of God (RCG). Durante sete desses anos, servi como ministro junto dos irmãos e irmãs francófonos na Europa e em África — voluntariamente, por amor a vós e à verdade.
Em março de 2024, depois de aplicar o princípio que me tinha sido ensinado desde o primeiro dia — «examinai tudo» (1 Tessalonicenses 5:21) — apresentei a minha demissão a David C. Pack.
Esta carta reflete a minha experiência, a minha compreensão e as minhas convicções no momento da minha saída, em março de 2024. Deve ser lida como um documento pessoal e histórico ligado a essa etapa do meu percurso, e não como uma declaração doutrinal completa ou definitiva do Examine All Things.
Pode ler esta carta completa através do botão abaixo.
Não deixei a RCG por ira ou amargura. Amo-vos e oro por cada um de vós todos os dias — incluindo por aqueles que talvez hoje me considerem um «inimigo».
O meu desejo não é afastar-vos de Deus, mas encorajar-vos a voltar diretamente para Ele, por meio de Jesus Cristo, na verdade, na graça, na paz e na liberdade que o Evangelho oferece.
Porquê esta página?
Esta página reúne vários artigos que escrevi especificamente para vós, meus irmãos e irmãs da RCG. Abordam perguntas que eu próprio fiz durante anos e que nunca ousei colocar abertamente — por medo, lealdade ou hábito.
Estes artigos não procuram conduzir o leitor para uma nova organização humana. Procuram conduzir cada pessoa de volta a Cristo, às Escrituras, à graça, à verdade, à lei de Cristo e a uma relação direta com Deus.
A mensagem central desta página é simples: a salvação não se baseia na pertença a uma organização, na lealdade a um dirigente, na observância da lei mosaica, no dízimo, no sábado ou em desempenhos religiosos. A salvação é recebida pela graça de Deus, mediante a fé em Jesus Cristo.
Nota sobre o legado doutrinal de Herbert W. Armstrong
Herbert W. Armstrong destacou várias verdades bíblicas importantes, nomeadamente a esperança do Reino de Deus, a ressurreição, a vida eterna como dom de Deus, a necessidade do arrependimento e a importância de obedecer a Deus.
Estes elementos merecem ser reconhecidos com honestidade.
Contudo, alguns aspetos do seu ensino precisam de ser reexaminados à luz do Novo Testamento. Em particular, parte do seu sistema doutrinal podia tender a colocar o crente sob um quadro próximo da aliança mosaica, no qual os Dez Mandamentos, o sábado, as festas, o dízimo e a pertença organizacional se tornavam marcadores centrais de fidelidade espiritual.
Ora, o Novo Testamento apresenta a salvação como um dom recebido pela graça, mediante a fé em Jesus Cristo. A obediência continua a ser importante, mas não é a base da salvação. É o fruto de uma fé viva, de um coração transformado pelo Espírito e de uma vida colocada sob a lei de Cristo.
Não se trata, portanto, de rejeitar tudo o que foi ensinado no passado, mas de examinar tudo, reter o que é bom e reconduzir cada doutrina a Jesus Cristo, à graça, à verdade bíblica e à nova aliança.
Isto não significa que a obediência não tenha importância. Mas a verdadeira obediência é fruto de uma fé viva, de um coração transformado e de uma vida conduzida pelo Espírito de Deus. Nunca deve tornar-se um meio de merecer a salvação ou de provar superioridade espiritual.
É por isso que esta página coloca uma ênfase particular no Reino de Deus, em Jesus Cristo, no arrependimento, na salvação pela graça, na lei de Cristo, no amor, na verdade, na liberdade de consciência, na cura espiritual, na restauração, na transformação do coração e na nova vida em Cristo.
Hoje, convido-vos a examinar estes assuntos comigo, num espírito de oração, à luz das Escrituras.
Não tendes de concordar comigo. Mas creio que tendes o direito — e a responsabilidade — de examinar estas coisas por vós mesmos.
«Examinai tudo; retende o que é bom.» (1 Tessalonicenses 5:21)
Nota pessoal
Este texto é um testemunho pessoal e uma reflexão bíblica baseada na minha experiência dentro da RCG. Não pretende atacar indivíduos, mas convidar cada pessoa a examinar os ensinamentos, as práticas e os frutos espirituais à luz das Escrituras.
Não escrevo num espírito de vingança, polémica ou condenação. O meu desejo é ajudar aqueles que foram perturbados, feridos, isolados ou culpabilizados a reencontrar a paz, a graça, a verdade bíblica e uma relação viva com o Pai por meio de Jesus Cristo.
Examine All Things não reivindica qualquer autoridade sobre as consciências. O objetivo não é substituir uma dependência organizacional por outra, mas encorajar cada pessoa a voltar para Cristo, a examinar tudo e a reter o que é bom.
I. A lei de Cristo: é praticada na RCG?
Por Christophe Binette — antigo ministro da RCG (2017–2024)
Durante catorze anos na The Restored Church of God, aprendi a «provar todas as coisas». Foi precisamente este princípio que me levou a reexaminar tudo e, finalmente, a sair em março de 2024.
Hoje, desejo convidar-vos a considerar uma pergunta simples, mas profundamente importante: a lei de Cristo é realmente praticada na RCG?
Antes mesmo de responder a esta pergunta, é preciso colocar outra, ainda mais fundamental: como é compreendida e ensinada a lei de Cristo na RCG?
É claro que algumas noções relacionadas com o amor, o serviço, a obediência, a ajuda aos irmãos e irmãs ou o facto de levar os fardos podem ser mencionadas na RCG. Mas em catorze anos como membro, incluindo sete anos de ministério, não me recordo de ter ouvido a lei de Cristo apresentada como um ensinamento central de Jesus Cristo, nem explicada como uma realidade distinta de uma simples referência aos Dez Mandamentos.
E, no entanto, o apóstolo Paulo fala dela claramente:
«Irmãos, se alguém for surpreendido nalguma falta, vós que sois espirituais restaurai-o com espírito de mansidão. Olha por ti mesmo, para que não sejas também tentado.» (Gálatas 6:1)
Depois acrescenta imediatamente:
«Levai as cargas uns dos outros e assim cumprireis a lei de Cristo.» (Gálatas 6:2)
Esta passagem não diz simplesmente: «Guardai os Dez Mandamentos.» Descreve uma forma concreta de tratar os outros: restaurar com mansidão, levar os seus fardos, apoiar os fracos, amar os irmãos e agir segundo o espírito de Cristo.
O próprio Cristo dá o coração desse ensino quando diz:
«Amai-vos uns aos outros como eu vos amei.» (João 13:34)
A lei de Cristo não se opõe à lei de Deus. Mas também não pode ser reduzida a uma simples lista de mandamentos observados exteriormente. Revela o espírito no qual os discípulos de Cristo devem viver, corrigir, servir, governar, perdoar e cuidar das ovelhas.
A pergunta não é, portanto, apenas: «A RCG ensina a obediência aos mandamentos?» A verdadeira pergunta é mais profunda: a RCG pratica a lei de Cristo? Por outras palavras, na sua maneira de corrigir, governar, excluir, tratar os fracos, responder às dúvidas, levar os fardos e amar as ovelhas, reflete realmente a RCG o exemplo de Jesus Cristo?
É esta a pergunta que vamos examinar.
1. O que observei pessoalmente durante o meu ministério
Durante os sete anos em que servi como ministro junto dos irmãos e irmãs francófonos na Europa e em África, fui progressivamente levado a refletir sobre o clima espiritual e pastoral no qual certas perguntas podiam ser expressas.
Quero esclarecer que o que se segue diz respeito à minha experiência pessoal e à minha perceção das coisas naquela época. Não pretendo conhecer as intenções de cada pessoa, nem julgar todas as decisões tomadas. Outras pessoas podem ter vivido ou compreendido algumas situações de forma diferente.
Com o passar do tempo, vivi momentos em que me parecia difícil expressar uma pergunta, uma reserva ou uma preocupação sincera. Não era necessariamente por causa de uma regra escrita, mas antes por causa de um clima que eu percebia como pouco favorável à expressão de preocupações profundas.
Em várias ocasiões, tive a impressão de que uma pergunta dirigida à sede podia ser recebida não como uma busca sincera de esclarecimento, mas como uma possível falta de submissão ou de alinhamento. Isso perturbou-me, porque se tornava difícil, em certos casos, exercer uma consciência pessoal diante de Deus com liberdade e paz.
De forma mais ampla, pareceu-me observar, ao longo dos anos, que alguns ministros que exprimiam reservas, desacordos ou preocupações em relação às orientações da sede podiam depois ver as suas responsabilidades mudar. Em alguns casos, ministros que serviam na sede foram transferidos para funções no terreno. Tanto quanto sei, essas mudanças nem sempre eram apresentadas oficialmente como medidas disciplinares. No entanto, podiam ser explicadas, em conversas privadas, como uma oportunidade de serem provados, de crescer ou de desenvolver maior humildade. Algumas dessas mudanças pareciam também ser acompanhadas de alteração de categoria, função ou responsabilidade.
Não viso aqui nenhuma pessoa ou situação específica. Não conheço todas as razões que podem ter motivado cada decisão. Relato simplesmente um padrão que percebi na época e que contribuiu para o meu questionamento sobre o lugar dado às reservas sinceras, à consciência pessoal e ao diálogo fraternal.
Também posso testemunhar a minha própria experiência durante o período da Covid. Naquela altura, senti uma pressão importante em relação à vacinação, especialmente ligada à participação na conferência ministerial, embora eu próprio tivesse reservas de consciência diante de Deus.
O que mais me marcou foi a impressão de que a «consciência da Igreja» podia ser apresentada como devendo ter prioridade sobre a consciência individual. Por outras palavras, pareceu-me que uma reserva pessoal de consciência podia ser considerada secundária perante uma orientação ou expectativa coletiva.
Mais uma vez, apresento isto como uma perceção pessoal ligada àquele período, e não como uma acusação contra as pessoas envolvidas. Reconheço também que aquele período foi difícil para todos e que cada pessoa pode ter agido segundo o que então compreendia.
Esta experiência levou-me a uma pergunta importante: quando uma consciência pessoal sincera entra em tensão com uma expectativa coletiva, como deve um crente posicionar-se diante de Deus?
Paulo escreve:
«Cada um esteja plenamente convicto na sua própria mente.» (Romanos 14:5)
Este princípio parece-me essencial. Lembra-nos que a consciência do crente não deve ser tratada de ânimo leve, sobretudo quando é expressa com respeito, oração e temor de Deus.
Não pretendo, portanto, emitir um julgamento definitivo sobre todas as decisões tomadas. Mas creio que estas questões merecem ser examinadas honestamente à luz das Escrituras.
A pergunta que vos faço é a seguinte: uma cultura na qual se torna difícil expressar perguntas sinceras ou reservas de consciência reflete realmente a lei de Cristo? Reflete o espírito de Gálatas 6:1-2, onde os que são espirituais são chamados a restaurar com mansidão e a levar as cargas uns dos outros?
2. O que Cristo realmente ensina
A lei de Cristo não é uma lista de regras adicionais. É uma transformação do coração, de dentro para fora. Produz liberdade, não medo. Restaura, não condena. Conduz à graça, à misericórdia, à paciência e ao amor sacrificial.
Paulo escreve:
«Não estais debaixo da lei, mas debaixo da graça.» (Romanos 6:14)
Isto não significa que o cristão seja livre para desobedecer a Deus. Significa, porém, que a vida cristã não deve ser dominada pela condenação, pelo medo, pela pressão humana ou pelo controlo espiritual. Deve ser conduzida pelo Espírito de Deus e pelo exemplo de Jesus Cristo.
A lei de Cristo vai ainda mais longe. Cristo ensina:
«Amai os vossos inimigos, bendizei os que vos amaldiçoam, fazei bem aos que vos odeiam e orai pelos que vos maltratam e perseguem.» (Mateus 5:44)
Se me tornei, aos olhos de alguns, um «inimigo» por ter deixado a RCG e colocado estas perguntas, então a lei de Cristo aplica-se precisamente aqui. A verdadeira pergunta torna-se então: ainda oramos por aqueles que saíram? Oramos pelas suas famílias? Oramos por aqueles que sofrem, que duvidam, que estão em erro ou mesmo por aqueles que nos feriram?
Não orar pelos inimigos, não levar os fardos dos fracos, não restaurar com mansidão, é ir diretamente contra o espírito da lei de Cristo.
A lei de Cristo não se mede, portanto, apenas pelas doutrinas que defendemos, mas pela forma concreta como tratamos as pessoas. Vê-se na maneira como respondemos às perguntas, acompanhamos os fracos, corrigimos os que caem, falamos dos que saem e oramos por aqueles que já não compreendemos.
3. Pode alguém ser discípulo sem praticar os Seus ensinamentos?
Não se pode ser discípulo — isto é, aluno — de Cristo sem pôr em prática os Seus ensinamentos. Um discípulo não se limita a admirar o seu mestre nem a citar as suas palavras. Segue-o, aprende com ele, deixa-se corrigir por ele e procura aplicar concretamente o que ele ensinou.
Jesus nunca definiu a vida de discípulo pela pertença a uma organização humana, por um título, por uma função ou por lealdade institucional. Definiu-a por uma relação viva com a Sua palavra.
Jesus disse:
«Se permanecerdes na minha palavra, sois verdadeiramente meus discípulos.» (João 8:31)
A palavra importante aqui é «permanecerdes». Não se trata simplesmente de ouvir a palavra de Cristo, nem de a usar para defender uma doutrina, mas de permanecer nela, viver nela, voltar a ela e deixar que essa palavra julgue os nossos pensamentos, atitudes e práticas.
É por isso que a pergunta se torna muito séria. Pode alguém realmente chamar-se discípulo de Cristo se ensina obediência, mas não pratica mansidão? Pode falar de verdade enquanto sufoca perguntas sinceras? Pode insistir na submissão enquanto negligencia levar os fardos dos fracos? Pode pregar o amor se o medo se torna o principal motor da obediência?
Jesus deu também um sinal muito claro para reconhecer os Seus discípulos:
«Nisto conhecerão todos que sois meus discípulos: se tiverdes amor uns pelos outros.» (João 13:35)
Não disse que os Seus discípulos seriam reconhecidos principalmente pela pertença à organização certa, pela defesa perfeita de uma estrutura de governo ou pelo silêncio perante perguntas difíceis. Disse que o sinal distintivo dos Seus discípulos seria o amor.
A lei de Cristo não é, portanto, uma questão secundária. Toca diretamente a própria identidade do discípulo. Se a lei de Cristo não é claramente ensinada nem realmente vivida, podemos ainda falar de verdadeira vida de discípulo no sentido em que Cristo a entendia?
A pergunta torna-se então pessoal. Sentis a paz, a liberdade e o amor de Cristo na vossa congregação, ou principalmente medo? Quando alguém é fraco, é apoiado ou suspeitado? Quando um irmão duvida, é ouvido ou imediatamente considerado rebelde? Quando uma consciência pessoal está perturbada, é respeitada diante de Deus ou esmagada em nome da «consciência da Igreja»? Quando alguém sai, oramos por essa pessoa com amor ou ela torna-se automaticamente um perigo a evitar?
Estas perguntas não pretendem provocar rebelião contra Deus. Pretendem reconduzir cada pessoa a Cristo. Porque, no fim, não é uma organização que julgará os nossos corações. Não é uma sede administrativa que definirá se fomos fiéis a Cristo. É o próprio Cristo.
E se somos verdadeiramente Seus discípulos, devemos voltar às Suas palavras, ao Seu exemplo, à Sua mansidão, à Sua misericórdia, à Sua verdade e à Sua lei.
O Espírito da verdade guiar-vos-á em toda a verdade — se O deixardes fazê-lo. (João 16:13)
Para saber mais:
Para aprofundar, pode ler o estudo: «Lei mosaica e lei de Cristo: podemos ser salvos pela lei ou pela graça?»
Este estudo examina de forma mais ampla a relação entre a lei mosaica, a lei de Cristo, a graça e a salvação.
↑ Voltar ao índiceII. «90 razões para seguir a verdade» — aplicam-se hoje à RCG?
Por Christophe Binette — antigo ministro da RCG (2017–2024)
Em 1993, David C. Pack apresentou uma série de sermões intitulada 90 Reasons to Follow the Truth — «90 razões para seguir a verdade». Esta série estava ligada à sua saída da Global Church of God e à formação da The Restored Church of God.
Não desejo reproduzir aqui esses sermões nem usá-los como um ataque pessoal. Menciono-os simplesmente como um elemento histórico importante, porque destacavam um princípio que muitos de nós aprendemos a levar a sério: quando uma pessoa pensa ver a verdade alterada, deve examinar as coisas diante de Deus, à luz das Escrituras.
1. Um princípio ensinado: seguir a verdade
O princípio de «examinar tudo» não deveria depender da organização em que alguém se encontra. Não deveria ser válido apenas quando aplicado aos outros. Se é correto examinar uma organização quando ela parece afastar-se da verdade, então o mesmo princípio deve poder ser aplicado em todo o lado, incluindo à RCG.
O apóstolo João escreve:
«Não creiais em todo espírito, mas provai os espíritos para ver se procedem de Deus.» (1 João 4:1)
E Paulo exorta-nos:
«Examinai tudo; retende o que é bom.» (1 Tessalonicenses 5:21)
Estas passagens mostram que o exame espiritual não é um ato de rebelião. É uma responsabilidade cristã. Examinar o que é ensinado, verificar os frutos produzidos, comparar palavras humanas com as Escrituras — tudo isso faz parte de uma fé viva diante de Deus.
Segundo a minha compreensão desses sermões, David C. Pack destacava especialmente o perigo de o erro se acumular dentro de uma organização. Desenvolvia também a ideia de que o Espírito de Deus conduz à verdade sem estar limitado por fronteiras institucionais ou por uma estrutura administrativa.
Estas ideias merecem ser consideradas seriamente, não porque venham de um homem, mas porque correspondem a um princípio bíblico: a verdade deve sempre ser provada pelas Escrituras.
2. Uma questão de coerência
A questão torna-se, portanto, uma questão de coerência. Se este princípio era válido em 1993, porque não seria válido hoje? Se era possível examinar a Global Church of God naquela época, porque não seria possível examinar a RCG hoje?
A verdade não muda conforme a organização que a ensina. Uma pergunta bíblica sincera não se torna má simplesmente porque é feita dentro da RCG. Da mesma forma, um ensino não se torna verdadeiro simplesmente porque vem de uma sede, de um dirigente ou de uma estrutura religiosa. Deve ser examinado à luz da Palavra de Deus.
Paulo advertiu que é possível estar:
«Sempre aprendendo e nunca podendo chegar ao conhecimento da verdade.» (2 Timóteo 3:7)
Este versículo deveria fazer-nos refletir. Quando os ensinamentos são regularmente modificados, corrigidos, desenvolvidos e depois novamente corrigidos, é legítimo perguntar se isso conduz a uma compreensão mais clara da verdade ou se mantém os crentes numa expectativa permanente e numa dependência constante de novas explicações.
Não se trata aqui de rejeitar toda a verdade recebida no passado. Também não se trata de encorajar amargura, divisão ou rebelião. Trata-se simplesmente de colocar uma pergunta honesta diante de Deus: aquilo que recebemos aproxima-nos realmente de Cristo, da paz, da graça, da verdade e do Evangelho?
3. Examinar sem medo, voltar para Cristo
Quando um irmão ou uma irmã está perturbado, a resposta bíblica não é assustá-lo nem silenciá-lo. A lei de Cristo chama antes a restaurar com mansidão e a levar as cargas uns dos outros.
Se alguns membros se sentem confusos, cansados ou espiritualmente feridos, isso deveria levar-nos a examinar os frutos produzidos. Jesus disse que uma árvore é conhecida pelos seus frutos. Uma verdade que vem de Deus deveria conduzir a maior clareza, arrependimento, fé, amor, paz e apego a Cristo.
A pergunta que coloco é, portanto, simples: o princípio de «examinar tudo» deve aplicar-se apenas às outras organizações ou também deve aplicar-se à RCG? Se aprendemos a provar todas as coisas, então devemos aceitar que este princípio também se aplica às nossas próprias crenças, aos nossos hábitos, aos nossos raciocínios e a qualquer estrutura humana que pretenda falar em nome de Deus.
Examinar não significa odiar, questionar não significa abandonar Deus e reconhecer uma dificuldade não significa rejeitar toda a verdade. Mas recusar examinar por medo, hábito ou lealdade institucional pode tornar-se perigoso para a consciência do crente.
A verdade de Deus não precisa de ser protegida pelo medo. Pode ser examinada. Pode suportar a luz. E, se vem realmente de Deus, conduzir-nos-á sempre de volta a Jesus Cristo.
O Espírito da verdade conduz à verdade — se O deixarmos fazê-lo. (João 16:13)
↑ Voltar ao índiceIII. Podemos conhecer o dia do regresso de Cristo?
Por Christophe Binette — antigo ministro da RCG (2017–2024)
A questão do regresso de Jesus Cristo é central na fé cristã. Cristo prometeu regressar. As profecias bíblicas anunciam o Seu regresso. Os discípulos são chamados a vigiar, permanecer sóbrios, discernir os tempos e preparar-se espiritualmente.
Mas permanece uma pergunta importante: podemos conhecer o dia exato do regresso de Cristo?
Esta pergunta não é secundária. Toca diretamente a nossa relação com a autoridade, a profecia, a fé, o medo e a forma como recebemos as próprias palavras de Jesus Cristo.
Recordo-me especialmente de uma ocasião em que uma data foi anunciada, ou pelo menos fortemente apresentada como significativa, pelo Pastor Geral da RCG. Muitos de nós levámo-la muito a sério. Alguns ficaram acordados toda a noite, por vezes até de fato, à espera do que deveria acontecer, embora tivessem de voltar ao trabalho no dia seguinte.
Essa lembrança marcou-me. Não porque seja errado vigiar espiritualmente, mas porque existe uma grande diferença entre vigiar como Cristo ordenou e permanecer acordado toda a noite por causa de uma data anunciada por um homem.
É por isso que a pergunta merece ser colocada honestamente: podemos conhecer o dia do regresso de Cristo? E se o próprio Cristo declarou que ninguém conhece o dia nem a hora, que devemos pensar dos anúncios repetidos de datas, períodos precisos ou cálculos proféticos apresentados como decisivos?
1. Jesus disse claramente que ninguém conhece o dia nem a hora
Cristo não deixou esta questão ambígua. Declarou:
«Quanto ao dia e à hora, ninguém sabe, nem os anjos dos céus, nem o Filho, mas unicamente o Pai.» (Mateus 24:36)
Repete a mesma ideia no Evangelho de Marcos:
«Quanto ao dia ou à hora, ninguém sabe, nem os anjos no céu, nem o Filho, mas unicamente o Pai.» (Marcos 13:32)
Estas palavras são simples. Jesus não diz: «Ninguém sabe por enquanto, exceto um homem no fim dos tempos.» Também não diz: «Ninguém sabe até que um dirigente receba o cálculo final.» Diz que esse dia e essa hora pertencem ao Pai.
Os discípulos de Cristo devem, portanto, começar por respeitar este limite. Se o próprio Jesus disse que ninguém conhece o dia nem a hora, qualquer tentativa de fixar uma data precisa deveria imediatamente tornar-nos prudentes.
A verdadeira fé não consiste em ir além do que Cristo revelou. A verdadeira fé consiste em acreditar no que Ele disse.
2. Vigiar não significa calcular uma data
Alguns poderiam responder: «Sim, ninguém conhece o dia nem a hora, mas talvez possamos conhecer o ano, o mês, a estação ou quase o momento exato.»
Mas Jesus não deu este ensinamento para encorajar os Seus discípulos a procurar uma fórmula escondida. Deu-o para os chamar a vigiar em todo o tempo.
Disse:
«Vigiai, pois, porque não sabeis em que dia virá o vosso Senhor.» (Mateus 24:42)
E ainda:
«Vigiai, pois, porque não sabeis nem o dia nem a hora.» (Mateus 25:13)
Depois da Sua ressurreição, os discípulos quiseram conhecer o calendário do Reino. Jesus respondeu-lhes:
«Não vos compete conhecer os tempos ou as épocas que o Pai fixou pela sua própria autoridade.» (Atos 1:7)
Esta resposta é muito importante. Jesus não lhes deu um método para calcular a data. Lembrou-lhes que certos tempos pertencem à autoridade do Pai.
Vigiar não significa, portanto, viver numa expectativa calculada em torno de uma data anunciada. Vigiar significa estar espiritualmente preparado todos os dias. Significa permanecer fiel, amar os irmãos, praticar a justiça, conservar a fé, dar fruto e não deixar que a nossa relação com Deus dependa de um calendário profético constantemente revisto.
A vigilância cristã não é uma obsessão por datas. É uma vida de fidelidade.
3. O perigo das datas repetidas
Quando uma organização ou um dirigente insiste regularmente em datas, períodos precisos ou cálculos proféticos que depois mudam, isso pode produzir frutos espiritualmente perigosos.
Em vez de conduzir os membros à paz, pode mantê-los numa tensão permanente. Em vez de produzir uma fé estável, pode criar dependência de anúncios sucessivos. Em vez de fortalecer a confiança em Cristo, pode levar os membros a colocar a sua confiança na interpretação de um homem.
E quando as datas passam sem que o acontecimento esperado ocorra, a responsabilidade pode por vezes ser devolvida aos membros: falta de fé, falta de zelo, falta de unidade, falta de oração ou falta de compreensão. Mas foi assim que Cristo ensinou os Seus discípulos a esperar o Seu regresso?
O apóstolo Paulo escreveu:
«Vós mesmos sabeis perfeitamente que o dia do Senhor virá como um ladrão de noite.» (1 Tessalonicenses 5:2)
Um ladrão de noite não vem com um encontro previamente anunciado. A imagem usada por Paulo confirma o ensino de Cristo: o regresso do Senhor deve ser aguardado com seriedade, sobriedade e vigilância, mas não com a pretensão de conhecer o dia exato.
A pergunta não é, portanto: «Qual é a próxima data?» A verdadeira pergunta é: estou preparado hoje? Estou a viver segundo as palavras de Cristo? Sou conduzido pela fé ou pelo medo? Estou ligado a Jesus Cristo ou a anúncios proféticos que mudam?
Cristo regressará. Isso é certo. Mas não pediu aos Seus discípulos que adivinhassem o dia. Pediu-lhes que vigiassem, perseverassem, amassem, servissem e permanecessem fiéis até ao fim.
O perigo não está em esperar o regresso de Cristo. O perigo está em substituir uma espera fiel por uma obsessão com a data.
Porque, se Jesus disse: «Não sabeis nem o dia nem a hora», o discípulo fiel não deve procurar ser mais preciso do que o seu Mestre.
↑ Voltar ao índiceIV. Porquê dar tudo à Igreja se Jesus regressa imediatamente?
Por Christophe Binette — antigo ministro da RCG (2017–2024)
A questão do dinheiro é sempre delicada numa comunidade religiosa. Toca a fé, o sacrifício, a confiança, a obediência, mas também a consciência pessoal, a responsabilidade familiar e a liberdade diante de Deus.
Num contexto em que o regresso de Cristo é apresentado como iminente, pode surgir uma pressão particular. Alguns podem então perguntar-se por que razão guardar dinheiro se Jesus regressa em breve, por que poupar, por que pensar no futuro ou por que conservar bens materiais se a obra de Deus parece precisar de tudo agora.
Estas perguntas podem parecer espirituais à primeira vista. Mas merecem ser examinadas honestamente à luz das Escrituras. Porque, se a expectativa do regresso de Cristo se torna um argumento para pressionar os membros a dar sempre mais, surge uma pergunta importante: trata-se ainda de uma oferta livre diante de Deus ou de uma forma de pressão espiritual baseada na urgência profética?
1. Deus ama quem dá livremente, não sob pressão
A Bíblia ensina claramente a generosidade. Dar pode ser uma expressão sincera de fé, amor, gratidão e apoio à obra de Deus. Mas o Novo Testamento também apresenta um princípio muito claro:
«Cada um contribua segundo propôs no coração, não com tristeza nem por constrangimento; porque Deus ama quem dá com alegria.» (2 Coríntios 9:7)
Este versículo é essencial. Paulo não diz que cada pessoa deve dar porque tem medo, porque uma data se aproxima, porque seria acusada de falta de fé ou porque se sentiria culpada por conservar alguma coisa. Diz que cada um deve dar «segundo propôs no coração».
A oferta cristã deve, portanto, ser voluntária, refletida, livre e alegre. Não deve ser produzida pela culpa, pelo medo, pela pressão humana ou pela impressão de que Deus rejeitará alguém se essa pessoa não der o suficiente.
Em Atos 5, quando Pedro fala com Ananias sobre a venda de um bem, diz-lhe:
«Se não fosse vendido, não continuava teu? E, depois de vendido, o dinheiro não estava à tua disposição?» (Atos 5:4)
Esta passagem é frequentemente esquecida. O problema de Ananias não era não ter dado tudo. O problema era a mentira. Pedro reconhece claramente que o bem lhe pertencia e que, mesmo depois da venda, o dinheiro permanecia à sua disposição.
Isto mostra um princípio importante: no Novo Testamento, a oferta não é apresentada como uma confiscação espiritual dos bens pessoais. Deus olha para o coração, para a verdade, para a sinceridade e para a liberdade. Dar sob pressão não é o mesmo que dar por amor.
2. A urgência profética não deve anular a responsabilidade pessoal e familiar
Cristo pede-nos que vigiemos. Mas vigiar não significa abandonar toda a prudência, toda a responsabilidade ou toda a sabedoria prática. Jesus disse:
«Qual de vós, querendo construir uma torre, não se senta primeiro para calcular a despesa e ver se tem com que a acabar?» (Lucas 14:28)
Este princípio mostra que a vida espiritual não exclui a reflexão, a previsão e a responsabilidade. O apóstolo Paulo vai ainda mais longe quando escreve:
«Se alguém não cuida dos seus, especialmente dos da sua própria casa, negou a fé e é pior do que um incrédulo.» (1 Timóteo 5:8)
Este versículo é muito forte. Mostra que cuidar da família não é falta de fé, mas uma responsabilidade cristã.
Assim, se uma pessoa dá ao ponto de negligenciar as suas obrigações familiares, necessidades essenciais, dívidas, saúde, habitação ou o futuro dos filhos, é necessário colocar uma pergunta séria: é realmente isso que Deus pede?
Jesus condenou tradições religiosas que permitiam a alguém declarar os seus bens «consagrados a Deus» enquanto negligenciava os próprios pais:
«Anulais assim a palavra de Deus pela vossa tradição.» (Marcos 7:13)
Isto deveria fazer-nos refletir. Uma organização religiosa nunca deveria encorajar uma forma de sacrifício que leve as pessoas a negligenciar as responsabilidades que o próprio Deus lhes deu.
A espera do regresso de Cristo não elimina o dever de sabedoria. Deveria tornar-nos mais fiéis, mais sóbrios, mais amorosos e mais responsáveis, não mais vulneráveis à pressão.
3. Uma data iminente pode tornar-se uma fonte de pressão
Quando o regresso de Cristo é apresentado como extremamente próximo, quase imediato, torna-se fácil pensar que o dinheiro em breve deixará de servir, que já não é necessário poupar ou que manter uma reserva pode ser sinal de falta de fé. Uma pessoa pode então perguntar-se se está a resistir a Deus simplesmente porque deseja permanecer prudente ou proteger a sua família.
Este raciocínio pode tornar-se perigoso quando a urgência profética é usada para encorajar sacrifícios financeiros cada vez maiores. Cristo ensinou certamente o desapego das riquezas, mas nunca ensinou que os Seus discípulos devessem ser pressionados a dar através de datas, do medo ou de uma pressão constante sobre a iminência do Seu regresso.
Jesus disse:
«Buscai primeiro o reino de Deus e a sua justiça, e todas estas coisas vos serão acrescentadas.» (Mateus 6:33)
Buscar primeiro o Reino não significa perder toda a sabedoria. Significa colocar Deus no centro das nossas decisões, incluindo na forma como damos.
Paulo também escreveu:
«Não digo isto para que os outros tenham alívio e vós fiqueis sobrecarregados.» (2 Coríntios 8:13)
Este princípio é importante. A oferta cristã não deveria criar uma situação em que alguns são aliviados enquanto outros são esmagados.
Se uma pessoa dá livremente, com alegria, segundo a sua consciência e sem negligenciar as suas responsabilidades, isso pode ser um ato sincero de fé. Mas se dá porque acredita que Cristo regressará numa data próxima, porque tem medo de não ser protegida, porque teme ser julgada morna ou porque se sente espiritualmente inferior se conservar uma reserva, então é preciso perguntar se essa oferta vem realmente da fé ou do medo.
A verdadeira generosidade cristã nasce do amor. Não deve ser arrancada pela pressão profética. A verdadeira fé não consiste em esvaziar as contas porque uma data se aproxima. Consiste em seguir Cristo todos os dias, com verdade, sabedoria, amor e boa consciência diante de Deus.
A pergunta não é, portanto: «Quanto posso dar para provar a minha fé?» A verdadeira pergunta é antes: dou livremente, com alegria, com sabedoria e diante de Deus, ou dou sob pressão, por medo ou porque me fizeram acreditar que tudo vai acabar imediatamente?
Cristo regressará. Mas, enquanto esperamos o Seu regresso, Ele pede-nos que sejamos fiéis, sóbrios, responsáveis, misericordiosos e conduzidos pelo amor.
E Deus ama quem dá com alegria, não quem dá porque foi colocado sob pressão.
↑ Voltar ao índiceV. Existe apenas uma Igreja de Deus?
Por Christophe Binette — antigo ministro da RCG (2017–2024)
A questão da Igreja é fundamental. Muitos grupos religiosos afirmam ser «a única Igreja verdadeira», «a única organização de Deus» ou «o único lugar onde Deus realmente trabalha hoje».
Mas, antes de aceitar uma afirmação assim, é necessário voltar a uma pergunta mais simples: o que é a Igreja de Deus segundo a Bíblia? É, antes de tudo, uma organização humana, uma sede administrativa, uma estrutura jurídica ou uma corporação registada num país? Ou é algo mais profundo, mais espiritual e mais diretamente ligado a Jesus Cristo?
Esta pergunta é importante, porque se confundirmos a Igreja de Deus com uma organização humana, então deixar uma organização pode ser apresentado como deixar o próprio Deus. Mas é realmente isso que a Bíblia ensina?
1. A Igreja de Deus não é, antes de tudo, uma organização humana
No Novo Testamento, a palavra traduzida por «Igreja» vem do grego ekklēsia. Designa uma assembleia, um povo chamado, uma comunidade de pessoas convocadas ou separadas.
A Igreja não é, portanto, antes de tudo, um edifício, um endereço, uma sede administrativa, uma estrutura legal ou uma organização humana. A Igreja são as pessoas que Deus chama, que pertencem a Cristo e que são conduzidas pelo Seu Espírito.
Jesus disse:
«Eu edificarei a minha Igreja, e as portas do Hades não prevalecerão contra ela.» (Mateus 16:18)
Reparemos bem que Jesus não disse que um homem edificaria a Sua Igreja. Também não disse que uma corporação humana seria automaticamente a Sua Igreja. Disse: «Eu edificarei a minha Igreja.»
A Igreja pertence, portanto, a Cristo. Não pertence a um dirigente humano, a uma sede, a um conselho, a uma organização ou a uma marca religiosa.
Paulo escreve também:
«Vós sois o corpo de Cristo e, individualmente, membros desse corpo.» (1 Coríntios 12:27)
A Igreja é o corpo de Cristo. E um corpo vivo não pode ser reduzido a uma estrutura administrativa.
Uma organização pode servir a Igreja. Pode ajudar a organizar assembleias, ensinamentos, publicações, obras ou serviços. Mas uma organização não é automaticamente a própria Igreja.
A Igreja de Deus é formada pelos crentes que Deus chamou, que pertencem a Cristo, que recebem o Seu Espírito e que procuram obedecer-Lhe com fé, amor e verdade.
2. Há um só corpo, mas isso não significa uma única organização humana
A Bíblia ensina claramente que há um só corpo espiritual. Paulo escreve:
«Há um só corpo e um só Espírito, como também fostes chamados numa só esperança da vossa vocação.» (Efésios 4:4)
Também escreve:
«Todos nós fomos batizados num só Espírito, para formar um só corpo.» (1 Coríntios 12:13)
Sim, há um só corpo de Cristo. Mas esse corpo é espiritual. É formado pelo Espírito de Deus, não por uma inscrição administrativa numa organização humana.
É aqui que a confusão pode tornar-se perigosa. Dizer que há um só corpo de Cristo é bíblico. Mas dizer que esse único corpo corresponde obrigatoriamente a uma organização humana específica é uma conclusão que deve ser provada pelas Escrituras, e não simplesmente afirmada por uma autoridade religiosa.
No Novo Testamento, os crentes estavam distribuídos por várias cidades: Jerusalém, Antioquia, Corinto, Éfeso, Roma, Galácia, Tessalónica, Filipos e Colossos. Juntos formavam a Igreja de Deus, mas não eram descritos como uma única corporação centralizada no sentido moderno.
Paulo fala da «Igreja de Deus que está em Corinto»:
«À Igreja de Deus que está em Corinto…» (1 Coríntios 1:2)
Também fala das «Igrejas de Deus»:
«Vós, irmãos, tornastes-vos imitadores das Igrejas de Deus que estão em Cristo Jesus na Judeia.» (1 Tessalonicenses 2:14)
Isto mostra que pode haver várias assembleias locais, vários grupos de crentes e várias comunidades, pertencendo todos ao mesmo Deus e ao mesmo corpo espiritual.
A unidade da Igreja não é, portanto, em primeiro lugar administrativa. É espiritual. Está fundada em Cristo, no Espírito de Deus, na fé, na verdade, no amor e na obediência a Deus.
3. Somos a Igreja de Deus se pertencemos a Cristo
A Bíblia não apresenta a Igreja como uma organização exterior à qual os crentes simplesmente pertencem como membros de um clube. Apresenta os próprios crentes como a casa, o templo e o corpo de Deus.
Paulo escreve:
«Não sabeis que sois o templo de Deus e que o Espírito de Deus habita em vós?» (1 Coríntios 3:16)
Pedro escreve também:
«Vós mesmos, como pedras vivas, sois edificados para formar uma casa espiritual.» (1 Pedro 2:5)
Estas passagens são muito importantes. Mostram que a Igreja de Deus não é apenas um lugar aonde se vai, uma organização a que se adere ou um nome que se usa. A Igreja de Deus são as pessoas chamadas por Deus, habitadas pelo Seu Espírito, ligadas a Cristo e edificadas juntas como uma casa espiritual.
Isto não significa que a assembleia, a ordem, o ministério, o ensino ou a comunhão fraternal não tenham importância. A Bíblia encoraja claramente os crentes a reunirem-se, a exortarem-se, a servirem, a receberem ensino e a caminharem juntos.
Mas existe uma diferença enorme entre dizer que os cristãos devem procurar a comunhão fraternal e a ordem espiritual e dizer que deixar uma organização específica equivale necessariamente a deixar a Igreja de Deus. Esta última afirmação é extremamente séria, porque coloca uma organização humana num nível que pertence apenas a Cristo.
Jesus é a cabeça da Igreja:
«Ele é a cabeça do corpo, da Igreja.» (Colossenses 1:18)
Se Cristo é a cabeça, nenhuma organização humana pode tomar o Seu lugar na consciência do crente. Deixar uma organização humana não significa automaticamente deixar Deus. Deixar uma sede administrativa não significa automaticamente deixar Cristo. Deixar uma estrutura religiosa não significa automaticamente deixar a Igreja de Deus.
A verdadeira pergunta é antes saber se continuamos ligados a Cristo, se permanecemos na Sua palavra, se procuramos a verdade, se praticamos o amor, se somos conduzidos pelo Espírito de Deus e se desejamos viver como membros fiéis do corpo de Cristo.
A Igreja de Deus não está simplesmente «lá fora», numa estrutura externa. Se pertencemos a Cristo, se o Seu Espírito habita em nós e se caminhamos na verdade e no amor, então fazemos parte da Sua Igreja.
Não devemos, portanto, confundir fidelidade a Deus com fidelidade incondicional a uma organização humana. Uma organização pode mudar, uma sede pode errar e dirigentes podem falhar. Mas Cristo continua a ser a cabeça da Sua Igreja, e a Sua Igreja são aqueles que Lhe pertencem.
A pergunta não é, portanto, apenas: «Que organização afirma ser a Igreja de Deus?» A verdadeira pergunta é mais profunda: quem pertence realmente a Cristo, caminha segundo o Seu Espírito, permanece na Sua palavra e pratica a Sua lei de amor?
Porque a Igreja de Deus não é propriedade humana. É o corpo vivo de Cristo.
↑ Voltar ao índiceVI. O amor fraternal: o sinal distintivo dos discípulos de Cristo
Por Christophe Binette — antigo ministro da RCG (2017–2024)
Jesus não disse que os Seus discípulos seriam reconhecidos principalmente pelo conhecimento profético, pela pertença a uma organização, pelo zelo aparente, pela estrutura de governo ou pela capacidade de defender uma doutrina.
Deu um sinal muito mais simples, mas também muito mais exigente:
«Nisto conhecerão todos que sois meus discípulos: se tiverdes amor uns pelos outros.» (João 13:35)
O amor fraternal não é, portanto, um detalhe secundário. É o sinal visível de uma verdadeira vida de discípulo.
Isto não significa que a doutrina não conte, que a verdade não tenha importância ou que a obediência possa ser substituída por sentimentos humanos. Significa, porém, que a verdade de Cristo nunca pode ser separada do amor de Cristo.
Se uma Igreja fala muito de verdade, mas produz principalmente medo, desconfiança, dureza, isolamento e julgamento, então é preciso colocar uma pergunta séria: é realmente este o fruto do Espírito de Deus?
1. O amor fraternal é o mandamento central dado por Cristo
Antes da Sua morte, Jesus deu aos Seus discípulos um novo mandamento:
«Dou-vos um novo mandamento: que vos ameis uns aos outros; assim como eu vos amei, que também vos ameis uns aos outros.» (João 13:34)
Este mandamento é central porque revela o próprio coração de Cristo. Jesus não diz apenas: «Amai-vos uns aos outros.» Acrescenta: «como eu vos amei.» É isso que torna este mandamento tão profundo.
Não somos chamados a amar segundo a nossa própria medida, segundo o nosso humor, segundo o nosso conforto ou segundo as regras de um grupo. Somos chamados a amar como Cristo amou.
Cristo levou os fracos, acolheu os quebrantados, corrigiu com verdade mas também com misericórdia, procurou as ovelhas perdidas, lavou os pés dos Seus discípulos, orou por aqueles que O crucificavam e deu a Sua vida pelos Seus amigos. Esse é o modelo.
O amor fraternal não é, portanto, apenas ser cordial ao sábado, sorrir numa assembleia ou chamar alguém «irmão» ou «irmã». Vê-se sobretudo na forma como tratamos as pessoas quando estão fracas, perturbadas, feridas, isoladas, em desacordo ou a sair. É muitas vezes nesses momentos que o verdadeiro fruto aparece.
2. O amor fraternal não desaparece quando um irmão faz perguntas
Numa comunidade realmente conduzida pelo amor de Cristo, uma pergunta sincera não deveria ser imediatamente percebida como uma ameaça. Uma dúvida não deveria ser automaticamente interpretada como rebelião. Uma consciência perturbada não deveria ser esmagada em nome da unidade. Uma pessoa ferida não deveria ser tratada como um perigo simplesmente porque exprime sofrimento.
A Bíblia diz:
«Suportai-vos uns aos outros e, se alguém tiver motivo de queixa contra outro, perdoai-vos mutuamente.» (Colossenses 3:13)
Paulo também escreve:
«Acolhei aquele que é fraco na fé, sem discutir opiniões.» (Romanos 14:1)
Estas passagens mostram uma atitude muito diferente da suspeita permanente. O amor fraternal não significa aceitar todos os erros nem abandonar a verdade. Mas significa tratar as pessoas com paciência, mansidão e respeito diante de Deus.
Se um irmão faz uma pergunta, o amor escuta. Se uma irmã está perturbada, o amor procura compreender. Se uma pessoa é fraca, o amor apoia-a. Se alguém se afasta, o amor ora. Se alguém sofre, o amor não o acusa imediatamente.
É aqui que a lei de Cristo encontra diretamente o amor fraternal:
«Levai as cargas uns dos outros e assim cumprireis a lei de Cristo.» (Gálatas 6:2)
Levar um fardo não significa acrescentar peso aos ombros de uma pessoa já cansada. Não significa fazê-la sentir-se culpada por ser fraca. Não significa isolá-la porque não compreende tudo. Levar um fardo significa aproximar-se com compaixão, ouvir, ajudar, orar, restaurar com mansidão e amar como Cristo amou.
3. Sem amor fraternal, a verdade torna-se dura e a religião torna-se medo
A Bíblia adverte-nos claramente: podemos ter conhecimento, zelo, sacrifícios e até uma aparência de fé, mas sem amor tudo isso perde o seu valor diante de Deus.
Paulo escreve:
«Ainda que eu falasse as línguas dos homens e dos anjos, se não tivesse amor, seria como metal que soa ou címbalo que retine.» (1 Coríntios 13:1)
Acrescenta:
«Ainda que tivesse o dom de profecia, conhecesse todos os mistérios e toda a ciência, e tivesse toda a fé, a ponto de transportar montanhas, se não tivesse amor, nada seria.» (1 Coríntios 13:2)
Estes versículos são extremamente fortes. Paulo não diz que o conhecimento é mau, que a fé é inútil ou que a profecia não tem valor. Diz que, sem amor, até as coisas espiritualmente mais impressionantes se tornam vazias.
Isto deveria fazer-nos refletir. Uma Igreja pode falar de profecia, governo, obediência, verdade e zelo. Mas, se o amor fraternal não é visível na forma como os membros são tratados, então falta algo essencial.
Paulo descreve o amor como paciente, cheio de bondade, não procurando o próprio interesse, não se irritando facilmente, não suspeitando o mal, alegrando-se com a verdade, suportando tudo, crendo tudo, esperando tudo e perseverando em tudo. É isso que 1 Coríntios 13 coloca no coração da vida cristã.
A pergunta torna-se, portanto, pessoal: o amor fraternal é realmente visível na vossa congregação? Os fracos são apoiados ou julgados? As pessoas perturbadas são ouvidas ou afastadas? Os membros que saem são amados ou imediatamente considerados perigosos? As perguntas sinceras são acolhidas com paciência ou tratadas como falta de submissão? Os responsáveis servem como Cristo serviu ou governam principalmente pelo medo?
Jesus disse que os Seus discípulos seriam reconhecidos pelo amor que têm uns pelos outros. Não simplesmente pelo nome, pela organização, pelas publicações ou pela compreensão profética, mas pelo amor.
E, se o amor fraternal desaparece, até a verdade pode ser usada de uma maneira que já não reflete o espírito de Cristo.
A verdadeira pergunta não é, portanto, apenas: «Estamos na Igreja certa?» A verdadeira pergunta é mais profunda: somos reconhecíveis como discípulos de Cristo pelo amor que temos uns pelos outros?
Porque, segundo Jesus, esse é o sinal distintivo dos Seus discípulos.
↑ Voltar ao índiceVII. A correção pública: o que diz realmente a Bíblia?
Por Christophe Binette — antigo ministro da RCG (2017–2024)
A correção é um assunto importante na vida cristã. Deus corrige aqueles que ama. Cristo corrige a Sua Igreja. Os ministros podem, por vezes, ser chamados a advertir, repreender, exortar e proteger o rebanho.
Mas é preciso colocar uma pergunta essencial: a Bíblia autoriza a correção pública como meio de humilhar, intimidar ou quebrar alguém diante dos outros?
A correção bíblica tem um objetivo: restaurar, proteger, instruir e reconduzir a Deus. Nunca deve tornar-se um espetáculo, uma demonstração de autoridade humana ou um meio de silenciar perguntas sinceras.
É por isso que devemos examinar o que a Bíblia realmente diz.
1. A correção bíblica começa pela mansidão e pela restauração
Paulo escreve:
«Irmãos, se alguém for surpreendido nalguma falta, vós que sois espirituais restaurai-o com espírito de mansidão. Olha por ti mesmo, para que não sejas também tentado.» (Gálatas 6:1)
Este versículo é fundamental. Paulo não diz para expor publicamente uma pessoa, humilhá-la diante dos outros ou fazer dela um exemplo para que os outros tenham medo. Diz para a restaurar com espírito de mansidão.
O objetivo da correção cristã não é, portanto, esmagar a pessoa, mas restaurá-la. Aquele que corrige deve também vigiar-se a si próprio, porque pode cair por sua vez. Isto exige humildade, prudência, compaixão e verdadeiro temor de Deus.
Cristo deu o mesmo princípio em Mateus 18:
«Se o teu irmão pecar, vai e repreende-o entre ti e ele só.» (Mateus 18:15)
Reparemos na ordem dada por Jesus: o primeiro passo é privado. Não é público, não é diante de toda a assembleia e não se destina a criar uma pressão coletiva. É «entre ti e ele só».
Porquê? Porque o objetivo é ganhar o irmão, não perdê-lo.
Jesus acrescenta:
«Se te ouvir, ganhaste o teu irmão.» (Mateus 18:15)
Eis o coração da correção bíblica: ganhar o irmão. Uma correção que destrói, humilha ou assusta não está de acordo com o espírito de Cristo. Mesmo quando uma correção é necessária, deve refletir mansidão, paciência e um desejo sincero de restaurar.
2. A correção pública existe, mas corresponde a casos específicos
A Bíblia não diz que nenhuma correção pública seja alguma vez possível. Há casos em que uma situação pública deve ser tratada publicamente, sobretudo quando um pecado é manifesto, persistente, escandaloso ou coloca a Igreja em perigo.
Paulo escreve a Timóteo:
«Aos que pecam, repreende-os diante de todos, para que também os outros tenham temor.» (1 Timóteo 5:20)
Mas este versículo deve ser lido no seu contexto. Paulo fala aqui do tratamento dos anciãos, depois de ter dado esta instrução:
«Não aceites acusação contra um ancião, senão com duas ou três testemunhas.» (1 Timóteo 5:19)
Não se trata, portanto, de um direito geral de expor alguém publicamente assim que essa pessoa faz uma pergunta, exprime uma reserva ou não compreende uma decisão. Paulo fala de um contexto sério, com acusações estabelecidas, testemunhas e uma falta real.
A correção pública não é uma ferramenta destinada a proteger uma autoridade humana de qualquer questionamento. Serve para tratar um pecado real e proteger a Igreja quando a situação o exige.
Existe, portanto, uma diferença importante entre corrigir publicamente um pecado manifesto e humilhar publicamente alguém porque fez uma pergunta sincera. Existe também uma diferença entre proteger o rebanho e assustar o rebanho. Mesmo quando uma correção pública se torna necessária, deve permanecer justa, proporcional, baseada em factos e conduzida no espírito de Cristo.
Paulo dá também esta instrução:
«Prega a palavra, insiste a tempo e fora de tempo, repreende, censura, exorta, com toda a paciência e ensino.» (2 Timóteo 4:2)
Mesmo a repreensão deve, portanto, ser acompanhada de mansidão, paciência e ensino.
3. Uma correção que produz principalmente medo deve ser examinada
A correção bíblica deve produzir fruto espiritual: arrependimento, restauração, humildade, cura, paz com Deus e regresso à verdade. Mas, quando é exercida de forma dura, pública ou humilhante, pode produzir outros frutos: medo, silêncio, confusão, vergonha, desconfiança e obediência exterior sem transformação do coração.
A Bíblia diz:
«No amor não há medo; antes, o perfeito amor lança fora o medo, porque o medo envolve castigo.» (1 João 4:18)
Se uma assembleia aprende principalmente a calar-se por medo de ser exposta, é preciso perguntar se isso reflete realmente o amor perfeito de que João fala. Se ministros ou membros já não se atrevem a fazer perguntas sinceras por receio de serem repreendidos publicamente, é preciso perguntar se isso reflete realmente o espírito de Gálatas 6:1. E, se a correção se torna um meio de preservar uma imagem de autoridade em vez de um meio de restaurar uma alma, é preciso perguntar se ainda reflete a correção de Cristo.
Jesus advertiu os Seus discípulos contra uma forma de autoridade dura e dominadora:
«Sabeis que os governadores das nações as dominam e que os grandes exercem autoridade sobre elas. Não será assim entre vós; mas quem quiser ser grande entre vós será vosso servo.» (Mateus 20:25-26)
A autoridade na Igreja não deve, portanto, parecer-se com uma dominação humana. Deve parecer-se com o serviço de Cristo.
A verdadeira correção cristã não se destina a humilhar, produzir medo, esmagar a consciência ou destruir a pessoa. Deve unir a verdade ao amor, a firmeza à mansidão, a autoridade à humildade e a justiça à misericórdia.
A pergunta torna-se, portanto, pessoal: a correção que vedes à vossa volta produz restauração ou medo? Produz amor pela verdade ou silêncio forçado? Protege realmente as ovelhas ou protege sobretudo a imagem da autoridade? Procura ganhar o irmão, como Cristo ensinou, ou fazer dele um exemplo diante dos outros?
A Bíblia ensina realmente a correção. Mas ensina uma correção conduzida pelo Espírito de Cristo. E o Espírito de Cristo não corrige para humilhar. Corrige para salvar, levantar e restaurar.
↑ Voltar ao índiceVIII. «Guardar silêncio»: o medo é compatível com o Espírito de Deus?
Por Christophe Binette — antigo ministro da RCG (2017–2024)
Numa comunidade cristã, pode haver momentos em que o silêncio é sábio. A Bíblia ensina prudência, domínio próprio, respeito, humildade e a não falar levianamente.
Mas existe uma grande diferença entre o silêncio escolhido por sabedoria e o silêncio imposto pelo medo. Quando um membro guarda silêncio porque quer evitar discussões inúteis, isso é uma coisa. Mas quando guarda silêncio porque tem medo de ser repreendido, humilhado, rotulado de rebelde, suspeito de falta de fé ou separado dos seus irmãos e irmãs, isso é outra coisa.
A pergunta merece, portanto, ser colocada: o medo é compatível com o Espírito de Deus? E, se uma comunidade produz um clima em que perguntas sinceras são sufocadas, consciências são contidas e muitos já não se atrevem a falar honestamente, podemos realmente dizer que esse espírito vem de Cristo?
1. Deus não nos dá um espírito de medo
O apóstolo Paulo escreve:
«Deus não nos deu um espírito de timidez, mas de poder, de amor e de moderação.» (2 Timóteo 1:7)
Este versículo é fundamental. O Espírito de Deus não produz um medo paralisante. Não conduz os filhos de Deus a viver na intimidação, na desconfiança ou no receio constante de serem expostos.
O Espírito de Deus produz força, amor e sabedoria. Dá força para permanecer fiel a Deus, amor para falar com humildade e paciência, e sabedoria para discernir quando falar, como falar e com que espírito falar.
O medo produz outra coisa. Leva a calar mesmo quando a consciência está perturbada. Leva a fingir concordância. Leva a evitar perguntas importantes. Leva a proteger uma aparência de unidade, mesmo quando o coração está inquieto.
Mas uma unidade fundada no medo não é a unidade do Espírito. A verdadeira unidade cristã não se baseia no silêncio forçado. Baseia-se na verdade, no amor, na confiança, na paciência e na presença do Espírito de Deus.
2. A verdade não teme perguntas sinceras
Jesus disse:
«Conhecereis a verdade, e a verdade vos libertará.» (João 8:32)
A verdade liberta. Não precisa de ser protegida pelo medo. Não precisa de proibir perguntas honestas. Não precisa de silenciar consciências sinceras.
Se algo é verdadeiro, deve poder ser examinado. Se uma doutrina é bíblica, deve poder ser provada pelas Escrituras. Se uma decisão é justa, deve poder ser explicada com humildade. E, se uma autoridade vem realmente de Cristo, não deveria temer a luz.
Os bereanos são elogiados na Bíblia porque examinavam as Escrituras para verificar o que lhes era ensinado:
«Receberam a palavra com toda a prontidão, examinando diariamente as Escrituras para ver se estas coisas eram assim.» (Atos 17:11)
Não foram condenados por verificar. Não foram acusados de falta de submissão. Não foram apresentados como perigosos porque comparavam o ensino recebido com as Escrituras. Pelo contrário, a sua atitude é apresentada como nobre. Isto deveria fazer-nos refletir.
Se se ensina aos membros a «provar todas as coisas», mas na prática certas perguntas se tornam perigosas, existe uma contradição. Se o exame bíblico é encorajado apenas enquanto as conclusões apoiam a organização, mas as mesmas perguntas se tornam suspeitas quando revelam uma dificuldade real, então já não se trata verdadeiramente de provar todas as coisas. Trata-se antes de provar aquilo que é permitido.
Mas a verdade de Deus não precisa desse tipo de proteção.
3. O silêncio imposto pode tornar-se uma forma de cativeiro espiritual
Existe um silêncio que protege a paz. Mas existe também um silêncio que destrói a alma.
Quando alguém já não pode expressar uma preocupação honesta sem medo de ser julgado, já não é livre. Quando alguém já não pode fazer uma pergunta bíblica sem medo de ser considerado rebelde, já não é realmente encorajado a procurar a verdade. E, quando alguém já não pode seguir a sua consciência diante de Deus porque teme a reação da organização, a sua consciência já não é respeitada.
Paulo escreve:
«Foi para a liberdade que Cristo nos libertou. Permanecei, pois, firmes e não vos submetais de novo a um jugo de escravidão.» (Gálatas 5:1)
Esta liberdade não é liberdade para pecar. Não é liberdade para desprezar a ordem, o ensino ou a correção. É a liberdade de servir a Deus com uma consciência reta. É a liberdade de obedecer a Cristo antes dos homens. É a liberdade de caminhar na verdade sem ser dominado pelo medo humano.
Os apóstolos disseram:
«Mais importa obedecer a Deus do que aos homens.» (Atos 5:29)
Este princípio continua verdadeiro. Nenhuma organização humana deve tomar o lugar de Deus na consciência de um crente. Nenhum dirigente humano deve tornar-se a voz que esmaga toda a reflexão pessoal diante de Deus. Nenhum medo institucional deve substituir a paz que Cristo dá aos Seus discípulos.
Jesus disse:
«Deixo-vos a paz, dou-vos a minha paz. Não vo-la dou como o mundo a dá. Não se turbe o vosso coração, nem se atemorize.» (João 14:27)
A paz de Cristo não é a paz aparente de um grupo onde ninguém se atreve a falar. A paz de Cristo é uma paz profunda, fundada na verdade, no amor e na confiança em Deus.
A pergunta torna-se, portanto, pessoal: guardais silêncio por sabedoria ou por medo? Sois livres para fazer perguntas bíblicas sinceras, seguir a vossa consciência diante de Deus e dizer que algo vos perturba sem medo de ser imediatamente suspeitos? Sentis o Espírito de poder, amor e sabedoria, ou principalmente o medo de falar mal, pensar mal ou ser mal vistos?
Estas perguntas não pretendem encorajar rebelião, desordem ou amargura. Pretendem reconduzir cada pessoa diante de Deus, de Cristo, das Escrituras e da própria consciência.
Porque o silêncio imposto pelo medo não é fruto do Espírito de Deus. O Espírito de Deus conduz à verdade. E a verdade liberta.
↑ Voltar ao índiceIX. Depois da RCG: como reencontrar a paz e a graça?
Por Christophe Binette — antigo ministro da RCG (2017–2024)
Deixar uma organização religiosa na qual se investiram anos da própria vida não é algo leve. Não é simplesmente mudar de assembleia ou virar uma página. Para muitos, toca a identidade, a fé, as amizades, a família espiritual, os sacrifícios feitos, os anos dados, as decisões tomadas e, por vezes, até a relação com Deus.
Depois da RCG, alguns podem sentir paz. Outros podem sentir medo, culpa, confusão, ira, tristeza ou um profundo sentimento de vazio. Estas reações não significam necessariamente que abandonastes Deus. Podem simplesmente significar que precisais de cura.
A verdadeira pergunta não é, portanto, apenas: «O que devo fazer agora?» É também mais profunda: como reencontrar Cristo, a Sua paz, a Sua graça e a Sua voz, sem medo, sem pressão e sem confusão?
1. Deixar uma organização humana não significa deixar Deus
Um dos maiores medos depois de deixar a RCG pode ser este: deixei Deus? Deixei a única Igreja verdadeira? Perdi o meu lugar no plano de Deus?
Mas é preciso voltar a uma verdade fundamental: Cristo não é prisioneiro de uma organização humana.
Jesus disse:
«Eu sou o bom pastor. O bom pastor dá a sua vida pelas ovelhas.» (João 10:11)
Não disse que a organização era o bom pastor. Não disse que a sede administrativa era o bom pastor. Não disse que um dirigente humano era o bom pastor. Disse: «Eu sou o bom pastor.»
Se pertenceis a Cristo, então a vossa relação com Deus não depende, em primeiro lugar, de uma estrutura humana. Depende do próprio Cristo.
Jesus também disse:
«As minhas ovelhas ouvem a minha voz; eu as conheço, e elas me seguem.» (João 10:27)
O coração da vida cristã está aqui: ouvir a voz de Cristo e segui-Lo. Deixar uma organização humana não significa, portanto, automaticamente deixar Deus. Pode, pelo contrário, tornar-se o início de um regresso mais profundo a Cristo, à Sua palavra, à Sua graça e a uma fé menos baseada no medo.
A verdadeira pergunta não é simplesmente saber se ainda estais numa organização. A verdadeira pergunta é saber se ainda estais ligados a Cristo, se procurais a Sua voz, se permaneceis na Sua palavra, se desejais caminhar na verdade, amar Deus e o próximo e ser conduzidos pelo Seu Espírito.
Se esse é o vosso desejo, então a vossa história com Deus não terminou.
2. E se este período fosse uma prova permitida por Deus?
Também é preciso considerar outra possibilidade: e se este período fosse uma prova permitida por Deus?
Deus não quer apenas que pertençamos a um grupo. Quer que cresçamos, amadureçamos, aprendamos a discernir e coloquemos realmente a verdade acima de tudo.
Na vida cristã, Deus pode permitir situações difíceis para revelar o que está realmente no nosso coração. Pode permitir que sejamos testados, provados ou abalados, para mostrar o que mais importa para nós. Estamos ligados a Cristo ou apenas a uma organização? Estamos ligados à verdade ou apenas ao nosso conforto espiritual? Estamos dispostos a perder uma segurança aparente, uma reputação ou até certas relações se isso se tornar necessário para permanecer fiéis a Deus?
Ao entrar na RCG, muitos de nós já fizemos este sacrifício uma primeira vez. Por vezes perdemos amigos, criámos tensões com a família, renunciámos a certas coisas, porque pensávamos seguir a verdade.
Mas uma pergunta difícil merece ser colocada: e se, hoje, a prova não fosse permanecer na organização a qualquer custo, mas discernir diante de Deus se é necessário sair para permanecer fiel a Cristo? E se esta nova prova consistisse precisamente em escolher a verdade acima da organização, mesmo quando isso custa relações, uma segurança espiritual aparente e uma parte da nossa antiga identidade?
É uma pergunta difícil. Mas merece ser examinada honestamente.
A Bíblia diz:
«Ferirei o pastor, e as ovelhas do rebanho serão dispersas.» (Mateus 26:31; Zacarias 13:7)
Esta passagem cumpre-se primeiro no contexto de Cristo e dos Seus discípulos. Não deve, portanto, ser usada levianamente nem aplicada mecanicamente a toda situação moderna. Mas o princípio espiritual continua sério: quando uma autoridade espiritual é abalada, as ovelhas podem ser dispersas, perturbadas, desorientadas e provadas.
Nesses momentos, a verdadeira pergunta não é simplesmente: «Onde estão as outras ovelhas?» A verdadeira pergunta é antes: continuo a seguir o verdadeiro Pastor?
Jesus Cristo é o bom Pastor. Se uma estrutura humana é abalada, se membros são dispersos, se relações mudam, se certezas desmoronam, Cristo permanece.
Esta prova pode, portanto, tornar-se um momento de purificação espiritual. Não para abandonar Deus, mas para voltar a Ele mais profundamente. Não para rejeitar toda a fé, mas para distinguir a fé verdadeira da dependência de uma organização. Não para se tornar amargo, mas para aprender a seguir Cristo mesmo quando isso custa alguma coisa.
Porque, no fim, Deus pode permitir que sejamos provados para revelar o que é mais importante para nós: a segurança de um grupo ou a verdade, a aprovação dos homens ou a aprovação de Deus, o medo de perder relações ou a fidelidade a Cristo.
3. Reencontrar a graça depois de anos de pressão espiritual
Depois de viver durante muito tempo num ambiente religioso muito exigente, pode ser difícil simplesmente receber a graça de Deus.
Podemos ter a impressão de nunca fazer o suficiente: nunca orar o suficiente, nunca dar o suficiente, nunca obedecer o suficiente, nunca compreender o suficiente, nunca ser suficientemente zelosos, nunca ser suficientemente submissos. Mas o Evangelho não começa pelo nosso desempenho. Começa pela graça de Deus.
Paulo escreve:
«Pela graça sois salvos, mediante a fé. E isto não vem de vós; é dom de Deus.» (Efésios 2:8)
A graça não significa que a obediência não tenha importância. Não significa que a verdade não tenha importância. Não significa que o pecado se torne aceitável. Mas significa que Deus não nos salva porque conseguimos viver perfeitamente sob pressão. Salva-nos pela Sua bondade, misericórdia, amor e obra em Jesus Cristo.
Jesus disse:
«Vinde a mim, todos os que estais cansados e sobrecarregados, e eu vos darei descanso.» (Mateus 11:28)
Reparemos bem que Jesus não disse: «Vinde a mim e eu vos darei mais pressão.» Disse: «Eu vos darei descanso.»
Este descanso não significa inatividade espiritual. Significa o fim de uma relação com Deus dominada pelo medo, pela culpa constante e pela impressão de nunca sermos aceites. Cristo não chama as Suas ovelhas para as esmagar. Chama-as para as salvar, levantar, conduzir e curar.
Depois da RCG, pode ser necessário reaprender a graça. Pode ser necessário reaprender que Deus não é apenas Juiz, mas também Pai; que Cristo não é apenas Rei, mas também Pastor; que o Espírito de Deus não produz medo, mas poder, amor e sabedoria. Pode também ser necessário reaprender que fazer perguntas sinceras não é necessariamente rebelião, que descansar não é abandonar Deus e que a cura leva tempo.
4. Reconstruir uma fé fundada em Cristo, não no medo
Depois de deixar a RCG, alguns podem ser tentados a abandonar toda a fé. Outros podem procurar imediatamente outra organização que ofereça respostas rápidas, uma estrutura clara e um sentimento de segurança.
Mas é importante não reconstruir demasiado depressa sobre as mesmas fundações de medo, pressão ou dependência humana.
Paulo escreve:
«Ninguém pode lançar outro fundamento além do que já foi posto, que é Jesus Cristo.» (1 Coríntios 3:11)
O fundamento da vossa fé deve ser Cristo. Não o medo, não um homem, não uma organização, não uma data profética, não uma pressão coletiva, não o olhar dos outros, mas Cristo.
Isto não significa que devamos viver isolados. A comunhão fraternal é importante. O encorajamento é importante. O ensino é importante. A oração com outros crentes é importante. Mas tudo deve ser reconstruído sobre Cristo.
Reservai tempo para voltar aos Evangelhos. Reler as palavras de Jesus. Observai a Sua maneira de tratar os fracos, a Sua paciência, a Sua compaixão, a Sua firmeza, mas também a Sua mansidão. Observai como corrige, como acolhe e como restaura. Depois colocai esta pergunta: a imagem de Deus que recebi parece-se realmente com Jesus Cristo?
Porque Jesus é a imagem perfeita do Pai. Ele disse:
«Quem me viu, viu o Pai.» (João 14:9)
Se a vossa visão de Deus é principalmente feita de medo, pressão, ameaça, culpa e esgotamento, talvez seja tempo de deixá-la ser corrigida pelo próprio Cristo.
A paz de Deus nem sempre regressa imediatamente. Por vezes regressa lentamente: através da oração, de uma leitura simples das Escrituras, de conversas honestas, do descanso, da verdade, do perdão, da graça e da compreensão de que Deus não vos abandonou.
Jesus disse:
«Deixo-vos a paz, dou-vos a minha paz. Não vo-la dou como o mundo a dá. Não se turbe o vosso coração, nem se atemorize.» (João 14:27)
Depois da RCG, esta palavra pode voltar a tornar-se viva. O vosso coração não precisa de permanecer no medo. A vossa fé não precisa de ficar prisioneira da culpa. A vossa relação com Deus pode ser reconstruída, não sobre o medo, não sobre a pressão, não sobre lealdade institucional, mas sobre Jesus Cristo, a Sua verdade, a Sua graça, o Seu amor e a Sua paz.
A pergunta não é, portanto, apenas: «O que deixei?» A verdadeira pergunta é: para quem estou a voltar?
E, se estais a voltar para Cristo, então não estais perdidos. Talvez, pela primeira vez em muito tempo, estejais a reencontrar o verdadeiro descanso que só Ele pode dar.
↑ Voltar ao índiceX. Não estais sozinhos: a comunhão fraternal depois de deixar uma organização
Por Christophe Binette — antigo ministro da RCG (2017–2024)
Depois de deixar uma organização religiosa, uma das dores mais profundas pode ser a solidão. Durante anos, os vossos amigos, hábitos, festas, conversas, calendário, identidade espiritual e, por vezes, até o sentimento de pertença estavam ligados a uma comunidade específica. Depois, quase de um dia para o outro, tudo pode mudar.
Pessoas com quem orastes, ristes, servistes, viajastes e partilhastes anos da vossa vida podem subitamente afastar-se. Algumas não sabem o que dizer, outras têm medo de falar convosco e outras talvez já vos considerem um perigo espiritual. Podeis então ficar com esta pergunta dolorosa: «Onde está agora a minha família espiritual?»
Esta solidão é real e não deve ser minimizada. Mas também é preciso recordar uma verdade essencial: não estais sozinhos. Cristo não abandona as Suas ovelhas, e a comunhão fraternal não desaparece simplesmente porque deixastes uma organização humana.
1. A comunhão fraternal pertence a Cristo, não a uma organização
A Bíblia ensina claramente a importância da comunhão fraternal. Os primeiros cristãos «perseveravam no ensino dos apóstolos, na comunhão, no partir do pão e nas orações» (Atos 2:42).
A comunhão fraternal faz, portanto, parte da vida cristã normal. Deus não nos chama a viver uma fé fria, isolada e cortada dos outros. Mas esta comunhão não depende, em primeiro lugar, do nome de uma organização, de uma sede administrativa, de uma lista oficial de membros ou de uma estrutura humana. Depende de Cristo.
João escreve:
«A nossa comunhão é com o Pai e com o seu Filho Jesus Cristo.» (1 João 1:3)
A comunhão cristã começa aí: com o Pai e com o Seu Filho. Quando dois crentes procuram sinceramente Cristo, oram juntos, leem as Escrituras, se encorajam, se apoiam mutuamente e desejam caminhar na verdade, já existe uma forma real de comunhão fraternal.
Jesus disse:
«Onde estiverem dois ou três reunidos em meu nome, aí estou eu no meio deles.» (Mateus 18:20)
Não disse que a Sua presença dependia de uma inscrição na mesma organização humana. Disse: «em meu nome».
Isto não significa que a ordem, o ensino, o ministério ou a assembleia não tenham importância. Significa, porém, que Cristo pode estar presente no meio dos Seus discípulos mesmo quando são poucos, feridos, dispersos ou em reconstrução.
Podeis ter perdido uma estrutura, um ritmo, um círculo social e até uma parte do vosso sentimento de pertença. Mas não perdestes Cristo. E, se não perdestes Cristo, não perdestes a possibilidade de uma verdadeira comunhão fraternal.
2. Depois de deixar uma organização, por vezes é preciso reaprender uma comunhão saudável
Depois de viver muito tempo num ambiente muito controlado, a comunhão fraternal pode tornar-se difícil de reconstruir. Pode haver medo de confiar, medo de ser julgado, medo de ser novamente manipulado ou medo de entrar noutro grupo e reviver os mesmos mecanismos. Pode também haver medo de ficar sozinho. Estas reações são compreensíveis.
Pode então ser necessário reaprender progressivamente o que é uma comunhão saudável. Uma comunhão saudável não se baseia no medo, na vigilância, na obrigação de pensar exatamente da mesma maneira sobre todos os assuntos ou no controlo da consciência. Baseia-se em Cristo, no amor, na verdade, na humildade, na paciência e no respeito diante de Deus.
Paulo escreve:
«Acolhei-vos uns aos outros, como também Cristo vos acolheu, para glória de Deus.» (Romanos 15:7)
O acolhimento cristão não consiste em aceitar qualquer doutrina ou qualquer comportamento. Mas implica uma atitude de paciência, mansidão e respeito. Significa não tratar uma pessoa ferida como um perigo, uma pessoa perturbada como rebelde ou uma consciência frágil como um problema a corrigir imediatamente.
Depois da RCG, pode ser bom não reconstruir demasiado depressa. Reservai tempo para curar, orar, reler os Evangelhos, discernir os frutos e reconhecer o que é saudável ou não. Não substituais imediatamente uma dependência por outra. Não procureis apenas um novo grupo que vos dê rapidamente todas as respostas. Procurai primeiro Cristo.
Depois, procurai irmãos e irmãs que vos aproximem d'Ele, e não de um novo medo. Uma verdadeira comunhão fraternal deveria ajudar-vos a amar mais a Deus, a seguir Cristo com mais liberdade, a caminhar na verdade com humildade e a reencontrar a paz. Não deveria voltar a colocar-vos sob um jugo de temor.
3. As ovelhas dispersas podem ser levantadas pelo verdadeiro Pastor
Quando as pessoas deixam uma organização, podem sentir-se dispersas, perdidas ou espiritualmente sem lar. Este sentimento é real. Depois de anos numa comunidade estruturada, com hábitos, relações, festas, responsabilidades e uma identidade comum, a saída pode criar um vazio profundo.
Mas na Bíblia, Deus apresenta-Se frequentemente como Aquele que procura, reúne e cuida das Suas ovelhas. O profeta Ezequiel relata estas palavras de Deus:
«Eis que eu mesmo cuidarei das minhas ovelhas e as procurarei.» (Ezequiel 34:11)
E ainda:
«Buscarei a perdida, tornarei a trazer a desgarrada, ligarei a quebrada e fortalecerei a enferma.» (Ezequiel 34:16)
Estas palavras são profundamente reconfortantes. Deus vê as ovelhas feridas, dispersas, cansadas, desorientadas e aquelas que já não sabem em quem confiar. Vê as que têm medo, as que foram esgotadas pela pressão, pelas expectativas, pelos conflitos ou pela confusão. E Deus não é indiferente. Cristo é o bom Pastor e sabe reencontrar as Suas ovelhas, mesmo quando elas se sentem isoladas.
Isto não significa que o caminho será sempre simples. Pode haver um período de vazio, amizades perdidas, silêncios dolorosos e perguntas sem resposta imediata. Mas esse tempo pode também tornar-se um tempo de purificação, cura e reconstrução.
A comunhão fraternal depois de deixar uma organização talvez não seja idêntica àquilo que conhecestes antes. Talvez seja mais simples, mais pequena, mais humilde e menos estruturada. Mas pode também tornar-se mais verdadeira. Alguns irmãos e irmãs que oram sinceramente juntos podem ser uma grande bênção. Uma conversa honesta pode levantar uma alma cansada. Uma mensagem de encorajamento pode quebrar uma solidão profunda. Uma leitura bíblica partilhada pode reacender a esperança. Uma oração simples pode recordar que Cristo ainda está presente.
A pergunta não é, portanto: «Como recuperar exatamente o que perdi?» A verdadeira pergunta é antes: como deixar Cristo reconstruir uma comunhão mais saudável, mais livre, mais verdadeira e mais enraizada n'Ele?
Não estais sozinhos. Outros passaram pelos mesmos medos, conheceram a mesma solidão e tiveram de reaprender a orar sem pressão, a ler sem medo, a amar sem controlo e a procurar Deus sem depender de uma organização.
E, sobretudo, Cristo não deixou de ser o vosso Pastor. Pode levantar-vos, conduzir-vos, devolver-vos irmãos e irmãs e ensinar-vos a amar novamente. Pode transformar a dispersão em cura e a solidão em verdadeira comunhão.
Porque a comunhão fraternal não começa com uma organização. Começa com Cristo. E aqueles que pertencem a Cristo nunca estão verdadeiramente sozinhos.
↑ Voltar ao índiceXI. Conclusão geral — Voltar para Cristo
Os artigos reunidos nesta página abordam vários assuntos diferentes: a lei de Cristo, a verdade, a profecia, as ofertas, a Igreja, o amor fraternal, a correção, o medo, a graça e a comunhão depois de uma organização. Mas, no fundo, todos estes assuntos conduzem à mesma pergunta: estamos realmente a ser reconduzidos a Jesus Cristo?
A lei de Cristo deve ser central na vida cristã. Manifesta-se pelo amor, pela mansidão, pelo perdão, pela misericórdia, pelo serviço, pela verdade, pela paciência, pela restauração, pelo apoio aos fracos e pelo facto de levarmos as cargas uns dos outros. Não pode ser reduzida a uma simples lista de regras exteriores. Toca o coração, as motivações, a maneira de corrigir, servir, perdoar, amar e tratar os irmãos e irmãs.
A lei mosaica teve um papel real no plano de Deus, mas não é o quadro legal da salvação para o crente em Cristo. A salvação não vem pela observância da lei, pelo dízimo, pelo sábado, pelas festas, pela pertença a uma organização ou pela lealdade a um homem. A salvação é recebida pela graça, mediante a fé em Jesus Cristo.
O sábado pode ser observado por convicção pessoal diante de Deus. Mas não deve tornar-se uma condição de salvação nem um critério absoluto para decidir quem pertence realmente a Deus. Do mesmo modo, a generosidade cristã deve ser livre, voluntária, alegre e feita segundo a consciência de cada um diante de Deus. Não deve ser produzida pelo medo, pela pressão, pela culpa ou pela urgência profética.
A profecia deve ser examinada com prudência, humildade e respeito pelos limites dados por Jesus Cristo. Deve conduzir ao arrependimento, à fé, à vigilância espiritual e à esperança, não ao medo, à confusão, à fixação de datas ou à dependência de um dirigente humano.
A Igreja de Deus não deve ser reduzida a uma única organização humana. É o corpo espiritual de Cristo, composto por aqueles que pertencem a Deus, são conduzidos pelo Seu Espírito, permanecem na Sua palavra e praticam o amor.
Se deixastes a RCG, ou se ainda estais dentro dela e tendes perguntas, o meu desejo não é empurrar-vos para outro sistema humano. O meu desejo é encorajar-vos a examinar sem medo, a voltar para Cristo, a redescobrir a graça, a reencontrar a paz, a curar espiritualmente e a reconstruir uma fé fundada em Jesus Cristo.
Porque, no fim, não é uma organização que salva. Não é um homem que dá a vida. Não é o medo que transforma o coração. É Deus que salva, pela graça, mediante a fé em Jesus Cristo. É Cristo que chama, levanta, restaura e conduz as Suas ovelhas.
E é a lei de Cristo — o amor vivido na verdade — que deve tornar-se o sinal visível daqueles que Lhe pertencem.
Nota sobre as citações bíblicas
As citações bíblicas são principalmente provenientes de traduções portuguesas reconhecidas. Algumas formulações podem ser ligeiramente adaptadas para facilitar a leitura.
↑ Voltar ao índiceAn ehemalige und derzeitige Mitglieder der Restored Church of God (RCG)
Prüft alles; das Gute behaltet.
Von Christophe Binette | Veröffentlicht am 26. Juli 2026 | Gründer von Examine All Things — Bibelstudien auf Grundlage der Heiligen Schrift
Examine All Things ist keine Kirche, keine religiöse Organisation, kein hierarchisches geistliches Amt und auch keine neue Gruppe, die aus RCG, UCG, LCG, PCG, COGWA oder einem anderen Zweig der Church of God hervorgegangen ist.
Diese Website möchte jeden dazu ermutigen, Lehren, Praktiken und geistliche Früchte im Licht der Heiligen Schrift ernsthaft, demütig und unter Gebet zu prüfen. Sie beansprucht keine geistliche Autorität über das Gewissen und will nicht eine Organisation durch eine andere ersetzen.
Sie lädt vielmehr einfach dazu ein, zu Gott, zu Jesus Christus, zur biblischen Wahrheit, zur Gnade, zum Gesetz Christi und zu einer lebendigen Beziehung mit dem Vater zurückzukehren.
Vierzehn Jahre lang war ich Mitglied der The Restored Church of God (RCG). Sieben dieser Jahre diente ich als Prediger den französischsprachigen Brüdern und Schwestern in Europa und Afrika — ehrenamtlich, aus Liebe zu euch und zur Wahrheit.
Im März 2024 reichte ich bei David C. Pack meinen Rücktritt ein, nachdem ich das Prinzip angewandt hatte, das mir vom ersten Tag an beigebracht worden war — „Prüft alles“ (1. Thessalonicher 5,21).
Dieser Brief spiegelt meine Erfahrung, mein Verständnis und meine Überzeugungen zum Zeitpunkt meines Austritts im März 2024 wider. Er sollte als persönliches und historisches Dokument gelesen werden, das zu dieser Etappe meines Weges gehört, und nicht als vollständige oder endgültige Lehrdarstellung von Examine All Things.
Den vollständigen Brief könnt ihr über die Schaltfläche unten lesen.
Ich habe RCG nicht aus Zorn oder Bitterkeit verlassen. Ich liebe euch und bete jeden Tag für jeden von euch — auch für diejenigen, die mich heute vielleicht als „Feind“ betrachten.
Mein Wunsch ist nicht, euch von Gott wegzuführen, sondern euch zu ermutigen, direkt zu Ihm zurückzukehren — durch Jesus Christus, in der Wahrheit, in der Gnade, im Frieden und in der Freiheit, die das Evangelium schenkt.
Warum diese Seite?
Diese Seite versammelt mehrere Artikel, die ich speziell für euch, meine Brüder und Schwestern in RCG, geschrieben habe. Sie behandeln Fragen, die ich mir selbst jahrelang gestellt habe und die ich aus Angst, Loyalität oder Gewohnheit nie offen zu stellen wagte.
Diese Artikel wollen den Leser nicht zu einer neuen menschlichen Organisation führen. Sie wollen jeden zu Christus, zur Heiligen Schrift, zur Gnade, zur Wahrheit, zum Gesetz Christi und zu einer direkten Beziehung mit Gott zurückführen.
Die zentrale Botschaft dieser Seite ist einfach: Das Heil beruht nicht auf der Zugehörigkeit zu einer Organisation, auf der Loyalität gegenüber einem Leiter, auf der Einhaltung des mosaischen Gesetzes, auf dem Zehnten, auf dem Sabbat oder auf religiösen Leistungen. Das Heil wird durch die Gnade Gottes mittels des Glaubens an Jesus Christus empfangen.
Hinweis zum lehrmäßigen Erbe Herbert W. Armstrongs
Herbert W. Armstrong hob mehrere wichtige biblische Wahrheiten hervor, darunter die Hoffnung auf das Reich Gottes, die Auferstehung, das ewige Leben als Gabe Gottes, die Notwendigkeit der Umkehr und die Bedeutung des Gehorsams gegenüber Gott.
Diese Elemente verdienen es, ehrlich anerkannt zu werden.
Einige Aspekte seiner Lehre müssen jedoch im Licht des Neuen Testaments neu geprüft werden. Insbesondere konnte ein Teil seines Lehrsystems dazu neigen, den Gläubigen unter einen Rahmen zu stellen, der dem mosaischen Bund ähnelte, wobei die Zehn Gebote, der Sabbat, die Feste, der Zehnte und die organisatorische Zugehörigkeit zu zentralen Kennzeichen geistlicher Treue wurden.
Das Neue Testament stellt das Heil jedoch als eine Gabe dar, die aus Gnade durch den Glauben an Jesus Christus empfangen wird. Gehorsam bleibt wichtig, aber er ist nicht die Grundlage des Heils. Er ist die Frucht eines lebendigen Glaubens, eines durch den Geist verwandelten Herzens und eines Lebens unter dem Gesetz Christi.
Es geht daher nicht darum, alles zu verwerfen, was in der Vergangenheit gelehrt wurde, sondern alles zu prüfen, das Gute zu behalten und jede Lehre wieder auf Jesus Christus, die Gnade, die biblische Wahrheit und den neuen Bund auszurichten.
Das bedeutet nicht, dass Gehorsam unwichtig wäre. Wahrer Gehorsam ist jedoch die Frucht eines lebendigen Glaubens, eines verwandelten Herzens und eines Lebens, das vom Geist Gottes geführt wird. Er darf niemals zu einem Mittel werden, das Heil zu verdienen oder geistliche Überlegenheit zu beweisen.
Deshalb legt diese Seite besonderen Wert auf das Reich Gottes, Jesus Christus, Umkehr, Heil aus Gnade, das Gesetz Christi, Liebe, Wahrheit, Gewissensfreiheit, geistliche Heilung, Wiederherstellung, die Verwandlung des Herzens und das neue Leben in Christus.
Heute lade ich euch ein, diese Themen gemeinsam mit mir unter Gebet und im Licht der Heiligen Schrift zu prüfen.
Ihr müsst mir nicht zustimmen. Aber ich glaube, dass ihr das Recht — und die Verantwortung — habt, diese Dinge selbst zu prüfen.
„Prüft alles; das Gute behaltet.“ (1. Thessalonicher 5,21)
Persönlicher Hinweis
Dieser Text ist ein persönliches Zeugnis und eine biblische Reflexion auf Grundlage meiner Erfahrung innerhalb von RCG. Er soll keine Einzelpersonen angreifen, sondern jeden dazu einladen, Lehren, Praktiken und geistliche Früchte im Licht der Heiligen Schrift zu prüfen.
Ich schreibe nicht aus Rache, Polemik oder Verurteilung. Mein Wunsch ist es, Menschen, die verunsichert, verletzt, isoliert oder mit Schuldgefühlen belastet wurden, zu helfen, Frieden, Gnade, biblische Wahrheit und eine lebendige Beziehung mit dem Vater durch Jesus Christus wiederzufinden.
Examine All Things beansprucht keine Autorität über das Gewissen. Das Ziel besteht nicht darin, eine organisatorische Abhängigkeit durch eine andere zu ersetzen, sondern jeden dazu zu ermutigen, zu Christus zurückzukehren, alles zu prüfen und das Gute zu behalten.
I. Das Gesetz Christi: Wird es in RCG praktiziert?
Von Christophe Binette — ehemaliger Prediger von RCG (2017–2024)
Vierzehn Jahre lang lernte ich in The Restored Church of God, „alles zu prüfen“. Genau dieses Prinzip führte mich dazu, alles erneut zu untersuchen und schließlich im März 2024 auszutreten.
Heute möchte ich euch einladen, eine einfache, aber zutiefst wichtige Frage zu betrachten: Wird das Gesetz Christi in RCG wirklich praktiziert?
Bevor wir diese Frage beantworten, müssen wir noch eine grundlegendere stellen: Wie wird das Gesetz Christi in RCG verstanden und gelehrt?
Natürlich können in RCG Begriffe wie Liebe, Dienst, Gehorsam, Hilfe für Brüder und Schwestern oder das Tragen von Lasten erwähnt werden. Aber in vierzehn Jahren als Mitglied, davon sieben Jahre im Predigtdienst, kann ich mich nicht daran erinnern, dass das Gesetz Christi als eine zentrale Lehre Jesu Christi dargestellt oder als etwas erklärt wurde, das sich von einem bloßen Verweis auf die Zehn Gebote unterscheidet.
Und doch spricht der Apostel Paulus klar davon:
„Brüder, wenn ein Mensch von einer Verfehlung ereilt wird, so helft ihr, die ihr geistlich seid, einem solchen im Geist der Sanftmut wieder zurecht. Und sieh auf dich selbst, dass du nicht auch versucht wirst.“ (Galater 6,1)
Unmittelbar danach fügt er hinzu:
„Einer trage des anderen Lasten, und so werdet ihr das Gesetz Christi erfüllen.“ (Galater 6,2)
Diese Stelle sagt nicht einfach: „Haltet die Zehn Gebote.“ Sie beschreibt eine konkrete Art, mit anderen umzugehen: mit Sanftmut wiederherstellen, ihre Lasten tragen, die Schwachen unterstützen, die Brüder lieben und im Geist Christi handeln.
Christus selbst zeigt den Kern davon, wenn Er sagt:
„Liebt einander, wie ich euch geliebt habe.“ (Johannes 13,34)
Das Gesetz Christi steht nicht im Gegensatz zum Gesetz Gottes. Es kann aber auch nicht auf eine einfache Liste äußerlich gehaltener Gebote reduziert werden. Es zeigt den Geist, in dem die Jünger Christi leben, korrigieren, dienen, führen, vergeben und für die Schafe sorgen sollen.
Die Frage lautet daher nicht nur: „Lehrt RCG Gehorsam gegenüber den Geboten?“ Die eigentliche Frage geht tiefer: Praktiziert RCG das Gesetz Christi? Mit anderen Worten: Spiegelt RCG in der Art, wie sie korrigiert, führt, ausschließt, mit Schwachen umgeht, auf Zweifel reagiert, Lasten trägt und die Schafe liebt, wirklich das Beispiel Jesu Christi wider?
Diese Frage wollen wir untersuchen.
1. Was ich während meines Dienstes persönlich beobachtet habe
Während der sieben Jahre, in denen ich als Prediger den französischsprachigen Brüdern und Schwestern in Europa und Afrika diente, begann ich zunehmend über das geistliche und pastorale Klima nachzudenken, in dem bestimmte Fragen geäußert werden konnten.
Ich möchte klarstellen, dass das Folgende meine persönliche Erfahrung und meine damalige Wahrnehmung wiedergibt. Ich behaupte nicht, die Absichten jedes Einzelnen zu kennen oder alle getroffenen Entscheidungen zu beurteilen. Andere Menschen können bestimmte Situationen anders erlebt oder verstanden haben.
Im Rückblick erlebte ich Momente, in denen es mir schwierig erschien, eine Frage, einen Vorbehalt oder eine aufrichtige Sorge zu äußern. Das lag nicht unbedingt an einer schriftlichen Regel, sondern eher an einem Klima, das ich als wenig offen für tiefergehende Bedenken empfand.
Mehrmals hatte ich den Eindruck, dass eine an die Zentrale gerichtete Frage nicht als aufrichtige Suche nach Klärung aufgenommen werden konnte, sondern möglicherweise als Mangel an Unterordnung oder Übereinstimmung. Das beunruhigte mich, weil es dadurch in manchen Fällen schwierig wurde, das eigene Gewissen vor Gott in Freiheit und Frieden auszuüben.
Im weiteren Sinn schien ich im Laufe der Jahre zu beobachten, dass manche Prediger, die Vorbehalte, Meinungsverschiedenheiten oder Bedenken gegenüber den Richtungen der Zentrale äußerten, anschließend Veränderungen ihrer Verantwortlichkeiten erleben konnten. In einigen Fällen wurden Prediger, die in der Zentrale dienten, in Außendienstaufgaben versetzt. Soweit ich weiß, wurden solche Veränderungen nicht immer offiziell als Disziplinarmaßnahmen dargestellt. In privaten Gesprächen konnten sie jedoch als Gelegenheit erklärt werden, geprüft zu werden, zu wachsen oder mehr Demut zu entwickeln. Manche dieser Veränderungen schienen auch mit einer Änderung des Rangs, der Funktion oder der Verantwortung einherzugehen.
Ich richte mich hier nicht gegen eine bestimmte Person oder Situation. Ich kenne nicht alle Gründe, die zu einzelnen Entscheidungen geführt haben mögen. Ich berichte lediglich ein Muster, das ich damals wahrnahm und das zu meinen Fragen darüber beitrug, welchen Raum aufrichtige Vorbehalte, das persönliche Gewissen und brüderlicher Dialog erhielten.
Ich kann auch von meiner eigenen Erfahrung während der Covid-Zeit berichten. Damals empfand ich erheblichen Druck bezüglich der Impfung, insbesondere im Zusammenhang mit der Teilnahme an der Predigerkonferenz, obwohl ich selbst Gewissensvorbehalte vor Gott hatte.
Was mich besonders prägte, war der Eindruck, dass das „Gewissen der Kirche“ als etwas dargestellt werden konnte, das Vorrang vor dem individuellen Gewissen haben sollte. Mit anderen Worten hatte ich den Eindruck, dass ein persönlicher Gewissensvorbehalt gegenüber einer kollektiven Ausrichtung oder Erwartung als zweitrangig angesehen werden konnte.
Auch dies formuliere ich als persönliche Wahrnehmung dieser Zeit und nicht als Anklage gegen die beteiligten Personen. Ich erkenne ebenfalls an, dass diese Zeit für alle schwierig war und jeder nach dem handeln konnte, was er damals verstand.
Diese Erfahrung führte mich zu einer wichtigen Frage: Wenn ein aufrichtiges persönliches Gewissen in Spannung zu einer kollektiven Erwartung gerät, wie soll sich ein Gläubiger vor Gott verhalten?
Paulus schreibt:
„Ein jeder sei seiner Meinung gewiss.“ (Römer 14,5)
Dieses Prinzip erscheint mir wesentlich. Es erinnert uns daran, dass das Gewissen eines Gläubigen nicht leichtfertig behandelt werden darf, besonders wenn es mit Respekt, Gebet und Gottesfurcht zum Ausdruck gebracht wird.
Ich behaupte daher nicht, ein endgültiges Urteil über alle getroffenen Entscheidungen zu fällen. Aber ich glaube, dass diese Fragen ehrlich im Licht der Heiligen Schrift untersucht werden sollten.
Die Frage, die ich euch stelle, lautet daher: Spiegelt eine Kultur, in der es schwierig wird, aufrichtige Fragen oder Gewissensvorbehalte zu äußern, wirklich das Gesetz Christi wider? Spiegelt sie den Geist von Galater 6,1-2 wider, wo die Geistlichen dazu aufgerufen werden, mit Sanftmut wiederherzustellen und die Lasten voneinander zu tragen?
2. Was Christus wirklich lehrt
Das Gesetz Christi ist keine Liste zusätzlicher Regeln. Es ist eine Verwandlung des Herzens von innen nach außen. Es bringt Freiheit hervor, nicht Angst. Es stellt wieder her, es verurteilt nicht. Es führt zu Gnade, Barmherzigkeit, Geduld und selbstaufopfernder Liebe.
Paulus schreibt:
„Ihr seid nicht unter dem Gesetz, sondern unter der Gnade.“ (Römer 6,14)
Das bedeutet nicht, dass ein Christ frei wäre, Gott ungehorsam zu sein. Es bedeutet aber, dass das christliche Leben nicht von Verurteilung, Angst, menschlichem Druck oder geistlicher Kontrolle beherrscht werden sollte. Es sollte vom Geist Gottes und vom Beispiel Jesu Christi geführt werden.
Das Gesetz Christi geht noch weiter. Christus lehrt:
„Liebt eure Feinde, segnet, die euch fluchen, tut wohl denen, die euch hassen, und betet für die, die euch beleidigen und verfolgen.“ (Matthäus 5,44)
Wenn ich in den Augen mancher zu einem „Feind“ geworden bin, weil ich RCG verlassen und diese Fragen gestellt habe, dann gilt das Gesetz Christi gerade hier. Die eigentliche Frage lautet dann: Beten wir noch für diejenigen, die gegangen sind? Beten wir für ihre Familien? Beten wir für diejenigen, die leiden, zweifeln, sich irren oder sogar für diejenigen, die uns verletzt haben?
Nicht für seine Feinde zu beten, die Lasten der Schwachen nicht zu tragen und nicht mit Sanftmut wiederherzustellen, widerspricht direkt dem Geist des Gesetzes Christi.
Das Gesetz Christi zeigt sich daher nicht nur in den Lehren, die wir verteidigen, sondern in der konkreten Art, wie wir Menschen behandeln. Es zeigt sich darin, wie wir auf Fragen reagieren, Schwache begleiten, Gefallene korrigieren, über diejenigen sprechen, die gehen, und für Menschen beten, die wir nicht mehr verstehen.
3. Kann man Jünger sein, ohne Seine Lehren zu praktizieren?
Man kann kein Jünger — also ein Schüler — Christi sein, wenn man Seine Lehren nicht in die Praxis umsetzt. Ein Jünger begnügt sich nicht damit, seinen Meister zu bewundern oder seine Worte zu zitieren. Er folgt ihm, lernt von ihm, lässt sich von ihm korrigieren und versucht konkret anzuwenden, was er gelehrt hat.
Jesus definierte das Leben eines Jüngers niemals durch die Zugehörigkeit zu einer menschlichen Organisation, durch einen Titel, eine Funktion oder institutionelle Loyalität. Er definierte es durch eine lebendige Beziehung zu Seinem Wort.
Jesus sagte:
„Wenn ihr in meinem Wort bleibt, seid ihr wahrhaftig meine Jünger.“ (Johannes 8,31)
Das wichtige Wort hier ist „bleibt“. Es geht nicht einfach darum, das Wort Christi zu hören oder es zu benutzen, um eine Lehre zu verteidigen, sondern darin zu bleiben, darin zu leben, immer wieder darauf zurückzukommen und dieses Wort unsere Gedanken, Haltungen und Praktiken beurteilen zu lassen.
Deshalb wird die Frage sehr ernst. Kann man sich wirklich Jünger Christi nennen, wenn man Gehorsam lehrt, aber Sanftmut nicht praktiziert? Kann man von Wahrheit sprechen und zugleich aufrichtige Fragen unterdrücken? Kann man auf Unterordnung bestehen und gleichzeitig versäumen, die Lasten der Schwachen zu tragen? Kann man Liebe predigen, wenn Angst zum wichtigsten Antrieb des Gehorsams wird?
Jesus gab auch ein sehr klares Kennzeichen, an dem Seine Jünger erkannt werden:
„Daran wird jedermann erkennen, dass ihr meine Jünger seid, wenn ihr Liebe untereinander habt.“ (Johannes 13,35)
Er sagte nicht, dass Seine Jünger hauptsächlich an ihrer Zugehörigkeit zur richtigen Organisation, an ihrer vollkommenen Verteidigung einer Regierungsstruktur oder an ihrem Schweigen angesichts schwieriger Fragen erkannt würden. Er sagte, das Erkennungszeichen Seiner Jünger sei die Liebe.
Das Gesetz Christi ist daher keine Nebensache. Es berührt unmittelbar die Identität des Jüngers selbst. Wenn das Gesetz Christi weder klar gelehrt noch wirklich gelebt wird, können wir dann noch von echter Jüngerschaft in dem Sinn sprechen, den Christus meinte?
Die Frage wird dann persönlich. Spürt ihr in eurer Gemeinde den Frieden, die Freiheit und die Liebe Christi oder hauptsächlich Angst? Wird ein Schwacher getragen oder verdächtigt? Wird ein Bruder, der zweifelt, angehört oder sofort als rebellisch betrachtet? Wird ein beunruhigtes persönliches Gewissen vor Gott respektiert oder im Namen des „Gewissens der Kirche“ unterdrückt? Wenn jemand geht, wird liebevoll für ihn gebetet oder wird er automatisch zu einer Gefahr, die gemieden werden muss?
Diese Fragen sollen keine Rebellion gegen Gott hervorrufen. Sie sollen jeden zu Christus zurückführen. Denn am Ende wird nicht eine Organisation unsere Herzen richten. Nicht eine Verwaltungszentrale wird bestimmen, ob wir Christus treu waren. Christus selbst wird es tun.
Und wenn wir wirklich Seine Jünger sind, müssen wir zu Seinen Worten, Seinem Beispiel, Seiner Sanftmut, Seiner Barmherzigkeit, Seiner Wahrheit und Seinem Gesetz zurückkehren.
Der Geist der Wahrheit wird euch in alle Wahrheit leiten — wenn ihr Ihn wirken lasst. (Johannes 16,13)
Mehr erfahren:
Zur Vertiefung könnt ihr die Studie lesen: „Mosaisches Gesetz und Gesetz Christi: Wird man durch das Gesetz oder durch Gnade gerettet?“
Diese Studie untersucht ausführlicher die Beziehung zwischen dem mosaischen Gesetz, dem Gesetz Christi, der Gnade und dem Heil.
↑ Zurück zum InhaltsverzeichnisII. „90 Gründe, der Wahrheit zu folgen“ — gelten sie heute für RCG?
Von Christophe Binette — ehemaliger Prediger von RCG (2017–2024)
1993 hielt David C. Pack eine Predigtreihe mit dem Titel 90 Reasons to Follow the Truth — „90 Gründe, der Wahrheit zu folgen“. Diese Reihe stand im Zusammenhang mit seinem Austritt aus der Global Church of God und der Gründung der The Restored Church of God.
Ich möchte diese Predigten hier weder wiedergeben noch als persönlichen Angriff verwenden. Ich erwähne sie lediglich als ein wichtiges historisches Element, weil sie ein Prinzip hervorhoben, das viele von uns ernst zu nehmen gelernt haben: Wenn jemand glaubt zu sehen, dass Wahrheit verändert wird, muss er die Dinge vor Gott im Licht der Heiligen Schrift prüfen.
1. Ein gelehrtes Prinzip: der Wahrheit folgen
Das Prinzip „alles zu prüfen“ sollte nicht davon abhängen, in welcher Organisation man sich befindet. Es sollte nicht nur dann gelten, wenn es auf andere angewandt wird. Wenn es richtig ist, eine Organisation zu prüfen, wenn sie von der Wahrheit abzuweichen scheint, dann muss dasselbe Prinzip überall anwendbar sein — auch auf RCG.
Der Apostel Johannes schreibt:
„Glaubt nicht jedem Geist, sondern prüft die Geister, ob sie aus Gott sind.“ (1. Johannes 4,1)
Und Paulus ermahnt uns:
„Prüft alles; das Gute behaltet.“ (1. Thessalonicher 5,21)
Diese Stellen zeigen, dass geistliches Prüfen kein Akt der Rebellion ist. Es ist eine christliche Verantwortung. Zu prüfen, was gelehrt wird, die hervorgebrachten Früchte zu untersuchen und menschliche Worte mit der Heiligen Schrift zu vergleichen, gehört zu einem lebendigen Glauben vor Gott.
Nach meinem Verständnis dieser Predigten hob David C. Pack besonders die Gefahr hervor, dass sich Irrtum in einer Organisation anhäufen kann. Er entwickelte auch den Gedanken, dass der Geist Gottes zur Wahrheit führt, ohne durch institutionelle Grenzen oder eine Verwaltungsstruktur beschränkt zu sein.
Diese Gedanken verdienen es, ernst genommen zu werden, nicht weil sie von einem Menschen kommen, sondern weil sie einem biblischen Prinzip entsprechen: Wahrheit muss immer an der Heiligen Schrift geprüft werden.
2. Eine Frage der Konsequenz
Die Frage wird somit zu einer Frage der Konsequenz. Wenn dieses Prinzip 1993 galt, warum sollte es heute nicht mehr gelten? Wenn man damals die Global Church of God prüfen durfte, warum sollte man RCG heute nicht prüfen dürfen?
Die Wahrheit ändert sich nicht je nach Organisation, die sie lehrt. Eine aufrichtige biblische Frage wird nicht dadurch falsch, dass sie innerhalb von RCG gestellt wird. Ebenso wird eine Lehre nicht allein dadurch wahr, dass sie aus einer Zentrale, von einem Leiter oder aus einer religiösen Struktur stammt. Sie muss im Licht des Wortes Gottes geprüft werden.
Paulus warnte davor, dass Menschen sein können:
„Die immer lernen und niemals zur Erkenntnis der Wahrheit kommen können.“ (2. Timotheus 3,7)
Dieser Vers sollte uns zum Nachdenken bringen. Wenn Lehren regelmäßig verändert, korrigiert, weiterentwickelt und anschließend erneut korrigiert werden, ist es berechtigt zu fragen, ob dies zu einem klareren Verständnis der Wahrheit führt oder ob Gläubige dadurch in ständiger Erwartung und fortwährender Abhängigkeit von neuen Erklärungen gehalten werden.
Es geht hier nicht darum, jede in der Vergangenheit empfangene Wahrheit zu verwerfen. Ebenso wenig geht es darum, Bitterkeit, Spaltung oder Rebellion zu fördern. Es geht einfach darum, vor Gott eine ehrliche Frage zu stellen: Bringt uns das, was wir empfangen, wirklich näher zu Christus, zum Frieden, zur Gnade, zur Wahrheit und zum Evangelium?
3. Ohne Angst prüfen und zu Christus zurückkehren
Wenn ein Bruder oder eine Schwester beunruhigt ist, besteht die biblische Antwort nicht darin, ihn zu erschrecken oder zum Schweigen zu bringen. Das Gesetz Christi ruft vielmehr dazu auf, mit Sanftmut wiederherzustellen und die Lasten voneinander zu tragen.
Wenn Mitglieder verwirrt, erschöpft oder geistlich verletzt sind, sollte uns das dazu bewegen, die hervorgebrachten Früchte zu prüfen. Jesus sagte, dass man einen Baum an seinen Früchten erkennt. Eine Wahrheit, die von Gott kommt, sollte zu mehr Klarheit, Umkehr, Glauben, Liebe, Frieden und Verbundenheit mit Christus führen.
Die Frage, die ich stelle, ist daher einfach: Soll das Prinzip „alles zu prüfen“ nur auf andere Organisationen angewandt werden oder auch auf RCG? Wenn wir gelernt haben, alles zu prüfen, dann müssen wir akzeptieren, dass dieses Prinzip auch auf unsere eigenen Überzeugungen, Gewohnheiten, Gedankengänge und jede menschliche Struktur angewandt wird, die beansprucht, im Namen Gottes zu sprechen.
Prüfen bedeutet nicht hassen, hinterfragen bedeutet nicht Gott verlassen, und eine Schwierigkeit anzuerkennen bedeutet nicht, jede Wahrheit zu verwerfen. Aber aus Angst, Gewohnheit oder institutioneller Loyalität nicht prüfen zu wollen, kann für das Gewissen eines Gläubigen gefährlich werden.
Gottes Wahrheit muss nicht durch Angst geschützt werden. Sie kann geprüft werden. Sie kann das Licht ertragen. Und wenn sie wirklich von Gott kommt, wird sie uns immer zu Jesus Christus zurückführen.
Der Geist der Wahrheit führt zur Wahrheit — wenn wir Ihn wirken lassen. (Johannes 16,13)
↑ Zurück zum InhaltsverzeichnisIII. Können wir den Tag der Wiederkunft Christi kennen?
Von Christophe Binette — ehemaliger Prediger von RCG (2017–2024)
Die Frage nach der Wiederkunft Jesu Christi steht im Zentrum des christlichen Glaubens. Christus hat versprochen zurückzukehren. Biblische Prophezeiungen kündigen Seine Wiederkunft an. Die Jünger sind aufgerufen zu wachen, nüchtern zu bleiben, die Zeiten zu erkennen und sich geistlich vorzubereiten.
Doch eine wichtige Frage bleibt: Können wir den genauen Tag der Wiederkunft Christi kennen?
Diese Frage ist nicht nebensächlich. Sie betrifft direkt unsere Beziehung zu Autorität, Prophetie, Glauben und Angst und die Art, wie wir die Worte Jesu Christi selbst aufnehmen.
Ich erinnere mich besonders an eine Gelegenheit, bei der vom Generalpastor von RCG ein Datum angekündigt oder zumindest stark als bedeutsam dargestellt wurde. Viele von uns nahmen es sehr ernst. Einige blieben die ganze Nacht wach, teilweise sogar im Anzug, und warteten auf das, was geschehen sollte, obwohl sie am nächsten Tag wieder arbeiten mussten.
Diese Erinnerung hat mich geprägt. Nicht weil es falsch wäre, geistlich wachsam zu sein, sondern weil es einen großen Unterschied gibt zwischen Wachen, wie Christus es geboten hat, und dem Wachbleiben die ganze Nacht aufgrund eines von einem Menschen angekündigten Datums.
Deshalb verdient die Frage eine ehrliche Betrachtung: Können wir den Tag der Wiederkunft Christi kennen? Und wenn Christus selbst erklärte, dass niemand Tag oder Stunde kennt, was sollen wir dann von wiederholten Datumsankündigungen, genau bestimmten Zeiträumen oder prophetischen Berechnungen halten, die als entscheidend dargestellt werden?
1. Jesus sagte klar, dass niemand Tag oder Stunde kennt
Christus ließ diese Frage nicht offen. Er erklärte:
„Von jenem Tag aber und der Stunde weiß niemand, auch die Engel im Himmel nicht, auch der Sohn nicht, sondern allein der Vater.“ (Matthäus 24,36)
Dieselbe Aussage wiederholt Er im Markusevangelium:
„Von jenem Tag oder der Stunde weiß niemand, weder die Engel im Himmel noch der Sohn, sondern nur der Vater.“ (Markus 13,32)
Diese Worte sind einfach. Jesus sagt nicht: „Niemand weiß es jetzt, außer einem Menschen am Ende der Zeit.“ Er sagt auch nicht: „Niemand weiß es, bis ein Leiter die endgültige Berechnung erhält.“ Er sagt, dass dieser Tag und diese Stunde dem Vater gehören.
Die Jünger Christi müssen daher zunächst diese Grenze respektieren. Wenn Jesus selbst sagte, dass niemand Tag oder Stunde kennt, sollte jeder Versuch, ein genaues Datum festzulegen, uns sofort vorsichtig machen.
Wahrer Glaube besteht nicht darin, über das hinauszugehen, was Christus offenbart hat. Wahrer Glaube besteht darin, zu glauben, was Er gesagt hat.
2. Wachen bedeutet nicht, ein Datum zu berechnen
Manche könnten antworten: „Ja, niemand kennt Tag oder Stunde, aber vielleicht können wir das Jahr, den Monat, die Jahreszeit oder beinahe den genauen Zeitpunkt kennen.“
Jesus gab diese Lehre jedoch nicht, um Seine Jünger zu ermutigen, nach einer verborgenen Formel zu suchen. Er gab sie, um sie aufzurufen, jederzeit wachsam zu sein.
Er sagte:
„Darum wacht, denn ihr wisst nicht, an welchem Tag euer Herr kommt.“ (Matthäus 24,42)
Und wiederum:
„Darum wacht, denn ihr wisst weder Tag noch Stunde.“ (Matthäus 25,13)
Nach Seiner Auferstehung wollten die Jünger den Zeitplan des Reiches kennen. Jesus antwortete ihnen:
„Es gebührt euch nicht, Zeit oder Stunde zu wissen, die der Vater seiner eigenen Macht vorbehalten hat.“ (Apostelgeschichte 1,7)
Diese Antwort ist sehr wichtig. Jesus gab ihnen keine Methode, das Datum zu berechnen. Er erinnerte sie daran, dass bestimmte Zeiten zur Autorität des Vaters gehören.
Wachen bedeutet daher nicht, in einer berechneten Erwartung rund um ein angekündigtes Datum zu leben. Wachen bedeutet, jeden Tag geistlich bereit zu sein. Es bedeutet, treu zu bleiben, die Brüder zu lieben, Gerechtigkeit zu üben, den Glauben zu bewahren, Frucht zu bringen und unsere Beziehung zu Gott nicht von einem ständig revidierten prophetischen Kalender abhängig zu machen.
Christliche Wachsamkeit ist keine Besessenheit von einem Datum. Sie ist ein Leben der Treue.
3. Die Gefahr wiederholter Datumsangaben
Wenn eine Organisation oder ein Leiter regelmäßig auf Daten, genaue Zeiträume oder prophetische Berechnungen besteht, die später wieder verändert werden, kann dies geistlich gefährliche Früchte hervorbringen.
Statt die Mitglieder zum Frieden zu führen, kann es sie in dauernder Anspannung halten. Statt einen stabilen Glauben hervorzubringen, kann es Abhängigkeit von aufeinanderfolgenden Ankündigungen schaffen. Statt das Vertrauen auf Christus zu stärken, kann es Mitglieder dazu bringen, ihr Vertrauen auf die Auslegung eines Menschen zu setzen.
Und wenn die Daten verstreichen, ohne dass das erwartete Ereignis eintritt, kann die Verantwortung manchmal den Mitgliedern zugeschoben werden: Mangel an Glauben, Mangel an Eifer, Mangel an Einheit, Mangel an Gebet oder Verständnis. Aber hat Christus Seine Jünger so gelehrt, auf Seine Wiederkunft zu warten?
Der Apostel Paulus schrieb:
„Ihr selbst wisst genau, dass der Tag des Herrn kommen wird wie ein Dieb in der Nacht.“ (1. Thessalonicher 5,2)
Ein Dieb in der Nacht kommt nicht zu einem vorher angekündigten Termin. Das Bild, das Paulus verwendet, bestätigt die Lehre Christi: Die Wiederkunft des Herrn soll mit Ernst, Nüchternheit und Wachsamkeit erwartet werden, aber nicht mit dem Anspruch, den genauen Tag zu kennen.
Die Frage lautet daher nicht: „Was ist das nächste Datum?“ Die eigentliche Frage lautet: Bin ich heute bereit? Lebe ich nach den Worten Christi? Werde ich vom Glauben oder von Angst geführt? Bin ich an Jesus Christus gebunden oder an wechselnde prophetische Ankündigungen?
Christus wird zurückkehren. Das ist gewiss. Aber Er hat Seine Jünger nicht aufgefordert, den Tag zu erraten. Er hat sie aufgefordert zu wachen, auszuharren, zu lieben, zu dienen und bis zum Ende treu zu bleiben.
Die Gefahr besteht nicht darin, auf die Wiederkunft Christi zu warten. Die Gefahr besteht darin, treues Warten durch eine Besessenheit vom Datum zu ersetzen.
Denn wenn Jesus sagte: „Ihr kennt weder Tag noch Stunde“, sollte der treue Jünger nicht versuchen, genauer zu sein als sein Meister.
↑ Zurück zum InhaltsverzeichnisIV. Warum alles der Kirche geben, wenn Jesus unmittelbar zurückkehrt?
Von Christophe Binette — ehemaliger Prediger von RCG (2017–2024)
Die Frage des Geldes ist in einer religiösen Gemeinschaft immer sensibel. Sie betrifft Glauben, Opfer, Vertrauen und Gehorsam, aber auch das persönliche Gewissen, familiäre Verantwortung und Freiheit vor Gott.
In einem Umfeld, in dem die Wiederkunft Christi als unmittelbar bevorstehend dargestellt wird, kann besonderer Druck entstehen. Manche fragen sich dann vielleicht, warum sie Geld behalten sollen, wenn Jesus bald zurückkehrt, warum sie sparen, an die Zukunft denken oder materielle Güter behalten sollen, wenn das Werk Gottes jetzt alles zu benötigen scheint.
Diese Fragen können auf den ersten Blick geistlich wirken. Aber sie verdienen es, ehrlich im Licht der Heiligen Schrift geprüft zu werden. Denn wenn die Erwartung der Wiederkunft Christi zu einem Argument wird, um Mitglieder zu immer größeren Gaben zu drängen, entsteht eine wichtige Frage: Ist es dann noch eine freie Gabe vor Gott oder eine Form geistlichen Drucks, die auf prophetischer Dringlichkeit beruht?
1. Gott liebt den, der freiwillig gibt, nicht unter Druck
Die Bibel lehrt eindeutig Großzügigkeit. Geben kann ein aufrichtiger Ausdruck von Glauben, Liebe, Dankbarkeit und Unterstützung für das Werk Gottes sein. Aber das Neue Testament gibt auch ein sehr klares Prinzip:
„Ein jeder gebe, wie er es sich im Herzen vorgenommen hat, nicht mit Unwillen oder aus Zwang; denn einen fröhlichen Geber hat Gott lieb.“ (2. Korinther 9,7)
Dieser Vers ist wesentlich. Paulus sagt nicht, dass jeder geben müsse, weil er Angst hat, weil ein Datum näher rückt, weil man ihm mangelnden Glauben vorwerfen könnte oder weil er sich schuldig fühlen würde, etwas zu behalten. Er sagt, dass jeder geben soll, „wie er es sich im Herzen vorgenommen hat“.
Christliches Geben soll daher freiwillig, überlegt, frei und freudig sein. Es darf nicht aus Schuldgefühl, Angst, menschlichem Druck oder dem Eindruck entstehen, Gott werde jemanden zurückweisen, wenn er nicht genug gibt.
In Apostelgeschichte 5 sagt Petrus zu Hananias über den Verkauf eines Besitzes:
„Hättest du ihn nicht behalten können, als du ihn hattest? Und konntest du nicht auch, als er verkauft war, noch tun, was du wolltest?“ (Apostelgeschichte 5,4)
Diese Stelle wird oft übersehen. Das Problem von Hananias war nicht, dass er nicht alles gegeben hatte. Das Problem war die Lüge. Petrus erkennt deutlich an, dass der Besitz ihm gehörte und dass das Geld auch nach dem Verkauf zu seiner Verfügung stand.
Dies zeigt ein wichtiges Prinzip: Im Neuen Testament wird Geben nicht als geistliche Enteignung persönlichen Besitzes dargestellt. Gott sieht auf das Herz, die Wahrheit, die Aufrichtigkeit und die Freiheit. Unter Druck zu geben ist nicht dasselbe wie aus Liebe zu geben.
2. Prophetische Dringlichkeit darf persönliche und familiäre Verantwortung nicht aufheben
Christus fordert uns auf zu wachen. Aber Wachen bedeutet nicht, jede Vorsicht, jede Verantwortung oder praktische Weisheit aufzugeben. Jesus sagte:
„Wer ist unter euch, der einen Turm bauen will und setzt sich nicht zuvor hin und überschlägt die Kosten, ob er genug habe, um es auszuführen?“ (Lukas 14,28)
Dieses Prinzip zeigt, dass geistliches Leben Nachdenken, Vorsorge und Verantwortung nicht ausschließt. Der Apostel Paulus geht noch weiter:
„Wenn aber jemand für die Seinen, besonders für seine Hausgenossen, nicht sorgt, hat er den Glauben verleugnet und ist schlimmer als ein Ungläubiger.“ (1. Timotheus 5,8)
Dieser Vers ist sehr deutlich. Er zeigt, dass die Sorge für die eigene Familie kein Mangel an Glauben ist, sondern christliche Verantwortung.
Wenn also jemand so viel gibt, dass familiäre Verpflichtungen, grundlegende Bedürfnisse, Schulden, Gesundheit, Wohnung oder die Zukunft der Kinder vernachlässigt werden, muss eine ernste Frage gestellt werden: Ist das wirklich, was Gott verlangt?
Jesus verurteilte religiöse Traditionen, die es jemandem erlaubten, Besitz als „Gott geweiht“ zu erklären und gleichzeitig die eigenen Eltern zu vernachlässigen:
„So hebt ihr Gottes Wort auf durch eure Überlieferung.“ (Markus 7,13)
Das sollte uns zum Nachdenken bringen. Eine religiöse Organisation sollte niemals eine Form des Opfers fördern, die Menschen dazu führt, Verantwortungen zu vernachlässigen, die Gott selbst ihnen gegeben hat.
Die Erwartung der Wiederkunft Christi hebt die Pflicht zur Weisheit nicht auf. Sie sollte uns treuer, nüchterner, liebevoller und verantwortungsvoller machen — nicht anfälliger für Druck.
3. Ein unmittelbar bevorstehendes Datum kann zur Druckquelle werden
Wenn die Wiederkunft Christi als extrem nahe, beinahe unmittelbar bevorstehend dargestellt wird, kann leicht der Gedanke entstehen, Geld werde bald ohnehin keine Rolle mehr spielen, Sparen sei nicht mehr nötig oder eine Rücklage könne ein Zeichen mangelnden Glaubens sein. Jemand kann sich dann fragen, ob er sich Gott widersetzt, nur weil er vorsichtig bleiben oder seine Familie schützen möchte.
Dieser Gedankengang kann gefährlich werden, wenn prophetische Dringlichkeit genutzt wird, um immer größere finanzielle Opfer zu fördern. Christus lehrte zwar die Loslösung von Reichtum, aber Er lehrte niemals, dass Seine Jünger durch Datumsankündigungen, Angst oder ständigen Druck wegen der angeblichen unmittelbaren Nähe Seiner Wiederkunft zum Geben gedrängt werden sollten.
Jesus sagte:
„Trachtet zuerst nach dem Reich Gottes und nach seiner Gerechtigkeit, so wird euch das alles zufallen.“ (Matthäus 6,33)
Das Reich zuerst zu suchen bedeutet nicht, jede Weisheit zu verlieren. Es bedeutet, Gott in den Mittelpunkt unserer Entscheidungen zu stellen — auch bei der Art, wie wir geben.
Paulus schrieb ebenfalls:
„Nicht damit andere Erleichterung haben und ihr Bedrängnis.“ (2. Korinther 8,13)
Dieses Prinzip ist wichtig. Christliches Geben sollte keine Situation schaffen, in der die einen entlastet werden, während die anderen unter der Last zusammenbrechen.
Wenn jemand freiwillig, freudig, seinem Gewissen entsprechend und ohne Vernachlässigung seiner Verantwortung gibt, kann dies ein aufrichtiger Glaubensakt sein. Wenn jemand aber gibt, weil er glaubt, Christus werde an einem sehr nahen Datum zurückkehren, weil er Angst hat, sonst nicht geschützt zu werden, weil er befürchtet, als lau beurteilt zu werden oder sich geistlich minderwertig fühlt, wenn er eine Rücklage behält, dann muss gefragt werden, ob diese Gabe wirklich aus Glauben oder aus Angst kommt.
Wahre christliche Großzügigkeit entsteht aus Liebe. Sie darf nicht durch prophetischen Druck erzwungen werden. Wahrer Glaube besteht nicht darin, Konten zu leeren, weil ein Datum näher rückt. Er besteht darin, Christus jeden Tag in Wahrheit, Weisheit, Liebe und mit gutem Gewissen vor Gott zu folgen.
Die Frage lautet daher nicht: „Wie viel kann ich geben, um meinen Glauben zu beweisen?“ Die eigentliche Frage lautet vielmehr: Gebe ich freiwillig, freudig, weise und vor Gott — oder gebe ich unter Druck, aus Angst oder weil man mich glauben ließ, alles werde unmittelbar enden?
Christus wird zurückkehren. Aber bis zu Seiner Wiederkunft fordert Er uns auf, treu, nüchtern, verantwortungsvoll, barmherzig und von Liebe geführt zu sein.
Und Gott liebt den fröhlichen Geber — nicht den, der gibt, weil er unter Druck gesetzt wurde.
↑ Zurück zum InhaltsverzeichnisV. Gibt es nur eine Kirche Gottes?
Von Christophe Binette — ehemaliger Prediger von RCG (2017–2024)
Die Frage nach der Kirche ist grundlegend. Viele religiöse Gruppen behaupten, „die einzig wahre Kirche“, „die einzige Organisation Gottes“ oder „der einzige Ort zu sein, an dem Gott heute wirklich wirkt“.
Bevor wir eine solche Behauptung akzeptieren, müssen wir jedoch zu einer einfacheren Frage zurückkehren: Was ist die Kirche Gottes nach der Bibel? Ist sie in erster Linie eine menschliche Organisation, eine Verwaltungszentrale, eine rechtliche Struktur oder eine in einem Land eingetragene Körperschaft? Oder ist sie etwas Tieferes, Geistlicheres und unmittelbarer mit Jesus Christus Verbundenes?
Diese Frage ist wichtig, denn wenn wir die Kirche Gottes mit einer menschlichen Organisation verwechseln, kann das Verlassen einer Organisation als Verlassen Gottes selbst dargestellt werden. Aber lehrt die Bibel das wirklich?
1. Die Kirche Gottes ist nicht in erster Linie eine menschliche Organisation
Im Neuen Testament stammt das mit „Kirche“ übersetzte Wort vom griechischen ekklēsia. Es bezeichnet eine Versammlung, ein herausgerufenes Volk, eine Gemeinschaft von Menschen, die zusammengerufen oder ausgesondert wurden.
Die Kirche ist daher nicht in erster Linie ein Gebäude, eine Adresse, eine Verwaltungszentrale, eine rechtliche Struktur oder eine menschliche Organisation. Die Kirche sind die Menschen, die Gott ruft, die Christus gehören und von Seinem Geist geführt werden.
Jesus sagte:
„Ich will meine Gemeinde bauen, und die Pforten der Hölle sollen sie nicht überwältigen.“ (Matthäus 16,18)
Beachten wir: Jesus sagte nicht, dass ein Mensch Seine Kirche bauen würde. Er sagte auch nicht, dass eine menschliche Körperschaft automatisch Seine Kirche wäre. Er sagte: „Ich will meine Kirche bauen.“
Die Kirche gehört daher Christus. Sie gehört keinem menschlichen Leiter, keiner Zentrale, keinem Rat, keiner Organisation und keiner religiösen Marke.
Paulus schreibt ebenfalls:
„Ihr aber seid der Leib Christi und jeder Einzelne ein Glied.“ (1. Korinther 12,27)
Die Kirche ist der Leib Christi. Und ein lebendiger Leib kann nicht auf eine Verwaltungsstruktur reduziert werden.
Eine Organisation kann der Kirche dienen. Sie kann bei der Organisation von Versammlungen, Lehre, Veröffentlichungen, Werken oder Diensten helfen. Aber eine Organisation ist nicht automatisch die Kirche selbst.
Die Kirche Gottes besteht aus den Gläubigen, die Gott berufen hat, die Christus gehören, Seinen Geist empfangen und danach streben, Ihm in Glauben, Liebe und Wahrheit zu gehorchen.
2. Es gibt einen Leib, aber das bedeutet nicht eine einzige menschliche Organisation
Die Bibel lehrt klar, dass es einen geistlichen Leib gibt. Paulus schreibt:
„Ein Leib und ein Geist, wie ihr auch berufen seid zu einer Hoffnung eurer Berufung.“ (Epheser 4,4)
Er schreibt auch:
„Wir sind durch einen Geist alle zu einem Leib getauft.“ (1. Korinther 12,13)
Ja, es gibt einen Leib Christi. Aber dieser Leib ist geistlich. Er wird durch den Geist Gottes gebildet, nicht durch eine verwaltungsmäßige Mitgliedschaft in einer menschlichen Organisation.
Hier kann die Verwechslung gefährlich werden. Zu sagen, dass es einen Leib Christi gibt, ist biblisch. Aber zu behaupten, dieser eine Leib müsse notwendigerweise einer bestimmten menschlichen Organisation entsprechen, ist eine Schlussfolgerung, die anhand der Heiligen Schrift bewiesen werden muss und nicht einfach von einer religiösen Autorität behauptet werden darf.
Im Neuen Testament waren die Gläubigen auf viele Städte verteilt: Jerusalem, Antiochia, Korinth, Ephesus, Rom, Galatien, Thessalonich, Philippi und Kolossä. Gemeinsam bildeten sie die Kirche Gottes, wurden jedoch nicht als eine einzige zentralisierte Körperschaft im modernen Sinn beschrieben.
Paulus spricht von der „Gemeinde Gottes in Korinth“:
„An die Gemeinde Gottes in Korinth…“ (1. Korinther 1,2)
Er spricht auch von den „Gemeinden Gottes“:
„Denn ihr, Brüder, seid Nachfolger geworden der Gemeinden Gottes in Judäa, die in Christus Jesus sind.“ (1. Thessalonicher 2,14)
Das zeigt, dass es mehrere örtliche Versammlungen, mehrere Gruppen von Gläubigen und mehrere Gemeinschaften geben kann, die dennoch demselben Gott und demselben geistlichen Leib angehören.
Die Einheit der Kirche ist daher nicht zuerst administrativ. Sie ist geistlich. Sie gründet auf Christus, auf dem Geist Gottes, auf Glauben, Wahrheit, Liebe und Gehorsam gegenüber Gott.
3. Wir sind die Kirche Gottes, wenn wir Christus gehören
Die Bibel stellt die Kirche nicht als eine äußere Organisation dar, der Gläubige einfach wie Mitglieder eines Vereins beitreten. Sie stellt die Gläubigen selbst als Gottes Haus, Tempel und Leib dar.
Paulus schreibt:
„Wisst ihr nicht, dass ihr Gottes Tempel seid und der Geist Gottes in euch wohnt?“ (1. Korinther 3,16)
Petrus schreibt ebenfalls:
„Auch ihr als lebendige Steine erbaut euch zum geistlichen Haus.“ (1. Petrus 2,5)
Diese Stellen sind sehr wichtig. Sie zeigen, dass die Kirche Gottes nicht nur ein Ort ist, den man besucht, eine Organisation, der man beitritt, oder ein Name, den man trägt. Die Kirche Gottes sind die von Gott berufenen Menschen, in denen Sein Geist wohnt, die mit Christus verbunden und gemeinsam zu einem geistlichen Haus aufgebaut werden.
Das bedeutet nicht, dass Versammlung, Ordnung, Predigtdienst, Lehre oder Gemeinschaft keine Rolle spielen. Die Bibel ermutigt Gläubige eindeutig, sich zu versammeln, einander zu ermahnen, zu dienen, Lehre zu empfangen und gemeinsam zu wandeln.
Es besteht jedoch ein gewaltiger Unterschied zwischen der Aussage, Christen sollten brüderliche Gemeinschaft und geistliche Ordnung suchen, und der Aussage, das Verlassen einer bestimmten Organisation bedeute zwangsläufig, die Kirche Gottes zu verlassen. Letztere Behauptung ist äußerst schwerwiegend, weil sie eine menschliche Organisation auf eine Ebene stellt, die allein Christus gehört.
Jesus ist das Haupt der Kirche:
„Er ist das Haupt des Leibes, nämlich der Gemeinde.“ (Kolosser 1,18)
Wenn Christus das Haupt ist, kann keine menschliche Organisation Seinen Platz im Gewissen eines Gläubigen einnehmen. Eine menschliche Organisation zu verlassen bedeutet nicht automatisch, Gott zu verlassen. Eine Verwaltungszentrale zu verlassen bedeutet nicht automatisch, Christus zu verlassen. Eine religiöse Struktur zu verlassen bedeutet nicht automatisch, die Kirche Gottes zu verlassen.
Die eigentliche Frage ist vielmehr, ob wir weiterhin mit Christus verbunden sind, in Seinem Wort bleiben, die Wahrheit suchen, Liebe praktizieren, vom Geist Gottes geführt werden und als treue Glieder des Leibes Christi leben wollen.
Die Kirche Gottes ist nicht einfach „dort draußen“ in einer äußeren Struktur. Wenn wir Christus gehören, Sein Geist in uns wohnt und wir in Wahrheit und Liebe wandeln, dann gehören wir zu Seiner Kirche.
Wir dürfen daher Treue zu Gott nicht mit bedingungsloser Treue gegenüber einer menschlichen Organisation verwechseln. Eine Organisation kann sich verändern, eine Zentrale kann irren und Leiter können versagen. Christus aber bleibt das Haupt Seiner Kirche, und Seine Kirche sind diejenigen, die Ihm gehören.
Die Frage lautet daher nicht nur: „Welche Organisation behauptet, die Kirche Gottes zu sein?“ Die eigentliche Frage geht tiefer: Wer gehört wirklich Christus, wandelt nach Seinem Geist, bleibt in Seinem Wort und praktiziert Sein Gesetz der Liebe?
Denn die Kirche Gottes ist kein menschliches Eigentum. Sie ist der lebendige Leib Christi.
↑ Zurück zum InhaltsverzeichnisVI. Bruderliebe: das Erkennungszeichen der Jünger Christi
Von Christophe Binette — ehemaliger Prediger von RCG (2017–2024)
Jesus sagte nicht, dass Seine Jünger vor allem an prophetischem Wissen, der Zugehörigkeit zu einer Organisation, äußerem Eifer, einer Regierungsstruktur oder ihrer Fähigkeit, eine Lehre zu verteidigen, erkannt würden.
Er gab ein viel einfacheres, aber auch viel anspruchsvolleres Kennzeichen:
„Daran wird jedermann erkennen, dass ihr meine Jünger seid, wenn ihr Liebe untereinander habt.“ (Johannes 13,35)
Bruderliebe ist daher keine Nebensache. Sie ist das sichtbare Kennzeichen wahrer Jüngerschaft.
Das bedeutet nicht, dass Lehre nicht zählt, Wahrheit unwichtig wäre oder Gehorsam durch menschliche Gefühle ersetzt werden könnte. Es bedeutet aber, dass die Wahrheit Christi niemals von der Liebe Christi getrennt werden kann.
Wenn eine Kirche viel über Wahrheit spricht, aber hauptsächlich Angst, Misstrauen, Härte, Isolation und Verurteilung hervorbringt, muss eine ernste Frage gestellt werden: Ist das wirklich die Frucht des Geistes Gottes?
1. Bruderliebe ist ein zentrales Gebot Christi
Vor Seinem Tod gab Jesus Seinen Jüngern ein neues Gebot:
„Ein neues Gebot gebe ich euch, dass ihr euch untereinander liebt, wie ich euch geliebt habe, damit auch ihr einander lieb habt.“ (Johannes 13,34)
Dieses Gebot ist zentral, weil es das Herz Christi selbst offenbart. Jesus sagt nicht nur: „Liebt einander.“ Er fügt hinzu: „wie ich euch geliebt habe.“ Das macht dieses Gebot so tiefgehend.
Wir sind nicht dazu berufen, nach unserem eigenen Maß, nach unserer Stimmung, unserer Bequemlichkeit oder den Regeln einer Gruppe zu lieben. Wir sind dazu berufen, so zu lieben, wie Christus geliebt hat.
Christus trug die Schwachen, nahm die Zerbrochenen auf, korrigierte mit Wahrheit und zugleich mit Barmherzigkeit, suchte die verlorenen Schafe, wusch Seinen Jüngern die Füße, betete für diejenigen, die Ihn kreuzigten, und gab Sein Leben für Seine Freunde. Das ist das Vorbild.
Bruderliebe bedeutet daher nicht nur, am Sabbat freundlich zu sein, in einer Versammlung zu lächeln oder jemanden „Bruder“ oder „Schwester“ zu nennen. Sie zeigt sich besonders darin, wie wir Menschen behandeln, wenn sie schwach, beunruhigt, verletzt, isoliert, anderer Meinung oder im Begriff sind zu gehen. Gerade in solchen Momenten wird die wahre Frucht oft sichtbar.
2. Bruderliebe verschwindet nicht, wenn ein Bruder Fragen stellt
In einer Gemeinschaft, die wirklich von der Liebe Christi geführt wird, sollte eine aufrichtige Frage nicht sofort als Bedrohung wahrgenommen werden. Ein Zweifel sollte nicht automatisch als Rebellion ausgelegt werden. Ein beunruhigtes Gewissen sollte nicht im Namen der Einheit unterdrückt werden. Eine verletzte Person sollte nicht allein deshalb als Gefahr behandelt werden, weil sie Leid ausdrückt.
Die Bibel sagt:
„Ertragt einander und vergebt euch gegenseitig, wenn einer Klage gegen den anderen hat.“ (Kolosser 3,13)
Paulus schreibt auch:
„Den Schwachen im Glauben nehmt an und streitet nicht über Meinungen.“ (Römer 14,1)
Diese Stellen zeigen eine ganz andere Haltung als dauerndes Misstrauen. Bruderliebe bedeutet nicht, jeden Irrtum zu akzeptieren oder die Wahrheit aufzugeben. Sie bedeutet aber, Menschen mit Geduld, Sanftmut und Respekt vor Gott zu behandeln.
Wenn ein Bruder eine Frage stellt, hört die Liebe zu. Wenn eine Schwester beunruhigt ist, versucht die Liebe zu verstehen. Wenn jemand schwach ist, trägt die Liebe ihn. Wenn jemand sich entfernt, betet die Liebe. Wenn jemand leidet, klagt die Liebe ihn nicht sofort an.
Hier trifft das Gesetz Christi unmittelbar auf Bruderliebe:
„Einer trage des anderen Lasten, und so werdet ihr das Gesetz Christi erfüllen.“ (Galater 6,2)
Eine Last zu tragen bedeutet nicht, einem bereits erschöpften Menschen noch mehr Gewicht aufzulegen. Es bedeutet nicht, ihn dafür schuldig fühlen zu lassen, dass er schwach ist. Es bedeutet nicht, ihn zu isolieren, weil er nicht alles versteht. Eine Last zu tragen bedeutet, sich mit Mitgefühl zu nähern, zuzuhören, zu helfen, zu beten, mit Sanftmut wiederherzustellen und so zu lieben, wie Christus geliebt hat.
3. Ohne Bruderliebe wird Wahrheit hart und Religion wird Angst
Die Bibel warnt uns klar: Man kann Wissen, Eifer, Opfer und sogar einen Anschein von Glauben haben, aber ohne Liebe verliert all das vor Gott seinen Wert.
Paulus schreibt:
„Wenn ich mit Menschen- und mit Engelzungen redete und hätte die Liebe nicht, so wäre ich ein tönendes Erz oder eine klingende Schelle.“ (1. Korinther 13,1)
Er fügt hinzu:
„Und wenn ich prophetisch reden könnte und wüsste alle Geheimnisse und alle Erkenntnis und hätte allen Glauben, sodass ich Berge versetzen könnte, und hätte die Liebe nicht, so wäre ich nichts.“ (1. Korinther 13,2)
Diese Verse sind äußerst stark. Paulus sagt nicht, dass Wissen schlecht ist, Glaube nutzlos oder Prophetie wertlos. Er sagt, dass ohne Liebe selbst die geistlich eindrucksvollsten Dinge leer werden.
Das sollte uns zum Nachdenken bringen. Eine Kirche kann von Prophetie, Regierung, Gehorsam, Wahrheit und Eifer sprechen. Wenn aber Bruderliebe in der Art, wie Mitglieder behandelt werden, nicht sichtbar ist, fehlt etwas Wesentliches.
Paulus beschreibt die Liebe als geduldig, freundlich, nicht eigennützig, nicht leicht reizbar, nicht argwöhnisch, sich an der Wahrheit freuend, alles tragend, alles glaubend, alles hoffend und alles duldend. Das stellt 1. Korinther 13 in den Mittelpunkt des christlichen Lebens.
Die Frage wird also persönlich: Ist Bruderliebe in eurer Gemeinde wirklich sichtbar? Werden Schwache getragen oder beurteilt? Werden beunruhigte Menschen angehört oder auf Abstand gehalten? Werden Mitglieder, die gehen, geliebt oder sofort als gefährlich angesehen? Werden aufrichtige Fragen geduldig aufgenommen oder als Mangel an Unterordnung behandelt? Dienen Leiter, wie Christus diente, oder führen sie hauptsächlich durch Angst?
Jesus sagte, Seine Jünger würden an der Liebe erkannt, die sie füreinander haben. Nicht nur an ihrem Namen, ihrer Organisation, ihren Veröffentlichungen oder ihrem prophetischen Verständnis, sondern an ihrer Liebe.
Und wenn Bruderliebe verschwindet, kann selbst Wahrheit auf eine Weise benutzt werden, die den Geist Christi nicht mehr widerspiegelt.
Die eigentliche Frage lautet daher nicht nur: „Sind wir in der richtigen Kirche?“ Die tiefere Frage lautet: Sind wir an der Liebe, die wir füreinander haben, als Jünger Christi erkennbar?
Denn nach Jesus ist genau das das Erkennungszeichen Seiner Jünger.
↑ Zurück zum InhaltsverzeichnisVII. Öffentliche Zurechtweisung: Was sagt die Bibel wirklich?
Von Christophe Binette — ehemaliger Prediger von RCG (2017–2024)
Zurechtweisung ist ein wichtiges Thema im christlichen Leben. Gott erzieht diejenigen, die Er liebt. Christus korrigiert Seine Kirche. Prediger können manchmal dazu aufgerufen sein, zu warnen, zurechtzuweisen, zu ermahnen und die Herde zu schützen.
Aber eine wesentliche Frage muss gestellt werden: Erlaubt die Bibel öffentliche Zurechtweisung als Mittel, jemanden vor anderen zu demütigen, einzuschüchtern oder zu zerbrechen?
Biblische Zurechtweisung hat ein Ziel: wiederherstellen, schützen, unterweisen und zu Gott zurückführen. Sie darf niemals zum Schauspiel, zur Demonstration menschlicher Autorität oder zu einem Mittel werden, aufrichtige Fragen zum Schweigen zu bringen.
Darum müssen wir prüfen, was die Bibel wirklich sagt.
1. Biblische Zurechtweisung beginnt mit Sanftmut und Wiederherstellung
Paulus schreibt:
„Brüder, wenn ein Mensch von einer Verfehlung ereilt wird, so helft ihr, die ihr geistlich seid, einem solchen im Geist der Sanftmut wieder zurecht. Und sieh auf dich selbst, dass du nicht auch versucht wirst.“ (Galater 6,1)
Dieser Vers ist grundlegend. Paulus sagt nicht, man solle jemanden öffentlich bloßstellen, vor anderen demütigen oder ein Exempel statuieren, damit andere Angst bekommen. Er sagt, man solle ihn im Geist der Sanftmut wiederherstellen.
Das Ziel christlicher Zurechtweisung besteht daher nicht darin, die Person zu zerbrechen, sondern sie wiederherzustellen. Wer korrigiert, muss auch auf sich selbst achten, weil er selbst fallen könnte. Das verlangt Demut, Vorsicht, Mitgefühl und echte Gottesfurcht.
Christus gab dasselbe Prinzip in Matthäus 18:
„Sündigt aber dein Bruder, so geh hin und weise ihn zurecht zwischen dir und ihm allein.“ (Matthäus 18,15)
Beachten wir die Reihenfolge Jesu: Der erste Schritt geschieht unter vier Augen. Er ist nicht öffentlich, nicht vor der ganzen Versammlung und nicht dazu bestimmt, kollektiven Druck zu erzeugen. Er geschieht „zwischen dir und ihm allein“.
Warum? Weil das Ziel ist, den Bruder zu gewinnen, nicht ihn zu verlieren.
Jesus fügt hinzu:
„Hört er auf dich, so hast du deinen Bruder gewonnen.“ (Matthäus 18,15)
Das ist das Herz biblischer Zurechtweisung: den Bruder gewinnen. Eine Korrektur, die zerstört, demütigt oder Angst erzeugt, entspricht nicht dem Geist Christi. Selbst wenn Zurechtweisung nötig ist, muss sie Sanftmut, Geduld und den aufrichtigen Wunsch zur Wiederherstellung widerspiegeln.
2. Öffentliche Zurechtweisung gibt es, aber für bestimmte Fälle
Die Bibel sagt nicht, dass öffentliche Zurechtweisung niemals möglich wäre. Es gibt Situationen, in denen eine öffentliche Angelegenheit öffentlich behandelt werden muss, besonders wenn eine Sünde offensichtlich, anhaltend, skandalös ist oder die Kirche gefährdet.
Paulus schreibt an Timotheus:
„Die da sündigen, die weise zurecht vor allen, damit sich auch die andern fürchten.“ (1. Timotheus 5,20)
Doch dieser Vers muss im Zusammenhang gelesen werden. Paulus spricht hier von der Behandlung von Ältesten, nachdem er zuvor diese Anweisung gegeben hat:
„Gegen einen Ältesten nimm keine Klage an ohne zwei oder drei Zeugen.“ (1. Timotheus 5,19)
Es handelt sich daher nicht um ein allgemeines Recht, jemanden öffentlich bloßzustellen, sobald er eine Frage stellt, einen Vorbehalt äußert oder eine Entscheidung nicht versteht. Paulus spricht von einem ernsten Zusammenhang mit nachgewiesener Anklage, Zeugen und tatsächlichem Fehlverhalten.
Öffentliche Zurechtweisung ist kein Instrument, um menschliche Autorität gegen jede Hinterfragung zu schützen. Sie dient dazu, wirkliche Sünde zu behandeln und die Kirche zu schützen, wenn die Situation es erfordert.
Es gibt daher einen wichtigen Unterschied zwischen der öffentlichen Zurechtweisung einer offenkundigen Sünde und der öffentlichen Demütigung eines Menschen, weil er eine aufrichtige Frage gestellt hat. Ebenso gibt es einen Unterschied zwischen dem Schutz der Herde und dem Einschüchtern der Herde. Selbst wenn öffentliche Zurechtweisung erforderlich wird, muss sie gerecht, verhältnismäßig, auf Tatsachen gegründet und im Geist Christi ausgeübt werden.
Paulus gibt auch diese Anweisung:
„Predige das Wort, steh dazu, es sei zur Zeit oder zur Unzeit; weise zurecht, drohe, ermahne mit aller Geduld und Lehre.“ (2. Timotheus 4,2)
Selbst Zurechtweisung muss daher von Geduld, Sanftmut und Unterweisung begleitet sein.
3. Eine Zurechtweisung, die hauptsächlich Angst hervorbringt, muss geprüft werden
Biblische Zurechtweisung soll geistliche Frucht hervorbringen: Umkehr, Wiederherstellung, Demut, Heilung, Frieden mit Gott und Rückkehr zur Wahrheit. Wird sie aber hart, öffentlich oder demütigend ausgeübt, kann sie andere Früchte hervorbringen: Angst, Schweigen, Verwirrung, Scham, Misstrauen und äußeren Gehorsam ohne Verwandlung des Herzens.
Die Bibel sagt:
„Furcht ist nicht in der Liebe, sondern die vollkommene Liebe treibt die Furcht aus; denn die Furcht rechnet mit Strafe.“ (1. Johannes 4,18)
Wenn eine Versammlung hauptsächlich lernt zu schweigen aus Angst, öffentlich bloßgestellt zu werden, muss gefragt werden, ob das wirklich die vollkommene Liebe widerspiegelt, von der Johannes spricht. Wenn Prediger oder Mitglieder aus Angst vor öffentlicher Zurechtweisung keine aufrichtigen Fragen mehr stellen, muss gefragt werden, ob das wirklich den Geist von Galater 6,1 widerspiegelt. Und wenn Korrektur zu einem Mittel wird, ein Autoritätsbild zu schützen, statt eine Seele wiederherzustellen, muss gefragt werden, ob sie noch die Korrektur Christi widerspiegelt.
Jesus warnte Seine Jünger vor harter, beherrschender Autorität:
„Ihr wisst, dass die Herrscher ihre Völker niederhalten und die Mächtigen ihnen Gewalt antun. So soll es nicht sein unter euch; sondern wer unter euch groß sein will, der sei euer Diener.“ (Matthäus 20,25-26)
Autorität in der Kirche soll daher nicht menschlicher Herrschaft gleichen. Sie soll dem Dienst Christi gleichen.
Wahre christliche Zurechtweisung soll nicht demütigen, Angst erzeugen, das Gewissen zerdrücken oder einen Menschen zerstören. Sie muss Wahrheit und Liebe, Festigkeit und Sanftmut, Autorität und Demut sowie Gerechtigkeit und Barmherzigkeit miteinander verbinden.
Die Frage wird daher persönlich: Bringt die Korrektur, die ihr um euch seht, Wiederherstellung oder Angst hervor? Führt sie zur Liebe zur Wahrheit oder zu erzwungenem Schweigen? Schützt sie wirklich die Schafe oder vor allem das Bild der Autorität? Sucht sie, den Bruder zu gewinnen, wie Christus gelehrt hat, oder ein Exempel vor anderen zu statuieren?
Die Bibel lehrt Korrektur. Aber sie lehrt eine Korrektur, die vom Geist Christi geführt wird. Und der Geist Christi korrigiert nicht, um zu demütigen. Er korrigiert, um zu retten, aufzurichten und wiederherzustellen.
↑ Zurück zum InhaltsverzeichnisVIII. „Schweigen“: Ist Angst mit dem Geist Gottes vereinbar?
Von Christophe Binette — ehemaliger Prediger von RCG (2017–2024)
In einer christlichen Gemeinschaft kann es Zeiten geben, in denen Schweigen weise ist. Die Bibel lehrt Vorsicht, Selbstbeherrschung, Respekt, Demut und nicht leichtfertig zu reden.
Aber es besteht ein großer Unterschied zwischen Schweigen aus Weisheit und Schweigen aus Angst. Wenn ein Mitglied schweigt, um unnötigen Streit zu vermeiden, ist das eine Sache. Wenn ein Mitglied aber schweigt, weil es Angst hat, zurechtgewiesen, gedemütigt, als rebellisch bezeichnet, mangelnden Glaubens verdächtigt oder von Brüdern und Schwestern getrennt zu werden, ist das etwas anderes.
Die Frage muss daher gestellt werden: Ist Angst mit dem Geist Gottes vereinbar? Und wenn eine Gemeinschaft ein Klima hervorbringt, in dem aufrichtige Fragen unterdrückt, Gewissen zurückgehalten werden und viele nicht mehr ehrlich zu sprechen wagen, können wir dann wirklich sagen, dass dieser Geist von Christus kommt?
1. Gott gibt keinen Geist der Angst
Der Apostel Paulus schreibt:
„Denn Gott hat uns nicht gegeben den Geist der Furcht, sondern der Kraft und der Liebe und der Besonnenheit.“ (2. Timotheus 1,7)
Dieser Vers ist grundlegend. Der Geist Gottes bringt keine lähmende Angst hervor. Er führt Gottes Kinder nicht dazu, in Einschüchterung, Misstrauen oder ständiger Angst vor Bloßstellung zu leben.
Der Geist Gottes bringt Kraft, Liebe und Besonnenheit hervor. Er gibt Kraft, Gott treu zu bleiben, Liebe, um mit Demut und Geduld zu sprechen, und Weisheit, um zu erkennen, wann, wie und in welchem Geist gesprochen werden soll.
Angst bringt etwas anderes hervor. Sie drängt zum Schweigen, selbst wenn das Gewissen beunruhigt ist. Sie führt dazu, Zustimmung vorzutäuschen. Sie lässt wichtige Fragen vermeiden. Sie führt dazu, eine äußere Einheit zu schützen, obwohl das Herz unruhig ist.
Aber eine auf Angst gegründete Einheit ist nicht die Einheit des Geistes. Wahre christliche Einheit beruht nicht auf erzwungenem Schweigen. Sie beruht auf Wahrheit, Liebe, Vertrauen, Geduld und der Gegenwart des Geistes Gottes.
2. Wahrheit fürchtet keine aufrichtigen Fragen
Jesus sagte:
„Ihr werdet die Wahrheit erkennen, und die Wahrheit wird euch frei machen.“ (Johannes 8,32)
Wahrheit macht frei. Sie muss nicht durch Angst geschützt werden. Sie muss ehrliche Fragen nicht verbieten. Sie muss aufrichtige Gewissen nicht zum Schweigen bringen.
Wenn etwas wahr ist, muss es geprüft werden können. Wenn eine Lehre biblisch ist, muss sie anhand der Heiligen Schrift geprüft werden können. Wenn eine Entscheidung richtig ist, muss sie mit Demut erklärt werden können. Und wenn Autorität wirklich von Christus kommt, sollte sie das Licht nicht fürchten.
Die Beröer werden in der Bibel gelobt, weil sie die Schriften untersuchten, um zu prüfen, was ihnen gelehrt wurde:
„Sie nahmen das Wort bereitwillig auf und forschten täglich in der Schrift, ob sich's so verhielte.“ (Apostelgeschichte 17,11)
Sie wurden nicht dafür verurteilt, dass sie überprüften. Ihnen wurde kein Mangel an Unterordnung vorgeworfen. Sie wurden nicht als gefährlich dargestellt, weil sie empfangene Lehre mit der Schrift verglichen. Im Gegenteil, ihre Haltung wird als edel beschrieben. Das sollte uns zum Nachdenken bringen.
Wenn Mitglieder gelehrt werden, „alles zu prüfen“, aber in der Praxis bestimmte Fragen gefährlich werden, besteht ein Widerspruch. Wenn biblisches Prüfen nur solange gefördert wird, wie die Schlussfolgerungen die Organisation unterstützen, dieselben Fragen aber verdächtig werden, sobald sie ein tatsächliches Problem aufzeigen, dann handelt es sich nicht mehr wirklich darum, alles zu prüfen. Dann wird nur geprüft, was erlaubt ist.
Gottes Wahrheit braucht solchen Schutz nicht.
3. Erzwungenes Schweigen kann zu geistlicher Gefangenschaft werden
Es gibt ein Schweigen, das Frieden schützt. Es gibt aber auch ein Schweigen, das die Seele zerstört.
Wenn jemand eine ehrliche Sorge nicht mehr äußern kann, ohne Angst vor Beurteilung zu haben, ist er nicht mehr frei. Wenn jemand keine biblische Frage mehr stellen kann, ohne Angst zu haben, als rebellisch angesehen zu werden, wird er nicht mehr wirklich zur Wahrheitssuche ermutigt. Und wenn jemand seinem Gewissen vor Gott nicht mehr folgen kann, weil er die Reaktion der Organisation fürchtet, wird sein Gewissen nicht mehr respektiert.
Paulus schreibt:
„Zur Freiheit hat uns Christus befreit! So steht nun fest und lasst euch nicht wieder das Joch der Knechtschaft auflegen.“ (Galater 5,1)
Diese Freiheit ist keine Freiheit zu sündigen. Es ist keine Freiheit, Ordnung, Lehre oder Korrektur zu verachten. Es ist die Freiheit, Gott mit einem aufrichtigen Gewissen zu dienen. Es ist die Freiheit, Christus mehr zu gehorchen als Menschen. Es ist die Freiheit, in der Wahrheit zu wandeln, ohne von Menschenfurcht beherrscht zu werden.
Die Apostel sagten:
„Man muss Gott mehr gehorchen als den Menschen.“ (Apostelgeschichte 5,29)
Dieses Prinzip bleibt wahr. Keine menschliche Organisation darf Gottes Platz im Gewissen eines Gläubigen einnehmen. Kein menschlicher Leiter darf zur Stimme werden, die jedes persönliche Nachdenken vor Gott zerdrückt. Keine institutionelle Angst darf den Frieden ersetzen, den Christus Seinen Jüngern gibt.
Jesus sagte:
„Frieden lasse ich euch, meinen Frieden gebe ich euch. Nicht gebe ich euch, wie die Welt gibt. Euer Herz erschrecke nicht und fürchte sich nicht.“ (Johannes 14,27)
Der Friede Christi ist nicht der scheinbare Friede einer Gruppe, in der niemand zu sprechen wagt. Der Friede Christi ist ein tiefer Friede, gegründet auf Wahrheit, Liebe und Vertrauen auf Gott.
Die Frage wird daher persönlich: Schweigt ihr aus Weisheit oder aus Angst? Seid ihr frei, aufrichtige biblische Fragen zu stellen, eurem Gewissen vor Gott zu folgen und zu sagen, dass euch etwas beunruhigt, ohne sofort verdächtigt zu werden? Spürt ihr den Geist der Kraft, Liebe und Besonnenheit — oder hauptsächlich die Angst, etwas Falsches zu sagen, zu denken oder schlecht angesehen zu werden?
Diese Fragen sollen keine Rebellion, Unordnung oder Bitterkeit fördern. Sie sollen jeden vor Gott, vor Christus, vor die Heilige Schrift und vor das eigene Gewissen zurückbringen.
Denn ein durch Angst erzwungenes Schweigen ist nicht die Frucht des Geistes Gottes. Der Geist Gottes führt zur Wahrheit. Und die Wahrheit macht frei.
↑ Zurück zum InhaltsverzeichnisIX. Nach RCG: Wie findet man Frieden und Gnade wieder?
Von Christophe Binette — ehemaliger Prediger von RCG (2017–2024)
Eine religiöse Organisation zu verlassen, in die man Jahre seines Lebens investiert hat, ist keine leichte Sache. Es bedeutet nicht einfach, die Gemeinde zu wechseln oder ein Kapitel abzuschließen. Für viele berührt es Identität, Glauben, Freundschaften, geistliche Familie, gebrachte Opfer, investierte Jahre, getroffene Entscheidungen und manchmal sogar die Beziehung zu Gott.
Nach RCG können manche Frieden empfinden. Andere erleben vielleicht Angst, Schuld, Verwirrung, Zorn, Trauer oder tiefe Leere. Diese Reaktionen bedeuten nicht zwangsläufig, dass ihr Gott verlassen habt. Sie können einfach bedeuten, dass ihr Heilung braucht.
Die eigentliche Frage ist daher nicht nur: „Was soll ich jetzt tun?“ Sie geht tiefer: Wie finde ich Christus, Seinen Frieden, Seine Gnade und Seine Stimme wieder — ohne Angst, ohne Druck und ohne Verwirrung?
1. Eine menschliche Organisation zu verlassen bedeutet nicht, Gott zu verlassen
Eine der größten Ängste nach dem Verlassen von RCG kann sein: Habe ich Gott verlassen? Habe ich die einzig wahre Kirche verlassen? Habe ich meinen Platz in Gottes Plan verloren?
Doch wir müssen zu einer grundlegenden Wahrheit zurückkehren: Christus ist kein Gefangener einer menschlichen Organisation.
Jesus sagte:
„Ich bin der gute Hirte. Der gute Hirte lässt sein Leben für die Schafe.“ (Johannes 10,11)
Er sagte nicht, die Organisation sei der gute Hirte. Er sagte nicht, die Verwaltungszentrale sei der gute Hirte. Er sagte nicht, ein menschlicher Leiter sei der gute Hirte. Er sagte: „Ich bin der gute Hirte.“
Wenn ihr Christus gehört, hängt eure Beziehung zu Gott nicht in erster Linie von einer menschlichen Struktur ab. Sie hängt von Christus selbst ab.
Jesus sagte auch:
„Meine Schafe hören meine Stimme, und ich kenne sie, und sie folgen mir.“ (Johannes 10,27)
Hier liegt das Herz des christlichen Lebens: Christi Stimme hören und Ihm folgen. Eine menschliche Organisation zu verlassen bedeutet daher nicht automatisch, Gott zu verlassen. Es kann im Gegenteil der Beginn einer tieferen Rückkehr zu Christus, zu Seinem Wort, zu Seiner Gnade und zu einem weniger von Angst bestimmten Glauben sein.
Die eigentliche Frage ist nicht einfach, ob ihr noch in einer Organisation seid. Die eigentliche Frage ist, ob ihr noch mit Christus verbunden seid, Seine Stimme sucht, in Seinem Wort bleibt, in der Wahrheit wandeln, Gott und den Nächsten lieben und von Seinem Geist geführt werden wollt.
Wenn das euer Wunsch ist, dann ist eure Geschichte mit Gott nicht vorbei.
2. Und wenn diese Zeit eine von Gott zugelassene Prüfung wäre?
Wir müssen auch eine andere Möglichkeit in Betracht ziehen: Was, wenn diese Zeit eine von Gott zugelassene Prüfung wäre?
Gott möchte nicht nur, dass wir zu einer Gruppe gehören. Er möchte, dass wir wachsen, reifen, unterscheiden lernen und die Wahrheit tatsächlich über alles stellen.
Im christlichen Leben kann Gott schwierige Situationen zulassen, um zu offenbaren, was wirklich in unserem Herzen ist. Er kann erlauben, dass wir geprüft, versucht oder erschüttert werden, damit sichtbar wird, was uns am wichtigsten ist. Sind wir an Christus gebunden oder nur an eine Organisation? Sind wir an die Wahrheit gebunden oder nur an unseren geistlichen Komfort? Sind wir bereit, eine scheinbare Sicherheit, einen Ruf oder sogar bestimmte Beziehungen zu verlieren, wenn dies notwendig wird, um Gott treu zu bleiben?
Als viele von uns RCG beitraten, brachten wir dieses Opfer bereits einmal. Wir verloren vielleicht Freunde, erzeugten Spannungen in der Familie oder verzichteten auf bestimmte Dinge, weil wir glaubten, der Wahrheit zu folgen.
Aber eine schwierige Frage verdient es gestellt zu werden: Was, wenn die heutige Prüfung nicht darin besteht, um jeden Preis in der Organisation zu bleiben, sondern vor Gott zu erkennen, ob man sie verlassen muss, um Christus treu zu bleiben? Was, wenn diese neue Prüfung gerade darin besteht, die Wahrheit über die Organisation zu stellen, selbst wenn dies Beziehungen, eine scheinbare geistliche Sicherheit und einen Teil der bisherigen Identität kostet?
Das ist eine schwierige Frage. Aber sie verdient eine ehrliche Prüfung.
Die Bibel sagt:
„Ich werde den Hirten schlagen, und die Schafe der Herde werden sich zerstreuen.“ (Matthäus 26,31; Sacharja 13,7)
Diese Stelle erfüllt sich zunächst im Zusammenhang mit Christus und Seinen Jüngern. Sie darf daher nicht leichtfertig oder mechanisch auf jede moderne Situation angewandt werden. Das geistliche Prinzip bleibt jedoch ernst: Wenn geistliche Autorität erschüttert wird, können die Schafe zerstreut, verunsichert, orientierungslos und geprüft werden.
In solchen Zeiten lautet die eigentliche Frage nicht einfach: „Wo sind die anderen Schafe?“ Die eigentliche Frage lautet: Folge ich weiterhin dem wahren Hirten?
Jesus Christus ist der gute Hirte. Wenn eine menschliche Struktur erschüttert wird, Mitglieder zerstreut werden, Beziehungen sich verändern und Sicherheiten zusammenbrechen, bleibt Christus.
Diese Prüfung kann daher zu einer Zeit geistlicher Reinigung werden. Nicht um Gott zu verlassen, sondern um tiefer zu Ihm zurückzukehren. Nicht um allen Glauben aufzugeben, sondern um wahren Glauben von Abhängigkeit gegenüber einer Organisation zu unterscheiden. Nicht um bitter zu werden, sondern um zu lernen, Christus auch dann zu folgen, wenn es etwas kostet.
Denn letztlich kann Gott zulassen, dass wir geprüft werden, um zu zeigen, was für uns wichtiger ist: die Sicherheit einer Gruppe oder die Wahrheit, die Zustimmung von Menschen oder die Zustimmung Gottes, die Angst, Beziehungen zu verlieren, oder die Treue zu Christus.
3. Gnade nach Jahren geistlichen Drucks wiederentdecken
Nach einem langen Leben in einem sehr anspruchsvollen religiösen Umfeld kann es schwierig sein, Gottes Gnade einfach zu empfangen.
Man kann das Gefühl haben, nie genug zu tun: nie genug zu beten, nie genug zu geben, nie genug zu gehorchen, nie genug zu verstehen, nie eifrig genug, nie unterwürfig genug zu sein. Doch das Evangelium beginnt nicht mit unserer Leistung. Es beginnt mit Gottes Gnade.
Paulus schreibt:
„Aus Gnade seid ihr gerettet durch Glauben, und das nicht aus euch: Gottes Gabe ist es.“ (Epheser 2,8)
Gnade bedeutet nicht, dass Gehorsam unwichtig ist. Sie bedeutet nicht, dass Wahrheit unwichtig ist. Sie bedeutet nicht, dass Sünde akzeptabel wird. Sie bedeutet aber, dass Gott uns nicht rettet, weil wir perfekt darin waren, unter Druck zu leben. Er rettet uns durch Seine Güte, Barmherzigkeit, Liebe und Sein Werk in Jesus Christus.
Jesus sagte:
„Kommt her zu mir, alle, die ihr mühselig und beladen seid; ich will euch erquicken.“ (Matthäus 11,28)
Beachten wir: Jesus sagte nicht: „Kommt zu mir, und ich gebe euch noch mehr Druck.“ Er sagte: „Ich will euch Ruhe geben.“
Diese Ruhe bedeutet keine geistliche Untätigkeit. Sie bedeutet das Ende einer Beziehung zu Gott, die von Angst, ständiger Schuld und dem Gefühl beherrscht wird, niemals angenommen zu sein. Christus ruft Seine Schafe nicht, um sie zu zerdrücken. Er ruft sie, um sie zu retten, aufzurichten, zu führen und zu heilen.
Nach RCG kann es notwendig sein, Gnade neu zu lernen. Es kann notwendig sein, neu zu lernen, dass Gott nicht nur Richter, sondern auch Vater ist; dass Christus nicht nur König, sondern auch Hirte ist; dass der Geist Gottes nicht Angst, sondern Kraft, Liebe und Besonnenheit hervorbringt. Ebenso kann es nötig sein, neu zu lernen, dass aufrichtige Fragen nicht zwangsläufig Rebellion sind, dass Ruhe nicht bedeutet, Gott zu verlassen, und dass Heilung Zeit braucht.
4. Einen Glauben auf Christus und nicht auf Angst neu aufbauen
Nach dem Verlassen von RCG könnten manche versucht sein, jeden Glauben aufzugeben. Andere suchen vielleicht sofort eine andere Organisation, die schnelle Antworten, eine klare Struktur und ein Gefühl von Sicherheit bietet.
Es ist jedoch wichtig, nicht zu schnell auf denselben Grundlagen von Angst, Druck oder menschlicher Abhängigkeit neu aufzubauen.
Paulus schreibt:
„Einen andern Grund kann niemand legen außer dem, der gelegt ist, welcher ist Jesus Christus.“ (1. Korinther 3,11)
Das Fundament eures Glaubens muss Christus sein. Nicht Angst, nicht ein Mensch, nicht eine Organisation, nicht ein prophetisches Datum, nicht kollektiver Druck, nicht der Blick anderer — sondern Christus.
Das bedeutet nicht, isoliert zu leben. Gemeinschaft ist wichtig. Ermutigung ist wichtig. Lehre ist wichtig. Gebet mit anderen Gläubigen ist wichtig. Aber alles muss auf Christus neu aufgebaut werden.
Nehmt euch Zeit, zu den Evangelien zurückzukehren. Lest Jesu Worte neu. Beobachtet, wie Er mit den Schwachen umgeht, Seine Geduld, Sein Mitgefühl, Seine Festigkeit und zugleich Seine Sanftmut. Seht, wie Er korrigiert, aufnimmt und wiederherstellt. Dann stellt euch diese Frage: Entspricht das Bild Gottes, das ich erhalten habe, wirklich Jesus Christus?
Denn Jesus ist das vollkommene Bild des Vaters. Er sagte:
„Wer mich sieht, der sieht den Vater.“ (Johannes 14,9)
Wenn eure Vorstellung von Gott hauptsächlich aus Angst, Druck, Drohung, Schuld und Erschöpfung besteht, ist es vielleicht Zeit, sie durch Christus selbst korrigieren zu lassen.
Gottes Friede kehrt nicht immer sofort zurück. Manchmal kommt er langsam zurück: durch Gebet, einfache Schriftlesung, ehrliche Gespräche, Ruhe, Wahrheit, Vergebung, Gnade und die Erkenntnis, dass Gott euch nicht verlassen hat.
Jesus sagte:
„Frieden lasse ich euch, meinen Frieden gebe ich euch. Nicht gebe ich euch, wie die Welt gibt. Euer Herz erschrecke nicht und fürchte sich nicht.“ (Johannes 14,27)
Nach RCG kann dieses Wort wieder lebendig werden. Euer Herz muss nicht in Angst bleiben. Euer Glaube muss kein Gefangener von Schuld bleiben. Eure Beziehung zu Gott kann neu aufgebaut werden — nicht auf Angst, nicht auf Druck, nicht auf institutionelle Loyalität, sondern auf Jesus Christus, Seine Wahrheit, Seine Gnade, Seine Liebe und Seinen Frieden.
Die Frage lautet daher nicht nur: „Was habe ich verlassen?“ Die eigentliche Frage lautet: Zu wem kehre ich zurück?
Und wenn ihr zu Christus zurückkehrt, seid ihr nicht verloren. Vielleicht beginnt ihr zum ersten Mal seit langer Zeit wieder die wirkliche Ruhe zu finden, die nur Er geben kann.
↑ Zurück zum InhaltsverzeichnisX. Ihr seid nicht allein: Gemeinschaft nach dem Verlassen einer Organisation
Von Christophe Binette — ehemaliger Prediger von RCG (2017–2024)
Nach dem Verlassen einer religiösen Organisation kann Einsamkeit zu den tiefsten Schmerzen gehören. Jahrelang waren eure Freunde, Gewohnheiten, Feste, Gespräche, euer Kalender, eure geistliche Identität und manchmal sogar euer Zugehörigkeitsgefühl an eine bestimmte Gemeinschaft gebunden. Dann kann sich beinahe über Nacht alles verändern.
Menschen, mit denen ihr gebetet, gelacht, gedient, gereist und Jahre eures Lebens geteilt habt, können plötzlich Abstand nehmen. Manche wissen nicht, was sie sagen sollen, andere haben Angst, mit euch zu sprechen, und wieder andere betrachten euch vielleicht bereits als geistliche Gefahr. Dann kann diese schmerzhafte Frage entstehen: „Wo ist jetzt meine geistliche Familie?“
Diese Einsamkeit ist real und darf nicht verharmlost werden. Aber eine wesentliche Wahrheit muss ebenfalls in Erinnerung gerufen werden: Ihr seid nicht allein. Christus verlässt Seine Schafe nicht, und Gemeinschaft verschwindet nicht einfach deshalb, weil ihr eine menschliche Organisation verlassen habt.
1. Gemeinschaft gehört Christus, nicht einer Organisation
Die Bibel lehrt klar die Bedeutung brüderlicher Gemeinschaft. Die ersten Christen „blieben beständig in der Lehre der Apostel und in der Gemeinschaft und im Brotbrechen und im Gebet“ (Apostelgeschichte 2,42).
Gemeinschaft gehört daher zum normalen christlichen Leben. Gott ruft uns nicht zu einem kalten, isolierten und von anderen getrennten Glauben. Aber diese Gemeinschaft hängt nicht in erster Linie von einem Organisationsnamen, einer Verwaltungszentrale, einer offiziellen Mitgliederliste oder einer menschlichen Struktur ab. Sie hängt von Christus ab.
Johannes schreibt:
„Unsere Gemeinschaft ist mit dem Vater und mit seinem Sohn Jesus Christus.“ (1. Johannes 1,3)
Christliche Gemeinschaft beginnt dort: beim Vater und bei Seinem Sohn. Wenn zwei Gläubige aufrichtig Christus suchen, gemeinsam beten, die Schrift lesen, einander ermutigen, Lasten miteinander tragen und in der Wahrheit wandeln wollen, besteht bereits wirkliche brüderliche Gemeinschaft.
Jesus sagte:
„Wo zwei oder drei versammelt sind in meinem Namen, da bin ich mitten unter ihnen.“ (Matthäus 18,20)
Er sagte nicht, Seine Gegenwart hänge von einer Mitgliedschaft in derselben menschlichen Organisation ab. Er sagte: „in meinem Namen“.
Das bedeutet nicht, dass Ordnung, Lehre, Predigtdienst oder Versammlung keine Rolle spielen. Es bedeutet jedoch, dass Christus mitten unter Seinen Jüngern gegenwärtig sein kann, selbst wenn sie wenige, verletzt, zerstreut oder im Wiederaufbau sind.
Ihr habt vielleicht eine Struktur, einen Rhythmus, einen sozialen Kreis und sogar einen Teil eures Zugehörigkeitsgefühls verloren. Aber ihr habt Christus nicht verloren. Und wenn ihr Christus nicht verloren habt, habt ihr auch die Möglichkeit echter Gemeinschaft nicht verloren.
2. Nach einer Organisation muss gesunde Gemeinschaft manchmal neu gelernt werden
Nach langem Leben in einem stark kontrollierten Umfeld kann Gemeinschaft schwer wiederaufzubauen sein. Man kann Angst haben zu vertrauen, beurteilt oder erneut manipuliert zu werden oder einer anderen Gruppe beizutreten und dieselben Mechanismen wieder zu erleben. Man kann auch Angst haben, allein zu bleiben. Solche Reaktionen sind verständlich.
Dann kann es notwendig sein, nach und nach neu zu lernen, was gesunde Gemeinschaft bedeutet. Gesunde Gemeinschaft beruht nicht auf Angst, Überwachung, dem Zwang, über jedes Thema genau gleich zu denken, oder auf Kontrolle des Gewissens. Sie beruht auf Christus, Liebe, Wahrheit, Demut, Geduld und Respekt vor Gott.
Paulus schreibt:
„Darum nehmt einander an, wie Christus euch angenommen hat zu Gottes Ehre.“ (Römer 15,7)
Christliches Annehmen bedeutet nicht, jede Lehre oder jedes Verhalten zu akzeptieren. Aber es beinhaltet Geduld, Sanftmut und Respekt. Es bedeutet, eine verletzte Person nicht als Gefahr, eine beunruhigte Person nicht als Rebellen und ein empfindliches Gewissen nicht als Problem zu behandeln, das sofort korrigiert werden muss.
Nach RCG kann es gut sein, nicht zu schnell wiederaufzubauen. Nehmt euch Zeit zu heilen, zu beten, die Evangelien neu zu lesen, Früchte zu beurteilen und Gesundes von Ungesundem zu unterscheiden. Ersetzt nicht sofort eine Abhängigkeit durch eine andere. Sucht nicht einfach eine neue Gruppe, die euch schnell alle Antworten liefert. Sucht zuerst Christus.
Sucht dann Brüder und Schwestern, die euch näher zu Ihm bringen und nicht zu neuer Angst. Echte Gemeinschaft sollte euch helfen, Gott mehr zu lieben, Christus freier zu folgen, demütig in der Wahrheit zu wandeln und Frieden wiederzufinden. Sie sollte euch nicht erneut unter ein Joch der Furcht stellen.
3. Zerstreute Schafe können vom wahren Hirten aufgerichtet werden
Wenn Menschen eine Organisation verlassen, können sie sich zerstreut, verloren oder geistlich heimatlos fühlen. Dieses Gefühl ist real. Nach Jahren in einer strukturierten Gemeinschaft mit Gewohnheiten, Beziehungen, Festen, Verantwortungen und gemeinsamer Identität kann ein Austritt eine tiefe Leere schaffen.
In der Bibel stellt Gott sich jedoch oft als Derjenige dar, der Seine Schafe sucht, sammelt und heilt. Der Prophet Hesekiel überliefert Gottes Worte:
„Siehe, ich will mich meiner Herde selbst annehmen und sie suchen.“ (Hesekiel 34,11)
Und weiter:
„Das Verlorene will ich suchen und das Verirrte zurückbringen und das Verwundete verbinden und das Schwache stärken.“ (Hesekiel 34,16)
Diese Worte sind tief tröstlich. Gott sieht verletzte, zerstreute, erschöpfte, orientierungslose Schafe und diejenigen, die nicht mehr wissen, wem sie vertrauen können. Er sieht diejenigen, die Angst haben, die von Druck, Erwartungen, Konflikten oder Verwirrung erschöpft wurden. Gott ist nicht gleichgültig. Christus ist der gute Hirte und kann Seine Schafe wiederfinden, selbst wenn sie sich isoliert fühlen.
Das bedeutet nicht, dass der Weg immer einfach sein wird. Es kann eine Zeit der Leere, verlorener Freundschaften, schmerzhafter Stille und unbeantworteter Fragen geben. Aber diese Zeit kann auch zu einer Zeit der Reinigung, Heilung und des Neuaufbaus werden.
Gemeinschaft nach dem Verlassen einer Organisation wird vielleicht nicht genauso aussehen wie zuvor. Sie kann einfacher, kleiner, demütiger und weniger strukturiert sein. Aber sie kann auch wahrer werden. Einige Brüder und Schwestern, die aufrichtig miteinander beten, können ein großer Segen sein. Ein ehrliches Gespräch kann eine müde Seele aufrichten. Eine ermutigende Nachricht kann tiefe Einsamkeit durchbrechen. Gemeinsames Bibellesen kann Hoffnung neu entfachen. Ein einfaches Gebet kann daran erinnern, dass Christus weiterhin gegenwärtig ist.
Die Frage lautet daher nicht: „Wie bekomme ich genau das zurück, was ich verloren habe?“ Die eigentliche Frage lautet: Wie kann ich Christus eine gesündere, freiere, wahrere und tiefer in Ihm verwurzelte Gemeinschaft aufbauen lassen?
Ihr seid nicht allein. Andere haben dieselben Ängste durchlebt, dieselbe Einsamkeit erfahren und mussten neu lernen, ohne Druck zu beten, ohne Angst zu lesen, ohne Kontrolle zu lieben und Gott zu suchen, ohne von einer Organisation abhängig zu sein.
Und vor allem: Christus hat nicht aufgehört, euer Hirte zu sein. Er kann euch aufrichten, führen, euch wieder Brüder und Schwestern schenken und euch lehren, neu zu lieben. Er kann Zerstreuung in Heilung und Einsamkeit in echte Gemeinschaft verwandeln.
Denn Gemeinschaft beginnt nicht mit einer Organisation. Sie beginnt mit Christus. Und diejenigen, die Christus gehören, sind niemals wirklich allein.
↑ Zurück zum InhaltsverzeichnisXI. Allgemeine Schlussfolgerung — Zurück zu Christus
Die auf dieser Seite versammelten Artikel behandeln verschiedene Themen: das Gesetz Christi, Wahrheit, Prophetie, Gaben, die Kirche, Bruderliebe, Zurechtweisung, Angst, Gnade und Gemeinschaft nach einer Organisation. Doch im Kern führen all diese Themen zu derselben Frage: Werden wir wirklich zu Jesus Christus zurückgeführt?
Das Gesetz Christi muss im christlichen Leben zentral sein. Es zeigt sich in Liebe, Sanftmut, Vergebung, Barmherzigkeit, Dienst, Wahrheit, Geduld, Wiederherstellung, Unterstützung der Schwachen und im Tragen der Lasten voneinander. Es kann nicht auf eine einfache Liste äußerer Regeln reduziert werden. Es berührt das Herz, die Motive und die Art, wie wir korrigieren, dienen, vergeben, lieben und Brüder und Schwestern behandeln.
Das mosaische Gesetz hatte eine wirkliche Rolle in Gottes Plan, ist aber nicht der rechtliche Rahmen des Heils für den Gläubigen in Christus. Das Heil kommt nicht durch Gesetzesbeobachtung, den Zehnten, den Sabbat, die Feste, die Zugehörigkeit zu einer Organisation oder Loyalität gegenüber einem Menschen. Das Heil wird aus Gnade durch den Glauben an Jesus Christus empfangen.
Der Sabbat kann aus persönlicher Überzeugung vor Gott gehalten werden. Er darf jedoch nicht zu einer Bedingung des Heils oder zu einem absoluten Maßstab dafür werden, wer wirklich zu Gott gehört. Ebenso soll christliche Großzügigkeit frei, freiwillig, freudig und nach dem Gewissen jedes Einzelnen vor Gott geschehen. Sie darf nicht aus Angst, Druck, Schuld oder prophetischer Dringlichkeit hervorgebracht werden.
Prophetie muss mit Vorsicht, Demut und Respekt vor den Grenzen geprüft werden, die Jesus Christus gesetzt hat. Sie soll zu Umkehr, Glauben, geistlicher Wachsamkeit und Hoffnung führen — nicht zu Angst, Verwirrung, Datumsfestsetzungen oder Abhängigkeit von einem menschlichen Leiter.
Die Kirche Gottes darf nicht auf eine einzige menschliche Organisation reduziert werden. Sie ist der geistliche Leib Christi, bestehend aus denen, die Gott gehören, von Seinem Geist geführt werden, in Seinem Wort bleiben und Liebe praktizieren.
Wenn ihr RCG verlassen habt oder noch darin seid und Fragen habt, besteht mein Wunsch nicht darin, euch in ein anderes menschliches System zu drängen. Mein Wunsch ist, euch zu ermutigen, ohne Angst zu prüfen, zu Christus zurückzukehren, Gnade neu zu entdecken, Frieden wiederzufinden, geistlich zu heilen und einen auf Jesus Christus gegründeten Glauben neu aufzubauen.
Denn letztlich rettet keine Organisation. Kein Mensch gibt das Leben. Angst verwandelt das Herz nicht. Gott rettet aus Gnade durch den Glauben an Jesus Christus. Christus ruft, richtet auf, stellt wieder her und führt Seine Schafe.
Und das Gesetz Christi — in Wahrheit gelebte Liebe — soll zum sichtbaren Kennzeichen derer werden, die Ihm gehören.
Hinweis zu den Bibelzitaten
Die Bibelzitate stammen überwiegend aus anerkannten deutschen Bibelübersetzungen. Einige Formulierungen können zur besseren Lesbarkeit leicht angepasst sein.
↑ Zurück zum InhaltsverzeichnisDo byłych i obecnych członków The Restored Church of God (RCG)
Badajcie wszystko; zachowujcie to, co dobre.
Autor: Christophe Binette | Opublikowano 26 lipca 2026 r. | Założyciel Examine All Things — Studia biblijne oparte na Piśmie Świętym
Examine All Things nie jest Kościołem, organizacją religijną, hierarchiczną służbą ani nową grupą wywodzącą się z RCG, UCG, LCG, PCG, COGWA czy jakiejkolwiek innej gałęzi Church of God.
Celem tej strony jest zachęcanie każdego do badania nauk, praktyk i duchowych owoców w świetle Pisma Świętego, z powagą, pokorą i modlitwą. Nie dąży ona do sprawowania duchowej władzy nad sumieniami ani do zastąpienia jednej organizacji inną.
Zaprasza po prostu do powrotu do Boga, do Jezusa Chrystusa, do prawdy biblijnej, do łaski, do prawa Chrystusa i do żywej relacji z Ojcem.
Przez czternaście lat byłem członkiem The Restored Church of God (RCG). Przez siedem z tych lat służyłem jako kaznodzieja francuskojęzycznym braciom i siostrom w Europie i Afryce — dobrowolnie, z miłości do was i do prawdy.
W marcu 2024 roku, po zastosowaniu zasady, której uczono mnie od pierwszego dnia — „badajcie wszystko” (1 Tesaloniczan 5:21) — złożyłem rezygnację Davidowi C. Packowi.
List ten odzwierciedla moje doświadczenie, moje rozumienie i moje przekonania w chwili odejścia w marcu 2024 roku. Należy go czytać jako osobisty i historyczny dokument związany z tym etapem mojej drogi, a nie jako pełną czy ostateczną deklarację doktrynalną Examine All Things.
Pełny tekst tego listu można przeczytać, korzystając z przycisku poniżej.
Nie opuściłem RCG z gniewu ani z goryczy. Kocham was i każdego dnia modlę się za każdego z was — również za tych, którzy być może dziś uważają mnie za „wroga”.
Nie pragnę odciągać was od Boga, lecz zachęcić was do bezpośredniego powrotu do Niego przez Jezusa Chrystusa, w prawdzie, łasce, pokoju i wolności, które daje Ewangelia.
Dlaczego ta strona?
Na tej stronie zebrałem kilka artykułów napisanych specjalnie dla was, moich braci i sióstr z RCG. Dotyczą pytań, które sam zadawałem sobie przez lata, lecz których nigdy nie odważyłem się otwarcie postawić — ze strachu, lojalności lub przyzwyczajenia.
Artykuły te nie mają prowadzić czytelnika do nowej ludzkiej organizacji. Mają prowadzić każdego z powrotem do Chrystusa, do Pisma Świętego, do łaski, do prawdy, do prawa Chrystusa i do bezpośredniej relacji z Bogiem.
Główne przesłanie tej strony jest proste: zbawienie nie opiera się na przynależności do organizacji, lojalności wobec przywódcy, przestrzeganiu prawa Mojżeszowego, dziesięcinie, szabacie ani na religijnych osiągnięciach. Zbawienie otrzymujemy z łaski Boga przez wiarę w Jezusa Chrystusa.
Uwaga o dziedzictwie doktrynalnym Herberta W. Armstronga
Herbert W. Armstrong podkreślał kilka ważnych prawd biblijnych, w tym nadzieję Królestwa Bożego, zmartwychwstanie, życie wieczne jako dar Boga, potrzebę pokuty oraz znaczenie posłuszeństwa Bogu.
Te elementy zasługują na uczciwe uznanie.
Niektóre aspekty jego nauczania wymagają jednak ponownego zbadania w świetle Nowego Testamentu. W szczególności część jego systemu doktrynalnego mogła prowadzić do umieszczania wierzącego w ramach zbliżonych do przymierza Mojżeszowego, w których Dziesięć Przykazań, szabat, święta, dziesięcina i przynależność organizacyjna stawały się centralnymi wyznacznikami duchowej wierności.
Nowy Testament przedstawia jednak zbawienie jako dar otrzymywany z łaski przez wiarę w Jezusa Chrystusa. Posłuszeństwo pozostaje ważne, ale nie jest podstawą zbawienia. Jest owocem żywej wiary, serca przemienionego przez Ducha i życia pod prawem Chrystusa.
Nie chodzi więc o odrzucenie wszystkiego, czego nauczano w przeszłości, ale o badanie wszystkiego, zachowanie tego, co dobre, oraz odniesienie każdej doktryny z powrotem do Jezusa Chrystusa, łaski, prawdy biblijnej i nowego przymierza.
Nie oznacza to, że posłuszeństwo jest nieważne. Prawdziwe posłuszeństwo jest jednak owocem żywej wiary, przemienionego serca i życia prowadzonego przez Ducha Bożego. Nigdy nie powinno stawać się sposobem zasługiwania na zbawienie ani dowodzenia duchowej wyższości.
Dlatego ta strona szczególnie podkreśla Królestwo Boże, Jezusa Chrystusa, pokutę, zbawienie z łaski, prawo Chrystusa, miłość, prawdę, wolność sumienia, duchowe uzdrowienie, odnowienie, przemianę serca i nowe życie w Chrystusie.
Dziś zapraszam was, abyście badali te zagadnienia razem ze mną, w duchu modlitwy i w świetle Pisma Świętego.
Nie musicie się ze mną zgadzać. Wierzę jednak, że macie prawo — i odpowiedzialność — samodzielnie badać te sprawy.
„Badajcie wszystko; zachowujcie to, co dobre.” (1 Tesaloniczan 5:21)
Uwaga osobista
Ten tekst jest osobistym świadectwem i refleksją biblijną opartą na moim doświadczeniu w RCG. Nie ma na celu atakowania osób, lecz zaproszenie każdego do badania nauk, praktyk i duchowych owoców w świetle Pisma Świętego.
Nie piszę w duchu zemsty, polemiki czy potępienia. Pragnę pomóc tym, którzy zostali zaniepokojeni, zranieni, odizolowani lub obciążeni poczuciem winy, aby odnaleźli pokój, łaskę, prawdę biblijną i żywą relację z Ojcem przez Jezusa Chrystusa.
Examine All Things nie rości sobie żadnej władzy nad sumieniami. Celem nie jest zastąpienie jednej zależności organizacyjnej inną, ale zachęcenie każdego do powrotu do Chrystusa, badania wszystkiego i zachowywania tego, co dobre.
I. Prawo Chrystusa: czy jest praktykowane w RCG?
Autor: Christophe Binette — były kaznodzieja RCG (2017–2024)
Przez czternaście lat w The Restored Church of God uczono mnie „badać wszystko”. Właśnie ta zasada doprowadziła mnie do ponownego zbadania wszystkiego, a ostatecznie do odejścia w marcu 2024 roku.
Dziś chciałbym zaprosić was do rozważenia prostego, lecz niezwykle ważnego pytania: czy prawo Chrystusa jest naprawdę praktykowane w RCG?
Zanim odpowiemy na to pytanie, trzeba postawić inne, jeszcze bardziej podstawowe: jak prawo Chrystusa jest rozumiane i nauczane w RCG?
Oczywiście w RCG mogą być wspominane pojęcia związane z miłością, służbą, posłuszeństwem, pomocą braciom i siostrom czy noszeniem ciężarów. Jednak przez czternaście lat jako członek, w tym przez siedem lat służby, nie pamiętam, aby prawo Chrystusa przedstawiano jako centralne nauczanie Jezusa Chrystusa ani wyjaśniano je jako rzeczywistość odrębną od zwykłego odwołania do Dziesięciu Przykazań.
A jednak apostoł Paweł mówi o nim jasno:
„Bracia, jeśli człowiek zostanie przyłapany na jakimś upadku, wy, którzy jesteście duchowi, poprawiajcie takiego w duchu łagodności, bacząc na siebie, abyś i ty nie był kuszony.” (Galacjan 6:1)
Następnie od razu dodaje:
„Jedni drugich brzemiona noście, a tak wypełnicie prawo Chrystusowe.” (Galacjan 6:2)
Ten fragment nie mówi po prostu: „Przestrzegajcie Dziesięciu Przykazań”. Opisuje konkretny sposób traktowania innych: przywracać z łagodnością, nosić ich ciężary, wspierać słabych, kochać braci i działać zgodnie z duchem Chrystusa.
Sam Chrystus ukazuje sedno tego, gdy mówi:
„Miłujcie się wzajemnie, jak Ja was umiłowałem.” (Jana 13:34)
Prawo Chrystusa nie sprzeciwia się prawu Boga. Nie może jednak zostać zredukowane do zwykłej listy przykazań przestrzeganych zewnętrznie. Ukazuje ducha, w którym uczniowie Chrystusa mają żyć, poprawiać, służyć, prowadzić, przebaczać i troszczyć się o owce.
Pytanie nie brzmi więc tylko: „Czy RCG naucza posłuszeństwa przykazaniom?” Prawdziwe pytanie jest głębsze: czy RCG praktykuje prawo Chrystusa? Innymi słowy, czy w sposobie poprawiania, zarządzania, wykluczania, traktowania słabych, odpowiadania na wątpliwości, noszenia ciężarów i miłowania owiec RCG naprawdę odzwierciedla przykład Jezusa Chrystusa?
To właśnie pytanie będziemy badać.
1. Co osobiście obserwowałem podczas mojej służby
Przez siedem lat, kiedy służyłem jako kaznodzieja francuskojęzycznym braciom i siostrom w Europie i Afryce, stopniowo zacząłem zastanawiać się nad duchową i duszpasterską atmosferą, w której można było wyrażać pewne pytania.
Chcę zaznaczyć, że to, co następuje, dotyczy mojego osobistego doświadczenia i mojego ówczesnego postrzegania sytuacji. Nie twierdzę, że znam intencje każdej osoby ani że mogę osądzić wszystkie podjęte decyzje. Inni mogli przeżywać lub rozumieć pewne sytuacje inaczej.
Z perspektywy czasu pamiętam chwile, gdy wyrażenie pytania, zastrzeżenia lub szczerej troski wydawało mi się trudne. Nie wynikało to koniecznie z pisanej reguły, lecz raczej z atmosfery, którą odbierałem jako mało sprzyjającą wyrażaniu głębszych obaw.
Wielokrotnie miałem wrażenie, że pytanie skierowane do centrali mogło zostać odebrane nie jako szczere poszukiwanie wyjaśnienia, lecz jako możliwy brak podporządkowania lub zgodności. Niepokoiło mnie to, ponieważ w pewnych sytuacjach utrudniało swobodne i spokojne postępowanie zgodnie z osobistym sumieniem przed Bogiem.
Szerzej rzecz ujmując, przez lata wydawało mi się, że niektórzy kaznodzieje wyrażający zastrzeżenia, odmienne zdanie lub obawy wobec kierunku wyznaczanego przez centralę mogli później doświadczać zmian w swoich obowiązkach. W niektórych przypadkach kaznodzieje służący w centrali byli przenoszeni do zadań terenowych. Z tego, co wiem, zmiany te nie zawsze przedstawiano oficjalnie jako środki dyscyplinarne. W prywatnych rozmowach mogły jednak być wyjaśniane jako okazja do próby, wzrostu czy rozwijania większej pokory. Niektórym z tych zmian zdawała się również towarzyszyć zmiana rangi, funkcji lub odpowiedzialności.
Nie wskazuję tutaj żadnej konkretnej osoby ani sytuacji. Nie znam wszystkich powodów, które mogły stać za każdą decyzją. Opisuję jedynie schemat, który wtedy dostrzegałem i który przyczynił się do moich pytań o miejsce dla szczerych zastrzeżeń, osobistego sumienia i braterskiego dialogu.
Mogę też opowiedzieć o własnym doświadczeniu podczas okresu Covid. W tamtym czasie odczuwałem znaczną presję w kwestii szczepienia, szczególnie w związku z uczestnictwem w konferencji kaznodziejskiej, choć sam miałem przed Bogiem zastrzeżenia sumienia.
Szczególnie zapadło mi w pamięć wrażenie, że „sumienie Kościoła” mogło być przedstawiane jako coś, co powinno mieć pierwszeństwo przed sumieniem jednostki. Innymi słowy wydawało mi się, że osobiste zastrzeżenie sumienia mogło zostać uznane za drugorzędne wobec zbiorowego kierunku lub oczekiwania.
Ponownie przedstawiam to jako osobiste odczucie związane z tamtym okresem, a nie jako oskarżenie wobec konkretnych osób. Uznaję również, że był to trudny czas dla wszystkich i każdy mógł działać zgodnie z tym, co wówczas rozumiał.
To doświadczenie doprowadziło mnie do ważnego pytania: kiedy szczere osobiste sumienie znajduje się w napięciu z oczekiwaniem zbiorowym, jak wierzący powinien postąpić przed Bogiem?
Paweł pisze:
„Niech każdy pozostanie przy swoim przekonaniu.” (Rzymian 14:5)
Ta zasada wydaje mi się niezwykle ważna. Przypomina, że sumienia wierzącego nie należy lekceważyć, szczególnie gdy jest ono wyrażane z szacunkiem, modlitwą i bojaźnią Bożą.
Nie twierdzę więc, że mogę wydać ostateczny osąd o wszystkich podjętych decyzjach. Uważam jednak, że te pytania zasługują na uczciwe zbadanie w świetle Pisma Świętego.
Pytanie, które wam stawiam, brzmi: czy kultura, w której trudno staje się wyrażać szczere pytania lub zastrzeżenia sumienia, naprawdę odzwierciedla prawo Chrystusa? Czy odzwierciedla ducha Galacjan 6:1-2, gdzie ludzie duchowi mają przywracać z łagodnością i nosić wzajemnie swoje ciężary?
2. Czego naprawdę naucza Chrystus
Prawo Chrystusa nie jest listą dodatkowych reguł. Jest przemianą serca od wewnątrz na zewnątrz. Przynosi wolność, nie strach. Przywraca, a nie potępia. Prowadzi do łaski, miłosierdzia, cierpliwości i ofiarnej miłości.
Paweł pisze:
„Nie jesteście pod zakonem, lecz pod łaską.” (Rzymian 6:14)
Nie oznacza to, że chrześcijanin może swobodnie nie słuchać Boga. Oznacza jednak, że życie chrześcijańskie nie powinno być zdominowane przez potępienie, strach, ludzką presję czy duchową kontrolę. Powinno być prowadzone przez Ducha Bożego i przykład Jezusa Chrystusa.
Prawo Chrystusa idzie jeszcze dalej. Chrystus naucza:
„Miłujcie waszych nieprzyjaciół, błogosławcie tym, którzy was przeklinają, dobrze czyńcie tym, którzy was nienawidzą, i módlcie się za tych, którzy was prześladują.” (Mateusza 5:44)
Jeśli w oczach niektórych stałem się „wrogiem” dlatego, że opuściłem RCG i zadałem te pytania, to właśnie tutaj prawo Chrystusa ma bezpośrednie zastosowanie. Prawdziwe pytanie staje się wtedy następujące: czy nadal modlimy się za tych, którzy odeszli? Czy modlimy się za ich rodziny? Czy modlimy się za tych, którzy cierpią, wątpią, mylą się, a nawet za tych, którzy nas zranili?
Nie modlić się za nieprzyjaciół, nie nosić ciężarów słabych i nie przywracać z łagodnością — to postępować wprost wbrew duchowi prawa Chrystusa.
Prawo Chrystusa nie mierzy się więc jedynie doktrynami, których bronimy, ale sposobem, w jaki konkretnie traktujemy ludzi. Widać je w tym, jak odpowiadamy na pytania, towarzyszymy słabym, poprawiamy tych, którzy upadają, mówimy o tych, którzy odchodzą, i modlimy się za ludzi, których już nie rozumiemy.
3. Czy można być uczniem, nie praktykując Jego nauk?
Nie można być uczniem — czyli studentem — Chrystusa, jeśli nie wprowadza się Jego nauk w życie. Uczeń nie ogranicza się do podziwiania mistrza ani cytowania jego słów. Podąża za nim, uczy się od niego, pozwala mu się korygować i stara się konkretnie stosować to, czego nauczał.
Jezus nigdy nie definiował życia ucznia przez przynależność do ludzkiej organizacji, tytuł, funkcję czy lojalność instytucjonalną. Zdefiniował je przez żywą relację ze swoim słowem.
Jezus powiedział:
„Jeżeli wytrwacie w słowie moim, prawdziwie uczniami moimi będziecie.” (Jana 8:31)
Ważnym słowem jest tutaj „wytrwacie”. Nie chodzi po prostu o słuchanie słowa Chrystusa ani o używanie go do obrony jakiejś doktryny, lecz o pozostawanie w nim, życie nim, powracanie do niego i pozwalanie, by to słowo osądzało nasze myśli, postawy i praktyki.
Dlatego pytanie staje się bardzo poważne. Czy można naprawdę nazywać siebie uczniem Chrystusa, jeśli naucza się posłuszeństwa, a nie praktykuje łagodności? Czy można mówić o prawdzie, a jednocześnie tłumić szczere pytania? Czy można podkreślać podporządkowanie, a zaniedbywać noszenie ciężarów słabych? Czy można głosić miłość, jeśli głównym motorem posłuszeństwa staje się strach?
Jezus podał również bardzo wyraźny znak pozwalający rozpoznać Jego uczniów:
„Po tym wszyscy poznają, żeście uczniami moimi, jeśli miłość wzajemną mieć będziecie.” (Jana 13:35)
Nie powiedział, że Jego uczniowie będą rozpoznawani głównie dzięki przynależności do właściwej organizacji, doskonałej obronie struktury zarządzania czy milczeniu wobec trudnych pytań. Powiedział, że znakiem rozpoznawczym Jego uczniów będzie miłość.
Prawo Chrystusa nie jest więc zagadnieniem drugorzędnym. Dotyka bezpośrednio samej tożsamości ucznia. Jeśli prawo Chrystusa nie jest jasno nauczane ani prawdziwie przeżywane, czy nadal możemy mówić o uczniostwie w takim znaczeniu, jakie nadał mu Chrystus?
Pytanie staje się więc osobiste. Czy w waszym zborze czujecie pokój, wolność i miłość Chrystusa, czy głównie strach? Gdy ktoś jest słaby, czy zostaje wsparty, czy podejrzewany? Gdy brat wątpi, czy jest wysłuchany, czy od razu uznany za buntownika? Gdy osobiste sumienie jest zaniepokojone, czy szanuje się je przed Bogiem, czy tłumi w imię „sumienia Kościoła”? Gdy ktoś odchodzi, czy modlimy się za niego z miłością, czy automatycznie staje się zagrożeniem, którego należy unikać?
Pytania te nie mają wywoływać buntu przeciwko Bogu. Mają prowadzić każdego z powrotem do Chrystusa. Ostatecznie to nie organizacja będzie sądzić nasze serca. To nie administracyjna centrala zdecyduje, czy byliśmy wierni Chrystusowi. Uczyni to sam Chrystus.
A jeśli naprawdę jesteśmy Jego uczniami, musimy powrócić do Jego słów, Jego przykładu, Jego łagodności, Jego miłosierdzia, Jego prawdy i Jego prawa.
Duch prawdy poprowadzi was do całej prawdy — jeśli Mu na to pozwolicie. (Jana 16:13)
Więcej informacji:
Aby pogłębić temat, można przeczytać studium: „Prawo Mojżeszowe i prawo Chrystusa: czy można być zbawionym przez prawo, czy przez łaskę?”
Studium to szerzej analizuje relację między prawem Mojżeszowym, prawem Chrystusa, łaską i zbawieniem.
↑ Powrót do spisu treściII. „90 powodów, by podążać za prawdą” — czy odnoszą się dziś do RCG?
Autor: Christophe Binette — były kaznodzieja RCG (2017–2024)
W 1993 roku David C. Pack wygłosił serię kazań zatytułowaną 90 Reasons to Follow the Truth — „90 powodów, by podążać za prawdą”. Seria ta była związana z jego odejściem z Global Church of God i powstaniem The Restored Church of God.
Nie zamierzam tutaj odtwarzać tych kazań ani wykorzystywać ich jako osobistego ataku. Wspominam o nich jedynie jako o ważnym elemencie historycznym, ponieważ podkreślały zasadę, którą wielu z nas nauczyło się traktować poważnie: jeśli człowiek uważa, że widzi zniekształcanie prawdy, powinien zbadać sprawę przed Bogiem w świetle Pisma Świętego.
1. Nauczana zasada: podążać za prawdą
Zasada „badania wszystkiego” nie powinna zależeć od tego, w jakiej organizacji się znajdujemy. Nie powinna obowiązywać tylko wtedy, gdy stosujemy ją do innych. Jeśli słuszne jest badanie organizacji, gdy wydaje się odchodzić od prawdy, to ta sama zasada musi mieć zastosowanie wszędzie — również wobec RCG.
Apostoł Jan pisze:
„Nie każdemu duchowi wierzcie, lecz badajcie duchy, czy są z Boga.” (1 Jana 4:1)
A Paweł zachęca:
„Wszystkiego doświadczajcie, co dobre, tego się trzymajcie.” (1 Tesaloniczan 5:21)
Fragmenty te pokazują, że duchowe badanie nie jest aktem buntu. Jest chrześcijańską odpowiedzialnością. Badanie tego, czego się naucza, sprawdzanie wydawanych owoców i porównywanie ludzkich słów z Pismem Świętym — wszystko to należy do żywej wiary przed Bogiem.
Według mojego rozumienia tych kazań David C. Pack szczególnie podkreślał niebezpieczeństwo narastania błędu w organizacji. Rozwijał również myśl, że Duch Boży prowadzi do prawdy, nie będąc ograniczonym granicami instytucjonalnymi ani strukturą administracyjną.
Myśli te zasługują na poważne potraktowanie nie dlatego, że pochodzą od człowieka, lecz dlatego, że odpowiadają zasadzie biblijnej: prawda zawsze musi być sprawdzana przez Pismo Święte.
2. Kwestia konsekwencji
Pytanie staje się więc kwestią konsekwencji. Jeśli ta zasada była właściwa w 1993 roku, dlaczego miałaby nie być właściwa dziś? Jeśli można było wówczas badać Global Church of God, dlaczego nie można byłoby dziś badać RCG?
Prawda nie zmienia się w zależności od organizacji, która ją naucza. Szczere pytanie biblijne nie staje się złe tylko dlatego, że zostaje postawione wewnątrz RCG. Podobnie nauka nie staje się prawdziwa tylko dlatego, że pochodzi z centrali, od przywódcy czy ze struktury religijnej. Musi zostać zbadana w świetle Słowa Bożego.
Paweł ostrzegał, że można być ludźmi:
„Którzy zawsze się uczą, a nigdy do poznania prawdy dojść nie mogą.” (2 Tymoteusza 3:7)
Werset ten powinien skłonić nas do refleksji. Gdy nauki są regularnie zmieniane, poprawiane, rozwijane, a następnie ponownie poprawiane, zasadne jest pytanie, czy prowadzi to do jaśniejszego poznania prawdy, czy raczej utrzymuje wierzących w stałym oczekiwaniu i ciągłej zależności od nowych wyjaśnień.
Nie chodzi tutaj o odrzucenie każdej prawdy otrzymanej w przeszłości. Nie chodzi też o zachęcanie do goryczy, podziału czy buntu. Chodzi po prostu o uczciwe pytanie przed Bogiem: czy to, co otrzymujemy, naprawdę przybliża nas do Chrystusa, pokoju, łaski, prawdy i Ewangelii?
3. Badać bez strachu i wracać do Chrystusa
Gdy brat lub siostra jest zaniepokojony, biblijną odpowiedzią nie jest straszenie go ani uciszanie. Prawo Chrystusa wzywa raczej do przywracania z łagodnością i noszenia wzajemnie swoich ciężarów.
Jeśli członkowie czują się zagubieni, zmęczeni lub duchowo zranieni, powinno to skłonić nas do badania wydawanych owoców. Jezus powiedział, że drzewo poznaje się po owocach. Prawda pochodząca od Boga powinna prowadzić do większej jasności, pokuty, wiary, miłości, pokoju i więzi z Chrystusem.
Moje pytanie jest więc proste: czy zasada „badania wszystkiego” powinna dotyczyć tylko innych organizacji, czy także RCG? Jeśli nauczyliśmy się badać wszystko, musimy zaakceptować, że zasada ta dotyczy również naszych własnych przekonań, nawyków, sposobów rozumowania oraz każdej ludzkiej struktury, która twierdzi, że przemawia w imieniu Boga.
Badanie nie oznacza nienawiści, zadawanie pytań nie oznacza porzucenia Boga, a uznanie trudności nie oznacza odrzucenia całej prawdy. Jednak odmowa badania z powodu strachu, przyzwyczajenia lub lojalności instytucjonalnej może stać się niebezpieczna dla sumienia wierzącego.
Prawda Boga nie potrzebuje ochrony za pomocą strachu. Można ją badać. Może wytrzymać światło. A jeśli naprawdę pochodzi od Boga, zawsze poprowadzi nas z powrotem do Jezusa Chrystusa.
Duch prawdy prowadzi do prawdy — jeśli Mu na to pozwalamy. (Jana 16:13)
↑ Powrót do spisu treściIII. Czy możemy znać dzień powrotu Chrystusa?
Autor: Christophe Binette — były kaznodzieja RCG (2017–2024)
Pytanie o powrót Jezusa Chrystusa jest centralne dla wiary chrześcijańskiej. Chrystus obiecał powrócić. Proroctwa biblijne zapowiadają Jego powrót. Uczniowie są wezwani do czuwania, zachowania trzeźwości, rozeznawania czasów i duchowego przygotowania.
Pozostaje jednak ważne pytanie: czy możemy znać dokładny dzień powrotu Chrystusa?
Nie jest to pytanie drugorzędne. Dotyka bezpośrednio naszego stosunku do autorytetu, proroctwa, wiary i strachu oraz sposobu, w jaki przyjmujemy własne słowa Jezusa Chrystusa.
Szczególnie pamiętam sytuację, gdy Pastor Generalny RCG ogłosił pewną datę lub przynajmniej bardzo mocno przedstawił ją jako znaczącą. Wielu z nas potraktowało to bardzo poważnie. Niektórzy czuwali całą noc, czasem nawet ubrani w garnitury, oczekując tego, co miało się wydarzyć, choć następnego dnia musieli wrócić do pracy.
To wspomnienie pozostało ze mną. Nie dlatego, że duchowe czuwanie jest czymś złym, lecz dlatego, że istnieje wielka różnica między czuwaniem zgodnie z nakazem Chrystusa a pozostawaniem przez całą noc bez snu z powodu daty ogłoszonej przez człowieka.
Dlatego pytanie zasługuje na uczciwe postawienie: czy możemy znać dzień powrotu Chrystusa? A jeśli sam Chrystus powiedział, że nikt nie zna dnia ani godziny, co powinniśmy sądzić o powtarzających się zapowiedziach dat, określonych okresów czy proroczych obliczeniach przedstawianych jako rozstrzygające?
1. Jezus jasno powiedział, że nikt nie zna dnia ani godziny
Chrystus nie pozostawił tej kwestii niejasnej. Powiedział:
„A o tym dniu i godzinie nikt nie wie, ani aniołowie niebiescy, ani Syn, tylko sam Ojciec.” (Mateusza 24:36)
Tę samą myśl powtarza Ewangelia Marka:
„O tym dniu lub godzinie nikt nie wie, ani aniołowie w niebie, ani Syn, tylko Ojciec.” (Marka 13:32)
Te słowa są proste. Jezus nie mówi: „Nikt na razie nie wie, poza jednym człowiekiem przy końcu czasu”. Nie mówi też: „Nikt nie wie, dopóki jakiś przywódca nie otrzyma ostatecznego obliczenia”. Mówi, że ten dzień i ta godzina należą do Ojca.
Uczniowie Chrystusa powinni więc zacząć od uszanowania tej granicy. Jeśli sam Jezus powiedział, że nikt nie zna dnia ani godziny, każda próba wyznaczenia dokładnej daty powinna natychmiast wzbudzić naszą ostrożność.
Prawdziwa wiara nie polega na wychodzeniu poza to, co Chrystus objawił. Prawdziwa wiara polega na wierzeniu temu, co powiedział.
2. Czuwanie nie oznacza obliczania daty
Niektórzy mogą odpowiedzieć: „Tak, nikt nie zna dnia ani godziny, ale być może możemy znać rok, miesiąc, porę albo niemal dokładny moment”.
Jezus nie podał jednak tej nauki, aby zachęcić uczniów do poszukiwania ukrytej formuły. Podał ją, aby wezwać ich do czuwania w każdym czasie.
Powiedział:
„Czuwajcie więc, bo nie wiecie, którego dnia Pan wasz przyjdzie.” (Mateusza 24:42)
I ponownie:
„Czuwajcie więc, bo nie znacie dnia ani godziny.” (Mateusza 25:13)
Po Jego zmartwychwstaniu uczniowie chcieli poznać harmonogram Królestwa. Jezus odpowiedział:
„Nie wasza to rzecz znać czasy i chwile, które Ojciec w mocy swojej ustanowił.” (Dzieje Apostolskie 1:7)
Ta odpowiedź jest bardzo ważna. Jezus nie podał im metody obliczenia daty. Przypomniał im, że niektóre czasy należą do władzy Ojca.
Czuwanie nie oznacza więc życia w wyliczonym oczekiwaniu wokół ogłoszonej daty. Czuwanie oznacza bycie duchowo gotowym każdego dnia. Oznacza pozostawanie wiernym, kochanie braci, praktykowanie sprawiedliwości, zachowywanie wiary, wydawanie owoców i niedopuszczanie, by nasza relacja z Bogiem zależała od stale poprawianego proroczego kalendarza.
Chrześcijańska czujność nie jest obsesją daty. Jest życiem wierności.
3. Niebezpieczeństwo powtarzających się dat
Gdy organizacja lub przywódca regularnie podkreśla daty, dokładne okresy lub prorocze obliczenia, które później ulegają zmianie, może to wydawać duchowo niebezpieczne owoce.
Zamiast prowadzić członków do pokoju, może utrzymywać ich w stałym napięciu. Zamiast budować stabilną wiarę, może tworzyć zależność od kolejnych ogłoszeń. Zamiast wzmacniać zaufanie do Chrystusa, może skłaniać członków do pokładania zaufania w interpretacji człowieka.
A kiedy daty mijają bez oczekiwanego wydarzenia, odpowiedzialność bywa czasem przerzucana na członków: brak wiary, brak gorliwości, brak jedności, brak modlitwy lub zrozumienia. Ale czy tak Chrystus nauczał swoich uczniów oczekiwać Jego powrotu?
Apostoł Paweł napisał:
„Sami bowiem dokładnie wiecie, iż dzień Pański przyjdzie jak złodziej w nocy.” (1 Tesaloniczan 5:2)
Złodziej w nocy nie przychodzi na wcześniej ogłoszone spotkanie. Obraz użyty przez Pawła potwierdza nauczanie Chrystusa: powrotu Pana należy oczekiwać z powagą, trzeźwością i czujnością, ale bez roszczenia sobie prawa do znajomości dokładnego dnia.
Pytanie nie brzmi więc: „Jaka jest następna data?” Prawdziwe pytanie brzmi raczej: czy jestem gotowy dzisiaj? Czy żyję zgodnie ze słowami Chrystusa? Czy prowadzi mnie wiara, czy strach? Czy jestem związany z Jezusem Chrystusem, czy ze zmieniającymi się zapowiedziami proroczymi?
Chrystus powróci. To pewne. Nie poprosił jednak uczniów, by zgadywali dzień. Polecił im czuwać, wytrwać, kochać, służyć i pozostać wiernymi do końca.
Niebezpieczeństwem nie jest oczekiwanie powrotu Chrystusa. Niebezpieczeństwem jest zastąpienie wiernego oczekiwania obsesją na punkcie daty.
Jeśli Jezus powiedział: „Nie znacie dnia ani godziny”, wierny uczeń nie powinien próbować być bardziej precyzyjny od swojego Mistrza.
↑ Powrót do spisu treściIV. Dlaczego oddawać wszystko Kościołowi, jeśli Jezus ma natychmiast powrócić?
Autor: Christophe Binette — były kaznodzieja RCG (2017–2024)
Kwestia pieniędzy jest zawsze delikatna we wspólnocie religijnej. Dotyczy wiary, ofiary, zaufania, posłuszeństwa, ale także osobistego sumienia, odpowiedzialności za rodzinę i wolności przed Bogiem.
W środowisku, w którym powrót Chrystusa przedstawia się jako bliski, może pojawić się szczególna presja. Niektórzy mogą wtedy pytać, po co zachowywać pieniądze, skoro Jezus ma wkrótce wrócić, po co oszczędzać, myśleć o przyszłości czy zachowywać dobra materialne, jeśli dzieło Boga wydaje się potrzebować wszystkiego już teraz.
Pytania te mogą z pozoru brzmieć duchowo. Zasługują jednak na uczciwe zbadanie w świetle Pisma Świętego. Jeśli bowiem oczekiwanie na powrót Chrystusa staje się argumentem, by nakłaniać członków do coraz większego dawania, rodzi się ważne pytanie: czy nadal jest to dobrowolny dar przed Bogiem, czy raczej forma duchowej presji opartej na proroczej pilności?
1. Bóg miłuje tego, kto daje dobrowolnie, a nie pod presją
Biblia wyraźnie naucza hojności. Dawanie może być szczerym wyrazem wiary, miłości, wdzięczności i wsparcia dla dzieła Bożego. Nowy Testament podaje jednak również bardzo jasną zasadę:
„Każdy tak, jak sobie postanowił w sercu, nie z żalem albo z przymusu; gdyż ochotnego dawcę Bóg miłuje.” (2 Koryntian 9:7)
Ten werset jest kluczowy. Paweł nie mówi, że każdy musi dawać dlatego, że się boi, że zbliża się jakaś data, że zostałby oskarżony o brak wiary albo że czułby się winny, zatrzymując coś dla siebie. Mówi, że każdy ma dawać „tak, jak sobie postanowił w sercu”.
Chrześcijańskie dawanie powinno więc być dobrowolne, przemyślane, wolne i radosne. Nie powinno wynikać z poczucia winy, strachu, ludzkiej presji czy wrażenia, że Bóg odrzuci kogoś, jeśli nie da wystarczająco dużo.
W Dziejach Apostolskich 5, gdy Piotr rozmawia z Ananiaszem o sprzedaży majątku, mówi:
„Czyż póki pozostawało niesprzedane, nie było twoje? A po sprzedaniu czy pieniądze nie pozostawały do twojej dyspozycji?” (Dzieje Apostolskie 5:4)
Ten fragment bywa pomijany. Problem Ananiasza nie polegał na tym, że nie oddał wszystkiego. Problemem było kłamstwo. Piotr jasno uznaje, że majątek należał do niego i że również po sprzedaży pieniądze pozostawały do jego dyspozycji.
Ukazuje to ważną zasadę: w Nowym Testamencie dar nie jest przedstawiany jako duchowe odebranie osobistego majątku. Bóg patrzy na serce, prawdę, szczerość i wolność. Dawanie pod presją nie jest tym samym co dawanie z miłości.
2. Prorocza pilność nie powinna znosić odpowiedzialności osobistej i rodzinnej
Chrystus nakazuje nam czuwać. Czuwanie nie oznacza jednak porzucenia wszelkiej rozwagi, odpowiedzialności czy praktycznej mądrości. Jezus powiedział:
„Któż z was, chcąc zbudować wieżę, nie siądzie najpierw i nie obliczy kosztów, czy ma na wykończenie?” (Łukasza 14:28)
Zasada ta pokazuje, że życie duchowe nie wyklucza zastanowienia, przewidywania i odpowiedzialności. Apostoł Paweł idzie jeszcze dalej:
„Jeśli zaś kto o swoich, zwłaszcza o domowników, nie ma starania, ten zaparł się wiary i jest gorszy od niewierzącego.” (1 Tymoteusza 5:8)
To bardzo mocny werset. Pokazuje, że troska o rodzinę nie jest brakiem wiary, ale chrześcijańską odpowiedzialnością.
Jeśli więc ktoś daje do tego stopnia, że zaniedbuje obowiązki rodzinne, podstawowe potrzeby, długi, zdrowie, mieszkanie czy przyszłość swoich dzieci, trzeba postawić poważne pytanie: czy naprawdę tego wymaga Bóg?
Jezus potępił tradycje religijne pozwalające człowiekowi uznać swój majątek za „poświęcony Bogu”, a jednocześnie zaniedbać rodziców:
„Tak unieważniacie słowo Boże przez waszą tradycję.” (Marka 7:13)
Powinno to skłonić nas do refleksji. Organizacja religijna nigdy nie powinna zachęcać do takiej formy ofiary, która prowadzi ludzi do zaniedbania odpowiedzialności powierzonych im przez samego Boga.
Oczekiwanie na powrót Chrystusa nie znosi obowiązku mądrego postępowania. Powinno czynić nas bardziej wiernymi, trzeźwymi, miłującymi i odpowiedzialnymi, a nie bardziej podatnymi na presję.
3. Bliska data może stać się źródłem presji
Gdy powrót Chrystusa przedstawia się jako niezwykle bliski, niemal natychmiastowy, łatwo zacząć myśleć, że pieniądze wkrótce przestaną być potrzebne, że oszczędzanie nie ma sensu albo że zachowanie rezerwy może świadczyć o braku wiary. Człowiek może wtedy zastanawiać się, czy sprzeciwia się Bogu tylko dlatego, że chce zachować rozwagę lub zabezpieczyć rodzinę.
Takie rozumowanie staje się niebezpieczne, gdy prorocza pilność służy do zachęcania do coraz większych ofiar finansowych. Chrystus rzeczywiście nauczał dystansu wobec bogactwa, ale nigdy nie nauczał, że Jego uczniowie mają być nakłaniani do dawania za pomocą dat, strachu czy ciągłej presji związanej z rzekomą bliskością Jego powrotu.
Jezus powiedział:
„Szukajcie najpierw Królestwa Bożego i sprawiedliwości jego, a wszystko inne będzie wam dodane.” (Mateusza 6:33)
Szukanie najpierw Królestwa nie oznacza utraty wszelkiej mądrości. Oznacza stawianie Boga w centrum naszych decyzji, również w sposobie dawania.
Paweł napisał również:
„Nie chodzi bowiem o to, żeby inni mieli ulgę, a wy ucisk.” (2 Koryntian 8:13)
Ta zasada jest ważna. Chrześcijańskie dawanie nie powinno tworzyć sytuacji, w której jedni zostają odciążeni, a drudzy przygnieceni.
Jeśli człowiek daje dobrowolnie, z radością, zgodnie ze swoim sumieniem i bez zaniedbywania odpowiedzialności, może to być szczery akt wiary. Jeśli jednak daje dlatego, że wierzy, iż Chrystus wróci w bardzo bliskiej dacie, bo boi się, że nie zostanie ochroniony, obawia się oceny jako letni lub czuje się duchowo gorszy, gdy zachowuje rezerwę, trzeba zapytać, czy taki dar rzeczywiście pochodzi z wiary, czy ze strachu.
Prawdziwa chrześcijańska hojność rodzi się z miłości. Nie powinna być wymuszana proroczą presją. Prawdziwa wiara nie polega na opróżnianiu kont dlatego, że zbliża się jakaś data. Polega na codziennym podążaniu za Chrystusem w prawdzie, mądrości, miłości i z czystym sumieniem przed Bogiem.
Pytanie nie brzmi więc: „Ile mogę oddać, żeby udowodnić swoją wiarę?” Prawdziwe pytanie brzmi raczej: czy daję dobrowolnie, radośnie, mądrze i przed Bogiem, czy też pod presją, ze strachu albo dlatego, że wmówiono mi, iż wszystko zaraz się skończy?
Chrystus powróci. Tymczasem prosi nas, abyśmy byli wierni, trzeźwi, odpowiedzialni, miłosierni i kierowani miłością.
A Bóg miłuje radosnego dawcę, nie tego, kto daje dlatego, że został poddany presji.
↑ Powrót do spisu treściV. Czy istnieje tylko jeden Kościół Boży?
Autor: Christophe Binette — były kaznodzieja RCG (2017–2024)
Pytanie o Kościół jest fundamentalne. Wiele grup religijnych twierdzi, że jest „jedynym prawdziwym Kościołem”, „jedyną organizacją Boga” albo „jedynym miejscem, gdzie Bóg naprawdę działa dzisiaj”.
Zanim jednak zaakceptujemy takie twierdzenie, warto wrócić do prostszego pytania: czym według Biblii jest Kościół Boży? Czy jest przede wszystkim ludzką organizacją, administracyjną centralą, strukturą prawną czy korporacją zarejestrowaną w określonym kraju? Czy też jest czymś głębszym, duchowym i bezpośrednio związanym z Jezusem Chrystusem?
To pytanie jest ważne, ponieważ jeśli utożsamimy Kościół Boży z ludzką organizacją, opuszczenie organizacji może zostać przedstawione jako opuszczenie samego Boga. Czy jednak Biblia rzeczywiście tego naucza?
1. Kościół Boży nie jest przede wszystkim ludzką organizacją
W Nowym Testamencie słowo tłumaczone jako „Kościół” pochodzi od greckiego ekklēsia. Oznacza zgromadzenie, lud powołany, wspólnotę ludzi wezwanych lub oddzielonych.
Kościół nie jest więc przede wszystkim budynkiem, adresem, centralą administracyjną, strukturą prawną czy ludzką organizacją. Kościół to ludzie, których Bóg powołuje, którzy należą do Chrystusa i są prowadzeni przez Jego Ducha.
Jezus powiedział:
„Zbuduję Kościół mój, a bramy piekielne nie przemogą go.” (Mateusza 16:18)
Zwróćmy uwagę, że Jezus nie powiedział, iż człowiek zbuduje Jego Kościół. Nie powiedział też, że ludzka korporacja automatycznie stanie się Jego Kościołem. Powiedział: „Zbuduję mój Kościół”.
Kościół należy więc do Chrystusa. Nie należy do ludzkiego przywódcy, centrali, rady, organizacji ani marki religijnej.
Paweł pisze również:
„Wy jesteście ciałem Chrystusowym, a z osobna członkami.” (1 Koryntian 12:27)
Kościół jest ciałem Chrystusa. A żywe ciało nie może zostać zredukowane do struktury administracyjnej.
Organizacja może służyć Kościołowi. Może pomagać organizować zgromadzenia, nauczanie, publikacje, dzieła lub służbę. Sama organizacja nie staje się jednak automatycznie Kościołem.
Kościół Boży składa się z wierzących, których Bóg powołał, którzy należą do Chrystusa, otrzymują Jego Ducha i starają się być Mu posłuszni w wierze, miłości i prawdzie.
2. Istnieje jedno ciało, ale nie oznacza to jednej ludzkiej organizacji
Biblia wyraźnie naucza, że istnieje jedno duchowe ciało. Paweł pisze:
„Jedno ciało i jeden Duch, jak też powołani jesteście do jednej nadziei.” (Efezjan 4:4)
Pisze również:
„Wszyscy bowiem w jednym Duchu zostaliśmy ochrzczeni w jedno ciało.” (1 Koryntian 12:13)
Tak, istnieje jedno ciało Chrystusa. Ale jest ono duchowe. Tworzy je Duch Boży, a nie administracyjny wpis do ludzkiej organizacji.
Właśnie tutaj pomieszanie pojęć może stać się niebezpieczne. Stwierdzenie, że istnieje jedno ciało Chrystusa, jest biblijne. Twierdzenie jednak, że to jedno ciało musi odpowiadać jednej konkretnej ludzkiej organizacji, jest wnioskiem, który trzeba udowodnić Pismem Świętym, a nie tylko ogłosić z pozycji religijnego autorytetu.
W Nowym Testamencie wierzący byli rozsiani po wielu miastach: Jerozolimie, Antiochii, Koryncie, Efezie, Rzymie, Galacji, Tesalonice, Filippi i Kolosach. Wspólnie tworzyli Kościół Boży, ale nie zostali opisani jako jedna scentralizowana korporacja we współczesnym znaczeniu.
Paweł mówi o „Kościele Bożym, który jest w Koryncie”:
„Do Kościoła Bożego, który jest w Koryncie…” (1 Koryntian 1:2)
Mówi także o „Kościołach Bożych”:
„Wy, bracia, staliście się naśladowcami Kościołów Bożych, które są w Chrystusie Jezusie w Judei.” (1 Tesaloniczan 2:14)
Pokazuje to, że może istnieć wiele lokalnych zgromadzeń, grup wierzących i wspólnot, a wszystkie mogą należeć do tego samego Boga i tego samego duchowego ciała.
Jedność Kościoła nie jest więc przede wszystkim administracyjna. Jest duchowa. Opiera się na Chrystusie, Duchu Bożym, wierze, prawdzie, miłości i posłuszeństwie Bogu.
3. Jesteśmy Kościołem Bożym, jeśli należymy do Chrystusa
Biblia nie przedstawia Kościoła jako zewnętrznej organizacji, do której wierzący należą po prostu jak członkowie klubu. Przedstawia samych wierzących jako dom, świątynię i ciało Boga.
Paweł pisze:
„Czy nie wiecie, że świątynią Bożą jesteście i że Duch Boży mieszka w was?” (1 Koryntian 3:16)
Piotr również pisze:
„Wy sami, jako kamienie żywe, budujcie się w dom duchowy.” (1 Piotra 2:5)
Fragmenty te są bardzo ważne. Pokazują, że Kościół Boży nie jest jedynie miejscem, do którego się chodzi, organizacją, do której się przystępuje, ani nazwą, którą się nosi. Kościół Boży to ludzie powołani przez Boga, zamieszkani przez Jego Ducha, związani z Chrystusem i wspólnie budowani jako dom duchowy.
Nie oznacza to, że zgromadzenie, porządek, służba, nauczanie czy wspólnota braterska są nieważne. Biblia wyraźnie zachęca wierzących, by się gromadzili, napominali, służyli, przyjmowali nauczanie i wspólnie podążali.
Istnieje jednak ogromna różnica między stwierdzeniem, że chrześcijanie powinni szukać braterskiej wspólnoty i duchowego porządku, a twierdzeniem, że opuszczenie określonej organizacji musi oznaczać opuszczenie Kościoła Bożego. To drugie twierdzenie jest niezwykle poważne, ponieważ stawia ludzką organizację na poziomie należnym wyłącznie Chrystusowi.
Jezus jest głową Kościoła:
„On jest głową ciała, Kościoła.” (Kolosan 1:18)
Jeśli Chrystus jest głową, żadna ludzka organizacja nie może zająć Jego miejsca w sumieniu wierzącego. Opuszczenie ludzkiej organizacji nie oznacza automatycznie opuszczenia Boga. Opuszczenie administracyjnej centrali nie oznacza automatycznie opuszczenia Chrystusa. Opuszczenie struktury religijnej nie oznacza automatycznie opuszczenia Kościoła Bożego.
Prawdziwe pytanie brzmi raczej: czy nadal jesteśmy związani z Chrystusem, trwamy w Jego słowie, szukamy prawdy, praktykujemy miłość, jesteśmy prowadzeni przez Ducha Bożego i pragniemy żyć jako wierni członkowie ciała Chrystusa?
Kościół Boży nie istnieje po prostu „tam”, w jakiejś zewnętrznej strukturze. Jeśli należymy do Chrystusa, Jego Duch mieszka w nas i chodzimy w prawdzie i miłości, to należymy do Jego Kościoła.
Nie powinniśmy więc mylić wierności Bogu z bezwarunkową lojalnością wobec ludzkiej organizacji. Organizacja może się zmienić, centrala może się mylić, a przywódcy mogą zawieść. Chrystus jednak pozostaje głową swojego Kościoła, a Jego Kościół to ci, którzy do Niego należą.
Pytanie nie brzmi więc tylko: „Która organizacja twierdzi, że jest Kościołem Bożym?” Prawdziwe pytanie jest głębsze: kto naprawdę należy do Chrystusa, chodzi według Jego Ducha, trwa w Jego słowie i praktykuje Jego prawo miłości?
Kościół Boży nie jest bowiem ludzką własnością. Jest żywym ciałem Chrystusa.
↑ Powrót do spisu treściVI. Miłość braterska: znak rozpoznawczy uczniów Chrystusa
Autor: Christophe Binette — były kaznodzieja RCG (2017–2024)
Jezus nie powiedział, że Jego uczniowie będą rozpoznawani przede wszystkim po wiedzy proroczej, przynależności do organizacji, widocznej gorliwości, strukturze zarządzania czy zdolności do obrony doktryny.
Dał znak znacznie prostszy, ale też znacznie bardziej wymagający:
„Po tym wszyscy poznają, żeście uczniami moimi, jeśli miłość wzajemną mieć będziecie.” (Jana 13:35)
Miłość braterska nie jest więc drugorzędnym szczegółem. Jest widocznym znakiem prawdziwego życia ucznia.
Nie oznacza to, że doktryna się nie liczy, prawda jest nieważna albo posłuszeństwo można zastąpić ludzkimi uczuciami. Oznacza jednak, że prawdy Chrystusa nigdy nie można oddzielić od miłości Chrystusa.
Jeśli Kościół dużo mówi o prawdzie, ale wydaje głównie strach, nieufność, surowość, izolację i osądzanie, trzeba postawić poważne pytanie: czy to naprawdę owoc Ducha Bożego?
1. Miłość braterska jest centralnym przykazaniem Chrystusa
Przed swoją śmiercią Jezus dał uczniom nowe przykazanie:
„Nowe przykazanie daję wam, abyście się wzajemnie miłowali; jak Ja was umiłowałem, abyście się i wy wzajemnie miłowali.” (Jana 13:34)
To przykazanie jest centralne, ponieważ odsłania samo serce Chrystusa. Jezus nie mówi tylko: „Miłujcie się wzajemnie”. Dodaje: „jak Ja was umiłowałem”. Właśnie to czyni to przykazanie tak głębokim.
Nie jesteśmy powołani, by kochać według własnej miary, nastroju, wygody czy zasad grupy. Jesteśmy powołani, by kochać tak, jak kochał Chrystus.
Chrystus wspierał słabych, przyjmował złamanych, poprawiał w prawdzie, ale również z miłosierdziem, szukał zagubionych owiec, umywał stopy uczniom, modlił się za tych, którzy Go krzyżowali, i oddał życie za swoich przyjaciół. To jest wzór.
Miłość braterska nie polega więc tylko na uprzejmości w szabat, uśmiechu na zgromadzeniu czy nazywaniu kogoś „bratem” lub „siostrą”. Widać ją szczególnie w sposobie traktowania ludzi, gdy są słabi, zaniepokojeni, zranieni, odizolowani, mają inne zdanie albo właśnie odchodzą. To często w takich chwilach prawdziwy owoc staje się najbardziej widoczny.
2. Miłość braterska nie znika, gdy brat zadaje pytania
We wspólnocie naprawdę prowadzonej przez miłość Chrystusa szczere pytanie nie powinno być natychmiast odbierane jako zagrożenie. Wątpliwość nie powinna być automatycznie uznawana za bunt. Zaniepokojone sumienie nie powinno być tłumione w imię jedności. Zranionej osoby nie powinno się traktować jak zagrożenia tylko dlatego, że wyraża cierpienie.
Biblia mówi:
„Znosząc jedni drugich i przebaczając sobie nawzajem, jeśli ktoś ma powód do skargi przeciw komuś.” (Kolosan 3:13)
Paweł pisze również:
„Słabego w wierze przyjmujcie, nie wdając się w spory o poglądy.” (Rzymian 14:1)
Fragmenty te pokazują postawę zupełnie inną od stałej podejrzliwości. Miłość braterska nie oznacza akceptowania każdego błędu ani porzucania prawdy. Oznacza jednak traktowanie ludzi z cierpliwością, łagodnością i szacunkiem przed Bogiem.
Jeśli brat zadaje pytanie, miłość słucha. Jeśli siostra jest zaniepokojona, miłość stara się zrozumieć. Jeśli ktoś jest słaby, miłość go podtrzymuje. Jeśli ktoś się oddala, miłość się modli. Jeśli ktoś cierpi, miłość nie oskarża go natychmiast.
Właśnie tutaj prawo Chrystusa bezpośrednio łączy się z miłością braterską:
„Jedni drugich brzemiona noście, a tak wypełnicie prawo Chrystusowe.” (Galacjan 6:2)
Noszenie ciężaru nie oznacza dokładania ciężaru na ramiona człowieka już zmęczonego. Nie oznacza wzbudzania w nim poczucia winy za to, że jest słaby. Nie oznacza izolowania go, ponieważ nie wszystko rozumie. Noszenie ciężaru oznacza zbliżenie się ze współczuciem, słuchanie, pomaganie, modlitwę, przywracanie z łagodnością i kochanie tak, jak kochał Chrystus.
3. Bez miłości braterskiej prawda staje się twarda, a religia staje się strachem
Biblia jasno nas ostrzega: można mieć wiedzę, gorliwość, składać ofiary, a nawet sprawiać wrażenie człowieka wierzącego, lecz bez miłości wszystko to traci wartość przed Bogiem.
Paweł pisze:
„Choćbym mówił językami ludzi i aniołów, a miłości bym nie miał, stałbym się jak miedź brzęcząca albo cymbał brzmiący.” (1 Koryntian 13:1)
Dodaje:
„Choćbym miał dar prorokowania i znał wszystkie tajemnice, i posiadał wszelką wiedzę, i choćbym miał pełnię wiary, tak żebym góry przenosił, a miłości bym nie miał, byłbym niczym.” (1 Koryntian 13:2)
To niezwykle mocne słowa. Paweł nie mówi, że wiedza jest zła, wiara bezużyteczna czy proroctwo bezwartościowe. Mówi, że bez miłości nawet najbardziej imponujące duchowo rzeczy stają się puste.
Powinno nas to skłonić do refleksji. Kościół może mówić o proroctwie, zarządzaniu, posłuszeństwie, prawdzie i gorliwości. Jeśli jednak miłości braterskiej nie widać w sposobie traktowania członków, brakuje czegoś fundamentalnego.
Paweł opisuje miłość jako cierpliwą, łaskawą, nieszukającą swego, nieporywczą, niepodejrzewającą zła, radującą się z prawdy, wszystko znoszącą, wszystkiemu wierzącą, wszystkiego się spodziewającą i wszystko wytrzymującą. Właśnie to 1 Koryntian 13 stawia w centrum życia chrześcijańskiego.
Pytanie staje się więc osobiste: czy miłość braterska jest naprawdę widoczna w waszym zborze? Czy słabi są wspierani czy osądzani? Czy zaniepokojeni są słuchani czy odsuwani? Czy członkowie, którzy odchodzą, są kochani czy natychmiast uznawani za niebezpiecznych? Czy szczere pytania spotykają się z cierpliwością czy są traktowane jako brak podporządkowania? Czy przywódcy służą jak Chrystus, czy przede wszystkim rządzą przez strach?
Jezus powiedział, że Jego uczniowie będą rozpoznawani po miłości, którą mają jedni do drugich. Nie tylko po nazwie, organizacji, publikacjach czy rozumieniu proroctw, lecz po miłości.
A gdy miłość braterska znika, nawet prawda może być używana w sposób, który nie odzwierciedla już ducha Chrystusa.
Prawdziwe pytanie nie brzmi więc tylko: „Czy jesteśmy we właściwym Kościele?” Prawdziwe pytanie jest głębsze: czy po miłości, którą mamy jedni do drugich, można rozpoznać w nas uczniów Chrystusa?
Według Jezusa właśnie to jest ich znakiem rozpoznawczym.
↑ Powrót do spisu treściVII. Publiczne napomnienie: co naprawdę mówi Biblia?
Autor: Christophe Binette — były kaznodzieja RCG (2017–2024)
Napomnienie jest ważnym tematem w życiu chrześcijańskim. Bóg karci tych, których miłuje. Chrystus koryguje swój Kościół. Kaznodzieje mogą czasem być powołani do ostrzegania, napominania, zachęcania i ochrony trzody.
Trzeba jednak postawić zasadnicze pytanie: czy Biblia pozwala na publiczne napomnienie jako sposób upokarzania, zastraszania lub łamania człowieka przed innymi?
Biblijne napomnienie ma cel: przywrócić, chronić, pouczyć i sprowadzić z powrotem do Boga. Nigdy nie powinno stawać się widowiskiem, demonstracją ludzkiej władzy ani sposobem uciszania szczerych pytań.
Dlatego musimy sprawdzić, co Biblia naprawdę mówi.
1. Biblijne napomnienie zaczyna się od łagodności i przywrócenia
Paweł pisze:
„Bracia, jeśli człowiek zostanie przyłapany na jakimś upadku, wy, którzy jesteście duchowi, poprawiajcie takiego w duchu łagodności, bacząc na siebie, abyś i ty nie był kuszony.” (Galacjan 6:1)
Ten werset ma fundamentalne znaczenie. Paweł nie mówi, by publicznie wystawiać człowieka, upokarzać go przed innymi ani robić z niego przykład po to, aby inni się bali. Mówi, aby przywracać go w duchu łagodności.
Celem chrześcijańskiego napomnienia nie jest więc zmiażdżenie osoby, lecz jej przywrócenie. Ten, kto poprawia, powinien również uważać na siebie, ponieważ sam może upaść. Wymaga to pokory, rozwagi, współczucia i prawdziwej bojaźni Bożej.
Chrystus podał tę samą zasadę w Mateusza 18:
„Jeśliby zgrzeszył brat twój, idź, upomnij go sam na sam.” (Mateusza 18:15)
Zauważmy kolejność podaną przez Jezusa: pierwszy krok odbywa się prywatnie. Nie jest publiczny, nie odbywa się przed całym zgromadzeniem i nie ma na celu tworzenia presji grupowej. Odbywa się „sam na sam”.
Dlaczego? Ponieważ celem jest pozyskanie brata, a nie jego utrata.
Jezus dodaje:
„Jeśli cię usłucha, pozyskałeś brata swego.” (Mateusza 18:15)
To jest sedno biblijnego napomnienia: pozyskać brata. Napomnienie, które niszczy, upokarza lub wywołuje strach, nie odpowiada duchowi Chrystusa. Nawet jeśli korekta jest konieczna, powinna odzwierciedlać łagodność, cierpliwość i szczere pragnienie przywrócenia.
2. Publiczne napomnienie istnieje, ale dotyczy określonych sytuacji
Biblia nie mówi, że publiczne napomnienie nigdy nie jest możliwe. Istnieją sytuacje, w których publiczną sprawę trzeba rozpatrzyć publicznie, zwłaszcza jeśli grzech jest jawny, uporczywy, gorszący albo zagraża Kościołowi.
Paweł pisze do Tymoteusza:
„Tych, którzy grzeszą, strofuj wobec wszystkich, aby też inni się bali.” (1 Tymoteusza 5:20)
Werset ten trzeba jednak czytać w kontekście. Paweł mówi tutaj o postępowaniu wobec starszych, po wcześniejszym poleceniu:
„Przeciwko starszemu skargi nie przyjmuj, chyba że na podstawie zeznania dwóch albo trzech świadków.” (1 Tymoteusza 5:19)
Nie jest to więc ogólne prawo do publicznego wystawiania człowieka w chwili, gdy zadaje pytanie, wyraża zastrzeżenie czy nie rozumie decyzji. Paweł mówi o poważnym kontekście: ustalonych oskarżeniach, świadkach i rzeczywistej winie.
Publiczne napomnienie nie jest narzędziem służącym ochronie ludzkiego autorytetu przed jakimkolwiek kwestionowaniem. Ma służyć zajęciu się prawdziwym grzechem i ochronie Kościoła, gdy sytuacja tego wymaga.
Istnieje więc ważna różnica między publicznym napomnieniem jawnego grzechu a publicznym upokarzaniem kogoś za zadanie szczerego pytania. Istnieje też różnica między ochroną trzody a zastraszaniem trzody. Nawet gdy publiczne napomnienie staje się konieczne, powinno pozostać sprawiedliwe, proporcjonalne, oparte na faktach i prowadzone w duchu Chrystusa.
Paweł podaje także to polecenie:
„Głoś Słowo, bądź w pogotowiu w każdy czas, dogodny czy niedogodny, karć, grom, napominaj z wszelką cierpliwością i pouczaniem.” (2 Tymoteusza 4:2)
Nawet nagana powinna więc być połączona z cierpliwością, łagodnością i nauczaniem.
3. Napomnienie, które przede wszystkim rodzi strach, należy zbadać
Biblijne napomnienie powinno wydawać duchowy owoc: pokutę, przywrócenie, pokorę, uzdrowienie, pokój z Bogiem i powrót do prawdy. Jeśli jednak jest stosowane w sposób surowy, publiczny lub upokarzający, może wydawać inne owoce: strach, milczenie, zamieszanie, wstyd, nieufność i zewnętrzne posłuszeństwo bez przemiany serca.
Biblia mówi:
„W miłości nie ma bojaźni, lecz doskonała miłość usuwa bojaźń, gdyż bojaźń drży przed karą.” (1 Jana 4:18)
Jeśli zgromadzenie uczy się przede wszystkim milczeć z obawy przed publicznym wystawieniem, trzeba zapytać, czy rzeczywiście odzwierciedla to doskonałą miłość, o której mówi Jan. Jeśli kaznodzieje czy członkowie nie odważają się zadawać szczerych pytań ze strachu przed publicznym napomnieniem, trzeba zapytać, czy rzeczywiście odzwierciedla to ducha Galacjan 6:1. Jeśli zaś napomnienie staje się sposobem ochrony obrazu władzy zamiast przywracania duszy, trzeba zapytać, czy nadal przypomina napomnienie Chrystusa.
Jezus ostrzegał uczniów przed twardą i dominującą formą władzy:
„Wiecie, iż książęta narodów nadużywają swej władzy nad nimi, a ich możni rządzą nimi samowolnie. Nie tak ma być między wami; lecz ktokolwiek by chciał być między wami wielki, niech będzie sługą waszym.” (Mateusza 20:25-26)
Władza w Kościele nie powinna więc przypominać ludzkiego panowania. Powinna przypominać służbę Chrystusa.
Prawdziwe chrześcijańskie napomnienie nie ma upokarzać, wywoływać strachu, miażdżyć sumienia ani niszczyć osoby. Powinno łączyć prawdę z miłością, stanowczość z łagodnością, władzę z pokorą oraz sprawiedliwość z miłosierdziem.
Pytanie staje się więc osobiste: czy napomnienie, które widzicie wokół siebie, wydaje przywrócenie czy strach? Miłość do prawdy czy wymuszone milczenie? Czy naprawdę chroni owce, czy przede wszystkim obraz władzy? Czy stara się pozyskać brata, jak nauczał Chrystus, czy zrobić z niego przykład przed innymi?
Biblia rzeczywiście naucza napomnienia. Naucza jednak napomnienia prowadzonego przez Ducha Chrystusa. A Duch Chrystusa nie koryguje po to, by upokorzyć. Koryguje po to, by ratować, podnosić i przywracać.
↑ Powrót do spisu treściVIII. „Milczenie”: czy strach jest zgodny z Duchem Bożym?
Autor: Christophe Binette — były kaznodzieja RCG (2017–2024)
W chrześcijańskiej wspólnocie mogą istnieć chwile, gdy milczenie jest mądre. Biblia naucza rozwagi, panowania nad sobą, szacunku, pokory i unikania lekkomyślnego mówienia.
Istnieje jednak wielka różnica między milczeniem wybranym z mądrości a milczeniem narzuconym przez strach. Gdy członek milczy, ponieważ chce uniknąć niepotrzebnych sporów, to jedno. Gdy milczy dlatego, że boi się nagany, upokorzenia, uznania za buntownika, podejrzenia o brak wiary czy oddzielenia od braci i sióstr, to coś zupełnie innego.
Trzeba więc postawić pytanie: czy strach jest zgodny z Duchem Bożym? A jeśli wspólnota tworzy atmosferę, w której szczere pytania są tłumione, sumienia powstrzymywane, a wielu nie odważa się już mówić uczciwie, czy naprawdę można powiedzieć, że taki duch pochodzi od Chrystusa?
1. Bóg nie daje ducha strachu
Apostoł Paweł pisze:
„Albowiem nie dał nam Bóg ducha bojaźni, lecz mocy i miłości, i powściągliwości.” (2 Tymoteusza 1:7)
Ten werset jest fundamentalny. Duch Boży nie rodzi paraliżującego strachu. Nie prowadzi dzieci Bożych do życia w zastraszeniu, nieufności czy ciągłej obawie przed publicznym wystawieniem.
Duch Boży wydaje moc, miłość i mądrość. Daje siłę, by pozostawać wiernym Bogu, miłość potrzebną do mówienia z pokorą i cierpliwością oraz mądrość do rozeznania, kiedy mówić, jak mówić i w jakim duchu mówić.
Strach wydaje coś innego. Popycha do milczenia nawet wtedy, gdy sumienie jest zaniepokojone. Popycha do udawania zgody. Powoduje unikanie ważnych pytań. Każe chronić pozór jedności nawet wtedy, gdy serce jest niespokojne.
Jedność oparta na strachu nie jest jednak jednością Ducha. Prawdziwa chrześcijańska jedność nie opiera się na wymuszonym milczeniu. Opiera się na prawdzie, miłości, zaufaniu, cierpliwości i obecności Ducha Bożego.
2. Prawda nie boi się szczerych pytań
Jezus powiedział:
„Poznacie prawdę, a prawda was wyswobodzi.” (Jana 8:32)
Prawda wyzwala. Nie potrzebuje ochrony za pomocą strachu. Nie potrzebuje zakazywać uczciwych pytań. Nie potrzebuje uciszać szczerych sumień.
Jeżeli coś jest prawdziwe, powinno dać się zbadać. Jeśli doktryna jest biblijna, powinno dać się ją sprawdzić Pismem Świętym. Jeśli decyzja jest właściwa, powinno dać się ją wyjaśnić z pokorą. A jeśli autorytet naprawdę pochodzi od Chrystusa, nie powinien bać się światła.
Berejczycy są w Biblii pochwaleni, ponieważ badali Pisma, aby sprawdzać to, czego ich nauczano:
„Przyjęli oni Słowo z całą gotowością i codziennie badali Pisma, czy tak się rzeczy mają.” (Dzieje Apostolskie 17:11)
Nie zostali potępieni za sprawdzanie. Nie oskarżono ich o brak podporządkowania. Nie przedstawiono ich jako niebezpiecznych dlatego, że porównywali otrzymane nauczanie z Pismem. Przeciwnie, ich postawa została przedstawiona jako szlachetna. Powinno nas to skłonić do refleksji.
Jeżeli członków naucza się „badać wszystko”, ale w praktyce niektóre pytania stają się niebezpieczne, istnieje sprzeczność. Jeżeli badanie biblijne jest zachęcane tylko tak długo, jak długo wnioski wspierają organizację, lecz te same pytania stają się podejrzane, gdy ujawniają rzeczywisty problem, nie chodzi już naprawdę o badanie wszystkiego. Chodzi raczej o badanie tylko tego, na co wolno pozwolić.
Prawda Boża nie potrzebuje tego rodzaju ochrony.
3. Narzucone milczenie może stać się formą duchowej niewoli
Istnieje milczenie, które chroni pokój. Istnieje jednak także milczenie, które niszczy duszę.
Gdy ktoś nie może już wyrazić uczciwej troski bez strachu przed osądzeniem, przestaje być wolny. Gdy ktoś nie może zadać biblijnego pytania bez obawy, że zostanie uznany za buntownika, nie jest już naprawdę zachęcany do poszukiwania prawdy. A gdy ktoś nie może postępować zgodnie ze swoim sumieniem przed Bogiem, ponieważ obawia się reakcji organizacji, jego sumienie przestaje być szanowane.
Paweł pisze:
„Chrystus wyzwolił nas, abyśmy w tej wolności żyli. Stójcie więc niezachwianie i nie poddawajcie się znowu pod jarzmo niewoli.” (Galacjan 5:1)
Ta wolność nie jest wolnością do grzechu. Nie jest wolnością do pogardzania porządkiem, nauczaniem czy napomnieniem. Jest wolnością służenia Bogu z czystym sumieniem. Jest wolnością posłuszeństwa Chrystusowi ponad ludzi. Jest wolnością chodzenia w prawdzie bez poddawania się ludzkiemu strachowi.
Apostołowie powiedzieli:
„Trzeba bardziej słuchać Boga niż ludzi.” (Dzieje Apostolskie 5:29)
Ta zasada pozostaje prawdziwa. Żadna ludzka organizacja nie powinna zajmować miejsca Boga w sumieniu wierzącego. Żaden ludzki przywódca nie powinien stawać się głosem, który tłumi wszelką osobistą refleksję przed Bogiem. Żaden instytucjonalny strach nie powinien zastępować pokoju, który Chrystus daje swoim uczniom.
Jezus powiedział:
„Pokój zostawiam wam, mój pokój daję wam; nie jak świat daje, Ja wam daję. Niech się nie trwoży serce wasze i niech się nie lęka.” (Jana 14:27)
Pokój Chrystusa nie jest pozornym pokojem grupy, w której nikt nie odważa się mówić. Pokój Chrystusa jest głębokim pokojem opartym na prawdzie, miłości i zaufaniu Bogu.
Pytanie staje się więc osobiste: czy milczycie z mądrości, czy ze strachu? Czy jesteście wolni, by zadawać szczere pytania biblijne, postępować zgodnie ze swoim sumieniem przed Bogiem i powiedzieć, że coś was niepokoi, bez obawy, że od razu zostaniecie podejrzani? Czy odczuwacie Ducha mocy, miłości i mądrości, czy przede wszystkim strach przed powiedzeniem czegoś niewłaściwego, pomyśleniem czegoś niewłaściwego albo złą opinią innych?
Pytania te nie mają zachęcać do buntu, nieporządku czy goryczy. Mają prowadzić każdego z powrotem przed Boga, przed Chrystusa, przed Pismo Święte i przed własne sumienie.
Milczenie narzucone przez strach nie jest bowiem owocem Ducha Bożego. Duch Boży prowadzi do prawdy. A prawda wyzwala.
↑ Powrót do spisu treściIX. Po RCG: jak odzyskać pokój i łaskę?
Autor: Christophe Binette — były kaznodzieja RCG (2017–2024)
Odejście z organizacji religijnej, w którą zainwestowało się lata życia, nie jest rzeczą lekką. Nie jest to po prostu zmiana zgromadzenia czy zamknięcie rozdziału. Dla wielu dotyka to tożsamości, wiary, przyjaźni, duchowej rodziny, poniesionych ofiar, oddanych lat, podjętych decyzji, a czasem nawet relacji z Bogiem.
Po RCG jedni mogą odczuwać pokój. Inni mogą czuć strach, poczucie winy, dezorientację, gniew, smutek albo głęboką pustkę. Takie reakcje nie muszą oznaczać, że porzuciliście Boga. Mogą po prostu oznaczać, że potrzebujecie uzdrowienia.
Prawdziwe pytanie nie brzmi więc jedynie: „Co mam teraz zrobić?” Jest ono również głębsze: jak odnaleźć Chrystusa, Jego pokój, Jego łaskę i Jego głos bez strachu, bez presji i bez zamieszania?
1. Opuszczenie ludzkiej organizacji nie oznacza opuszczenia Boga
Jednym z największych lęków po odejściu z RCG może być pytanie: czy opuściłem Boga? Czy opuściłem jedyny prawdziwy Kościół? Czy straciłem swoje miejsce w Bożym planie?
Trzeba jednak wrócić do fundamentalnej prawdy: Chrystus nie jest więźniem ludzkiej organizacji.
Jezus powiedział:
„Ja jestem dobry pasterz. Dobry pasterz życie swoje kładzie za owce.” (Jana 10:11)
Nie powiedział, że organizacja jest dobrym pasterzem. Nie powiedział, że administracyjna centrala jest dobrym pasterzem. Nie powiedział, że ludzki przywódca jest dobrym pasterzem. Powiedział: „Ja jestem dobry pasterz”.
Jeśli należycie do Chrystusa, wasza relacja z Bogiem nie zależy przede wszystkim od ludzkiej struktury. Zależy od samego Chrystusa.
Jezus powiedział również:
„Owce moje głosu mojego słuchają i Ja znam je, a one idą za mną.” (Jana 10:27)
Właśnie tutaj znajduje się sedno chrześcijańskiego życia: słyszeć głos Chrystusa i iść za Nim. Opuszczenie ludzkiej organizacji nie oznacza więc automatycznie opuszczenia Boga. Przeciwnie, może stać się początkiem głębszego powrotu do Chrystusa, Jego słowa, Jego łaski i wiary mniej opartej na strachu.
Prawdziwe pytanie nie brzmi po prostu, czy nadal jesteście w organizacji. Prawdziwe pytanie brzmi: czy nadal jesteście związani z Chrystusem, szukacie Jego głosu, trwacie w Jego słowie, chcecie chodzić w prawdzie, kochać Boga i bliźniego oraz być prowadzonymi przez Jego Ducha?
Jeśli takie jest wasze pragnienie, wasza historia z Bogiem jeszcze się nie zakończyła.
2. A jeśli ten okres jest próbą dopuszczoną przez Boga?
Trzeba również rozważyć inną możliwość: co jeśli ten okres jest próbą dopuszczoną przez Boga?
Bóg nie chce tylko, żebyśmy należeli do grupy. Chce, abyśmy wzrastali, dojrzewali, uczyli się rozeznawać i rzeczywiście stawiali prawdę ponad wszystko.
W życiu chrześcijańskim Bóg może dopuścić trudne sytuacje, aby ujawnić, co naprawdę jest w naszym sercu. Może pozwolić, byśmy zostali poddani próbie, doświadczyli wstrząsu czy niepewności, aby pokazać, co jest dla nas najważniejsze. Czy jesteśmy związani z Chrystusem, czy tylko z organizacją? Czy jesteśmy związani z prawdą, czy tylko z duchową wygodą? Czy jesteśmy gotowi stracić pozorne bezpieczeństwo, reputację, a nawet pewne relacje, jeśli będzie to konieczne, by pozostać wiernymi Bogu?
Wchodząc do RCG, wielu z nas już raz poniosło taką ofiarę. Być może straciliśmy przyjaciół, wywołaliśmy napięcia w rodzinie lub zrezygnowaliśmy z pewnych rzeczy, ponieważ sądziliśmy, że idziemy za prawdą.
Trudne pytanie zasługuje jednak na postawienie: co jeśli dzisiejsza próba nie polega na pozostaniu w organizacji za wszelką cenę, lecz na rozeznaniu przed Bogiem, czy trzeba z niej wyjść, aby pozostać wiernym Chrystusowi? Co jeśli ta nowa próba polega właśnie na wybraniu prawdy ponad organizację, nawet jeśli kosztuje to relacje, pozorne duchowe bezpieczeństwo i część dawnej tożsamości?
To trudne pytanie. Zasługuje jednak na uczciwe zbadanie.
Biblia mówi:
„Uderzę pasterza i będą rozproszone owce trzody.” (Mateusza 26:31; Zachariasza 13:7)
Fragment ten spełnia się przede wszystkim w kontekście Chrystusa i Jego uczniów. Nie powinien być więc lekkomyślnie ani mechanicznie stosowany do każdej współczesnej sytuacji. Duchowa zasada pozostaje jednak poważna: gdy duchowy autorytet zostaje zachwiany, owce mogą zostać rozproszone, zaniepokojone, pozbawione orientacji i poddane próbie.
W takich chwilach prawdziwe pytanie nie brzmi tylko: „Gdzie są inne owce?” Prawdziwe pytanie brzmi raczej: czy nadal idę za prawdziwym Pasterzem?
Jezus Chrystus jest dobrym Pasterzem. Jeśli ludzka struktura zostaje zachwiana, członkowie się rozpraszają, relacje się zmieniają, a pewniki upadają, Chrystus pozostaje.
Ta próba może więc stać się czasem duchowego oczyszczenia. Nie po to, aby porzucić Boga, ale by głębiej do Niego wrócić. Nie po to, by odrzucić wszelką wiarę, ale by odróżnić prawdziwą wiarę od zależności od organizacji. Nie po to, by stać się zgorzkniałym, lecz by nauczyć się podążać za Chrystusem nawet wtedy, gdy to kosztuje.
Ostatecznie Bóg może dopuścić próbę, aby ujawnić, co jest dla nas najważniejsze: bezpieczeństwo grupy czy prawda, aprobata ludzi czy aprobata Boga, strach przed utratą relacji czy wierność Chrystusowi.
3. Odkrywanie łaski na nowo po latach duchowej presji
Po długim życiu w bardzo wymagającym środowisku religijnym może być trudno po prostu przyjąć łaskę Boga.
Można mieć wrażenie, że nigdy nie robi się wystarczająco dużo: nigdy nie modli się wystarczająco, nigdy nie daje wystarczająco, nigdy nie jest wystarczająco posłusznym, nigdy nie rozumie wystarczająco, nigdy nie jest wystarczająco gorliwym ani podporządkowanym. Ewangelia nie zaczyna się jednak od naszych osiągnięć. Zaczyna się od łaski Boga.
Paweł pisze:
„Łaską zbawieni jesteście przez wiarę, i to nie z was: Boży to dar.” (Efezjan 2:8)
Łaska nie oznacza, że posłuszeństwo nie ma znaczenia. Nie oznacza, że prawda jest nieważna. Nie oznacza, że grzech staje się do przyjęcia. Oznacza jednak, że Bóg nie zbawia nas dlatego, że perfekcyjnie radziliśmy sobie z życiem pod presją. Zbawia nas przez swoją dobroć, miłosierdzie, miłość i swoje dzieło w Jezusie Chrystusie.
Jezus powiedział:
„Pójdźcie do mnie wszyscy, którzy jesteście spracowani i obciążeni, a Ja wam dam ukojenie.” (Mateusza 11:28)
Zwróćmy uwagę, że Jezus nie powiedział: „Przyjdźcie do mnie, a dam wam jeszcze więcej presji”. Powiedział: „Dam wam ukojenie”.
To ukojenie nie oznacza duchowej bezczynności. Oznacza zakończenie relacji z Bogiem zdominowanej przez strach, ciągłe poczucie winy i wrażenie, że nigdy nie jest się przyjętym. Chrystus nie powołuje owiec po to, by je miażdżyć. Powołuje je, aby ratować, podnosić, prowadzić i uzdrawiać.
Po RCG może być konieczne ponowne nauczenie się łaski. Może trzeba na nowo nauczyć się, że Bóg jest nie tylko Sędzią, ale również Ojcem; że Chrystus jest nie tylko Królem, lecz także Pasterzem; że Duch Boży nie wydaje strachu, ale moc, miłość i mądrość. Może trzeba też na nowo nauczyć się, że szczere pytania nie muszą być buntem, odpoczynek nie oznacza porzucenia Boga, a uzdrowienie wymaga czasu.
4. Odbudowanie wiary opartej na Chrystusie, a nie na strachu
Po opuszczeniu RCG niektórzy mogą być kuszeni, by porzucić wszelką wiarę. Inni mogą natychmiast szukać innej organizacji, która da szybkie odpowiedzi, jasną strukturę i poczucie bezpieczeństwa.
Ważne jednak, by nie odbudowywać zbyt szybko na tych samych fundamentach strachu, presji czy ludzkiej zależności.
Paweł pisze:
„Fundamentu innego nikt nie może założyć oprócz tego, który jest założony, a którym jest Jezus Chrystus.” (1 Koryntian 3:11)
Fundamentem waszej wiary musi być Chrystus. Nie strach, nie człowiek, nie organizacja, nie prorocza data, nie presja grupy, nie opinia innych, lecz Chrystus.
Nie oznacza to życia w izolacji. Wspólnota braterska jest ważna. Zachęta jest ważna. Nauczanie jest ważne. Modlitwa z innymi wierzącymi jest ważna. Wszystko jednak musi zostać odbudowane na Chrystusie.
Poświęćcie czas na powrót do Ewangelii. Przeczytajcie ponownie słowa Jezusa. Zobaczcie, jak traktuje słabych, Jego cierpliwość, współczucie, stanowczość, ale też łagodność. Zobaczcie, jak koryguje, przyjmuje i przywraca. Następnie postawcie pytanie: czy obraz Boga, który otrzymałem, naprawdę przypomina Jezusa Chrystusa?
Jezus jest bowiem doskonałym obrazem Ojca. Powiedział:
„Kto mnie widział, widział Ojca.” (Jana 14:9)
Jeżeli wasz obraz Boga składa się głównie ze strachu, presji, groźby, poczucia winy i wyczerpania, być może nadszedł czas, aby pozwolić samemu Chrystusowi ten obraz skorygować.
Pokój Boga nie zawsze wraca natychmiast. Czasem wraca powoli: przez modlitwę, prostą lekturę Pisma, uczciwe rozmowy, odpoczynek, prawdę, przebaczenie, łaskę i zrozumienie, że Bóg was nie porzucił.
Jezus powiedział:
„Pokój zostawiam wam, mój pokój daję wam; nie jak świat daje, Ja wam daję. Niech się nie trwoży serce wasze i niech się nie lęka.” (Jana 14:27)
Po RCG te słowa mogą znów stać się żywe. Wasze serca nie muszą pozostać w strachu. Wasza wiara nie musi pozostać więźniem poczucia winy. Wasza relacja z Bogiem może zostać odbudowana nie na strachu, nie na presji, nie na lojalności instytucjonalnej, lecz na Jezusie Chrystusie, Jego prawdzie, Jego łasce, Jego miłości i Jego pokoju.
Pytanie nie brzmi więc tylko: „Co opuściłem?” Prawdziwe pytanie brzmi: do kogo wracam?
Jeśli wracacie do Chrystusa, nie jesteście zgubieni. Być może po raz pierwszy od bardzo dawna zaczynacie odnajdywać prawdziwe ukojenie, które tylko On może dać.
↑ Powrót do spisu treściX. Nie jesteście sami: wspólnota braterska po opuszczeniu organizacji
Autor: Christophe Binette — były kaznodzieja RCG (2017–2024)
Po odejściu z organizacji religijnej jednym z najgłębszych bólów może być samotność. Przez lata wasi przyjaciele, zwyczaje, święta, rozmowy, kalendarz, duchowa tożsamość, a czasem nawet poczucie przynależności były związane z konkretną wspólnotą. Potem niemal z dnia na dzień wszystko może się zmienić.
Ludzie, z którymi się modliliście, śmialiście, służyliście, podróżowaliście i dzieliliście lata życia, mogą nagle się oddalić. Jedni nie wiedzą, co powiedzieć, inni boją się z wami rozmawiać, a jeszcze inni być może już uważają was za duchowe zagrożenie. Wtedy może pojawić się bolesne pytanie: „Gdzie jest teraz moja duchowa rodzina?”
Ta samotność jest rzeczywista i nie należy jej lekceważyć. Trzeba jednak przypomnieć sobie także ważną prawdę: nie jesteście sami. Chrystus nie porzuca swoich owiec, a wspólnota braterska nie znika tylko dlatego, że opuściliście ludzką organizację.
1. Wspólnota braterska należy do Chrystusa, nie do organizacji
Biblia wyraźnie naucza znaczenia wspólnoty. Pierwsi chrześcijanie „trwali w nauce apostolskiej i we wspólnocie, w łamaniu chleba i w modlitwach” (Dzieje Apostolskie 2:42).
Wspólnota braterska jest więc normalną częścią życia chrześcijańskiego. Bóg nie powołuje nas do zimnej, odizolowanej wiary oddzielonej od innych. Wspólnota ta nie zależy jednak przede wszystkim od nazwy organizacji, administracyjnej centrali, oficjalnej listy członków czy ludzkiej struktury. Zależy od Chrystusa.
Jan pisze:
„Społeczność nasza jest społecznością z Ojcem i z Synem jego, Jezusem Chrystusem.” (1 Jana 1:3)
Chrześcijańska wspólnota zaczyna się właśnie tam: z Ojcem i Jego Synem. Kiedy dwoje wierzących szczerze szuka Chrystusa, modli się razem, czyta Pismo, zachęca się wzajemnie, wspólnie nosi ciężary i chce chodzić w prawdzie, istnieje już rzeczywista forma wspólnoty braterskiej.
Jezus powiedział:
„Gdzie są dwaj albo trzej zgromadzeni w imię moje, tam jestem pośród nich.” (Mateusza 18:20)
Nie powiedział, że Jego obecność zależy od zapisania się do tej samej ludzkiej organizacji. Powiedział: „w imię moje”.
Nie oznacza to, że porządek, nauczanie, służba czy zgromadzenie nie mają znaczenia. Oznacza jednak, że Chrystus może być obecny pośród swoich uczniów nawet wtedy, gdy jest ich niewielu, są zranieni, rozproszeni lub odbudowują swoje życie.
Mogliście stracić strukturę, rytm, krąg społeczny, a nawet część poczucia przynależności. Nie straciliście jednak Chrystusa. A jeśli nie straciliście Chrystusa, nie straciliście możliwości prawdziwej wspólnoty braterskiej.
2. Po opuszczeniu organizacji czasem trzeba nauczyć się na nowo zdrowej wspólnoty
Po długim życiu w bardzo kontrolowanym środowisku odbudowanie wspólnoty może być trudne. Można bać się zaufać, obawiać się osądu, ponownej manipulacji albo wejścia do innej grupy i przeżycia tych samych mechanizmów. Można również bać się samotności. Takie reakcje są zrozumiałe.
Może więc być konieczne stopniowe uczenie się na nowo, czym jest zdrowa wspólnota. Zdrowa wspólnota nie opiera się na strachu, nadzorowaniu, obowiązku identycznego myślenia o każdym temacie ani kontroli sumienia. Opiera się na Chrystusie, miłości, prawdzie, pokorze, cierpliwości i szacunku przed Bogiem.
Paweł pisze:
„Przeto przyjmujcie jedni drugich, jak i Chrystus przyjął nas, ku chwale Boga.” (Rzymian 15:7)
Chrześcijańskie przyjmowanie nie oznacza akceptowania każdej doktryny czy każdego zachowania. Obejmuje jednak cierpliwość, łagodność i szacunek. Oznacza, że nie traktujemy zranionej osoby jak zagrożenia, osoby zaniepokojonej jak buntownika, a kruchego sumienia jak problemu wymagającego natychmiastowego naprawienia.
Po RCG dobrze może być nie odbudowywać wszystkiego zbyt szybko. Dajcie sobie czas na uzdrowienie, modlitwę, ponowne czytanie Ewangelii, rozeznawanie owoców i rozpoznawanie tego, co zdrowe i niezdrowe. Nie zastępujcie natychmiast jednej zależności drugą. Nie szukajcie jedynie nowej grupy, która szybko poda wszystkie odpowiedzi. Najpierw szukajcie Chrystusa.
Potem szukajcie braci i sióstr, którzy przybliżają was do Niego, a nie do nowego strachu. Prawdziwa wspólnota powinna pomagać wam bardziej kochać Boga, swobodniej podążać za Chrystusem, pokornie chodzić w prawdzie i odnajdywać pokój. Nie powinna ponownie zakładać na was jarzma strachu.
3. Rozproszone owce mogą zostać podniesione przez prawdziwego Pasterza
Gdy ludzie opuszczają organizację, mogą czuć się rozproszeni, zagubieni lub duchowo bezdomni. To realne uczucie. Po latach spędzonych w uporządkowanej wspólnocie z własnymi zwyczajami, relacjami, świętami, odpowiedzialnościami i wspólną tożsamością odejście może pozostawić głęboką pustkę.
W Biblii Bóg wielokrotnie przedstawia się jednak jako Ten, który szuka, gromadzi i leczy swoje owce. Prorok Ezechiel przekazuje słowa Boga:
„Oto Ja sam będę szukał moich owiec i będę miał o nie pieczę.” (Ezechiela 34:11)
I dalej:
„Będę szukał zaginionej, sprowadzę zabłąkaną, opatrzę skaleczoną, wzmocnię chorą.” (Ezechiela 34:16)
Te słowa przynoszą głęboką pociechę. Bóg widzi owce zranione, rozproszone, zmęczone, zdezorientowane i te, które nie wiedzą już, komu zaufać. Widzi tych, którzy się boją, którzy zostali wyczerpani presją, oczekiwaniami, konfliktami czy zamieszaniem. Bóg nie pozostaje obojętny. Chrystus jest dobrym Pasterzem i potrafi odnaleźć swoje owce nawet wtedy, gdy czują się odizolowane.
Nie oznacza to, że droga zawsze będzie prosta. Może istnieć okres pustki, utraconych przyjaźni, bolesnego milczenia i pytań bez natychmiastowych odpowiedzi. Ten czas może jednak stać się również czasem oczyszczenia, uzdrowienia i odbudowy.
Wspólnota braterska po opuszczeniu organizacji może nie wyglądać dokładnie tak jak wcześniej. Może być prostsza, mniejsza, pokorniejsza i mniej zorganizowana. Może jednak również stać się prawdziwsza. Kilku braci i sióstr szczerze modlących się razem może być wielkim błogosławieństwem. Uczciwa rozmowa może podnieść zmęczoną duszę. Wiadomość ze słowami zachęty może przełamać głęboką samotność. Wspólne czytanie Biblii może na nowo rozpalić nadzieję. Prosta modlitwa może przypomnieć, że Chrystus nadal jest obecny.
Pytanie nie brzmi więc: „Jak odzyskać dokładnie to, co utraciłem?” Prawdziwe pytanie brzmi raczej: jak pozwolić Chrystusowi odbudować wspólnotę zdrowszą, wolniejszą, prawdziwszą i głębiej zakorzenioną w Nim?
Nie jesteście sami. Inni przeszli przez te same lęki, doświadczyli podobnej samotności i musieli nauczyć się na nowo modlić bez presji, czytać bez strachu, kochać bez kontroli i szukać Boga bez zależności od organizacji.
A przede wszystkim Chrystus nie przestał być waszym Pasterzem. Może was podnieść, prowadzić, dać wam na nowo braci i siostry i nauczyć ponownie kochać. Może przemienić rozproszenie w uzdrowienie, a samotność w prawdziwą wspólnotę.
Wspólnota braterska nie zaczyna się bowiem od organizacji. Zaczyna się od Chrystusa. A ci, którzy należą do Chrystusa, nigdy nie są naprawdę sami.
↑ Powrót do spisu treściXI. Wnioski końcowe — Powrót do Chrystusa
Artykuły zebrane na tej stronie dotyczą różnych tematów: prawa Chrystusa, prawdy, proroctwa, ofiar, Kościoła, miłości braterskiej, napomnienia, strachu, łaski i wspólnoty po opuszczeniu organizacji. W gruncie rzeczy wszystkie prowadzą jednak do tego samego pytania: czy naprawdę jesteśmy prowadzeni z powrotem do Jezusa Chrystusa?
Prawo Chrystusa powinno być centralne w życiu chrześcijańskim. Objawia się przez miłość, łagodność, przebaczenie, miłosierdzie, służbę, prawdę, cierpliwość, przywracanie, wspieranie słabych i noszenie wzajemnie swoich ciężarów. Nie może zostać sprowadzone do prostej listy zewnętrznych zasad. Dotyka serca, motywów oraz sposobu, w jaki poprawiamy, służymy, przebaczamy, kochamy i traktujemy braci i siostry.
Prawo Mojżeszowe odegrało rzeczywistą rolę w planie Boga, ale nie jest ramą prawną zbawienia dla wierzącego w Chrystusa. Zbawienie nie pochodzi z przestrzegania prawa, dziesięciny, szabatu, świąt, przynależności do organizacji czy lojalności wobec człowieka. Zbawienie otrzymuje się z łaski przez wiarę w Jezusa Chrystusa.
Szabat może być zachowywany z osobistego przekonania przed Bogiem. Nie powinien jednak stawać się warunkiem zbawienia ani absolutnym kryterium określającym, kto naprawdę należy do Boga. Podobnie chrześcijańska hojność powinna być wolna, dobrowolna, radosna i zgodna z sumieniem każdego przed Bogiem. Nie powinna wynikać ze strachu, presji, poczucia winy czy proroczej pilności.
Proroctwo należy badać z rozwagą, pokorą i poszanowaniem granic wyznaczonych przez Jezusa Chrystusa. Powinno prowadzić do pokuty, wiary, duchowej czujności i nadziei — nie do strachu, zamieszania, ustalania dat czy zależności od ludzkiego przywódcy.
Kościoła Bożego nie wolno sprowadzać do jednej ludzkiej organizacji. Jest duchowym ciałem Chrystusa, złożonym z tych, którzy należą do Boga, są prowadzeni przez Jego Ducha, trwają w Jego słowie i praktykują miłość.
Jeśli opuściliście RCG albo nadal w nim jesteście i macie pytania, nie pragnę popychać was w stronę innego ludzkiego systemu. Pragnę zachęcić was, abyście badali bez strachu, wrócili do Chrystusa, na nowo odkryli łaskę, odzyskali pokój, doświadczyli duchowego uzdrowienia i odbudowali wiarę opartą na Jezusie Chrystusie.
Ostatecznie bowiem nie organizacja zbawia. Nie człowiek daje życie. To nie strach przemienia serce. Bóg zbawia z łaski przez wiarę w Jezusa Chrystusa. Chrystus powołuje, podnosi, przywraca i prowadzi swoje owce.
I właśnie prawo Chrystusa — miłość przeżywana w prawdzie — powinno stać się widocznym znakiem tych, którzy do Niego należą.
Uwaga o cytatach biblijnych
Cytaty biblijne pochodzą głównie z uznanych polskich przekładów Biblii. Niektóre sformułowania mogą być lekko dostosowane dla czytelności.
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